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Georges ANDRÉ (1891-1965)

ANDRÉ Georges (1891-1965) CHINE
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    Georges, Charles, Paul André, né le 14 avril 1891, à Champagney (Haute-Saône), diocèse de Besançon, de parents cultivateurs aisés, marchands de bois, entra au Petit Séminaire Saint Colomban de Luxeuil en octobre 1902, où il fit ses études secondaires.

     

    Le 22 juin 1908, M. André demanda son admission au Séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré par Mgr Cuaz, le 11 ars 1911, il reçut les ordres mineurs de Mgr Pineau, vicaire apostolique du Tonkin méridional. Service militaire le 10 octobre 1912, il fit la Première guerre mondiale, cité à l’ordre de l’armée, le 26 septembre 1917,mais ne fut démobilisé que le 23 août 1919.

     

    De retour au séminaire en septembre 1919, il fut chargé de la Salle des Martyrs ; Mgr Demange, vicaire apostolique de Taikou, lui conféra le sous-diaconat le 28 février 1920, puis le diaconat le 20 mars. Ordonné prêtre le 29 juin 1920 en l’église de Saint-Sulpice par le cardinal Amette, archevêque de Paris, il fut affecté au service des Procures puis, en septembre 1920, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Tibet (Tatsienlu). Parti de Paris le 21 novembre 1920, il s’embarqua à Marseille le 24 novembre.

     

    Après un long périple, le faisant passer par des cols à 3600 mètres d’altitude, il arriva le 22 juin 1921 à Tsechung (Tse-Dzjong), centre du vicariat forain de la “Mission du Thibet Yunnanais”, accueilli par M. J.B. Ouvrard, son supérieur ; il ne fera connaissance de l’évêque, résidant à Tatsienlu, que trente-deux ans plus tard et, à Paris!

     

    Ayant appris quelques rudiments de chinois et de thibétain sous la conduite d’un professeur connaissant à peine le latin, le Père André fut envoyé dans l’enclave chinoise, se situant à la frontière de la Birmanie et du Tibet ; le 22 septembre 1921, il fut chargé du poste de Bahang (Pe-ha-lo) fondé en juin 1899 par M. Génestier, pays des “Loutzes”, où il étudia la langue de ce  groupe ethnique. Composant un “Vocabulaire français-thibétain-loutze”, une étude sur le bouddhisme, il fut correspondant de l’Institut français des langues orientales, étant un des rares européens à connaître le Thibétain, le Mosso et le seul à parler la langue Loutze.

     

    En 1923, il fonda les postes de Pongdang, en 1927 de Poula, en 1928 de Kiogra, en 1929 de Sékine, en 1933-1934 de Liouragang, en 1940 de Manzou, en 1941 de Tongwa-long, en 1942-1943 de Dywouang ; ces différents postes, éloignés les uns des autres, comptaient environ 650 âmes. Il construisit sept chapelles, une école et en 1933 groupa une douzaine de jeunes plus instruits pour en faire des catéchistes.

     

    Le 29 juin 1925, M. André solennisa le 25ème anniversaire de la fondation à Bahang, du premier poste missionnaire du Lou-tze-kiang, M. Génestier officia.

     

    Au cours de son séjour au Loutze-kiang, le Père André ouvrit plusieurs centaines de kilomètres de pistes caravanières facilitant les déplacements dans ces montagnes de très forte altitude ; c’est là, également sur la ligne de partage des eaux Mékong-Salouen que vers 1934 les chanoines du Grand Saint-Bernard installèrent un hospice-refuge.

     

     

     

     

    Le Père André créa des jardins, réussissant à acclimater des plantes potagères d’Europe, des arbres fruitiers, principalement des pruniers, cultivant la vigne, obtenant ainsi son vin de messe !

     

    En décembre 1934, confiant le poste de Bahang à M. Bonnemin, le Père André prit un congé en France et amena avec lui un Thibétain, un Lissou, un Mosso, s’embarquant à Saïgon. Le 2 juin 1937, de retour dans sa Mission où il resta jusqu’au 10 novembre 1937; remplaçant à Tsechung, M. Goré, il travailla auprès des Lissous et à Noël 1939, un groupe d’entre eux, représentant une quarantaine de familles, participa à cette fête.

     

    Au retour de M. Goré, le Père André fut chargé de fonder un nouveau centre d’évangélisation à Sékine, en septembre 1940, il reprit la direction de son ancien poste de Bahang. En juillet-août 1949, la famine sévissait et dès octobre, des troubles survinrent entre Thibétains et Chinois, le Père André s’efforça de maintenir le calme dans la population, les contingents communistes chinois se présentèrent, et avec le Père Ly, M. Emery (Saint-Bernard), il se replia sur Tchongteu.

     

    En 1951, l’expulsion lui fut notifiée, en mai 1952, les soldats communistes reçurent l’ordre de l’arrêter mais en raison de son état de santé, un groupe de chrétiens purent l’accompagner, épuisé, il arriva à Weisi ; avant de reprendre la route jusqu’à Tchong-king, le Père André se trouva paralysé des deux jambes, restant dix-huit jours sans manger. Arrivé le 31 juillet 1952 à Hongkong, le Père André fut hospitalisé deux mois à l’hôpital Saint Paul ; rapatrié en France en octobre 1952, il fut admis à l’hôpital Pasteur.

     

    Sa santé s’améliorant, il accepta d’aller en Normandie, comme “gardien-restaurateur”, du château de Cuverville, près de Caen, dont les Missions Etrangères projetaient d’en faire une maison de repos. En 1960, les troubles de circulation réapparurent, il se retira à Montbeton où il décéda le 4 décembre 1965.

     

    Notes bio-bibliographiques

    AME.17-18P309/21P74/30P41/31P94163/32P160.162.163/33P147.266/34P35.57.58.60/35P178.180

     

    C.R.20P85/22P53.54/23P67/24P47/25P58/26P52/27P54.55/28P57/29P79/3OP87/31P305/4OP34/47P23/48P33/65P150

     

    B.ME.24P112/25P46/27P766.767/30P658/31P901/32P853/33P286.856/930/34P126.754.760sq.764/35P119.191.266.267.275.284.494/36P197/37P350.480.510.794.762PH/40P46.340.801/42P142/48P307/49P12.299.702/50P260.261/51P309.509/52P272.495.644.646.704.772/55P283.284

     

    Epiph.62P87/66P284/67P321

     

    EC  RBac 313.331.513.524.527.670.760+

     

    R.MEP.116P30/144P54

     


     

     

    • Numéro : 3212
    • Pays : Chine
    • Année : 1920