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lettre n°68

SOCIÉTÉ DES MISSIONS - ÉTRANGÈRES Compte rendu des travaux de lannée 1927 SÉMINAIRE Paris, le 31 décembre 1927 DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES LETTRE COMMUNE Nº 68 A Nosseigneurs les Évêques et à MM. les Missionnaires de la Société des Missions-Étrangères
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    MISSIONS - ÉTRANGÈRES
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    Compte rendu des travaux de lannée 1927





    SÉMINAIRE Paris, le 31 décembre 1927
    DES
    MISSIONS-ÉTRANGÈRES
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    LETTRE COMMUNE
    Nº 68





    A Nosseigneurs les Évêques
    et à MM. les Missionnaires
    de la Société des Missions-Étrangères




    MESSEIGNEURS ET MESSIEURS,


    Voici le compte rendu dune année qui sest ouverte sous des auspices redoutables. Les missionnaires ont fait leur devoir et la Providence sest chargée du reste.
    Des expériences ont été faites, en Chine surtout, qui, semble-t-il, ne seront pas perdues. Elles ont démontré limpuissance radicale des formules de violence et de haine à donner le bonheur aux nations.
    Par contre, elles ont fait ressortir lattachement désintéressé du missionnaire au peuple quil évangélise, la fidélité intrépide du bon pasteur aux brebis qui lui sont confiées. Nos confrères, sur plus dun point de notre champ dapostolat, ont ajouté de nobles pages à lhistoire des Missions-Etrangères.
    Ce résultat, négatif en apparence, permet beaucoup despoirs. Et dailleurs, il nest pas le seul au bilan de lannée écoulée. Pour la première fois, sur un point de notre territoire, le but que notre Société sest proposée dès lorigine, se trouve intégralement réalisé. Un département japonais ─ celui de Nagasaki ─ est devenu un diocèse japonais, pourvu dun clergé japonais, sous un évêque japonais. Cest ce que promettaient à lEglise nos fondateurs, en insérant aux premiers articles de notre Règlement général cette phrase si belle de simplicité : « Pénétrés dun esprit « vraiment apostolique et nayant dautre intérêt que celui de la Religion, lorsquils verront le « clergé formé de manière à se perpétuer lui-même et les nouvelles Eglises assez solidement « établies pour pouvoir se conduire elles-mêmes et se passer de leur présence et de leurs soins, ils « consentiront avec joie, si le Saint-Siège le juge à propos, à céder tous leurs établissements et à « se retirer pour aller travailler ailleurs. » (ART.2.)
    Que ce premier aboutissement de notre long effort sous serve dencouragement et de modèle. Quil attire les bénédictions de Dieu sur la Société et ses uvres, plus spécialement sur notre nouveau diocèse de Fukuoka. Et forts de notre confiance en la protection de Dieu et aux directions de son Eglise, recommençons une année de travail.


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