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lettre n°61

SOCIÉTÉ DES MISSIONS - ÉTRANGÈRES Compte rendu des travaux de lannée 1921 SÉMINAIREParis, le 31 décembre 1921 DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES LETTRE COMMUNE Nº 61 A Nosseigneurs les Évêques et à MM. les Missionnaires de la Société des Missions Étrangères MESSEIGNEURS ET MESSIEURS,
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    SOCIÉTÉ

    DES


    MISSIONS - ÉTRANGÈRES
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    Compte rendu des travaux de lannée 1921





    SÉMINAIRE Paris, le 31 décembre 1921
    DES
    MISSIONS-ÉTRANGÈRES
    ____

    LETTRE COMMUNE
    Nº 61



    A Nosseigneurs les Évêques
    et à MM. les Missionnaires
    de la Société des Missions Étrangères



    MESSEIGNEURS ET MESSIEURS,

    En vous présentant ce compte rendu des travaux de 1921, je vous offre au nom de la Société lhommage mille fois mérite dune profonde reconnaissance.
    Après Dieu en effet, cest à la générosité de votre effort à tous que nos Missions et leurs uvres doivent davoir pu traverser la crise redoutable de la guerre et de laprès-guerre.
    Lessor de lévangélisation pendant cette période na pu quêtre ralenti. Nos effectifs sont réduits en nombre et fatigués par le surmenage. Nos ressources se sont épuisées. Et néanmoins les positions acquises ont été maintenues partout. A force de sang-froid, de travail et dabnégation, nos confrères, aidés puissamment par nos bons clergés indigènes, ont suppléé à tout.
    Lannée 1922 marque le bas de la carte qui correspond au fléchissement continu de notre personnel depuis le début de la guerre. Si tout se passe comme on est en droit de lespérer, les premiers signes de relèvement se laisseront voir dès le prochain exercice.
    Il ne faut pas oublier que notre Société, seule des familles missionnaires à nadmettre quun recrutement exclusivement français, devait ressentir plus quaucune autre les conséquences de la guerre. Cependant les sympathies qui lui viennent dun grand nombre des diocèses de France font espérer quelle pourra encore dans lavenir se suffire comme par le passé.
    Jamais dailleurs lattention des catholiques na été plus éveillée quaujourdhui sur les questions missionnaires. Les publications qui sen occupent se multiplient dans toutes les langues : on les lit, on les compare, on en tire des conclusions. Il appartient aux Missions dencourager ce mouvement, par la mise à jour des renseignements et des statistiques, lenvoi des comptes rendus en temps utile, les notices nécrologiques, la tenue des correspondances privées elles-mêmes, etc.
    Soyons donc à la confiance. Dieu qui, par lorgane du Saint-Siège, donne de plus en plus à lEglise lorientation missionnaire, a sans aucun doute des vues de miséricorde sur ces peuples auxquels nous nous dévouons.



    1er février 1922.


    A la vérité lannée qui commence nous a apporté dès ses premières semaines une épreuve terrible. M. Delmas, après avoir passé de longues années au Séminaire et rempli deux fois, à la satisfaction de tous, le mandat de Supérieur, rentré de lAssemblée générale de Hongkong où il avait eu, comme à la conférence de Rome, un rôle des plus actifs et des plus en vue, nommé Assistant par la confiance moralement unanime de la Société, semblait être lhomme nécessaire préparé par la Providence pour assurer du mieux possible la mise en marche de notre nouvelle organisation.
    Il sy était employé, dès son retour dExtrême-Orient, avec une sûreté, un désintéressement, un dévouement qui faisaient vivement sentir le prix inestimable de ses services. Et soudain une maladie qui le minait depuis des mois a révélé son extrême gravité. Dieu nous la pris. Il est mort avec une simplicité vaillante et sereine dans des sentiments damour pour Dieu et pour les Missions qui nous ont rendu sa perte plus sensible encore.
    Il a été procédé, en vertu de larticle 53 du Règlement, dès les jours qui ont suivi sa mort, à son remplacement comme deuxième Assistant. M. Louis Boulanger, que des centaines de suffrages avaient déjà désigné lors du vote de lannée dernière, a été élu à lunanimité à ce poste de dévouement et a eu la charité de laccepter.
    Ne doutons pas quune si grande épreuve ne cache quelque dessein de la miséricorde de Dieu. Soumettons-nous, serrons nos rangs, animons-nous à faire mieux toujours, et Sursum corda !



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