Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

lettre n°

Paris, 18 août 1851. NosSeigneurs & Messieurs,
Add this
    Paris, 18 août 1851.

    NosSeigneurs & Messieurs,

    Lannée passée, au lieu de recevoir une lettre commune sur les affaires de la maison, vous ne reçûtes que le compte-rendu fait aux deux Conseils de luvre, avec le Tableau de la répartition, résumant assez bien ce qui sétait passé dans chaque mission, le bien qui sy était fait, celui quon espérait devoir sy réaliser, ainsi que leurs immenses besoins. Lévénement qui sest passé dans notre maison de Paris ne peut cette année nous dispenser de vous faire connaître sommairement ce qui a eu lieu dans notre Congrégation. Cet événement (car cen est un pour tous) est la mort du vénérable M. Langlois qui sest endormi dans le Seigneur, muni de tous les sacrements de lÉglise, à la 84é année de son âge le 13 juillet dernier. Quoique depuis plusieurs mois il ne pût pas soccuper daffaires, il était toujours pour nous un trésor, un guide par les exemples quil nous laissait et par ceux quil nous donnait par sa patience et sa résignation. Si nous navions pas senti la perte que nous faisions, lélite de la Société et du clergé nous aurait appris ce que perdait en lui la Congrégation, par son empressement à assister à ses obsèques, qui se firent à notre Église quoiquencore louée, et par les visites ou les lettres de condoléances qui nous ont été adressées. Parmi celles-ci nous citerons les lettres des deux conseils centraux de la Propagation de la Foi, que nous transcrivons en entier, en commençant par celle écrite aux Membres des deux Conseils au nom de toute la communauté pour leur annoncer la perte que nous avions faite.

    Lettre de M. Barran

    Paris, le 16 juillet 1851.

    Messieurs,

    Bien que vous connaissiez déjà la perte douloureuse que nous venons de faire dans la personne de notre Vénérable Supérieur, vous nous permettez, Messieurs, dexprimer au milieu de vous, les profonds et si justes regrets quelle nous fait éprouver. Vous vous associez à nos sentiments, nous en sommes persuadés, Vous, Messieurs, qui avez pu apprécier les vertus, les qualités distinguées de ce Saint Prêtre, et surtout son zèle infatigable pour la propagation de la Foi. Les Missions étaient sa pensée fixe, dominante, se sollicitude continuelle ; aussi, il leur a consacré dans le Tong-King, à Rome, en France, toute sa vie sacerdotale, soixante ans de fatigues et de travail. En le conservant si longtemps à notre congrégation, Dieu a voulu quil continuât la chaîne de nos traditions, et quil nous transmit lesprit de nos anciens, dont il était si admirablement pénétré. Cest pour nous un bien précieux héritage, Messieurs, que nous conserverons avec fidélité, pour le laisser intact à nos successeurs dans luvre de Dieu, lorsquil daignera dans Sa miséricorde nous appeler à partager, au ciel, le bonheur de notre cher et vénéré Supérieur.

    Veuillez agréer lhommage du profond respect avec lequel nous avons lhonneur dêtre, Messieurs,

    Vos très-humbles & très-obéissants serviteurs
    Au nom de ses confrères Barran

    Lettre du Conseil de Lyon

    Lyon, le 26 juillet 1851.

    Monsieur,

    Le Conseil a appris avec douleur la perte que votre respectable Congrégation a faite dans la personne de Mr Langlois, son Supérieur et lun de ses plus anciens Membres. Permettez-nous, Monsieur, dunir nos regrets aux vôtres, et veuillez bien vous rendre linterprète de nos sentiments auprès de vos honorables Collègues.
    Le respectable Supérieur dont vous déplorez la perte était en relation avec nous, dès lorigine de luvre de la Propagation de la Foi, et nous navons point oublié avec quel zèle il en avait, autant quil avait pu dépendre de lui, encouragé les commencements. A ce titre, nous aimons à penser que dans le Ciel où lont conduit ses longs travaux et sa sollicitude constante pour tout ce qui concernait les intérêts de la gloire de Dieu, il est aussi pour notre Association un Protecteur puissant. Ce souvenir sera pour nous un motif de confiance de plus au milieu des circonstances difficiles que notre uvre sainte est appelée peut-être à traverser.
    Nous sommes heureux, Monsieur, de saisir cette occasion pour vous réitérer ainsi quà vos honorables Confrères lassurance des sentiments de dévouement et de vénération que nous professons à légard dune Société qui donne au monde chrétien de si nombreux et si admirables exemples de dévouement, et nous vous prions dagréer, vous-même, lhommage du respect avec lequel
    Nous avons lhonneur dêtre,
    Monsieur,

    Vos très humbles
    et très obéissants serviteurs
    Pr. le Conseil Cal, Le Président

    Jessé
    Meynis Secre

    Lettre du Conseil de Paris

    Paris, le 24 Juillet 1851.

    Messieurs,

    Vous avez parfaitement apprécié les sentiments que devait faire éprouver au Conseil de Paris la perte du chef vénéré de votre sainte Congrégation, en pensant quune expansion réciproque de vos regrets et de nos douloureux hommages satisferait un besoin qui nous est commun à tout. La triste nouvelle nous était déjà connue ; et déjà aussi, en la recevant, nous avions parcouru par la pensée cette longue carrière de dévouements, de sacrifices, de services rendus à la cause de lÉglise, qui honore à la fois et le digne Supérieur que Dieu vient de rappeler à lui, et la Congrégation quil dirigeait dans cette sainte et glorieuse voie. Sans doute, comme vous le dites, Messieurs, en interrompant les travaux du Missionnaire pour le ramener au milieu de vous et lui confier la direction de cette féconde pépinière douvriers évangéliques, Dieu a voulu la vivifier par linfusion de cet esprit du sacerdoce quil possédait si pleinement. Il a voulu que par lui la chaîne des traditions se maintînt et se fortifiât, et cest dans cette vue sans doute quil lui a mesuré de longs jours au sein de cette pieuse famille quanimaient ses exemples & ses leçons.
    Pour vous, Messieurs, cest un précieux héritage dans luvre que vous dirigez, que le spectacle passé, que le souvenir toujours présent des travaux et des mérites qui ont rempli une si belle vue. Vous le transmettrez aux mains des disciples que vous formez à votre tour, et qui le lègueront à dautres encore, toujours animés du même esprit, toujours enrichis des mêmes bénédictions. Puisse se perpétuer ainsi cette succession de Saint Prêtres que donne à lÉglise le Séminaire des Missions Étrangères, cette Congrégation illustrée par tant de Confesseurs & de Martyrs, et que les Conseils de luvre de la Propagation de la foi mettent au premier rang dans leur vénération et dans leur vive sollicitude pour lextension et le soutien du Ministère apostolique chez toutes les nations de la terre.
    Cest dans ces sentiments et avec un profond respect que nous avons lhonneur dêtre,
    Messieurs,

    Vos très humbles et très obéissants serviteurs
    Pr. le Conseil Central de Paris
    Le Président
    Bérard des Glajeux

    Nous tâcherons, autant quil est en nous, de conserver ces traditions, comme le dit si bien le Conseil Central de Paris, que nous ont léguées nos devanciers, et entrautres le vénérable M. Langlois dont nous pleurons la perte. Et dabord, pour nous mettre à même de faire le bien, nous avons commencé par donner un Supérieur à notre séminaire : en conséquence nous avons choisi pour Supérieur du Séminaire M. Barran, et pour Assistant M. Tesson. Nous sommes assurés davance que toutes les Missions approuveront ce choix que nous venons de faire.
    M. Pouplin est revenu de la Mission de Pondichéry pour cause dinfirmité, avec toutes les attestations exigées par le Règlement. Après être resté près de deux mois au milieu de nous, il est allé dans son diocèse, où il demeurera désormais par suite de la lettre suivante que nous lui avons adressée, après mure délibération, sur les graves inconvénients que nous y signalons.
    « Monsieur et très-cher Confrères Je veux profiter de cette occasion pour vous parler dune affaire très-importante pour vous et pour nous, qui concerne notre chère Congrégation à laquelle nous sommes également dévoués. Je suis dautant plus libre pour vous faire cette communication, que vous avez pu apprécier laccueil fraternel qui vous a été fait ici de la part de tous ; aussi, vous serez bien persuadé que cette démarche ne peut être inspirée que par les graves intérêts qui sy rattachent pour notre Société.
    Vous savez, cher Confrère, que depuis un grand nombre dannées, peu de Missionnaires ont été obligés de quitter le poste et de revenir en France pour cause de maladie, mais il est probable que ce nombre augmentera désormais dans une proportion dont on ne saurait fixer le terme, par laccroissement qui se fait chaque année dans les membres de notre Société. Depuis votre arrivée, nous avons eu M. Mauduit ; M. Borie sera en France dans quelques semaines, et M. Aulagne y sera aussi bientôt après. Il est donc facile de prévoir que six, huit Missionnaires et davantage peut-être se trouvent ici à la fois et pour toujours avec lautorisation de leur mission respective. Vous voyez de prime-abord, cher Confrère, que ce grand nombre de prêtres réunis dans la même maison avec ceux qui y sont nécessaires pour lenseignement et ladministration, produirait le plus fâcheux effet sur le public, et principalement sur les deux Conseils de la Propagation de la Foi. Puis, il serait bien difficile de maintenir le Séminaire pour pourvoir aux besoins des Missions ; par le fait il serait transformé en une communauté de prêtres, dont les uns viendraient y soigner leurs infirmités, et les autres y chercher le repos après de longs travaux apostoliques, joints à ceux qui sy trouveraient attachés pour la gestion des affaires. Vous pouvez juger aussi ce que serait pour le malheur de tous une semblable réunion dEcclésiastiques dont la plupart nauraient ni travail, ni occupation aucune. Voyez encore limpression que ce spectacle produirait sur les aspirants, qui viendraient ici, non pour leur noviciat (ce ne serait plus possible), mais simplement pour prendre leur feuille de départ.
    Votre zèle et votre dévouement pour les Missions seront justement alarmés de ces graves inconvénients, qui en compromettent lexistence ; aussi avons-nous lintime conviction que vous vous empresserez dapplaudir à la mesure qui peut seule les préserver dun si funeste avenir. Cette mesure consiste en ce que les chers confrères qui reviennent des Missions conformément à notre Règlement, sétablissent le mieux possible dans leur diocèse respectif, moyennant une pension convenable qui leur sera servie par la communauté. Ainsi seront conciliés tous les vux raisonnables, puisque nos chers Confrères auront des moyens dexistence assurés, sans aucun effet fâcheux auprès du public ni des Membres des deux Conseils, et que notre maison sera toujours le vrai Séminaire des Missions, prenant les développements rendus nécessaires par lextension que notre Société acquiert de jour en jour. Ce que nous vous disons ici, nous lavons déjà réalisé avec Mr. Badailh, et nous laccomplissons avec M. Simonin. Quant à M. Bellamy, fixé au milieu de nous, vous savez que ce cher Confrère rend par ses écritures dimportants services à la Congrégation. Veuillez donc nous faire savoir, cher Confrère, ce quil vous faudrait chaque année pour un entretien décent dans votre diocèse. Vous nous trouverez disposés à faire tout ce qui nous sera possible pour rendre votre position indépendante, honorable, telle quelle convient à la modestie dun Missre apostolique. » Notre cher Confrère, M. Pouplin a parfaitement accueilli cette mesure générale ainsi que nous lattendions de son bon esprit et de son zèle pour les Missions. Il doit nous faire savoir incessamment quelle pension lui sera nécessaire pour sétablir convenablement dans son diocèse, avec quelquun de ses anciens confrères. Nous sommes persuadés, Nosseigneurs & Messieurs, que vous serez frappés des motifs qui nous ont inspiré cette mesure et que vous y donnerez toute votre approbation. M. Mauduit a été pleinement rassuré par nos médecins de Paris sur sa maladie : aussi retourne-t-il avec empressement et bonheur à sa chère Mission de Malaisie.
    1°.Nous avions demandé aux Missions sil nétait pas opportun pour elles davoir Mgr Luquet, Évêque dHésébon, pour procureur à Rome. La plupart ont répondu par un vote négatif. Le prélat sest parfaitement soumis à cette décision des Missions. Comme coadjuteur du Vicaire Apostolique de Pondichéry, il aurait dû se rendre où lappelaient les obligations de sa charge. Mais les médecins lui ont déclaré que sa santé ne lui permettait pas de faire le voyage de lInde : ce qui est vrai ; car nous avons vu de nos propres yeux son état de faiblesse et de maladie. Se trouvant dans limpossibilité de remplir loffice de coadjuteur, il a donné sa démission, et le Séminaire continue de fournir à son entretien, en lui faisant une modique pension comme à un membre du corps.
    2°.Nous avions également demandé le sentiment des Missions sur les articles suivants « Addition au chap. IX du Règlement général des Missions-Étrangères.
    4°.Le collège de Pulo-Pinang continuera dêtre un collège général pour toutes les Missions du corps dAssociation des Miss.-Étr.
    5°.Le Séminaire de Paris sera chargé de ladministration supérieure de cet Établissement.
    6°.Chacun des Vicaires apostoliques pourra y envoyer 12 élèves qui seront à la charge de la mense commune. Les Vicaires apostoliques qui y enverront un plus grand nombre de sujets supporteront les frais de voyage, nourriture et entretien de ceux qui seront envoyés en sus du nombre 12. En temps de persécution générale ce nombre pourra être doublé pour les Missions persécutées. » La plupart ont répondu par un vote affirmatif.
    3°.Nous avions également proposé aux Missions le articles suivants « 4°.Daprès le nombre actuel de nos Missions, il y aura au Séminaire de Paris 6 Directeurs députés, savoir, 1 pour les 3 vicariats apostoliques de lInde, 1 pour Siam & la Malaisie, 1 pour les 2 vicariats apostoliques du Tonquin, 1 pour les 2 de Cochinchine, 1 pour les 3 de Chine, y compris celui de Lassa, si nous en sommes définitivement chargés, et 1 pour la Mandchourie, la Corée et le Japon.
    5°.Le choix du député se fera à la majorité des suffrages des Missions intéressées, soit collectivement, soit successivement. Dans le 1er cas chaque Missions présentera un candidat ; dans le 2e il sera choisi dans la Mission qui aura droit délection.
    6°.Le député élu de lune ou de lautre de ces deux manières représentera au Séminaire de Paris les Missions de sa juridiction, à moins toutefois que quelquune dentrelles ne préfère confier ses intérêts à un des Directeurs du dit séminaire ; mais dans aucun cas une mission quelconque ne pourra jamais envoyer un député particulier autre que celui qui a été régulièrement élu.
    La priorité délection appartiendra à celle des Missions dont les autres sont des démembrements ou aux quelles dautres Missions auront été adjoints subséquemment. » Ces articles ont été pareillement sanctionnés par la majorité des voix. Les articles sous les n°s 2°. & 3°, dabord laissés indécis, mais maintenant adoptés par les Missions, vont remplir les lacunes laissées dans le Règlement général. Nous les ferons imprimer, et nous vous les enverrons par la 1ère occasion.
    En moins dune année nous avons fait partir 14 Missres pour différents missions ; il nous reste encore 17 aspirants ; mais nous en attendons plus dune dizaine pour la fin de lannée. Nous avons appris le décès de 6 de nos Missres, tous morts à la fleur de lâge et au début de leur carrière : MM. Dagobert au Sé-tchuan, Marizien et Mailfait dans la province de Kuang-Tong, Monge & Bourmaud dans le vicariat de Pondichéry, et Cornenvin dans celui de Coïmbatour. Quant à M. De la Brunière, quon espérait retrouver encore, il est certain quil a été massacré par des brigands, pendant quil faisait ses voyages dexploration. Cette année les deux conseils de luvre ont alloué à notre maison 380 000 frs, plus 1112977c avec destinations particulière. Cette somme a été partagée entre nos diverses Missions daprès les bases de lannée précédente. Rien ne nous engageait à varier notre plan de division, puisque les besoins étaient les mêmes que précédemment dans nos diverses missions. Il ny a que la Cochinchine qui sest soudivisée encore. Quant à la Corée, son état reste le même, son Évêque se trouva accompagné dun seul Missre européen, M. Daveluy & dun seul prêtre indigène, tandis que M. Maistre est toujours à errer dun port à un autre pour trouver le moyen de pénétrer dans sa mission. Nous ne parlerons pas du Japon dont les portes sont toujours fermées et dont le vicaire apostolique se tient en observation à Hong-Kong. Nous ne dirons rien du Thibet, puisque les Missres destinés pour cette partie ny ont pas encore pénétré et nen sont encore quà leur début. Voici le Tableau de répartition tel quil doit être, en vous faisant observer que dans le Tableau présenté par les Annales de la Propagation de la Foi on a réparti sur les allocations particuliers la somme destinée pour le Sém. de Paris (Voyez le Tableau, page 5)
    Nous sommes rentrés, avec lassentiment du Conseil de luvre de la Propagation de la Foi, dans le conseil de la Ste Enfance : lun de nous assiste à ses réunions. Déjà deux allocations ont été faites en faveur de plusieurs de nos Missions. La somme qui nous a été dernièrement allouée dépassait 70 000 frs. Comme ces allocations sont faites en faveur des Missions qui soccupent du baptême des enfants dinfidèles, de leur rachat, de leur éducation, des édifices élevés pour orphelinats, toutes nos Missions peuvent avoir part, plus ou moins, à ces allocations, puisque toutes soccupent de ces différents objets. Pour cela lon na quà écrire au Directeur de luvre, M. James, ou au Président, lui faire connaître son uvre, ses progrès, le bien quelle opère, eu un mot ne lui épargner aucun détail, afin dintéresser les différents Membres de la Ste Enfance envers sa propre Mission°écrire même plus dune fois par année, si on en a la facilité. Voilà les moyens détendre luvre de la Ste Enfance et de la rendre fructueuse pour soi. Nous vous conjurons donc duser des moyens que nous venons dindiquer. Nous devons vous dire que les allocations pour chaque mission se font directement par le Conseil de luvre daprès les renseignements quil a reçus. Nous nenvoyons pas de lettre politique parce que toutes les Missions reçoivent un journal plus ou moins étendu, mais quil lest toujours plus quune lettre politique. Au reste, cette année-ci une lettre politique ne vous apprendrait pas grandchose, car elle serait bien monotone, puisquil ne sest rien passé de bien intéressant. Nous avons lhonneur dêtre, avec un profond respect, en union de prières et de S.S.,

    Nosseigneurs & Messieurs,

    Vos très-humbles et très-dévoués serviteurs

    MM. Tesson, Legrégeois et Albrand sont absents pour les affaires de la Congrégation.
    None
    Aucune image