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Variété : Quelques gloires dune petite Mission

Variété : Quelques gloires dune petite Mission. Les nations et les sociétés ont toutes des gloires dont elles sont fières et quelles conservent jalousement. Pourquoi nen serait-il pas de même des missions ? Les lignes suivantes vont essayer de retracer quelques unes de celles de la Mission de Coïmbatore. Cette petite mission vit le jour en 1845, lorsquelle fut séparée de la grande Mission mère de Pondichéry.
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    Variété :
    Quelques gloires dune petite Mission.
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    Les nations et les sociétés ont toutes des gloires dont elles sont fières et quelles conservent jalousement. Pourquoi nen serait-il pas de même des missions ? Les lignes suivantes vont essayer de retracer quelques unes de celles de la Mission de Coïmbatore.

    Cette petite mission vit le jour en 1845, lorsquelle fut séparée de la grande Mission mère de Pondichéry.

    La première de ses gloires (il ne sagit ici que de gloires chrétiennes) est davoir probablement été évangélisée par un Apôtre de N. S.. La tradition dit en effet que St Thomas vint, sur la fin de sa carrière apostolique, évangéliser le sud de lInde, où, après avoir converti de nombreux païens, il eut la gloire de cueillir la palme du martyre.

    De nos jours, il existe encore dans le pays Malabare une colonie de Juifs conservant jalousement leur religion. Quand et comment sont-ils venus dans ce pays ? Il est difficile de le dire. Daucuns prétendent quils seraient venus après la ruine du Royaume dIsraël.

    La tradition nous apprend que les Apôtres, arrivant quelque part, commençaient par annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs quils trouvaient dans cet endroit ; il est probable que St Thomas fit de même et ne commença quensuite lévangélisation des païens du sud de lInde.

    Toujours est-il que le pays Malabare, qui touche à louest de la Mission de Coïmbatore, réclame lhonneur davoir été évangélisé par St Thomas, et les nombreux chrétiens qui peuplent actuellement cette portion du sud de lInde sont fiers de leur origine apostolique.

    La Mission de Coïmbatore ne fait pas que toucher au pays Malabare, elle en renferme une toute petite portion dans ses limites et il est probable que cette partie au moins de la mission a entendu la bonne nouvelle de la bouche même de lApôtre.

    Quoi quil en soit de cette probabilité, il y a dans cette région ouest de la Mission deux villages : Mélarkodu et Elevampadam dont les habitants se disent les descendants directs des chrétiens de St Thomas. Il faut cependant dire quils ne sont pas originaires de ces villages. Daprès leurs traditions, ils y seraient venus, il y a environ 700 ans, et ils en seraient à la 24e génération. En tout cas, ils sont très fiers de leur origine si reculée. Pour conserver intact ce titre de gloire, ils ont lhabitude de ne contracter dalliances matrimoniales quavec des chrétiens de même origine. Si lun deux transgresse cette coutume, il perd par le fait même, pour lui et pour ses descendants, tout droit à être appelé Chrétien de St Thomas et il est considéré comme un renégat par tous les membres de la communauté.

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    (1 ) Messire Satanas.


    Ne peut-on pas dire que cest un titre de gloire pour la Mission de Coïmbatore de posséder quelques chrétiens se disant les descendants directs des convertis dun Apôtre de N. S. ?

    Un autre titre de gloire pour la Mission de Coïmbatore lui vient de son premier évêque, Mgr Melchior de Marion-Brésillac. Il fut consacré en 1846 et après avoir gouverné la mission pendant neuf ans, il la quitta et fonda la Société des Missions africaines de Lyon. Cette Société est devenue un grand arbre sous les rameaux duquel sabritent de nombreuses âmes converties par les enfants spirituels de celui qui fut le premier évêque de Coïmbatore.

    Il y a un peu plus de cinquante ans, en 1875, la Mission de Coïmbatore vit éclore dans son sein lInstitut des Religieuses Franciscaines Missionnaires de Marie. La Rév. Mère Marie de la Passion (Hélène de Chapotin de Neuville) était alors avec dix-neuf religieuses à Ootacamund, ville de la Mission de Coïmbatore, située sur les Montagnes Bleues, à une altitude dun peu plus de deux mille mètres. Elle eut bien des ennuis à endurer, de nombreux obstacles à surmonter, mais elle trouva toujours en Mgr Bardou, évêque de Coïmbatore, des avis sages, des encouragements précieux et une aide efficace. DOotacamund, elle se rendit à Rome, et, avec lapprobation du St Siège, fonda définitivement son Institut. Le Couvent de Nazareth doù elle partit existe encore, très prospère, et est toujours dirigé par les filles de Rév. Mère Marie de la Passion. Cet ordre religieux, né il y a un peu plus dun demi-siècle, compte des milliers de religieuses dispersées dans les cinq parties du monde, où elles se dévouent et travaillent à gagner de nombreuses âmes au Bon Dieu.

    Nest-ce pas une grâce appréciable pour une mission qui na pas encore cent ans dexistence davoir fourni son Fondateur à la vénérable Société des Missions africaines de Lyon et davoir aidé de tout son pouvoir la Rév. Mère Marie de la Passion à un moment décisif de sa vie ? La petite Mission de Coïmbatore est fière de voir ces deux grands Instituts Missionnaires, lun dhommes et lautre de femmes, étendre toujours davantage, chacun dans sa sphère, le règne du Christ.

    1933/912-914
    912-914
    Anonyme
    Inde
    1933
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