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Origine des caractères chinois 2 (Suite)

Origine des caractères chinois Etude densemble (Suite) Le fonds primitif, composé de figures et de symboles, qui a constitué comme la base de lécriture chinoise, était-il ou non dorigine étrangère ?
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    Origine des caractères chinois
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    Etude densemble
    (Suite)

    Le fonds primitif, composé de figures et de symboles, qui a constitué comme la base de lécriture chinoise, était-il ou non dorigine étrangère ?

    Arguments historiques. Il ny a .pas grandchose à tirer des arguments historiques. Lhistoire chinoise, du moins pour les commencements, est trop fantaisiste pour quelle puisse nous fournir un terrain de discussion absolument solide. Dans une certaine mesure on peut même dire quil y a à faire plus de cas de la mythologie, car si la mythologie est de la vérité très dégradée, elle est de la vérité tout de même.

    A la rigueur, on pourrait tirer un argument des attributs concédés aux dieux chinois de la littérature. Il ne peut être ici question de Kouan Tí (caractères chinois), personnage historique, qui est plutôt le dieu de la guerre et le patron des brigands et des francs-maçons. Les vrais patrons des lettres sont Koui Sin (caractères chinois) et Tchou I (caractères chinois). Si ces deux personnages ont été divinisés et choisis pour présider à la littérature, cest parce quils ont joué un certain rôle dans les lettres, par exemple, parce quils ont inventé les caractères ou quils les ont introduits en Chine. Or, Tchou I, son singulier costume (habit rouge) le laisse supposer, était un étranger. Quant à Koui Sin, on le représente abominablement noir et laid, debout sur le dos dun poisson, tenant dune main un encrier et de lautre un pinceau. On serait vraiment en droit de se demander sil nest pas cet étranger qui inventa les caractères ou les introduisit en Chine.

    Malheureusement, la légende de Koui Sin nest pas uniquement chinoise. Bien plus, Koui Sin lui-même semble bien nêtre quune déformation de Oannès, le dieu-poisson à qui les Chaldéens attribuaient le mérite davoir civilisé leur pays.

    Ainsi donc les arguments historiques, les seuls sur lesquels les Européens se sont jusquici basés pour prouver lorigine étrangère des caractères chinois, ne prouvent rien ou ne prouvent pas grandchose. Il fallait cependant en dire au moins un mot, de peur de laisser croire à un oubli. Cest fait, passons.

    Argument tiré de la forme des caractères. Qui aura jamais lidée singulière de dessiner un lit, une sandale, une charrue, de telle sorte que la tête du lit, la pointe de la sandale, le soc de la charrue soient tournés vers le ciel ? Et pourtant, cest bien dans cette position verticale et vraiment extraordinaire que les Chinois ont toujours représenté ces différents objets. Feuilletez un dictionnaire illustré, et vous verrez que tous les poissons (sauf les plats) sont dessinés horizontalement et le museau tourné vers la gauche. Dans lécriture chinoise le poisson est toujours tracé verticalement et le bec en lair. Pourquoi ? Qui nous donnera la raison de cette étrangeté ? La voici ; elle est très simple. Les anciens Chinois écrivaient sur des planchettes de bois avec des pinceaux trempés dans lencre. Or, qui ne sait que sur le bois lencre ne prend bien que dans le sens de la hauteur, qui est celui des fibres. Cest ainsi que pour plus de facilité, des objets horizontaux, comme un lit, une sandale, une charrue, un poisson sont représentés verticalement. En a-t-il été ainsi dès le commencement ? Certainement non, et, cest ici que réside toute la force de largument : si les caractères chinois sont vraiment dorigine indigène, nous devrions pouvoir retrouver, à côté de très nombreuses formes verticales, au moins quelques exemplaires plus anciens, où les objets sont figurés dans leur position naturelle. Cest impossible. Ainsi nous sommes en droit de conclure que la figuration verticale dobjets horizontaux a été une innovation opérée à létranger, et absolument complète et universellement admise avant que cette écriture ne fût introduite en Chine.

    Argument tiré du caractère scientifique. On ne peut fixer exactement lépoque où lécriture hiéroglyphique a fait son apparition en Chine. On peut toutefois affirmer que cest pour le moins trente siècles avant lère chrétienne. Or, à cette époque, cest historiquement certain, le peuple chinois nétait guère avancé en civilisation. On peut même dire quil était encore en pleine barbarie, puisque cest à ces temps reculés que les historiens chinois font remonter linvention de lagriculture, de la sériciculture et, en général, de tous les arts qui font quun peuple passe de la barbarie à la civilisation. Sil en est ainsi, on peut se demander, non sans raison, si ce peuple barbare était capable de concevoir une écriture hiéroglyphique, où les figures sont dun dessin, dune simplification si habiles, et les symboles dune si merveilleuse ingéniosité.

    Est-ce que ce peuple ignorant était capable de créer une écriture où les symboles astronomiques foisonnent à ce point quils témoignent non seulement dune science très avancée, mais encore dun véritable engouement pour lastronomie ?

    Un seul exemple suffira pour convaincre.
    Le caractère (caractères chinois) pe nétait à lorigine ni plus ni moins que le symbole de la planète Vénus (aujourdhui caractères chinois ou caractères chinois). Sil a perdu son sens primitif pour signifier aujourdhui étoffe, richesse, missive, du moins il a gardé trace de son symbolisme premier dans son dérivé (caractères chinois) tsào, qui nest que le symbole (caractères chinois) de Vénus, étoile du matin, mise à contribution pour symboliser laurore, le matin.

    Ce caractère (caractères chinois) est trop intéressant pour que nous nétablissions pas toute sa généalogie. Elle nous montrera comment, de fil en aiguille, lécriture chinoise sest enrichie.

    A lorigine nous navons quun seul caractère qui est le symbole de la planète Vénus. Par la suite, la même lettre est mise à contribution pour symboliser le matin et cest ainsi que se forme un caractère nouveau (caractères chinois) tsào matin, phonétique dans (caractères chinois) tsào herbe et peut-être aussi dans (caractères chinois) tsáo févier, savon, noir.

    Enfin le caractère (caractères chinois) a été détourné peu à peu de son sens primitif et il signifie aujourdhui étoffe, richesse. Cest à ce titre quon le retrouve en composition dans (caractères chinois), miên coton et dans (caractères chinois) kìn brocart.

    Le caractère (caractères chinois) sest, par la suite, fractionné en deux morceaux qui sont devenus des caractères indépendants et, bien plus, des phonétiques et des radicaux très importants. Lélément du haut est devenu (caractères chinois) pe blanc. Lélément du bas est (caractères chinois) kin, important surtout comme classifique de tout ce qui est étoffe. Ne cherchez pas à expliquer ces deux nouveaux caractères. Par eux-mêmes ils ne signifient absolument rien : ce sont des débris, un point, cest tout. Cela ne les empêche pas, dailleurs, de réunir à eux deux, soit au titre de radical, soit au titre de phonétique, un chiffre respectable de dérivés qui dépasse largement la centaine. Si lon cherchait bien, on trouverait facilement que le caractère primitif (caractères chinois) et son sous-symbole (caractères chinois) ont contribué à former plus de deux cents lettres différentes. Cependant, au point de vue spécial qui nous intéresse, seules les formes (caractères chinois) et (caractères chinois) sont à retenir. Tout le reste, même (caractères chinois) et (caractères chinois), (je dirai même surtout ces deux monstres), est à jeter au panier. Ce qui prouve que, si les caractères chinois sont extraordinairement nombreux, les primitives vraiment authentiques ne sont, par contre, que le tout petit nombre.

    Radicaux des langues indo-germaniques. Il existe entre la plupart des langues parlées en Europe et dans lInde une parenté étroite, qui est reconnaissable même pour des profanes. Cest ce qui a amené les savants à classer ces langues en un seul groupe, auquel ils ont donné le nom de groupe indo-européen ou encore groupe indo-germanique. A ce groupe appartiennent toutes les langues parlées en Europe, sauf le turc, qui appartient au système ouralo-altaïque, et le basque qui, comme le dit excellemment le linguiste Larregain, nappartient à aucun groupe et senorgueillit justement de son splendide isolement.

    Si les langues européennes et indiennes ont entre elles une parenté si étroite, cest évidemment quelles ont une même origine et dérivent dune même langue-mère, comme le français, litalien, lespagnol, le portugais, le roumain procèdent du latin. Cette langue-mère, souche de tous les parlers européens et indiens, nexiste plus depuis longtemps et il nen reste absolument aucune trace. On a cependant essayé de la reconstituer de toutes pièces : travail laborieux sil en fût ! A lheure actuelle il semble bien quon a renoncé définitivement à lespoir de reconstruire cette langue-souche. Du moins, les études entreprises dans ce but nont pas été complètement inutiles, car elles ont eu pour résultat très heureux de nous fournir la liste fidèle de toutes les racines communes qui constituent comme le fond de tous les mots de nos langues indo-européennes.

    Or ces radicaux indo-européens expliquent très bien les caractères chinois, dont la langue chinoise elle-même ne peut rendre compte. Est-ce à dire que le chinois est une langue indo-germanique ? Pas nécessairement. Il semble plutôt que ces radicaux ont dû être introduits par le véhicule des hiéroglyphes primitifs et être acceptés au titre de mots dappoint. Ils jouent en chinois le même rôle que jouent en français les mots dorigine ou de formation savante à côté des mots dorigine populaire, ou encore les mots dorigine étrangère, et il y en a tant dans notre jargon moderne !

    Beaucoup de confrères, même et surtout ceux qui nont fait quun tantinet de sinologie, vont trouver singulièrement téméraire de vouloir ainsi rattacher la langue et lécriture chinoises aux langues européennes. Cela est tellement contraire aux opinions admises jusquici, on peut même dire si opposé à la simple vraisemblance ! Beaucoup peut-être vont dire que cela ressemble à une gageure. Je vais leur répondre ; une affirmation aussi révolutionnaire, une proposition aussi nouvelle ne peut pas être faite à la légère et sans des preuves très solides. Celles qui vont être exposées seront peut-être jugées insuffisantes. Du moins lauteur peut affirmer sa plus entière bonne foi. Dailleurs, ce ne sont pas quelques caractères rencontrés de-ci de-là, comme par hasard, qui trouvent leur explication dans les radicaux indo-européens ; ce sont souvent toutes les lettres dune même série. Par exemple, on pourrait démontrer que (caractères chinois) (fan, fois) se rattache au van, vanner français ; que la lettre (caractères chinois) (fàn, retourner) est un éventail (fan), etc. ; ce serait fastidieux.

    Quelques radicaux Indo-Européens en Chinois.

    (caractères chinois) Fang, vent.
    Cest le vent français, le ventus latin. Il se lisait aussi ouan. Dailleurs ce caractère est si intéressant quil mérite les honneurs dune étude particulière.

    (caractères chinois) Mên.
    Ce caractère signifie aujourdhui porte. A lorigine il représentait et désignait la lune. Cest là un vieux radical indo-européen quon retrouve dans mensis latin ; dans mois, ménisque etc.. du français, et en général dans toutes les langues européennes. Il sera traité tout au long dans un travail à part.

    (caractères chinois) Sin, cur.
    Jusquici on a toujours vu dans cette forme la figure dun cur. Cependant les formes antiques représentaient un sein de femme, et le caractère est à rattacher, quant au sens, au sinus latin et au sein français.

    (caractères chinois) Sûn.
    Cest le radical sun-soleil quon retrouve dans sol, soleil, sunday, etc. Aujourdhui ce caractère signifie décade, sens quil navait pas à lorigine.

    (caractères chinois) Lông, dragon.
    Ce nest nullement lanimal fabuleux que les Européens ont dénommé dragon. Cest bel et bien le leo latin, le lion français, le leon grec, etc.. Cest parce quil figure le lion, roi des animaux (caractères chinois) que le caractère (caractères chinois) est emblème royal. Cest encore parce que le lion est fauve que la couleur jaune a été adoptée comme couleur royale.

    Caractères chinois iú, perle.
    Ce caractère symbolisait à lorigine leau, iù (contenant pour le contenu). Il représentait un vase.

    (caractères chinois) kuèn chien
    Cest le chien français, le canis latin, le kuon grec, et ainsi de suite.

    (caractères chinois) ôu.
    Cest lours. On retrouve ce caractère dans (caractères chinois) iü, où lours symbolise, la circonspection.

    Il est à remarquer que dans lécriture antique les figures danimaux sont plutôt linéaires. Ce qui les différencie les unes des autres, cest beaucoup moins le dessin quune note spéciale mise en évidence. La silhouette du buf rappelle celle du mouton, mais les cornes du buf sont en forme de croissant, tandis que le mouton a les siennes en volute. La marque distinctive du cheval est la crinière. Léléphant se reconnaît à sa trompe et à ses défenses. Enfin, il est un certain nombre danimaux qui, dépourvus de signe extérieur particulier, sont représentés dans une position spéciale qui les fait distinguer facilement. Lours est figuré au moment où, attaqué par lhomme, il fait face au chasseur, debout, la gueule menaçante : on dirait quil va boxer. Le singe (caractères chinois) (aujourdhui (caractères chinois) heoü), est dessiné alors quil grimpe à larbre. Le chien, très sagement assis sur son boggie-arrière, a lair vraiment de se gratter loreille. Ce chien faisait, paraît-il, ladmiration de Confucius.

    Contre-épreuve. Dans ce paragraphe sont réunis en deux séries différentes tous les noms chinois du cheval et du buf, avec dautres mots qui ont un rapport plus ou moins éloigné avec ces deux animaux. Ici, ce qui importe, cest beaucoup moins le tracé du caractère, que le sens et le son des mots eux-mêmes. Ces deux séries sont à présenter à des linguistes de profession. Eux seuls pourront nous dire si la langue chinoise, dans ses mots populaires ou dans son vocabulaire savant, est voisine ou non de nos langues européennes.

    Série cheval.

    1º (caractères chinois) mà cheval.
    Cest le nom populaire et vraiment chinois du cheval.

    2º (caractères chinois), ku, cheval.
    Ku semble être le nom savant du cheval.

    3º (caractères chinois) pî, numérale des chevaux.
    Quappelle-t-on numérale ? En chinois on ne dit pas un poisson, mais bien une queue de poisson ; on ne dit pas un buf, mais une lanière de buf. Queue et lanière sont des numérales, spécialité de la langue chinoise, et, peut-être, les mots les plus anciens de cette langue qui existent. Le caractère (caractères chinois) pî nest probablement la numérale des chevaux que parce que lui-même est le nom antique du cheval.

    4º (caractères chinois) kî equitare.

    5º (caractères chinois) koúa equitare.
    Il signifie surtout être à califourchon sur, chevaucher, avoir les jambes pendantes à droite et à gauche. Le mot est plutôt à rattacher à cuisse, jambe. Ce caractère est, à lheure actuelle, très employé avec lexpression (caractères chinois), qui signifie quelque chose comme être affilié en même temps à laction Belge et à la Démocratie Antique.

    Série buf.

    1º (caractères chinois) nieôu (ieôu), boeuf.
    Cest le nom populaire du buf.

    2º kao, buf.
    Indices dans (caractères chinois) káo (accuser), et (caractères chinois) káo, buf tué pour régaler les troupes victorieuses.

    3º ou, buf, (prononcez vou).
    Cest le nom savant du buf. Certain dans (caractères chinois), probable avec (caractères chinois) (aujourdhui midi), certain encore dans la fausse lettre (caractères chinois), pour (caractères chinois) (caractères chinois).

    4º (caractères chinois) meôu, môu, meugler.

    5º (caractères chinois) mòng, meòu.
    Un buf de rizière, cest-à-dire la surface de rizière quun buf peut labourer en un jour.

    6º (caractères chinois) iú, buf (simplement probable).

    7º (caractères chinois) iü.
    Un buf de terrain, cest-à-dire la surface de terrain quun paysan peut exploiter avec un seul buf. A remarquer quavec (caractères chinois) on retrouve pecus = pecunia du latin.

    Écriture chaldéenne. Nous avons vu plus haut le philologue Pauthier essayer de rattacher les caractères chinois aux hiéroglyphes égyptiens. Pourquoi ce savant na-t-il point parlé des cunéiformes babyloniens ? Tout simplement parce quils étaient inconnus, il y a cent ans, au temps où Pauthier écrivait. A cette époque on ne connaissait que deux écritures plus anciennes que les caractères chinois : lécriture phénicienne et les hiéroglyphes pharaoniques. Or, la première étant déjà arrivée au stage alphabétique, il ne restait dautre ressource que de se rabattre sur les Egyptiens. Depuis Pauthier la science a fait des découvertes, et une branche nouvelle de linguistique a pris naissance : lassyriologie. Elle étudie principalement ce que nous appelons les caractères cunéiformes, ou en forme de coin. Les Chinois disent en forme de cheville : (caractères chinois). Ces caractères sont aujourdhui connus de tout le monde. On en trouve des spécimens dans tous les dictionnaires et aussi dans le Manuel Biblique de Vigouroux. Ils ne sont quune modification très malheureuse dune écriture beaucoup plus ancienne : lécriture hiéroglyphique chaldéenne ou sumérienne. Quon veuille bien ici pardonner à lauteur de ne point entrer dans de plus grands développements ; sa bibliothèque personnelle se réduit à bien peu de chose et il na, par ailleurs, ni la Bibliothèque Nationale, ni le British Museum à portée de la main. De ses anciennes lectures il lui reste seulement deux souvenirs assez fidèles. 1º De lécriture chaldéenne primitive il ne nous est parvenu quune trentaine de formes. 2º Trois lettres seulement sont restées dans sa mémoire. Ce quil peut en affirmer avec certitude, cest quelles ont avec leurs correspondants chinois les caractères (caractères chinois) (dans leur forme primitive) une ressemblance absolument parfaite.

    Conclusion. Il nest pas impossible que les Chinois aient reçu leur écriture de Messieurs les Indiens. Et cela, il y a très longtemps, car il y a belle lurette que les Indiens ne connaissent plus que leur alphabet. De leur écriture hiéroglyphique primitive ils ont perdu toute trace et toute notion. A vrai dire, leur fameux svastika est peut-être bien un vestige de cette antique écriture, mais les Indiens eux-mêmes ny ont jamais songé et aucun savant na réussi à expliquer ce symbole dune manière satisfaisante. Peut-être verra-t-on les Chinois expliquer ce symbole mystérieux et, chose très curieuse, restituer à Messieurs les Indiens, avec la manière de sen servir, un caractère hiéroglyphique quils avaient reçu deux il y a plus de cinq mille ans.

    Les Indiens, à leur tour, navaient-ils pas reçu leur écriture des Chaldéens ? Ce nest pas non plus impossible.

    Pourra-t-on jamais faire la lumière autour dune question aussi-ténébreuse et élucider un problème aussi complexe ?

    Il ne faut pas désespérer complètement.

    1º. Si nous retrouvons en chinois des radicaux dorigine chaldéenne (groupe sémitique), ne pourrons-nous pas conclure, avec quelque probabilité, que cest lécriture chaldéenne qui a donné aux Chinois leurs premiers hiéroglyphes ?

    2º. Il suffira peut-être dun seul caractère chinois : le caractère (caractères chinois). Cette lettre, qui sécrivait primitivement (caractères chinois), se retrouve dans le svastika des Indiens, le seul débris quils ont conservé de leur antique écriture. Si nous retrouvons ce même symbole parmi les quelques lettres qui nous sont parvenues de lécriture chaldéenne primitive, ou, plus probablement sans doute, parmi les formes dégradées que sont les cunéiformes babyloniens, ne sera-t-il pas permis de regarder comme suffisamment prouvée une affirmation qui nest encore que purement hypothétique ?

    Ces recherches supposent des moyens qui ne sont nullement à la portée de lauteur de ces pauvres lignes.

    (A suivre)
    HERCEY

    1928/336-346
    336-346
    Hercey
    Chine
    1928
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