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Nécrologe

Nécrologe Le Père Jean-Marie CARRAZÉ, Missionnaire de Pondichéry Cest non loin des roches Massabielle, à Poueyféret, canton de Lourdes, que, le 12 Février 1815, naquit Jean-Marie Carrazé ; aussi la dévotion à Marie restera le trait caractéristique de la piété de notre regretté Confrère.
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    Nécrologe

    Le Père Jean-Marie CARRAZÉ,
    Missionnaire de Pondichéry

    Cest non loin des roches Massabielle, à Poueyféret, canton de Lourdes, que, le 12 Février 1815, naquit Jean-Marie Carrazé ; aussi la dévotion à Marie restera le trait caractéristique de la piété de notre regretté Confrère.

    Arrivé en mission le 5 Août 1869, le P. Carrazé fut affecté au Collège Colonial que dirigeait alors le P. Vacant. Il devait y rester jusquen 1879, époque à laquelle la direction du Collège Colonial fut confiée à la Congrégation du Saint-Esprit. Le poste dAkkravaram lui échut alors en partage, mais il fut à nouveau nommé professeur au Collège Colonial, lorsque cet Etablissement scolaire retourna à la Mission en Août 1887.

    La classe de sixième lui fut confiée. Ses anciens élèves aiment à parler encore de son enseignement méthodique, de sa très grande piété et de lascendant quil exerçait sur eux, En dehors de sa classe, le P. Carrazé trouva le moyen de mettre à profit ses rares talents de musicien dans les fonctions de maître de chant. Mais le jour de lépreuve arriva : une seconde fois le Collège Colonial était enlevé à la Société des Missions-Étrangères et confié, cette fois, à lAdministration de lEtat. Cétait en Août 1899. Le Collège était alors dirigé par le P. Borey et comptait, parmi ses 19 professeurs, une dizaine de missionnaires. Le P. Carrazé dit adieu à son cher Etablissement et fut envoyé à Nellitope, puis à Villenour et enfin, en 1903, à Akkravaram, témoin de ses premiers débuts dans la vie apostolique.

    Il ne devait guère y rester quun an. Au bout de ce temps, il réclama du repos. On le lui accorda et Yercaud fut le lieu choisi par lui pour refaire une santé ébranlée. Il y resta plus de 12 ans et, finalement, alla sétablir, durant la Grande Guerre, à notre Sanatorium St. Théodore, merveilleusement situé dans les Nilgiris. Sujet à de violentes crises dasthme, il put cependant célébrer régulièrement le Saint-Sacrifice et observer le petit règlement quil sétait tracé et dans lequel la plus large part était faite à la visite au Saint-Sacrement et à la récitation de multiples chapelets.

    Le lundi 2 Avril, il eut à lutter contre une très forte crise dasthme, aussi ne put-il célébrer le lendemain. Il resta toute la journée du mardi sur son fauteuil, étouffant et faisant des efforts pour respirer. Cest dur, disait-il, ce pourrait bien être la fin cette fois. Il réclama lui-même les sacrements le lendemain. La journée du mercredi fut meilleure, de même celle du jeudi. Se sentant mieux, il exprima le désir de célébrer la Ste-Messe le lendemain, 1er vendredi du mois. Par prudence, on crut devoir différer la permission. Le mieux persistait pourtant, si bien que le cher malade voulut prendre son repas du soir en communauté. Rentré chez lui, il sinstalla, comme dordinaire, dans son fauteuil pour y attendre le sommeil. Hélas ! le sommeil qui devait venir était le grand sommeil... Le P. Baron, Supérieur intérimaire du Sanatorium, passant devant sa chambre à deux reprises, nosa pas le réveiller, pensant quil dormait. Ce nest quà 10 h. que, perplexe de ne point voir encore le malade dans son lit, il entrouvrit la porte, entra, toucha au front le Père pour le réveiller. La tête se releva, puis retomba... Le vénéré Père Carrazé nétait plus de ce monde : Jésus avait rappelé à Lui son prêtre pour les Pâques éternelles.

    Les funérailles eurent lieu le lendemain, à 4 h. du soir, en présence dune dizaine de confrères, dun groupe de religieuses et de quelques chrétiens des environs. La dépouille mortelle du cher défunt repose aujourdhui dans le petit cimetière des missionnaires, adjacent au Sanatorium.

    Le Père Auguste HILAIRE,
    Missionnaire de Cochinchine Septentrionale

    Le P. Hilaire est mort à lhôpital de Hué des suites dune blessure quil sétait faite au genou en tombant de bicyclette, le 4 avril dernier. Laccident ne parut pas tout dabord bien grave. Malheureusement il se produisit une infection générale du sang qui ne put être enrayée, malgré les bons soins des Docteurs Meslin et Tarisse. Durant sa maladie, notre confrère nous édifia profondément. Jetant un coup dil en arrière sur ses 26 années de mission, il se rendit compte que, par certains procédés, pas toujours empreints de charité et de douceur évangéliques, il avait pu offenser ses supérieurs, ses confrères et les chrétiens dont il avait eu la charge ; aussi sa plus grande préoccupation fut-elle de demander pardon, même publiquement, à tous ceux à qui il croyait avoir fait une peine quelconque. A un confrère qui lassistait, il disait : Ah ! comme jenvisage les choses dune toute autre façon, maintenant que je les vois sous langle de la mort ! Vous me pardonnez bien, nest-ce pas ?

    Le 21 avril, ayant eu une syncope vers 3 h. du soir, il envoya son serviteur chercher laumônier de lhôpital et pria celui-ci de lui administrer les derniers sacrements quil reçut dans les sentiments de la plus touchante piété. Les trois jours suivants, son, état saméliora ; mais le 25, la fièvre qui se déclara nous causa de nouvelles inquiétudes. Le jeudi 26, à 5 h. ½ du matin, il put encore recevoir le saint Viatique en pleine connaissance. Voyant laumônier lui apporter le bon Dieu, il sécria dune voix forte : Veni, Domine, veni, Domine Jesu ! Et, après avoir communié :Merci, merci ! dit-il à son confrère qui lui donnait sa dernière bénédiction vers 10h., après une très courte agonie, il rendait son âme à Dieu, assisté de Monseigneur et des Pères Neyer et Godet.

    Le Père Pierre-Raymond ALRIC,
    Missionnaire du Thibet.

    Le P. Alric était arrivé à Tatsienlou quelques mois avant la révolution anti-dynastique. La tourmente passée, il fut chargé de relever de ses ruines la chrétienté de Kiakulong, à 7 étapes au N.-O. de Tatsienlou. Cest dans ce poste quil a passé les 11 années de sa carrière apostolique. Un pasteur protestant, peu suspect de partialité, écrivait naguère dans le North China Herald : Kiakulong est une colonie en pleine prospérité ; cest le seul essai de colonie chinoise qui ait réussi jusquà ce jour dans les Marches thibétaines du Setchoan. Ce résultat est dû au représentant de la Mission catholique, le P. Alric. La disparition dun tel missionnaire, et en de si tristes circonstances, nous afflige profondément, et, au moment où les ouvriers apostoliques sont si peu nombreux, prive la Mission dun confrère plein de santé et de zèle.

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    10. Pierre-Raymond ALRIC, né le 8 août 1886 à Millau, diocèse de Rodez ; missionnaire du Thibet en 1910 ; mort le 24 mars 1923 à Kiakuiong (Setchoan).

    11. Joseph-Claude EXCOFFIER, né le 23 décembre 1861 à Saint Sylvestre, diocèse dAnnecy ; missionnaire du Yunnan en 1886 ; évêque de Métropolis et Coadjuteur de Mgr Fenouil en 1895 ; démissionnaire en 1907 ; mort le 3 mai 1923 à Hyères (Var).

    12. Pierre-Joseph-Matthieu ENTRESSANGLE, né le 4 août 1875 à Saint-Victor, diocèse de Viviers ; missionnaire du Cambodge en 1901 ; mort le 14 mai 1923 à Chaudoc.

    13. Louis-Marie-Henri-Joseph BIGOLET, né le 22 juillet 1872 à Cusey, diocèse de Langres ; en 1895 missionnaire du Tonkin Occidental ; en 1911 évêque dAntiphres et Coadjuteur du Vicaire Apostolique ; mort à Béthanie (Hongkong) le 23 mai 1923.

    1923/396-399
    396-399
    Anonyme
    France
    1923
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