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Nécrologe

NÉCROLOGE Le Père Jacques-Emile SIBUET Missionnaire de Coimbatore. Le 30 novembre dernier, à 3 h. du matin, le Père Sibuet mourait à Coimbatore. Malgré son âge et les rhumatismes dont il souffrait depuis longtemps, il paraissait encore robuste et rien ne faisait prévoir une fin si prochaine. Depuis quelques jours cependant, ses rhumatismes avaient pris une forme plus inquiétante et, comme il était un peu médecin, il pressentait sa mort et sy préparait en silence.
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    NÉCROLOGE

    Le Père Jacques-Emile SIBUET
    Missionnaire de Coimbatore.

    Le 30 novembre dernier, à 3 h. du matin, le Père Sibuet mourait à Coimbatore.

    Malgré son âge et les rhumatismes dont il souffrait depuis longtemps, il paraissait encore robuste et rien ne faisait prévoir une fin si prochaine. Depuis quelques jours cependant, ses rhumatismes avaient pris une forme plus inquiétante et, comme il était un peu médecin, il pressentait sa mort et sy préparait en silence.

    Le jour de sa mort Mgr lEvêque chanta une Messe de Requiem pour le repos de son âme et, le soir, présida à son enterrement, accompagné dune nombreuse assistance de prêtres et de fidèles. Le regretté Père Sibuet a travaillé pendant 41 ans au service de Dieu et des âmes : cest le plus bel éloge quon puisse faire de lui, puisquil na point voulu de notice funèbre.

    Poète à ses heures, il a composé dans ses moments de loisirs un recueil de poésies intitulé Souvenirs et Méditations, ou se révèlent la vivacité de son esprit, la générosité de son cur et la piété de son âme. R. I. P.

    Mgr Emile-Joseph DEVRED,
    Evêque titulaire dHésébon,
    Coadjuteur du Vicaire Apostolique de Seoul.

    Le dimanche 17 janvier, après le repas de midi, Mgr Devred était monté dans sa chambre avec le P. Pichon. Au cours de la conversation, Mgr, qui jusque là parlait debout, sassied, puis voici que soudainement ses mains tremblent, son visage se convulse, les yeux deviennent hagards. On fait en hâte appeler un docteur, qui diagnostique aussitôt une congestion cérébrale et, tout en faisant des injections dhuile camphrée, ne laisse à peu près aucun espoir. Le malade pousse des gémissements continuels ; le cur fonctionne mal, le côté droit se paralyse. Le P. Le Gendre lui administre alors les derniers sacrements, mais sans être certain que Mgr ait encore sa connaissance ; pourtant, à certain moment, un serrement de main donne lieu de penser quil a compris la cérémonie qui vient de saccomplir. Après une nuit sans changement appréciable, vers 4 heures ½ du matin, la tête et tout le corps sagitent pendant 4 ou 5 minutes, puis cest limmobilité : Mgr Devred a rendu son âme à Dieu.

    La crypte de la cathédrale fut transformée en chapelle ardente et, pendant les trois jours que le corps y fut exposé, les prières pour le défunt ne cessèrent pas un seul instant.

    La cérémonie des funérailles eut lieu le jeudi 21 janvier. Mgr Rey, archevêque de Tôkyô, Mgr Blois de Moukden, Mgr Sauer de Ouensan y assistèrent. La Mission de Taikou était représentée par les PP. Vermorel, provicaire, et Taquet. La grandmesse fut célébrée par Mgr Blois assisté de deux prêtres coréens. Les cinq absoutes furent données successivement par Mgr Rey, Mgr Blois, Mgr Sauer, les PP. Le Merre et Vermorel. Les Consuls de France, dAngleterre, de Belgique, des Etats-Unis assistaient à la cérémonie, ainsi que nombre de notabilités japonaises et coréennes. S. E. le Gouverneur Général et le Vice-gouverneur sy étaient fait représenter.

    Au cimetière, après les dernières prières, M. Gallois, Consul de France, prononça un discours très émouvant à la louange du regretté défunt.

    Le Père Jules MONTAGNON,
    Missionnaire de Hué

    Nous avons eu la douleur de perdre le P. Montagnon le 19 janvier, à 4 h. du soir. Cest pendant la retraite, dans la nuit du 7 au 8, que notre cher défunt ressentit de vives douleurs dans les intestins un fort accès de paludisme. Il voulut cependant rester avec nous au Grand-Séminaire. Mais, comme ses douleurs ne diminuaient point, il demanda à être transporté à la Procure de la Mission le samedi 9, au matin. Il y resta jusquau lundi 11. Dans la journée, il fut hospitalisé à lhôpital central de Hué. Le Dr Hermet diagnostiqua une occlusion intestinale, mais ne crut pas quil serait nécessaire de faire une opération. Tous les remèdes administrés au malade ne lui ayant procuré aucun soulagement, il fut décidé, le 12 au matin, de tenter une intervention chirurgicale. Le Père demanda de suite à se confesser. Après lopération, il fut, deux jours durant, entre la vie et la mort. Il reçut alors, en pleine connaissance et avec les sentiments de la plus vive piété, le saint Viatique et lextrême-onction. Du vendredi 15 au mardi 19, son état sétait si bien amélioré que nous espérions sa complète guérison. Dans la matinée du 19, laumônier de lhôpital était venu le voir deux fois. Le malade était gai ; il dit même à son confrère : Oh ! je ne suis pas encore mort ; cependant priez bien pour moi. Celui-ci venait à peine de rentrer chez lui quon le rappelait en toute hâte à lhôpital : Le Père se meurt, venez vite ! Il arrive au chevet du malade, le trouve sans connaissance, mais est bien vite rassuré par le docteur qui lui dit : Ce nest pas grave ; le Père ne va pas tarder à reprendre ses sens ; le pouls est très bon. Le docteur avait dit vrai. Cependant le malade était en proie à une agitation extraordinaire et voulait se lever. A 3 h., il a une crise nerveuse très violente, mais courte. La respiration est difficile. Le médecin pratique une saignée qui ne semble pas apporter de soulagement. Lagonie commence. Laumônier fait appeler Mgr Allys et le P. Darbon. Le malade paraît comprendre ce quon lui dit ; il reçoit une dernière bénédiction de son évêque et une dernière absolution. Il redevient très calme. Quelques minutes encore et il rend le dernier soupir. Notre confrère avait succombé à une crise durémie. On transporta sa dépouille mortelle au Grand-Séminaire, où les obsèques eurent lieu le 21 janvier. Mgr, 16 confrères, le R. P. Larouche, 26 prêtres annamites, plusieurs notabilités françaises y assistèrent. Linhumation se fit dans le cimetière du Grand-Séminaire, où plusieurs de nos confrères dorment déjà leur dernier sommeil.



    1926/194-197
    194-197
    Anonyme
    France
    1926
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