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Nécrologe

NÉCROLOGE Le Père Jean-Baptiste Remandet, Missionnaire de Birmanie Septentrionale Notre bon Père Jean-Baptiste nest plus. Sa mort cause un grand vide parmi nous ; nous laimions tous : il était si simple, si bon, si pieux ! Lui qui, durant 30 ans, navait jamais connu la maladie, jamais pris un congé, sest vu brutalement enlevé par une fièvre pernicieuse, contractée lors dun tout récent voyage sur le Chindwin. Il est mort à Chaung-u, son principal poste de combat, le 17 août au matin, assisté dans ses derniers moments par le Père Thomas.
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    NÉCROLOGE


    Le Père Jean-Baptiste Remandet,
    Missionnaire de Birmanie Septentrionale

    Notre bon Père Jean-Baptiste nest plus. Sa mort cause un grand vide parmi nous ; nous laimions tous : il était si simple, si bon, si pieux ! Lui qui, durant 30 ans, navait jamais connu la maladie, jamais pris un congé, sest vu brutalement enlevé par une fièvre pernicieuse, contractée lors dun tout récent voyage sur le Chindwin. Il est mort à Chaung-u, son principal poste de combat, le 17 août au matin, assisté dans ses derniers moments par le Père Thomas.

    Bien belle doit être sa couronne au ciel, pour tout le bien quil a fait dans sa Mission ! Il était notre modèle à tous, il nous prêchait dexemple. Ses exercices de piété, il les faisait avec la régularité dun séminariste ; les devoirs du saint ministère, il les remplissait avec lonction dun saint. Nous garderons longtemps le souvenir de lexemple édifiant quil nous donnait à la retraite annuelle.

    Prêtre dune foi et dune piété profondes, cest aux pieds de Jésus-Hostie, quil visitait tous les jours et longtemps, quil venait puiser force et courage pour supporter joyeusement les souffrances de lapostolat. Et quelle propreté régnait dans la Maison de Dieu et au presbytère ! Avec le soin et le goût dune religieuse, il parait lautel, soccupait du linge déglise, des ornements, de tout.

    Notre bon confrère avait pourtant un défaut, si on peut lappeler ainsi chez un homme tout au Bon Dieu : il nétait pas a man of business. Son cur droit et honnête ne pouvait pas comprendre que celui des autres pût différer du sien. Au reste, tout absorbé quil était aux intérêts de son âme, ceux de la terre le préoccupaient bien peu. Sitivit anima mea ad Deum vivum... Quil prie pour nous du haut du ciel, et pour sa chère Mission quil a tant aimée et si bien servie



    Le Père Eugène-Henri Astoul,
    Missionnaire de Mandchourie Septentrionale

    Depuis quelque temps la santé du P. Astoul donnait des inquiétudes. Après avoir passé un mois à Kirin, il se rendit à Harbin, où il espérait trouver plus facilement les soins nécessaires. Hélas ! le mal dont il souffrait est de ceux qui ne pardonnent pas. Le docteur diagnostiqua une phtisie galopante arrivée à la période critique. Quelques jours plus tard le Père, au milieu de la nuit, était pris de crachements de sang et demandait au P. Dassier de lui administrer lextrême-onction. Ce fut Mgr Gaspais qui lui donna les derniers sacrements, et, le dimanche 17 août au matin, le cher malade expirait, après avoir fait généreusement le sacrifice de sa vie et provoqué ladmiration de tous par sa patience et sa résignation.

    Cest en se dévouant tout entier au service de ses chrétiens que le P. Astoul a contracté le mal qui devait lemporter. Cest particulièrement au dur ministère du confessionnal quil sest épuisé. Durant la nuit de délire qui précéda sa mort, ses lèvres ne cessaient de répéter la formule de labsolution et sa main défaillante desquisser le signe de croix sacramentel. Mort précieuse devant Dieu, mais quelle perte pour nous ! Le cher défunt navait que deux ans de mission. Consummatus in brevi, explevit tempora multa.



    Le Père Jean-Antoine Laveissière,
    Missionnaire de Mandchourie Septentrionale

    Quelques jours seulement après la mort du P. Astoul, un nouveau deuil frappait notre Mission. Le jeudi 21 août, à 9 heures du soir, le P. Laveissière était trouvé étendu mort sur le parquet de sa chambre. Depuis quelque temps la santé du cher Père laissait à désirer ; mais il continuait cependant à accomplir régulièrement ses fonctions daumônier des Franciscaines Missionnaires de Marie, et personne naurait pu prévoir un dénouement aussi brusque.

    Le P. Laveissière est allé recevoir la récompense dun apostolat de 35 années, pendant lesquelles il édifia tout le monde par son zèle, sa générosité et son abnégation.

    *
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    22. François-Auguste-Léon-Louis AUVÉ, né le 21 avril 1860 à Genneteil, diocèse dAngers ; missionnaire de Pondichéry en 1883, de Malacca en 1902 ; mort le 16 septembre 1924.

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    IMPRIMERIE DE NAZARETH
    POKFULUM HONGKONG.


    VIENT DE PARAITRE :

    Le SHINTOISME, religion nationale. I. Les Origines. Essai dHistoire ancienne du Japon, par J.M. MARTIN, Missionnaire de Nagasaki.

    1 vol. grand in 8o de VIII-224 pages Prix : $ 1,20

    Le Shintoïsme est-il une religion ? Question dactualité importante pour ceux quintéresse lavenir religieux du Japon, mais question difficile à résoudre, faute de données précises sur les origines et les développements successifs de cette nuageuse doctrine.

    Certains personnages officiels pour des raisons faciles à comprendre, ont bien pu affirmer que lés cérémonies shintoïstes ne sont plus cultuelles, mais seulement patriotiques. Le peuple, lui, pense-t-il ainsi ?

    Le Shintoïsme se résume en un mélange assez confus du culte de la nature et de la vénération des ancêtres. Il a personnifié toutes les forces et tous les phénomènes de la nature et a cherché à se les rendre favorables : de là les dieux (kami) du vent, de feu, de la mer, des montagnes, des épidémies, etc., que le peuple, surtout dans les campagnes, honore à sa manière par des prières, des offrandes.

    Quant à la morale du Shintoïsme, elle se réduit à ce précepte unique : Suivez limpulsion de votre nature et obéissez à lEmpereur. Le peuple japonais, issu des dieux, a hérité de ses ancêtres une perfection naturelle et na pas, comme les Chinois et les Occidentaux, à lutter contre des instincts pervers, ni à réformer jamais ses coutumes. De là labsence de code de morale.

    Un dogme si confus et une morale si pauvre peuvent-ils constituer une religion ? Cest à répondre à cette question que sefforce le Père Martin. Missionnaire de Nagasaki, ayant évangélisé cette région du Hyûga, patrie des plus anciennes légendes shintoïstes, il était préparé mieux que personne à entreprendre cette tâche difficile.

    Il nous donne aujourdhui la première partie de son travail, dans laquelle, pour rechercher, les sources du Shintoïsme, il lui a fallu remonter aux origines de lhistoire japonaise, passer au crible dune critique sévère les mythes traditionnels et dégager de ce fatras le fond de vérité quil peut contenir.

    Au sujet du peuplement de larchipel japonais, le Père Martin sécarte quelque peu des opinions généralement admises, mais il étaye la sienne sur des documents chinois et Coréens. et entre dans des détails qui intéressent non seulement le lapon, mais, on le dire dire, tout lExtrême-Orient.

    La lecture de ce petit volume fait désirer den avoir bientôt la suite, dans laquelle lauteur, étudiant de près le Rituel shintoïste, nous conduira au cur même de son sujet et nous donnera sa réponse à la question posée : Le Shintoïsme est-il une religion ?

    (Préface des Editeurs)

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    1924/681-685
    681-685
    Anonyme
    France
    1924
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