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Nécrologe

NÉCROLOGE Le Père Joseph Pons, Missionnaire du Setchoan Oriental Joseph-François Pons naquit le 22 septembre 1847 à Heyrieux, chef-lieu de canton de larrondissement de Vienne, au diocèse de Grenoble. Ses parents étant allés sétablir à Lyon pour leur commerce, il fit ses études au Petit-Séminaire de lArgentière, fut incardiné au diocèse de Lyon et ordonné prêtre le 3 juin 1871.
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    NÉCROLOGE

    Le Père Joseph Pons,
    Missionnaire du Setchoan Oriental

    Joseph-François Pons naquit le 22 septembre 1847 à Heyrieux, chef-lieu de canton de larrondissement de Vienne, au diocèse de Grenoble. Ses parents étant allés sétablir à Lyon pour leur commerce, il fit ses études au Petit-Séminaire de lArgentière, fut incardiné au diocèse de Lyon et ordonné prêtre le 3 juin 1871.

    Entré au Séminaire des Missions-Étrangères, il en partit le 13 juillet 1872, désigné pour le Setchoan Oriental, avec les PP. Podechard et Langlais. Après quil eut appris la langue, Mgr Desflèches le nomma à Kouifou vicaire du Père Eyraud, vieux et malade. De Kouifou il fut envoyé à Kienkiang, où le père Hue avait été massacré. Cest en compagnie du Père Langlais, qui se rendait à You-yang, que le Père Pons alla occuper son nouveau poste. Il y resta dailleurs peu de temps, ayant été nommé à Kiangtsin et à Tatsiou. Cest dans ce dernier poste que notre confrère vit son oratoire pillé et brûlé et une vingtaine de chrétiens massacrés. Le missionnaire aurait lui-même partagé leur sort sil ne se fût enfui. En fuite, mais non vaincu, il se rendit à Péking à leffet dy plaider sa cause et de réfuter les calomnies dont les mandarins lavaient chargé. Il profita de son voyage à la capitale pour aller voir la Corée et le Japon. Ayant gagné son procès, le Père Pons rentre dans sa Mission, visite Leangchan et Fouchow et finalement en 1902 est nommé curé de Chungking. Il occupa ce poste jusquen 1915. Vieilli et accablé dinfirmités, sourd et aphone, il donna sa démission et se retira à lhôpital catholique. En juin 1921 il célébra au Jengaitang le 50e anniversaire de sa prêtrise. Sur ses dernières années le pauvre Père nétait plus que lombre de lui-même, et nous ne reconnaissions plus celui que jadis nous appelions, pour rappeler ses anciens exploits, le colonel Pons.

    Cette année 1924, au mois de février, la paralysie de son bras droit ayant augmenté, il dut cesser de célébrer la sainte Messe. Grande privation, mais le bon et charitable aumônier de lhôpital, le père Decomps, lui portait la sainte communion tous les matins, et dans la soirée notre malade, clopin-clopant, appuyé au bras de son domestique, allait à la tribune de la chapelle assister au Salut du Saint-Sacrement.

    Le dimanche 27 juillet, à lentrée de la nuit, létat de notre cher confrère devint très grave. Avertis à temps les PP. Claval, provicaire, Jantzen, procureur, se rendirent au plus vite auprès du malade, qui, étendu sur sa chaise longue, semblait avoir perdu toute connaissance. Après avoir reçu lextrême-onction notre confrère expira au moment où lon commençait les prières pour la recommandation de lâme.

    Cinquante-trois ans de mission, une vie apostolique bien remplie, dix ans dinfirmités surnaturellement supportées auront valu à notre défunt lentrée en Paradis et la récompense promise par le divin. Maître à ceux qui, ayant tout quitté, le servent jusquau dernier soupir.



    Le Père Xavier-Léon Girod,
    Missionnaire du Haut Tonkin

    Après nos fêtes de la fin de juin, fête de Monseigneur, noces dargent du P. Vandaele, auxquelles il avait pris part avec sa gaieté et son entrain habituels, le P. Girod, se sentant indisposé, demanda à être conduit à Hanoi. A peine arrivé à la clinique, son état saggrava subitement et on jugea prudent de lui proposer les derniers sacrements quil accepta volontiers et reçut avec grande piété, sabandonnant à la Providence. Le lendemain, un mieux se manifestait, mais qui ne devait pas être de longue durée : dans laprès-midi, une hémorragie cérébrale se produisit et à 3 h. 20, le 9 juillet, notre cher P. Girod nous quittait pour aller recevoir la récompense de sa longue et laborieuse vie apostolique et retrouver au ciel tant damis si chers qui ly ont précédé. Ses funérailles, présidées par Mgr Ramond, eurent lieu à Hanoi, et maintenant notre vénéré doyen repose à côté de son saint ami, le P. Lecornu, attendant le jour de la glorieuse résurrection.



    Le Père Alexandre-Ferdinand Allo,
    Missionnaire de Cochinchine Septentrionale

    Le P. Allo est décédé à Hué des suites dune paralysie cérébrale dont il avait ressenti les premières atteintes il y a quelques années. Malgré les bons soins qui lui furent prodigués à la Procure de la Mission, où il était arrivé le 8 juillet, il na pu réagir contre la maladie, qui lui avait presque complètement ôté lusage de la parole. Le 12, Mgr Allys lui donnait les derniers sacrements et, le 14, au matin, notre cher confrère rendait son âme à Dieu : il était âgé de 53 ans et avait travaillé 28 ans dans la Mission.

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    18. Joseph-François PONS, né le 22 septembre 1847 à Heyrieux, diocèse de Grenoble ; missionnaire du Setchoan Oriental en 1872 ; mort le 27 juillet 1924.

    19. Jean-Baptiste REMANDET, né le 3 novembre 1867 à Saint-Germain-du-Plain, diocèse dAutun ; missionnaire de Birmanie Septentrionale en 1893 ; mort le 17 août 1924.

    20. Eugène-Henri ASTOUL, né en 1891 dans le diocèse de Luçon ; missionnaire de Mandchourie Septentrionale en 1922 ; mort le 17 août 1924.

    21. Jean-Antoine LAVEISSIÈRE, né le 28 mars 1863 à Saint-Cernin-du-Cantal, diocèse de Saint-Flour ; missionnaire de Mandchourie Septentrionale en 1889 ; mort le 21 août 1924.

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    1924/615-621
    615-621
    Anonyme
    France
    1924
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