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Nécrologe

Nécrologe Le Père Victorin Accarion, Missionnaire de Birmanie Septentrionale. Victorin Accarion naquit à Beaulieu, diocèse du Puy, la 21 juillet 1866. Après de bonnes études au Petit-Séminaire de la Chartreuse, il entra au Séminaire des Missions-Étrangères en 1886. Prêtre en 1890, il reçut sa destination pour la Mission de Birmanie Septentrionale et arriva à Mandalay dans les premiers jours de janvier 1891.
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    Nécrologe
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    Le Père Victorin Accarion,
    Missionnaire de Birmanie Septentrionale.

    Victorin Accarion naquit à Beaulieu, diocèse du Puy, la 21 juillet 1866. Après de bonnes études au Petit-Séminaire de la Chartreuse, il entra au Séminaire des Missions-Étrangères en 1886. Prêtre en 1890, il reçut sa destination pour la Mission de Birmanie Septentrionale et arriva à Mandalay dans les premiers jours de janvier 1891.

    Dans le courant de 1892, Mgr Simon lenvoie chez les Chins avec deux autres confrères pour tenter lévangélisation de ces peuplades sauvages ; mais le Gouvernement anglais sopposait alors à toute tentative de ce genre à cause de linsécurité du pays et le P. Accarion dut revenir à Mandalay. A la fin de 1892, cest vers Bhamo quil reçoit lordre de se diriger. Pendant près de 12 ans, de 1892 à 1904, il dépense là le meilleur de ses forces. Mais sa santé saltère ; la fièvre, doublée dune dysenterie tenace, mine sa robuste constitution et, en septembre 1904, il se voit obligé de quitter le district de Bhamo : il ne devait plus y revenir. Trois années de séjour en France nayant pas produit le rétablissement quil espérait, il revient dans les premiers jours de 1908, pour mourir, dit-il, dans sa mission. Mais son heure nest pas encore venue. Peu à peu ses forces reviennent ; et au fur et à mesure quelles croissent, il étend son champ daction, au point que, à un moment donné, il est un des missionnaires qui ont le plus de postes à visiter. Puis en 1918, cest larrêt brusque : il arrive à Mandalay plus mort que vif et sinstalle à la Léproserie St-Jean, où pendant de longs mois il reste entre la vie et la mort. Cependant cette fois encore il reprend le dessus et se lance à corps perdu dans le nouveau ministère que lui lègue en mourant le vénéré P. Faure. Le voilà désormais aumônier des Surs Franciscaines, des religieuses indigènes, des novices et des postulantes. De quel cur il se donne à ces fonctions nouvelles, avec quel soin il prépare les instruction quil doit donner, les volumineux cahiers quil a laissés, les nombreuses retraites quil a prêchées, même en dehors de la Mission, sont la preuve que cette dernière période de sa vie est loin dêtre la moins bien remplie et la moins féconde.

    C'est à Rangoon quil vient de séteindre. Très fatigué, il nous avait quittés le 10 décembre, espérant quun peu de repos chez son vieil ami le P. Mourlanne le remettrait sur pied. Et, de fait, après crise aiguë pendant laquelle on lui avait administré les derniers sacrement, un mieux sensible sétait produit et les docteurs lavaient déclaré hors de danger. Soudainement une dépêche nous annonçait sa mort : le 1er février, à 5 heures du matin, on lavait trouvé mort dans son lit. Cest un bon ouvrier qui disparaît : un ouvrier qui a su travailler et souffrir, et à qui le Seigneur, nous en avons lintime conviction, a déjà payé son salaire.

    Le Père Gustave Naville,
    Missionnaire de Kouiyang.

    Après 16 années de travaux apostoliques, le P. Naville a rendu son âme à Dieu. Il a souffert de longs mois. Vers Noël nous le croyions en bonne voie de guérison, lorsque tout à coup la maladie saggrava et, à partir du 27 décembre, il dut cesser de célébrer le Saint-Sacrifice. Le 9 février, un courrier annonçait à Kouiyang que le Père était au plus mal: aussitôt un confrère partit pour Tchatso. Lorsquil arriva, le malade avait perdu connaissance et lextrême-onction lui fut administrée; mais, le dimanche matin, il reprit ses sens et put recevoir le saint Viatique et lindulgence apostolique. La nuit suivante, à 1 heure du matin, il expirait après dix minutes dagonie. Il repose maintenant dans le cimetière chrétien de Tchatso, auprès dun ancien, le P. Desvoivres ( 1899), à 5 lys de la ville.

    Le Père Vincent Gazeau,
    Missionnaire de Malacca.

    Vincent-Jean-Marie Gazeau, né le 25 mai 1861 à Le Champ, au diocèse dAngers, fut ordonné prêtre le 20 octobre 1884 par Mgr Freppel et fit dabord du ministère dans son diocèse dorigine. Il était vicaire dAlençon quand il entra au Séminaire de Paris. Parti pour la Malaisie le 22 août 1888, il fit ses premières armes avec le P. Vignol. Après avoir passé par Taiping, Balek-Pulau et Malacca, il revenait à Singapore pour y terminer sa carrière apostolique. Il réussit, Dieu sait au prix de quels efforts, à fonder la paroisse du Sacré-Cur pour les Hakka et les Cantonnais, construisit leur belle église et, malgré une santé toujours précaire, fit de cette paroisse une des meilleures chrétientés du diocèse de Malacca. Un journal de Singapore résume ainsi sa belle vie :

    Devout, yet cheerful ; pious, not austere ;
    To others lenient, to himself sincere.


    3. Félix-Armand MIGNAL, né le 8 mai 1853 à Rocheservière, diocèse de Luçon ; missionnaire du Tonkin Occidental en 1877 ; rentré malade en France en 1884 ; mort le 8 février 1827.

    4. Vincent-Jean-Marie GAZEAU, né le 25 mai 1861 à Le Champ, diocèse dAngers ; missionnaire de Malacca en 1888 ; mort à Singapore le 25 février 1927.

    5. Philippe-Paul SIGEAN, né le 28 septembre 1853 à Monlet, diocèse du Puy ; missionnaire de Mysore en 1877 ; mort à Bangalore le 8 mars 1927.

    6. Alfred-Marie-Théophile RONDEL, né le 18 novembre 1855 à Brecey, diocèse de Coutances ; missionnaire du Siam en 1880 ; mort le 9 mars 1927.

    7. Pierre MERLE, né le 5 septembre 1859 à Monistrol, diocèse du Puy ; missionnaire du Kouangsi en 1884, du Kouangtong en 1885 ; mort le 18 mars 1927.
    1927/262-265
    262-265
    Anonyme
    France
    1927
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