Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Mission du Thibet : Etat au 1er Janvier 1923

Mission du Thibet Etat au 1er Janvier 1923 La Mission du Thibet, au lieu dêtre réunie en une seule région, comme les autres Missions, forme trois groupes séparés par de grandes distances et desservis par des voies différentes.
Add this
    Mission du Thibet

    Etat au 1er Janvier 1923

    La Mission du Thibet, au lieu dêtre réunie en une seule région, comme les autres Missions, forme trois groupes séparés par de grandes distances et desservis par des voies différentes.

    1º Le premier groupe comprend la partie orientale des Marches Setchoanaises du Thibet et la région de Mongkong. Il a pour centre Tatsienlou, résidence du Vicaire Apostolique. Il est desservi par le Yangtse, via Shanghai, Hankeou et Chungking. Il comprend 8 stations chrétiennes : Tatsienlou, Chapa-Lentzy, Mosymien, Taofou, Kiakulong, Tanpa et Mongkong. Ces postes sont relativement assez rapprochés les uns des autres.

    2º Le deuxième groupe comprend 2 postes de la frontière setchoanaise : Batang-Yarégong et Yerkalo, et 4 de la frontière yunnanaise : Tsedjrongt, Siao-Ouisi, Bahang (en chinois Péhalo) et Khionatong. Les communications se font par le Tonkin et le Yunnan. Le centre est Tsedjrongt. La distance qui sépare Tatsienlou du poste le plus rapproché, Batang, est de 400 km. Les quatre postes de Batang, Yerkalo, Tsekou et Ouisi sont établis sur une ligne de 400 km, du Nord au Sud.

    Les deux postes de Bahang et Khionatong sont à louest de Tsedjrongt, dans la vallée de la Salouen. La distance de Tsedjrongt à Bahang nest que de 40 à 50 km., mais les cols sont obstrués par les neiges de décembre à mai.

    Les missionnaires de cette région, en règle générale, ne retournent jamais au centre de la Mission ; plusieurs même, arrivés directement de France dans cette région, ny sont jamais allés. Le Vicaire Apostolique délègue ses pouvoirs au Supérieur de la région et, depuis la fondation de la Mission, seul Mgr Giraudeau y a fait visite en 1897 et 1902. Les seules relations entre les missionnaires de cette partie avec le Vicaire Apostolique et leurs confrères de la région de Tatsienlou sont des relations épistolaires. De Batang à Tatsienlou, à cause des troubles, les courriers mettent un mois. Les missionnaires du Yunnan communiquent avec Tatsienlou par Lykiang et Houilitcheou : 30 à 40 jours. De Yerkalo par la voie du Yunnan : 50 jours. Depuis plusieurs années, les missionnaires qui, de la partie chinoise de Tatsienlou ont été envoyés à la frontière, ont suivi la route du Kientchang et du nord du Yunnan pour rejoindre leurs postes. La distance de Tatsienlou à Ouisi, point terminus de la Mission, est de 850 km, par Batang et de 900 km, par le Kientchang et le Yunnan. A cause de la différence de langue et de murs, un changement de poste dans de telles conditions est comparable à un changement de mission, presque même de continent. A cause de la distance qui sépare les postes de la frontière, les missionnaires de Batang, Yerkalo et Tsekou sont toujours deux dans un poste, du moins autant que possible.

    3º Le troisième groupe est établi dans le British Boothan avec centre à Padong. Il comprend 2 stations chrétiennes : Padong et Maria-Basti (en attendant létablissement de Kalimpong). Ce groupe na jamais reçu la visite du Vicaire Apostolique du Thibet ; mais son Provicaire, le P. Valentin, sy est rendu en 1921.

    *
    * *

    Actuellement la Mission du Thibet compte donc 16 stations chrétiennes :

    9 dans le Tchouan Pien (Marches du Setchoan),
    1 au Setchoan, dans la sous-préfecture de Mongkong,
    4 dans les Marches yunnanaises du Thibet (sous-préfecture de Ouisî),
    2 dans le British Boothan ou Daling subdivision.

    Paroisses chinoises : Tatsienlou, Chapa-Lentzy, Mosymien, Thofou, Kiakulong, Tanpa, Mongkong et Siao-Ouisi. Parmi les chrétiens de ces districts il y a un certain nombre de Thibétains ou métis chinois-thibétains, mais le ministère est fait en chinois.

    Station mi-chinoise mi-thibétaine : Batang.

    Stations thibétaines : Tsekou et Yerkalo. Dans ces deux stations il y quelques rares Chinois ne comprenant que leur. langue.

    Stations loutze : Bahang et Khionatong. Le ministère est fait en thibétain, mais à Khionatong il est nécessaire de savoir le loutze pour les relations ordinaires. Le chinois devient aussi de plus en plus utile, sur la ligne de Batang à Tsedjrongt.

    British Boothan (Népalais, Leptchas, etc.) : Padong et Maria-Basti.

    Cette diversité de langues rend le travail dévangélisation plus difficile.

    Statistique. La Mission du Thibet compte actuellement 4.200 chrétiens baptisés, appartenant aux races suivantes :

    Chinois 1.900
    Thibétains 900
    Loutze 800
    Népalais, etc 600

    Depuis 1900 le nombre des chrétiens a triplé dans les groupes du Setchoan et du Yunnan ; il a doublé au Bhoutan (Inde).
    1900 1922
    Groupe du Setchoan 658 1.700
    Yunnan 613 1.900
    Bouthan 294 600

    *
    * *

    Etant donné le petit nombre des chrétiens, la différence des races et léloignement, il est difficile de créer des uvres nombreuses et vivaces dans la Mission du Thibet. Chacun des groupes tend à se suffire à lui-même : il est à remarquer cependant que le 2e groupe, celui de la frontière yunnanaise, nen possède quune, luvre des vierges institutrices thibétaines.

    1er Groupe. Les principales uvres de la région de Tatsienlou sont : Séminaire, Ecole des Catéchistes, Ecole des vierges chinoises, Ecoles paroissiales, Orphelinats, Asile de vieillards, Hôpital et Dispensaire.

    Séminaire.Le Séminaire est établi à Tatsienlou. Il compte actuellement 11 élèves, tous de la région. Les Thibétains qui y avaient été admis ny sont pas restés. Depuis sa fondation (1897), de quelque trente élèves qui y sont passés, un seul est prêtre. Quelques anciens séminaristes sont employés au service de la Mission. Les élèves du probatorium, classes de grammaire, philosophes et théologiens sont réunis. Ils sont sous la direction dun missionnaire assisté dun élève pour les cours de latin et de deux professeurs pour les cours de chinois et de thibétain.

    École des Catéchistes. De 1877 à 1894, le P. Déjean fut chargé dune école appelée Collège St-Joseph. Cette école ne compta jamais plus de 12 élèves, chinois ou thibétains, et neut dautre résultat que dinstruire plus complètement les chrétiens.

    En 1911, lécole a été rouverte avec 6 élèves de lécole paroissiale de Tatsienlou. La durée des études est de 3 à 4 ans. Les élèves, sans suivre complètement le programme des études primaires supérieures, sont, à la fin de leurs études, aussi avancés que les élèves des écoles gouvernementales de ce cycle. 6 ou 7 des élèves de 1911 à 1920 ont été dirigés sur les stations chrétiennes ; mais la plupart, après deux ou trois ans de service, se sont retirés ou ont été remerciés. Lécole actuellement na que 4 élèves, tous de la région de Tatsienlou.

    Ecole des Vierges chinoises. Dans les années qui suivirent la création de la Mission du Thibet, Mgr Thomine-Desmazures réunit quelques jeunes vierges chinoises, que Mgr Chauveau employa dans les écoles de Tatsienlou et Chapa. Elles ont instruit les catéchumènes et les fillettes chrétiennes avec zèle et ont trouvé quelques-unes de leurs élèves pour continuer leur uvre. Vers 1908, un vieux maître décole fut chargé de leur enseigner les classiques chinois. En 1911, Mgr Giraudeau confia les plus jeunes dentre elles aux religieuses Franciscaines Missionnaires de Marie. Le programme quelles suivent est à peu de chose près celui des écoles primaires, auquel on ajoute la romanisation et des notions de géographie. Elles ne sont admises au de vu de chasteté quà 25 ans, mais la plupart sont envoyées en district avant cet âge. Si les circonstances le permettent, elles reviennent chaque année à Tatsienlou pour suivre les exercices dune retraite. Elles sont toutes admises dans le Tiers-Ordre de Saint-François. En dehors des vierges de lancien régime (au nombre de 4), la petite association compte une douzaine de membres, dont 4 ou 5 ont prononcé leurs vux. La règle est de les envoyer au moins deux dans le même poste.

    Ecoles paroissiales. Les missionnaires qui nont pas reçu de Tatsienlou un séminariste ou un ancien élève de lécole des catéchistes choisissent parmi leurs chrétiens quelquun qui puisse enseigner dans les écoles du district. Il y a actuellement 12 écoles de garçons avec 250 élèves environ ; 7 ou 8 dentre elles sont ouvertes toute lannée. On y enseigne les manuels usités dans les écoles païennes, en même temps que les livres de doctrine et de prières.

    Les autres écoles sont confessionnelles et ne sont ouvertes que pendant 5 mois de lannée, de la Toussaint à Pâques.

    Chacun des 8 postes de la région possède son école de filles, dirigée par les Vierges chinoises. Dans ces 8 écoles il y a près de 200 élèves, la plupart chrétiennes. Quelques-unes de ces écoles sont ouvertes toute lannée et joignent à lenseignement des prières et de la doctrine, létude des classique. On y admet aussi quelques païennes ou musulmanes.

    En règle générale, les enfants chrétiens passent à lécole le temps suffisant pour bien apprendre la doctrine ; ceux dentre eux qui demeurent loin du centre reçoivent à la résidence du missionnaire le vivre et le couvert.

    Orphelinats. Chacune des écoles de filles est dotée dun orphelinat. Cette institution a le double avantage doccuper les loisirs de institutrices, là surtout où il ny a pas décole en été, et de contribuer à les maintenir dans leur vocation. Ces fillettes adoptées ou élevé par la Sainte-Enfance sont bien instruites, et cest parmi elles quon recrute en grande partie les Vierges institutrices. Elevées en milieu chinois et selon les usages chinois, celles qui se destinent au mariage trouvent facilement accès dans les familles chrétiennes. Du reste, chaque orphelinat ne compte que 5 ou 6 enfants au plus, parfois même moins.

    Les religieuses Franciscaines de Marie ont aussi ouvert à Tatsienlou un orphelinat où elles ont de 15 à 20 enfants. Il ny a pas dorphelinats de garçons dans ce groupe.

    Asile de vieillards. Un asile a été créé à Chapa vers 1903. Le vieillards recueillis sont nourris, vêtus et logés. Ils vivent en communauté et pour la plupart se préparent pieusement au grand passage. Il y a de 15 à 20 vieillards hospitalisés.

    Dispensaire et Hôpitaux. Les religieuses Franciscaines ont ouvert dispensaire et hôpitaux à Tatsienlou. La moyenne des consultations est de 100 par jour. Les hôpitaux pour hommes et femmes payants et gratuits, hébergent bon an mal an 300 malades.

    A ces uvres il a été question dajouter une école de filles et un ouvroir, mais le projet na pas encore été exécuté.

    Deuxième Groupe. Ce groupe, qui compte 1.900 chrétiens, na, en dehors des écoles paroissiales, dautre uvre que lécole des vierge institutrices thibétaines.

    Vierges thibétaines. Luvre fondée en 1903 par le P. Th. Monbeig à Tsekou sest développée. Une douzaine de jeunes filles se préparent à lenseignement. Trois dentre elles ont été admises aux vux. Chaque année, de la Toussaint à Pâques, elles vont enseigner dans les écoles paroissiales de la région. Durant lété elles rentrent à Tsedjrongt et leur directeur complète leur instruction.

    Ecoles paroissiales Il ny a que des écoles dhiver, écoles confessionnelles. Le nombre des garçons dans les 6 écoles est de 120 environ. Chaque poste a aussi son école de filles avec une centaine délèves en tout. Les élèves passent au moins trois hivers successifs à lécole.

    De 1899 à 1909, le P. Bourdonnec avait réuni quelques élèves à Yerkalo. En 1915-1916 un autre petit groupe fut dirigé par le missionnaire du même poste. Ces élèves, dont il était question de faire des catéchistes, ont quitté lécole avant davoir achevé leur instruction. Jadis certains postes, celui de Batang notamment, avaient adopté des enfants ; cette uvre a été abandonnée devant le résultat négatif de lessai.1

    Il ny a, dans ce groupe, ni dispensaire, ni hôpital, ni hospice, et cependant les deux bourgs de Ouisi et dAtentze se prêteraient à létablissement de ces uvres, dont lentretien serait là moins coûteux quailleurs.


    1. A Batang, les Disciples du Christ (société américaine) ont établi des uvres qui défient toute concurrence.


    Troisième Groupe. Depuis quelques années surtout les uvres se sont développées dans le British Bouthan. Lécole de Padong a plus de 100 élèves et il est question de créer une école primaire supérieure à côté de lécole Saint-Georges. En 1921, une école de filles a été créée dans le même poste. Chaque station a ses écoles confessionnelles, ses orphelinats de garçons. A Padong : hôpital du Gouvernement, placé sous la direction de la Mission ; hospice de vieillards. Sous peu dautres uvres seront créées par les Surs de Saint-Joseph de Cluny à Kalimpong : écoles, ouvroir, hôpital, etc.

    Toutes ces uvres contribuent à la gloire de Dieu et permettent aux missionnaires détendre leur action à un plus grand nombre dâmes. Malheureusement le nombre des ouvriers apostoliques est réduit et luvre de Dieu ne progresse que trop lentement à leur gré.

    LAUTONOMIE DU THIBET ET LES MISSIONS.

    En mai 1919 la Chine reconnaissait lautonomie du Thibet : le télégramme qui en apportait la nouvelle insinuait que cette autonomie avait été en principe reconnue à la conférence de Simla (1914). Le Thibet est en fait indépendant depuis 1912, date à laquelle les ambans et la troupe chinoise durent quitter Lhassa.

    Le Thibet autonome a adopté un drapeau national. Ce drapeau, sur fond rouge, est orné dun lion (setse) qui se dresse devant des angles figurant les montagnes du Thibet. Le lion, au dire des auteurs qui ont étudié les religions de lAsie, est le protecteur-né du bouddhisme. Ce lion, ainsi dressé devant les montagnes du Thibet, ne signifierait-il pas que lautorité lamaïque interdira dans lavenir, comme par le passé, lévangélisation du Thibet ? Cette interprétation, quelque pessimiste quelle puisse paraître, nest pas de nature à nous surprendre, ni à nous décourager. Le Dalai-Lama ne saurait, de gaieté de cur, autoriser létablissement dune religion rivale au Thibet ; mais il est, croyons-nous, disposé à observer les traités qui régleront les relations des nations étrangères avec le Thibet, voire même la clause qui assurerait la liberté de conscience à ses sujets.

    Quil nous soit, du moins, permis despérer quà lavenir nos postes de la frontière, établis, du reste, en territoire chinois, ne seront plus renversés sur lordre de Lhassa et que les entreprises de la Chine ou de lAngleterre ne donneront plus lieu à un surcroît de haines persécutions. Depuis 40 ans toute tentative de pénétration était inévitablement suivie dun ordre de Lhassa davoir à se débarrasser des missionnaires et de leurs chrétiens.

    Mais la Chine et lAngleterre autoriseront-elles létablissement des Missions au Thibet ? Je dis à dessein : établissement, parce que des passeports, véritables billets daller et retour, ou des permissions de séjour dune durée déterminée, nous seraient de peu dutilité pour le but que nous poursuivons.

    Lorsquelle dictait la loi à Lhassa, la Chine, pour ménager, soi-disant, lautorité lamaïque et lopinion publique, interdisait lentrée du Thibet aux étrangers et en chassait ceux qui avaient pu y pénétrer. Maintenant que le Thibet est autonome et que la question de souveraineté est écartée, elle aura plus de raisons encore que par le passé de ménager lautorité indigène et elle veillera avant tout à ses intérêts commerciaux. Elle a bien présenté le projet douvrir le Thibet, mais ce projet, parce que trop tardif, na que la valeur dun beau geste dicté par la nécessité.

    Pourquoi lAngleterre ne réaliserait-elle pas ce projet ? Dune part, la Chine ne pourrait sy opposer, puisquelle-même la présenté ; dautre part, le traité de Lhassa (1904) entre lAngleterre et le Thihet, en même temps quil stipule la liberté du commerce, donne à lAngleterre un certain contrôle sur la politique extérieure du Thibet. Si le suzerain, qui est la Chine, et lEtat, disons protecteur, lAngleterre, expriment leur volonté à leur vassal et protégé, il naura quà sexécuter et à ouvrir la porte,

    Mais ne va-t-on pas répéter encore : Il faut ménager lautorité lamaïque et lopinion publique? Quelle est la valeur de cette objection, derrière laquelle se retranchait autrefois la politique chinoise ? Dabord lautorité lamaïque et lopinion publique sont deux choses distinctes. Lopinion publique nest pas opposée au christianisme, et les missionnaires des Marches thibétaines en pourraient fournir de nombreuses preuves. Dans létat actuel, le peuple est à la lamaserie ce que lagneau est au loup qui le dévore. Quon lui accorde la liberté religieuse, sacrée entre toutes, et le peuple thibétain, naturellement religieux, se convertira en grand nombre au christianisme. Et les lamaseries ? Mais les lamaseries sont loin dêtre unies dans la haine du christianisme, pas plus quelles ne sont unies dans une foi et une doctrine communes. Bon nombre dentre elles, les rouges surtout, vivent en bonne intelligence avec la Mission et quelques-uns de leurs membres ont même brisé leur écuelle, pour devenir chrétiens. Quant aux lamaseries plus turbulentes, un mot de lautorité suffirait pour les retenir dans lordre. Les Thibétains ont un caractère fait de violence envers les faibles et de crainte servile envers les forts. Au cours des invasions récentes, les ordres venus de Lhassa ont été respectés, les missionnaires et leurs chrétiens nont pas été inquiétés.

    Depuis plus dun demi-siècle cinquante missionnaires catholiques ont contemplé impuissants la portion du champ qui leur a été assignée au soir de leur ordination sacerdotale. Dix dentre eux, et des meilleurs, ont versé leur sang pour la diffusion de lEvangile ; vingt y sont morts à la peine. Le sang des uns, la persévérance des autres nauront-ils pas au Thibet la même fécondité quailleurs ?

    F. GORÉ,
    Miss. du Thibet.

    1923/100-107
    100-107
    Goré
    Chine
    1923
    Aucune image