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Mission de Coïmbatore : Résumé historique de lévangélisation des Badagas 1

Mission de Coïmbatore : Résumé historique de lévangélisation des Badagas et bénédiction déglise à Ketti (Nilgiris). Le dimanche, 25 septembre 1932, avait lieu la bénédiction de léglise de Ketti. Une cérémonie de ce genre est un événement assez commun. Il suffirait dune mention brève dans la chronique de la mission intéressée, surtout sil sagit dun édifice tout à fait modeste, qui ne rappelle en rien les beaux monuments religieux de France, comme cest le cas de léglise de Ketti.
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    Mission de Coïmbatore :
    Résumé historique de lévangélisation des Badagas et bénédiction déglise à Ketti (Nilgiris).

    Le dimanche, 25 septembre 1932, avait lieu la bénédiction de léglise de Ketti. Une cérémonie de ce genre est un événement assez commun. Il suffirait dune mention brève dans la chronique de la mission intéressée, surtout sil sagit dun édifice tout à fait modeste, qui ne rappelle en rien les beaux monuments religieux de France, comme cest le cas de léglise de Ketti.

    Mais nest-ce pas une occasion tout à fait opportune pour présenter aux lecteurs du Bulletin de la Société des Missions-Étrangères, une esquisse sommaire de ce poste ad gentes où la besogne du missionnaire consiste encore presque uniquement dans un travail de défrichage ? Aussi, avant de narrer la fête du 25 septembre, essayons de situer ce coin du plateau des Nilgiris, de faire un résumé historique de lévangélisation des Badagas.

    Ketti est un village Badaga situé entre Ootacamund et Wellington, à quelque 7 klm. des deux centres. Il se trouve au milieu dune vallée qui lui emprunte son nom. Parmi les pics qui dominent cette cuvette, à signaler, au nord-est, le Dodabetta qui couronne tous les Nilgiris avec son altitude de 8600 pieds (2580 mètres).

    Sans parler des touristes, il nest pas de voyageur empruntant la voie ferrée Coonoor-Ootacamund ou la route qui lui est parallèle qui, den haut, ne plonge sa vue ravie pour contempler le beau panorama de cette vallée profonde et étroite, entourée de pentes bien cultivées, couvertes de récoltes dans des champs étagés rappelant quelques coins de notre douce France. Le fond de la vallée est creusé par un ruisseau qui est alimenté de nombreux petits cours deau et qui, en de multiples méandres, sen va vers le sud. Sur les pourtours de cette vallée en forme de cuvette, sur le flanc des collines qui lentourent aux trois quarts de sa circonférence, séchelonnent dautres villages Badagas qui prennent les noms de Kerehada, Kengundu, Kammaudu, Atchannikkallou, etc..

    Sauf quelques gens de la race Tamoule venus sinstaller à Ketti à une date récente, la population de la vallée de Ketti appartient uniquement, peut-on dire, à la tribu des Badagas. Cependant la beauté du site et la douceur du climat semblent attirer de plus en plus lélément européen aux ressources modestes. Les Badagas sont des descendants de colons Canaras qui ont quitté les plaines du Mysore, il y aurait quelque 350 ans, et sont venus sétablir sur les hauteurs des Nilgiris pour fuir la famine et aussi loppression dennemis qui avaient envahi leur pays lorsque lempire de Vijayanagar sest effondré. Ces émigrés ne trouvèrent sur le plateau que des habitants de la race des Todas qui les reçurent à la condition que ces nouveaux arrivés leur payeraient une redevance annuelle en nature. Ce droit ou plutôt cette pratique existe encore.

    Les réfugiés Canaras étaient hantés par lidée de guerre ; cela explique en partie quen sétablissant sur les Nilgiris ils aient construit leurs villages soit à flanc de coteau, soit, de préférence, au sommet des mamelons qui émergent nombreux sur le plateau. Actuellement les Badagas descendants de ces émigrés Canaras parlent un idiome spécial qui nest quune corruption du Canara. Ils sont au nombre denviron 60.000, disséminés sur toute létendue des Montagnes Bleues (traduction du mot Nilgiris), habitant des hameaux uniformes quant à laspect et dont limportance varie entre 40 et 60 maisons dun style toujours le même. Jusquà ces derniers temps le Badaga a vécu dans son village, complètement séparé des habitants des autres castes qui, petit à petit, se sont infiltrées sur les Nilgiris, surtout depuis que le Gouvernement anglais de Madras a établi ses quartiers généraux dété à Ootacamund.

    Cet isolement explique, en partie, leur attachement profond à leurs habitudes de caste, à leurs coutumes de gens tout à fait arriérés. La femme Badaga est au plus bas degré de léchelle sociale. Elle nest pas la compagne, mais lesclave de son mari. Cette situation explique assez les nombreux suicides de jeunes femmes maltraitées ou répudiées par leur mari. Le mariage proprement dit ne semble pas exister ; cest lunion libre sans contrat, sans cérémonie religieuse. Faut-il parler des caractéristiques morales de la tribu Badaga ? Il serait trop long de décliner tous les défauts de la race. Quil suffise de mentionner lappât de largent, une fourberie rare, une inconstance qui fait des Badagas des as de la girouette. Un auteur écrit à leur sujet : Leur considération pour la vérité est des plus légères et un acte habile de fourberie est sûr dexciter en eux la plus grande admiration. De plus, leur esprit de chicane donne de nombreux clients à la cour dOotacamund qui est constamment remplie de Badagas. (Manual of the Nilagari District, page 224).

    Cest sur cet élément que, il y a quelque quarante ans, commença à travailler le P. Robin lorsquil était à Wellington vicaire du P. Foubert. Ces deux ardents missionnaires avaient, comme St Paul devant Athènes, senti leur âme frissonner devant cette tribu où la vraie religion navait encore aucun adepte. Le P. Foubert fournirait les fonds nécessaires ; à tour de rôle, le curé et le vicaire parcourraient les villages Badagas. Un catholique du village de Kéréhada raconte, non sans émoi, dans quelles circonstances il a eu le premier contact avec la religion catholique dont il navait jamais entendu parler jusqualors. Le P. Robin, venu de Wellington, avait abordé au village, planté une tente dans un terrain vague et y avait passé plusieurs jours. Il parlait aux gens. Cétait la première fois que ce vieux daujourdhui, alors jeune homme, voyait un prêtre et cétait le cas de tous les gens du village. Mais les efforts de ces pionniers vont se porter surtout vers les environs de Nercambai situé à 3 milles du centre de Ketti. Là, ils ont trouvé des catéchumènes parmi des protestants Badagas et ils donnent le baptême à deux familles. Car, il faut le dire, chez les Badagas lhérésie a précédé la vérité. La Basel Mission sétait installée à Ketti vers 1846 et avait rayonné en fondant des églises-écoles dans les villages. Cétait le cas à Nercambai.

    La congrégation catholique Badaga reste bien modeste pendant plusieurs années ; de rares unités viennent laugmenter à de longs intervalles ; elle salimente à lélément protestant : il ne semble pas quil y ait eu, dès le début, de conversions de païens Badagas.

    Le P. Foubert et le P. Robin ont quitté Wellington. Mais luvre naissante des Badagas nest pas abandonnée complètement, si elle subit un choc, du fait du départ des premiers pionniers volontaires. Une chapelle catholique est érigée à Nercambai, par les soins du P. Biolley, successeur du P. Foubert à Wellington, aux environs de 1900. Les vicaires de Wellington iront dire la messe dans cette nouvelle annexe ouverte parmi les Badagas. Le P. Panet se rappelle encore ses Visaranais (ses tournées dadministration) à Nercambai où lenvoyait le P. Foubert redevenu chapelain militaire tout en gardant dans son cur le désir de convertir les Badagas.

    Vittile remba Kashtamai iroukkoudou, traduction libre : A la maison, la vie est dure ; nous sommes dans la misère. Tel est le refrain que ne cessait de répéter invariablement chaque fois au P. Panet, en vue de lapitoyer pour lui arracher quelque étrenne, le brave homme de cuisinier de circonstance qui apportait au jeune vicaire une maigre portion de riz ordinairement détestablement préparé. Cette plainte, ces mêmes paroles, les apôtres des Badagas les ont, depuis, entendues à satiété et les entendront toujours car le Badaga est et restera imprévoyant et quémandeur.

    Lévangélisation des Badagas reste jusquen 1914 comme une uvre surérogatoire, purement facultative, du clergé de Wellington. Aussi ne faut-il pas sétonner que les progrès soient lents. Les païens ne se convertissent pas. Si lon en excepte quelques unités, cest ordinairement lélément protestant qui vient grossir la communauté catholique de Nercambai.

    Encore ne peut-on guère compter sur ces néophytes. Les missionnaires ont pu se rendre compte, dès le début, combien le caractère Badaga est mobile et, aussi, peu désintéressé. Ces anciens protestants retournent à leurs vomissements si le Padri leur offre une somme assez rondelette ou un emploi plus lucratif. Ils font leffet de gens mettant leur âme aux enchères. Sur le refus du P. Foubert de donner 100 roupies, rien que cela 600 francs et plus actuellement à un des catholiques de Nercambai, celui-ci apostasie avec toute sa famille. A certains moments il y a menace de désagrégation. La seule famille qui semble avoir été toujours stable est celle de John Writer qui remplit les fonctions de catéchiste et qui jouit dune certaine influence.

    Les missionnaires qui, de leur propre initiative, sintéressaient à lévangélisation des Badagas voyaient avec peine que cette uvre, restée affaire privée, ne progressait guère, menaçait même de décliner. Pour conserver ces quelques nouveaux catholiques, pour faire un travail dévangélisation méritant cette appellation, il eût fallu quun missionnaire habitât au milieu deux et soccupât exclusivement deux. Cest ce que pensa, en particulier, le P. Gudin, curé de la paroisse du Sacré-Cur à Ootacamund. Il demande et obtient de Mgr Roy la permission de devenir lapôtre des Badagas.

    Nous sommes au début de 1914. Le P. Gudin prend alors la route de Nercambai ou plutôt le sentier car ce village, comme les autres agglomérations de Badagas, a la spécialité dêtre situé loin des grandes routes. Il sinstalle, sommairement, selon ses goûts, dans une petite chambre adossée à la chapelle et il commence à sadonner de tout cur au travail de semailles dans son nouveau champ daction. Ce champ est vaste mais on peut dire tout en friche. Ce missionnaire réputé pour sa frugalité, part sans prendre la moindre provision, visite les villages éloignés. Les Badagas de Sogatorai, Hullicul, Kateri voient souvent venir à eux celui qui aime tant leurs âmes ; sur sa demande, on lui donne souvent à manger une cuillerée de riz, une boule de ragui. Ce coureur infatigable, qui souffre et se plaint parfois de sa solitude et de son inaction à Nercambai, pousse des tournées apostoliques jusquaux villages Badagas de Kotagiri. Ses efforts ne restent pas infructueux. Entre février 1914 et mai 1915, le P. Gudin administre 35 baptêmes.

    Mais cest surtout dans les villages de la vallée de Ketti quil trouve des recrues : cest parmi les protestants quil fait des conversions. Nous sommes à lépoque de la grande guerre européenne. Les pasteurs de la Basel mission de Ketti, parce quAllemands, ont dû vider les lieux. Ils seront bientôt remplacés par des Wesleyens, mais en attendant la mission protestante de Ketti est gérée par des indigènes et les protestants Badagas ne sont pas fiers de leurs pasteurs. Ils vont trouver le Père catholique qui travaille à Nercambai parmi leurs congénères. On doit le supposer possesseur de quelques roupies. Dailleurs le P. Gudin a le don dattirer les gens par son langage, par ses manières tout à fait à la mode indienne ; il faut bien le dire aussi, cest un rude missionnaire qui a fait ses preuves.

    Voyant que la moisson sannonçait plus abondante dans les environs immédiats de Ketti, le P. Gudin quitte Nercambai et sa chapelle, il vient sinstaller à 200 mètres des quartiers protestants. Il acquiert deux acres de terrain et bâtit à la hâte, dans les parages appelés Kombukorei, ce qui sera chapelle catholique de Ketti et presbytère du missionnaire des Badagas. Le tout existe encore : dautres bâtisses ont été ajoutées ; des chrétiens y sont logés gratuitement. Le P. Gudin na pas élevé un monument : ce qui était la chapelle est tout juste convenable pour une habitation dIndiens. Mais il sait se contenter de peu. Pour orner sa chapelle dédiée à St Michel on lui donne un tableau de lArchange, de la valeur dune roupie environ. Il le fait admirer à ses visiteurs.

    Le 21 août 1915, il administre le premier baptême dans sa chapelle. Ses conquêtes se font toujours spécialement parmi les protestants ; cependant il réussit à convertir un païen assez marquant du village de Kerehada quil appellera Paul Kouga. Celui-ci amènera, mais non sans peine, sa femme et ses enfants. Le troupeau catholique augmente. Daprès le registre des baptêmes, le P. Gudin en est à son cinquante-sixième converti en mai 1916. Hélas ! daprès les desseins de Dieu, louvrier apostolique est arrivé au terme de sa carrière. Le P. Gudin prend froid dans son habitation de fortune. Une pneumonie se déclare. Les Religieuses Franciscaines Missionnaires de Marie dOotacamund le font porter durgence au Sanatorium de St Théodore de Wellington où il expirera quelques jours plus tard.

    Le P. Gudin na passé chez les Badagas que deux ans et quelques mois, mais le sillon quil a tracé est profond. Son nom est béni, même parmi les païens : son souvenir reste gravé dans les mémoires ; sa photographie orne bien des maisons, même des maisons dapostats, car hélas ! tous les néophytes du P. Gudin nont pas persévéré, tant sen faut.

    Après la disparition du P. Gudin, les Badagas nont plus de missionnaire en charge de leur tribu uniquement. De plus, les Wesleyens sont venus. Etant anglais, ils ont de linfluence ; ils ont de largent aussi. Le sentiment dintérêt matériel sest réveillé chez les convertis du P. Gudin et, chose qui a dû le contrister, même dans son Paradis, un bon nombre de ceux quil a aimés, choyés ont quitté le bercail pour se remettre dans la gueule du loup.

    Le danger provenant du voisinage immédiat des protestants aurait dû ouvrir les yeux au P. Foubert, dautant plus que des apostasies semblent sêtre produites sans retard. Mettre ou maintenir sa bergerie tout à côté du repaire du loup ravisseur, nest-ce pas de limprudence, nest-ce pas même une faute manifeste de tactique? Tous les efforts à déployer pour contrecarrer linfluence agressive des hérétiques ne briseront-ils pas lélan quil faudrait apporter tout entier à loffensive contre le paganisme ? Ces néophytes venus du protestantisme ne seront-ils pas imbus de préjugés, gâtés à jamais par le poison de lhérésie et toujours prêts, pour un intérêt quelconque, à retourner à leurs erreurs ?

    La suite des événements semble démontrer quil eût été plus sage de ne pas entrer en compétition directe, en lutte manifeste avec lhérésie, mais de transporter le centre catholique dans quelque lieu différent, non contaminé par lerreur. Les premiers pionniers de lévangélisation des Badagas ne lavaient pas pensé ainsi. A Nercambai, la chapelle catholique avait été bâtie à 50 mètres dune chapelle-école protestante existant depuis des années. A Ketti, le P. Gudin sinstalle à 200 mètres des quartiers généraux protestants. Le P. Foubert reprendra la tactique quil avait adoptée dès le début de son apostolat chez les Badagas. Quittant la chapelle du P. Gudin il en bâtira une autre plus spacieuse, il érigera un vaste presbytère à 100 mètres environ du temple protestant. Il semblera narguer, braver le pasteur den face en sefforçant de lui arracher le plus grand nombre dadeptes.

    En effet le P. Foubert avait été nommé entre-temps aumônier du Couvent de Nazareth, à Ootacamund. Après la mort du P. Gudin il reprend en mains la charrue dans le sillon Badaga. Chaque dimanche, après avoir dit la messe au couvent, il fera à jeun quatre milles, à pied, par monts et par vaux, pour aller assurer à Ketti le service religieux et dire une seconde messe tardive. Le chur des chanteuses du couvent sera souvent mis à contribution pour relever de leur chant les cérémonies de la chapelle de Ketti.

    Sur ces entrefaites, le P. Foubert devient encore chapelain militaire pour les catholiques qui se trouvent parmi les internés de guerre au camp de Ketti. Il reçoit chaque mois, comme chapelain, une bonne somme. Cet argent ne gonflera pas sa bourse car il sera distribué aussitôt pour venir en aide à ses catéchumènes ou néophytes Badagas qui, au besoin, nhésitent pas à abuser de ses largesses. Le succès semble répondre à ses efforts. De mai 1916 à octobre 1919, il administre 72 baptêmes.

    A voir que le bloc protestant est grignoté, il senthousiasme. Il lui arrive, au cours des séances de confessions au couvent dOotacamund, de renvoyer quelquune de ses pénitentes religieuses par ces mots : Allez en paix on les aura On les aura, qui ? demande la religieuse interloquée Mais les Badagas ! répond-il. Est-ce à dire quil nait pas de déboires ? Il en a beaucoup et capables de rendre plus circonspect un zèle moins entreprenant que le sien Mais les difficultés semblent aiguillonner son ardeur. Ainsi tel Badaga, aussitôt après avoir reçu le baptême et lui avoir soutiré au préalable une bonne étrenne pour se laisser verser leau baptismale sur le front, lui déclare sans détours quil sen retourne au paganisme. Ce nétaient pas de vaines paroles.

    Le P. Foubert aimait son uvre ; il avait foi en la réussite malgré les revers. Aussi ne reculait-il pas devant le rôle de quémandeur pour trouver de largent pour ses Badagas. Un jour, à Ootacamund, il se rend chez le Gouverneur de Madras où il est assez mal reçu. Il insiste tout de même et obtient finalement 100 roupies mais avec ordre de ne plus paraître dans de telles conditions.

    Ils sont innombrables les traits qui montrent combien lapostolat parmi les Badagas lui tenait à cur. A plus de 70 ans, simposer cet apostolat qui nétait quun travail surérogatoire ajouté de son gré au travail daumônier dun grand couvent ; franchir à pied 4 milles, ou en bicyclette 7 milles ½ , le dimanche, à jeun, et maintes fois dans la semaine, prouve éloquemment le zèle du P. Foubert et son amour de prédilection pour luvre de Ketti. Aussi ce sera un réel sacrifice qui lui sera imposé lorsquil devra quitter et Ootacamund et lInde pour aller chercher en France la guérison dun mal implacable qui ronge sa mâchoire. Ne sachant pas lui-même la gravité de son état, il conservait lespoir dun prompt retour et comptait avoir la consolation de revoir ses néophytes, de mourir parmi eux. Mais linitiateur de lévangélisation des Badagas mourra en France, loin de son Ketti. Sa tombe ne recevra pas la visite de ses Badagas, mais nul doute quau ciel son âme ne continue, par ses prières, cette évangélisation qui fut le rêve de sa vie. Une des grâces quil a dû obtenir aussitôt pour Ketti, cest la désignation du P. Tignous comme son successeur dans luvre des Badagas.

    (A suivre)
    E. PÉRIÉ.



    1933/96-104
    96-104
    Périé
    Inde
    1933
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