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Liturgie

LITURGIE Q. Jai en mains deux Ordo pour 2923. A la date du 29 mai (fête de Ste Madeleine de Pazzi, semi-double), lun dit : Missa de præcepto : vel de Festo, cum comm. Dom. I post Pent., 3. or. A cunctis ; vel de Dom. I post Pent. cum comm.Festi, 3. or. A cunctis ; et il défend les messes votives privées. Lautre les permet et indique seulement la messe de Festo cum orationibus de tempore. Lequel dois-je suivre ?
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    LITURGIE

    Q. Jai en mains deux Ordo pour 2923. A la date du 29 mai (fête de Ste Madeleine de Pazzi, semi-double), lun dit : Missa de præcepto : vel de Festo, cum comm. Dom. I post Pent., 3. or. A cunctis ; vel de Dom. I post Pent. cum comm.Festi, 3. or. A cunctis ; et il défend les messes votives privées. Lautre les permet et indique seulement la messe de Festo cum orationibus de tempore. Lequel dois-je suivre ?

    R. La messe dun dimanche empêchée par une fête de rite supérieur ne doit être reprise de prcepto pendant la semaine suivante que lorsquil sy rencontre une férie nayant pas de messe propre (féries ordinaires ou féries de lAvent), ou une fête simple, ou loffice de Beata Maria in Sabbato, ou un jour dOctave simple, ou un jour infra Octavam communem, ou un jour infra Octavam privilegiatam pro parliculari Ecclesia, ou même un jour infra Octavam privilegiatam pro universali Ecclesia (pour les seuls dimanches tombant pendant ces sortes dOctaves). Telle est la rubrique du Missel (Addit. et Variat., I, 6).

    Donc, dans le cas ci-dessus, aucune obligation de reprendre la messe du dimanche précédent, empêchée par la fête de la Sainte Trinité : le 29 mai, tout prêtre peut dire ou la messe de la Fête, ou une messe de Requiem (quotidiana, avec ou sans chant), ou une messe votive.

    Q. Paul est seul prêtre dans sa paroisse. Un jour on lui demande une messe denterrement (præsente corpore) et une messe de mariage. Laquelle doit-il dire ? Ne pourrait-il pas satisfaire tout le monde en disant la messe de obitu avec mémoire de la messe de mariage (y compris la bénédiction des époux après le Pater et à la fin de la messe) ?

    R. On ne fait jamais de mémoires aux messes de Requiem : témoins les Missels édités spécialement pour les messes pro defunctis.

    Dans le cas posé Paul doit dire la messe de mariage et transférer la messe de obitu. Il pourra faire lenterrement sans messe. Il faut pourvoir dabord, en effet, aux besoins des âmes encore en danger de se perdre, comme sont les futurs époux, à qui la messe de mariage peut être très utile pour leur salut ; tandis que le sort du défunt étant fixé pour léternité, la messe de obitu ne peut que laméliorer, ni besoin en est.

    Q. Un évêque de passage dans une paroisse, en dehors de son diocèse, annonce quil y a 50 jours dindulgence accordés à ceux qui baisent son anneau. Y a-t-il une indulgence attachée au baisement de lanneau épiscopal ? Et que penser du cas ci-dessus ?

    R. Daprès les meilleurs traités des Indulgences et daprès le Droit Canon, il ne paraît nulle part quil y ait dindulgences accordées à ceux qui baisent lanneau épiscopal. En admettant toutefois quun évêque puisse accorder 50 jours dindulgence pour cet acte, il ne le pourrait quen faveur de ses seuls diocésains (Can. 349, § 2, 2).

    Q. Quand une prière à lintention du Souverain Pontife est requise pour gagner une indulgence plénière, par exemple, pour la prière En ego (O bon et très doux Jésus), quelle doit être la nature ou la longueur de cette prière ?

    R. Le Canon 934, § 1, dit : Si ad lucrandas indulgentias oratio in genere ad mentem Pontificis prscribatur, mentalis tantum oratio non sufficit ; oratio autem vocalis poterit arbitrio fidelium deligi, nisi peculiaris aliqua assignetur.

    Donc : 1º ce doit être une prière vocale, cest-à-dire récitée des lèvres et prononcée. La prière mentale ne suffit pas.
    2º Ce doit être une prière. Il faut remarquer que lEglise ici parle au singulier (oratio), alors que, dans les décisions précédentes, elle employait le pluriel (preces). Doù les théologiens autorisés, comme Bremer, S. J., et Noldin, S. J., déclarent quon peut douter que, daprès le nouveau Code, un Pater suffise pour gagner lindulgence. Ce que veut lEglise, cest la qualité plus que la quantité. Si donc on récite un Pater avec lenteur et recueillement, on a rempli la condition posée.

    Pour gagner, par exemple, lindulgence de la Portioncule, on voit combien il est avantageux de navoir pas à réciter toties quoties 5 Pater, Ave et Gloria, alors que suffirait la récitation dun Pater, plus facile et plus agréable.

    1923/247-249
    247-249
    Anonyme
    France
    1923
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