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Liturgie

Liturgie Q. Peut-on ou doit-on omettre les prières de Léon XIII après la messe basse paroissiale du dimanche ?
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    Liturgie
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    Q. Peut-on ou doit-on omettre les prières de Léon XIII après la messe basse paroissiale du dimanche ?

    R. A lorigine, les prières prescrites en 1884 par Léon XIII étaient obligatoires après toutes les messes basses, même paroissiales, dites en pays de mission. Un décret avait paru en ce sens : Mais, depuis quelques années, la S. C. des Rites prescrit de les supprimer après toutes les messes ayant quelque solennité, comme messes de mariage, de Première-Communion, etc. On peut donc les supprimer à toute messe è laquelle un simple prêtre pourrait prendre deux servants à raison de la solennité. Par conséquent, on peut et on doit les supprimer après la messe basse paroissiale du dimanche.

    Q. Dans les rubriques du nouveau Missel (XIII, De his quæ omittuntur in Missa pro defunctis, 4) on lit : Post orationem (absolutionis) autem, faciens crucem manu dextera super tumulum, subjungit V Requiem ternam, et, dicto per cantores Requiescat in pace et Amen, faciens iterum crucem super tumulum, subjungit V Anima ejus Que pensez-vous de ce second signe de croix, inusité jusquici ?

    R. Le Missel Romain, qui donne, après les messes pour les défunts, les cérémonies de lAbsoute, ne parle pas dun second signe de croix à faire au V Anima ejus...
    Le Missale Romanum pour les messes des défunts nen dit rien non plus.

    Q. Peut-on, en certaines circonstances, procéder à la cérémonie catholique des funérailles pour un chrétien dont le cadavre a été incinéré et dont il ne reste que quelques petits ossements ?

    Que faire dans le cas où, quil y ait eu préalablement incinération ou non, on demande la cérémonie des funérailles pour un défunt dont on ne présente quune mèche de cheveux ou une rognure dongles ?

    (Au Japon, quand une personne meurt à létranger, par exemple, il est de pratique courante parmi les non-catholiques de faire célébrer au pays natal des funérailles solennelles. Cette cérémonie, toujours religieuse en fait, est regardée surtout comme une espèce de fonction sociale ayant pour but de rendre au défunt les honneurs posthumes qui lui sont dus. Dans ce cas, la bière ne contient, è défaut dossements, quune petite mèche de cheveux ou quelques rognures dongles.)

    Un prêtre pourrait-il, dans un cas semblable pour un défunt catholique, procéder à la cérémonie de lenterrement telle quelle est dans le Rituel ?

    R. 1º On peut faire les funérailles pour un défunt incinéré, dont on présente quelques ossements, si lincinération a eu lieu sans le consentement du défunt ; par exemple, par accident (dans un incendie) ou en vertu dun ordre de lautorité civile (en cas dépidémie).

    2º Il est certain que, dans le cas proposé, où la famille ne présenterait quune mèche de cheveux ou une rognure dongle, on ne peut faire la cérémonie des funérailles, ni la conduite au cimetière ; mais, après la messe (célébrée comme il est dit plus bas), on peut faire labsoute, selon que le Rituel lindique, absente corpore.

    3º On peut dire une messe de obitu avec labsoute absente corpore, quand on apprend le décès dune personne morte au loin. Cette messe de obitu jouit de grands privilèges. Daprès le nouveau Missel : on peut la dire cum cantu vel sine cantu ; on peut la dire au jour le plus convenable pour la famille ; on peut la dire tous les jours, excepté : les dimanches, les jours de fêtes dobligation (même supprimées) ; les fêtes de 1e et de 2e classe (même transférées) ; le jour de la Commémoraison de tous les Défunts ; le Mercredi des Cendres et la Semaine-Sainte ; les Vigiles de Noël, Epiphanie et Pentecôte ; les Octaves de Noël, Epiphanie. Pâques, Ascension, Pentecôte et Fête-Dieu.
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    Des Messes dEnterrement.
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    Les messes denterrement (in die obitus seu depositionis defuncti) sont permises tous les jours, sauf :

    1º les fêtes primaires de 1e classe étendues à lEglise universelle (les lundi et mardi de Pâques et de la Pentecôte les messes denterrement sont permises) ;

    2º les fêtes de la Dédicace et du Titulaire de léglise où a lieu lenterrement ;

    3º la fête du Patron principal du lieu ; et, pour les Religieux, la fête du Titulaire ou du Fondateur de lOrdre (S. François-Xavier pour les Missions de notre Société).

    Nota. Si la solennité dune des fêtes ci-dessus est transférée à un dimanche, les messes denterrement ne sont prohibées quau jour de la solennité.

    4º Les messes denterrement sont prohibées dans toute église où le St-Sacrement est exposé ;

    5º Elles sont également prohibées dans toute église tenue à la messe conventuelle ou à la messe paroissiale (pro populo), sil ny a pas de prêtre libre pour les célébrer ;

    6º Elles sont également prohibées le 2 février, le mercredi des Cendres, le dimanche des Rameaux, la veille de la Pentecôte, et les 4 jours des processions des Rogations, dans les églises où il ny a quun prêtre, qui doit faire les cérémonies spéciales à ces jours ;

    7º La messe denterrement nest pas permise au jour de la Commémoraison des Fidèles Trépassés : Si on a un enterrement ce jour-là, on doit dire la première messe In Commemoratione omnium Fidelium Defunctorum avec seconde oraison (sub eadem conclusione avec lOraison de la Messe) de la messe In die obitus ; dans une église où lon devrait chanter la première messe pour les défunts in genere, il faudrait, pour la messe denterrement, dire la seconde messe avec loraison de la messe In die obitus, comme précédemment.

    Règles générales. Les messes denterrement doivent être chantées, à moins quelles ne soient dites pro pauperibus, qui ne peuvent payer les frais dune messe chantée. = Les messes denterrement régulièrement sont célébrées prsente corpore ; mais elles peuvent être célébrées absente rationabilem ob causam vel jam sepulto cadavere. Il est bon de remarquer que la nouvelle rubrique ne fixe pas de terme, dans le cas où le corps est déjà enterré : on peut donc suivre la volonté de la famille pour célébrer la messe de obitu.

    Nota I. Dans une église où a lieu un enterrement, tout prêtre présent peut célébrer la messe basse de obitu, sauf si lenterrement a lieu le dimanche ou un jour de fête de 1e ou de 2e classe, ou pendant une Octave privilégiée, ou aux Vigiles de Noël, de lEpiphanie et de la Pentecôte, ou le mercredi des Cendres, pendant la Semaine Sainte ou le jour des Morts.

    Nota II. Dans les églises paroissiales ou dans les chapelles publiques on peut dire une messe (chantée ou basse) de obitu depuis la mort jusquà lenterrement. Dans les chapelles semi-publiques et dans les oratoires privés, depuis la mort jusquà lenterrement on peut dire la messe (basse ou chantée) de obitu tous les jours, et tous les prêtres jouissent de ce privilège. = Ces messes ne peuvent être célébrées les jours énumérés au nota I.

    A la nouvelle de la mort dune personne décédée au loin, on peut chanter une messe, ou dire une messe basse de die obitus au jour fixé par la famille, pourvu que ce jour ne soit pas compris parmi les jours énumérés ci-dessus (Nota I).

    1922/360-362
    360-362
    Anonyme
    France
    1922
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