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Lettre de S. E. Monseigneur le supérieur du séminaire et de la Société

Lettre de S. E. Monseigneur le supérieur du séminaire et de la Société. Malacca, en la fête de St François Xavier, 3 décembre 1931. Monseigneur, Au moment où le Bulletin de la Société des Missions-Étrangères, publié à Hongkong par les soins de notre Maison de Nazareth, achève sa dixième année, je tiens à lui adresser, en votre personne, les félicitations reconnaissantes de notre Société toute entière.
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    Lettre de S. E. Monseigneur le supérieur du séminaire et de la Société.

    Malacca, en la fête de St François Xavier,
    3 décembre 1931.

    Monseigneur,

    Au moment où le Bulletin de la Société des Missions-Étrangères, publié à Hongkong par les soins de notre Maison de Nazareth, achève sa dixième année, je tiens à lui adresser, en votre personne, les félicitations reconnaissantes de notre Société toute entière.

    La visite que je poursuis depuis deux mois dans nos Missions et qui ma déjà permis de reprendre un contact personnel avec quelques-unes des plus importantes parmi elles, me fait toucher du doigt la part qui revient au Bulletin dans le bien-être intellectuel et moral de notre famille religieuse. Par lui un lien suivi est maintenu entre nous.

    Nous partageons, grâce à sa chronique, les difficultés, les succès, les dangers et les espoirs les uns des autres.

    Grâce à ses méditations, si profondes dans leur simplicité, nous recevons, puisée à ses sources les plus authentiques, la vraie spiritualité missionnaire, modeste, virile et pratique.

    Grâce à ses pages historiques nous revivons lépopée quil nous appartient de continuer et quil nous faut écrire dans le même style, celle quont vécue nos devanciers qui, en des temps plus difficiles quaujourdhui, et parmi de bien autres vicissitudes, nont jamais dévié de leur but ni douté de la Providence.

    Grâce à ses statistiques, souvent si curieuses et originales, nous restons au courant de luvre qui saccomplit sur notre champ de travail, et en mesure de faire les comparaisons qui, tout en nous laissant déplorer les lenteurs du progrès missionnaire, nous montrent cependant quaux Missions-Étrangères le mordant apostolique na pas fléchi.

    Et de tout cela résulte un sentiment général de sécurité dans les directives adoptées, destime mutuelle et de confiance en lavenir qui est éminemment bienfaisant pour tous. Je ne parle même pas du bon renom qui en revient à la Société dans son ensemble, à chacune de ses missions en particulier et à chacun de ses membres, servant par là merveilleusement ses intérêts les plus vitaux; son recrutement et son rayonnement.

    Que Dieu bénisse donc luvre de ses bons ouvriers. Et que le cher Bulletin, au cours de sa deuxième décade, voie décupler son succès et prospérer au centuple la cause quil sert si bien.

    Daignez agréer, Monseigneur, lhommage de mon affectueux respect en N.-S..

    J. de Guébriant.
    sup.

    Chers lecteurs.

    Après avoir remercié S. E. Monseigneur le Supérieur davoir malgré les multiples soucis de sa vie si mouvementée, trouvé moyen, denvoyer au cher Bulletin ses paternels encouragements, permettez-moi de renvoyer à qui de droit les félicitations de notre vénéré Supérieur. Si le Bulletin a pu réaliser son but détablir entre tous les membres de la Société un lien plus intime, cest à la précieuse collaboration de nos confrères quil le doit. Je me fais donc un devoir de remercier tous ceux qui, pendant ces dix premières années, ont fourni toute la partie documentaire du Bulletin, et tous les chroniqueurs dont la fidèle correspondance permet décrire au jour le jour lhistoire de chacune de nos Missions.

    Je men voudrais doublier ceux qui ont caché leur dévouement sous lanonymat de La Rédaction, quils trouvent ici lexpression des plus vifs sentiments de gratitude de tous les lecteurs du Bulletin.
    G. DESWAZIÈRE
    SUPÉRIEUR
    MAISON DE NAZARETH.
    1932/1-3
    1-3
    Guébriant
    France
    1932
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