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LEtablissement du Christianisme dans lInde 1

LEtablissement du Christianisme dans lInde Les pages qui suivent Jurent écrites par le P. J.-B. Croze, missionnaire de Kumbakonam. Elles devaient servir dintroduction à un ouvrage considérable dont il avait déjà réuni les matériaux et qui devait avoir pour titre : Histoire dune chrétienté dans lInde : Kuttour autrefois et aujourdhui. Lauteur ne devait pas terminer son uvre : atteint par la mobilisation, il rentrait en France en septembre 1914 et fut tué en Champagne le 30 septembre 1918.
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    LEtablissement du Christianisme dans lInde


    Les pages qui suivent Jurent écrites par le P. J.-B. Croze, missionnaire de Kumbakonam. Elles devaient servir dintroduction à un ouvrage considérable dont il avait déjà réuni les matériaux et qui devait avoir pour titre : Histoire dune chrétienté dans lInde : Kuttour autrefois et aujourdhui. Lauteur ne devait pas terminer son uvre : atteint par la mobilisation, il rentrait en France en septembre 1914 et fut tué en Champagne le 30 septembre 1918.

    Ayant retrouvé dans ses papiers les notes quil avait préparées, je les envoie au cher Bulletin. Lhistoire de létablissement du Christianisme dans lInde est assez peu connue ; peut-être sera-t-il agréable à quelques lecteurs den trouver ici les grandes lignes. En retour ils accorderont un souvenir et une prière à lauteur, mort glorieusement pour la France.

    H. B.



    I. Etat général de lInde
    au commencement de lère chrétienne.

    Les premiers occupants de lInde avaient été refoulés peu à peu par les invasions successives aryennes vers lintérieur du pays, loin de lIndus et du Gange. Certaines peuplades subjuguées ou assimilées par les conquérants aryens seraient restées dans les contrées quelles habitaient antérieurement, mais leur condition fut inférieure à celle des nouveaux venus, qui, à lorigine, se préservaient soigneusement de toute contamination étrangère, soit dans les observances religieuses, soit dans les relations domestiques. Dautres populations autochtones, au contraire, après avoir lutté sans succès pour leur indépendance, mais refusant de subir le joug des conquérants du Nord, préférèrent se réfugier dans les forêts et les montagnes et envahirent les plateaux du Dekkan, où elles sorganisèrent par nationalités et par langues, après avoir elles-mêmes refoulé plus loin les populations indigènes. Puis, dans le cours des siècles, un certain apaisement se fit ; les envahisseurs aryens, divisés en guerriers, qui semparaient de nouveaux pays, et en colons, qui défrichaient et mettaient en valeur les territoires occupés, se montrèrent moins jaloux de garder intactes leurs distinctions spécifiques de race et de religion. Sétant eux-mêmes divisés en trois grandes castes : les Brahmes ou prêtres, les Kchattryas ou guerriers, et les Vaissyas ou colons, ils cherchèrent graduellement a sassimiler dans une certaine mesure les peuples indigènes, tout en maintenant une différence essentielle entre la race conquérante et les races vaincues. Mais peu à peu, par suite des exigences du pays et du climat, et sous linfluence de considérations politiques et religieuses, un mélange inévitable se produisit. Les rois et les guerriers indigènes reçurent parmi les conquérants le titre honorifique de Kchattryas ; ceux qui soccupaient de commerce et dagriculture eurent aussi une place honorable parmi les Vaissyas ou colons de race purement aryenne, et les indigènes laboureurs, ou, en général tous ceux qui se livraient à lagriculture, prirent le dernier rang dans le système aryen, comme Sudras. Chaque division était encore soigneusement délimitée, avec des attributions et des privilèges distincts, soit au point de vue civil, soit au point de vue religieux ; mais le tout constituait un système compact, où vainqueurs et vaincus ne formaient pour ainsi dire quun tout, avec les différences essentielles de conditions et doccupations inhérentes à tout pays et à toute nation.

    Après les premières difficultés de la conquête, les justes ressentiments des vaincus diminuèrent dintensité, comme aussi lintransigeance des conquérants saffaiblit. Les relations journalières indispensables entre eux amenèrent une certaine détente dans lesprit des deux races : lantipathie du début fit place à des sentiments plus pacifiques ; les Aryens shabituèrent à prendre des femmes dans les familles originaires du pays, et, si ces, unions ne produisirent pas une fusion complète, au moins elles favorisèrent et rendirent plus stable lharmonie qui commençait à sétablir entre ces peuples dorigine différente. Les anciennes appellations méprisantes de Dasyas (esclaves), Rakchasas (géants), Dayttias et Asuras (démons), Nishadas (hommes vils), disparurent pour faire place aux termes honorables de Kchattryas, Vaissyas et Sudras.

    Lidée de caste fut substituée en partie à lidée de race. Chaque caste était distinguée par sa couleur : les Brabmes, cest-à-dire les Aryens purs, les prêtres, sappelèrent la race blanche ; les Kchattryas, les Vaissyas et les Sudras furent appelés les hommes de couleur rouge, jaune et noire, respectivement (1). Les mélanges entre castes restèrent strictement défendus ; mais les quatre classes ne formèrent quun tout, dont lensemble était nécessaire à la prospérité dun royaume : les Brahmes, pour faire les sacrifices et attirer les faveurs du ciel sur le roi et son peuple ; les Kchattryas, pour maintenir lintégrité du pays contre les ennemis ; les Vaissyas et les Sudras, pour assurer la prospérité et le bien-être des brahmes, des guerriers et du pays

    La religion, de son côté, avait subi des transformations analogues. Avant dêtre envahie par les Aryens issus de Japhet, lInde avait été occupée par la famille de Khus, fils de Noé et père des Ethiopiens, puis par des descendants de Sem. Cest ce qui expliquerait quà leur arrivée, les Aryens trouvèrent le pays peuplé dhabitants dont les uns étaient noirs, et les autres jaunes. Les Aryens, arrivés du Nord par la vallée de lIndus, sétaient dabord établis sur les bords de ce fleuve ; peu à peu ils savancèrent à lest vers le Gange, subjuguèrent et occupèrent tout le pays, et de là envoyèrent des expéditions et des colonies jusque dans le Sud. Après les révolutions politiques qui occasionnèrent la ruine de limmense empire assyrien, des tribus scythiques, parties de lAsie centrale et suivant aussi la vallée de lIndus, semparèrent de tous les pays riverains du grand fleuve et envahirent lInde septentrionale. Les Aryens, qui, pour empêcher leur submersion dans les races conquises, sétaient séparés en trois grandes castes complètement distinctes : Brahmes, Kchattryas et Vaissyas, sefforcèrent de parer le coup qui les menaçait en admettant ces nouvelles tribus dans les rangs des kchattryas ; mais celles-ci, impatientes dun joug par trop autocratique, nobéissaient à leurs prêtres brahmes que lorsque leur intérêt immédiat concordait avec les avis de ces conseillers intéressés.


    (1) Peut-être ces différences de couleur ont réellement existé à lorigine et ont pu servir de base pour établir les grandes distinctions du peuple indien ; mais aujourdhui on ne saurait se fonder uniquement sur la couleur pour distinguer une caste dune autre (Laouënan, Brahmanisme, I. p. 89). Aussi, actuellement, les Brahmes interprètent les mots différemment : par couleur blanche, ils entendent la pureté, la bonté, lamour de la paix et de la contemplation, qualités qui seraient les caractères spécifiques des Brahmes ; par couleur rouge, la passion, la colère, qui provoquent laction et qui seraient lapanage des Kchattryas ; par couleur jaune, un certain mélange de passion et dignorance donnant lieu à des velléités daction contrebalancées par linstinct appétitif inférieur, qui caractériserait la classe des Vaissyas : et enfin, par couleur noire, lignorance et lapathie intellectuelle, source derreurs et de fautes, le lot commun des Soudras (Voir Mahabaratha, Ed. Kumbakonam, Sandi Parvam, p. 635 note 2).


    Aussi, à lépoque de la conquête du Punjab par Alexandre le Grand (327-325), tous les pays riverains de lIndus étaient occupés par les races scythiques, dont les rois ne reconnaissaient lautorité des prêtres brahmes quen tant quelle cadrait avec leurs aspirations.

    Les Aryens avaient pénétré plus à lEst sur le cours du Gange et y avaient établi des royaumes : leurs colonies sétendaient jusquà lextrême Sud de lInde, et lun de leurs héros, déifié sous le nom de Rama Chandra, avait fait la conquête de Ceylan. Mais toutes ces migrations ne sétaient pas faites sans peine ; les Purânas sont pleins des luttes qui eurent lieu entre les Aryens et les indigènes. Au point de vue religieux, la résistance ne fut pas moins opiniâtre quau point de vue politique, et les transformations dans lordre social et politique des différentes contrées fuient accompagnées de changements considérables, soit dans la théogonie des envahisseurs, soit dans celle des peuples soumis.

    En arrivant dans lInde, les Aryens adoraient les éléments, les forces de la nature ; ils éprouvaient la joie de vivre, et leurs divinités navaient pour eux que des sourires et des bienfaits. Plus tard, lorsquils furent établis dans les vallées de lIndus et du Gange, cette religion primitive, la religion védique proprement dite, se changea en brahmanisme, cest-à-dire que la religion convergea tout entière vers lordre brahmanique, la caste des prêtres. Les hymnes védiques, incompris du plus grand nombre, furent considérés comme des formules magiques à lusage des brahmes plutôt que comme des invocations et des prières à lusage du peuple ; les dieux eux-mêmes furent représentés dune façon entièrement différente de la conception originale ; ils perdirent leur caractère familier et bienfaisant, et furent dailleurs éclipsés rapidement ou même complètement remplacés par des divinités nouvelles, adorées des peuplades indigènes, mais que les premiers Aryens avaient reléguées au rang dAsuras ou démons, puissances malfaisantes, cruelles, vindicatives, qui prenaient plaisir à tourmenter les hommes et quil fallait apaiser par des rites spéciaux et de nombreux sacrifices. Au milieu de ce nouvel amalgame de dieux, de demi-dieux et de démons, les Brahmes ne trouvèrent rien de mieux que de soctroyer à eux-mêmes la nature divine avec des pouvoirs correspondants ; de sorte que leurs volontés équivalaient à des décrets divins, devant lesquels tous, les rois comme le commun des mortels, navaient quà sincliner. Les dieux eux-mêmes nétaient point à labri de leur colère, et, pour sêtre attiré imprudemment la malédiction des vertueux rishis, plusieurs dentre ces divinités, et des plus considérées, expièrent chèrement leur manque de respect et de circonspection.

    Ces transformations dans la théogonie, le culte, le rituel, la croyance dans la doctrine de la transmigration, létat de guerre incessant entre les différentes tribus et les querelles intéressées entre les rois et les prêtres, achevèrent de ruiner lancien état desprit aryen, porté plutôt à la joie et au plaisir, et donnèrent naissance à un pessimisme qui ne fit que saccroître avec le temps. Pour expliquer les mystères de lexistence, les relations des causes secondaires à la cause première, les destinées de lhomme, la nature de lâme, le problème du bien et du mal, les philosophes commencèrent à élaborer différents systèmes : les Sudras (1) et les Upanishads (2) firent leur apparition ; chaque école eut son enseignement et ses théories spéciales, et, dans ce morcellement didées favorable à une évolution religieuse, la secte des Djaïns, si lon sen rapporte à leurs traditions, se sépara du Brahmanisme officiel, et Bouddha parut. Lépoque de sa naissance et de sa mort a donné lieu à de nombreuses controverses, sans que la question soit définitivement tranchée ; mais, daprès une opinion généralement admise, on pense quil a prêché se doctrine vers lan 500 avant Jésus-Christ. Vers la même époque probablement paraissaient les Lois de Manu, au moins leur première ébauche, qui sont restées le premier code religieux et juridique de lInde. La doctrine de Bouddha se développait rapidement ; les tribus dorigine scythique lembrassaient avidement et des royaumes entiers échappaient à la domination brahmanique. Les Brahmes, effrayés de ce mouvement, essayèrent par tous les moyens possibles de létouffer ou au moins de lendiguer ; mais, en dépit de leurs efforts, le Bouddhisme saffermissait toujours, et tout le nord de lInde, sous la domination de Chandra-Gupta (425-301) devenait bouddhistes Sous le règne dAsoka petit-fils de Chandra-Gupta, et lui-même fervent bouddhiste, la nouvelle religion arriva à son apogée. Asoka envoya de tous côtés des missionnaires ; il établit un peu partout des monastères de religieux et de religieuses, et le Bouddhisme sétendit depuis le Kashmir et lAfghanistan jusquau Sud de lInde, gagnant Ceylan, la Birmanie et jusquau Siam. Cependant les Brahmes nabandonnaient point la lutte ; débordés un moment par ce courant qui entraînait à sa suite les peuples aborigènes aussi bien que les peuples conquérants venus après eux, ils firent tous leurs efforts pour sauver leur prestige et maintenir leur autorité. Ils chassèrent de leurs rangs, comme indignes, les peuples scythes quils avaient autrefois admis parmi les Kchattryas, mais que leur conversion au Bouddhisme avait rendus leurs adversaires, et ils établirent à leur place, comme Kchattryas, les Rajputes, qui venaient de sinstaller dans 4e nord de lInde ; ils adoptèrent les dieux aborigènes, quils avaient tenus autrefois en si profond mépris ; ils inventèrent les Purânas, qui moralement mettaient les dieux au-dessous du niveau des hommes, et des pires, et faisaient de la divinité un objet dépouvante pour les ignorants, de dérision et de dégoût pour les hommes de bon sens. Ils opposèrent à la religion triste, ascétique, de Bouddha, les légendes merveilleuses de Siva et de Vichnou, de leurs épouses et de leurs incarnations, et, à des pratiques de mortification, des pratiques purement rituelles, qui ninterféraient en rien avec le bien-être ou les appétits dissolus des populations. Ils profitèrent habilement de lignorance des peuples pour leur montrer le Bouddhisme comme la religion des étrangers, des nouveaux-venus ; ils en firent ressortir les inconvénients dans la vie pratique en regard des avantages et des libertés que procurait le Brahmanisme modifié daprès les Purânas. Aussi bien, pour longue et implacable que fut la lutte, elle dura jusquau XIe siècle de notre ère, finalement le Brahmanisme en sortit victorieux et le Bouddhisme disparut, ou à peu près, de lInde.


    (1) Sudras : livres daphorismes scientifiques dont le but était de faciliter aux élèves la mémoire des principes que le maître leur enseignait et quil développait oralement ; ils sont fondés sur les Védas et les Brahmanas et, comme tels, jouissent dune autorité divines ; ils traitent un peu de tout ce qui concerne lhumanité : religion, science, littérature et philosophie (Laouënan, I, 299. Hinduism and India, p. 19).
    (2) Upanishads : ouvrages qui contiennent les doctrines mystiques des Brahmes sur la nature de lEtre suprême, celle de lâme humaine, leurs relations, le mode de la création, etc. Ils furent composés pour indiquer un nouveau moyen de rapprochement entre lhomme et la divinité, à savoir la contemplation et ses différents degrés, qui devaient remplacer les sacrifices sanglants, anciennement les seuls intermédiaires entre lhomme et la divinité. Ils ont été écrits entre lan 600 A. C. et 1000 P. C. (Laouënan I, 300. Hinduism, 24).


    Au commencement de lère chrétienne, la lutte entre les deux cultes. Bouddhisme et Brahmanisme, sévissait avec intensité. De plus, au sein même du Brahmanisme, les différentes écoles de philosophie étaient en complet désaccord sur les idées religieuses fondamentales ; le Bouddhisme, de son côté, se fractionnait en deux grandes branches : le Bouddhisme du Nord, réformé par Kaniksha et représentant surtout linfluence scythique, et le Bouddhisme du Sud, fidèle aux anciennes traditions, qui conservait les principes développés du temps dAsoka et représentait davantage lélément indigène. Au milieu de ce morcellement dopinions philosophiques et de croyances religieuses, lidée fondamentale chrétienne dun Dieu unique en trois personnes, de la faute originelle et dun Messie Rédempteur sincarnant pour sauver les hommes, avait pu se répandre facilement dans toute lInde. Depuis 5 ou 6 siècles avant notre ère, en effet, les Juifs étaient répandus dans toutes les parties de lInde et y avaient apporté avec eux leurs livres, leurs traditions et leurs doctrines. Dès le temps de Salomon, un commerce considérable avait lieu entre lInde et la Judée ; les navires, partant dAsiongaber, au fond du golfe dAkaba, dans la Mer Rouge, allaient chercher sur la côte occidentale de lInde, au pays dOphir, comme lappelle la Sainte-Ecriture, lor, largent, les pierres précieuses et les bois odoriférants. Au VIIIe siècle avant J.-C., sous Salmanazar, les Juifs furent dispersés dans toutes les provinces de lempire assyrien, et, un siècle plus tard, Nabuchodonosor les distribua de nouveau dans toutes les parties de son vaste empire, doù ils se répandirent dans lAsie entière. Lorsque Cyrus, vers 536, promulgua lédit par lequel il permettait aux Juifs de retourner en Palestine, beaucoup dentre eux restèrent dans les pays où ils étaient fixés ; et les Juifs de Cochin, sur la côte malabare, en particulier, prétendent encore aujourdhui être descendus dune colonie de Juifs de la tribu de Manassé, transportés jusquau Malabar par les ordres de Nabuchodonosor.

    Les relations commerciales commencées si longtemps auparavant entre les deux pays ne firent que se développer. Alexandrie, fondée par Alexandre-le-Grand, devint le grand marché où séchangeaient les produits de lOrient contre ceux de lOccident ; une ligne de trafic régulière sétablit, partant dAlexandrie et aboutissant aux différents ports de la côte occidentale de lInde, entre autres Barygaza, au nord de Surate et à lembouchure de la Nerbadda, et Cranganore, ou Muziris, comme lappellent les géographes grecs, plus au sud, sur la côte malabare, près dune des embouchures de la rivière Alvvaye. Ce dernier port était très fréquenté par les commerçants phéniciens ou européens, qui venaient y chercher des épices. Une autre route par le Golfe Persique était encore comparativement plus aisée et aussi très suivie.

    Il ny a donc rien détonnant à ce que saint Thomas se soit rendu dans lInde par lune de ces deux routes ; et que, comme laffirme la tradition, prenant celle de la Mer Rouge et passant par lîle de Socotora, il soit arrivé sur la côte malabare, où il pouvait savoir, par les traditions du peuple hébreu, que des colonies juives se trouvaient déjà installées.

    (A suivre) J. -B. CROZE

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    1924/645-652
    645-652
    Croze
    Inde
    1924
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