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Les agréments de Dalat

Les agréments de Dalat Te sens-tu déprimé par quelque maladie, Ou par le paludisme, ou la mélancolie ? Dalat est un séjour dont lextrême bonté, Peut te rendre à la fois la joie et la santé. Viens respirer lair pur de ces hautes montagnes, De ces forêts de pins, de ces vertes campagnes, Dont le Ciel a doté ce séjour enchanteur, Pour distraire lesprit et reposer le cur. On y jouit de tout : des grands vents qui rugissent, Sous la fureur desquels les grands arbres gémissent ;
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    Les agréments de Dalat
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    Te sens-tu déprimé par quelque maladie,
    Ou par le paludisme, ou la mélancolie ?
    Dalat est un séjour dont lextrême bonté,
    Peut te rendre à la fois la joie et la santé.

    Viens respirer lair pur de ces hautes montagnes,
    De ces forêts de pins, de ces vertes campagnes,
    Dont le Ciel a doté ce séjour enchanteur,
    Pour distraire lesprit et reposer le cur.

    On y jouit de tout : des grands vents qui rugissent,
    Sous la fureur desquels les grands arbres gémissent ;
    Du tonnerre éclatant, dont les sourds grondements
    Vont ébranler le sol jusquen ses fondements ;

    De la douce fraîcheur, du calme après lorage,
    Du zéphir caressant, du beau ciel sans nuage,
    Du soleil qui sourit, du doux parfum des fleurs,
    Qui reposent les sens, en dilatant les curs.

    Quand le Ciel est serein, sors vite dans la plaine,
    Arpente les coteaux, grimpant à perdre haleine ;
    A travers les forêts prends tes ébats joyeux ;
    Respire le grand air, et contemple les Cieux.

    Mais si la Foudre gronde, ou si le temps est sombre,
    Attristant la nature et la plongeant dans lombre,
    Ne sors pas... Car le Ciel va pleuvoir à pleins seaux,
    Et les sentiers bientôt deviendront des ruisseaux.

    Viens voir comme en ces lieux la bonne Providence,
    Avec que sa bonté, démontre sa puissance,
    Tu trouveras ici, pour faire ton bonheur,
    Ce qui charme lesprit et réjouit le cur.

    Après les longs travaux de ton dur ministère,
    Qui rendent lâme triste et le visage austère,
    Ami, viens avec moi : la solitude à deux,
    Fait lesprit plus léger et le cur plus heureux.

    Eugène Soullard,
    miss. ap.


    1927/501-502
    501-502
    Anonyme
    Vietnam
    1927
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