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Le nouveau Vicariat apostolique de Hiroshima (Japon) 6 (Suite et Fin)

Le nouveau Vicariat apostolique de Hiroshima (Japon) (Fin). LA RÉGION DU SAN-IN-DÔ
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    Le nouveau Vicariat apostolique
    de Hiroshima (Japon)
    (Fin).

    LA RÉGION DU SAN-IN-DÔ

    Le pays et les districts dont il a été parlé jusquici sont situés le long des côtes de la Mer Intérieure et orientés au sud. Un massif montagneux, où les pics élevés sont nombreux, les sépare des provinces du nord qui sétendent sur les rivages de la Mer du Japon. Le sud et le nord, avec leur configuration géographique différente, constituent deux régions tout à fait distinctes. Les provinces du sud ont reçu le nom générique de San-yô-dô caractères chinois ou littéralement région ensoleillée des montagnes, tandis que les provinces du nord sont appelées par contraste San-in-dô caractères chinois, littéralement région à lombre des montagnes. La différence de climat entre les deux côtes, correspond bien à ces appellations. Les contrées du San-yô-dô jouissent dun ciel bleu clair, où le soleil est toujours chaud, sans pluies excessives, et lhiver presque sans neige. Par contre, dans le San-in-dô, latmosphère est humide, le ciel rarement sans nuages ; en toute saison la pluie est abondante et en hiver il neige souvent et beaucoup.

    Les deux préfectures civiles de Shimane et de Tottori, dont il me reste à parler appartiennent à cette région du San-in-dô.

    Préfecture de Shimane. La province dIzumo, qui, avec celle dIwami, a formé le département de Shimane, a joué un rôle important dans la mythologie Japonaise. Dans les temps préhistoriques, il y eut là un centre primitif dimmigration mongole et coréenne, et bientôt un royaume indépendant qui ne se laissa absorber quaprès de longues luttes. Cest ce fond historique que les légendes shintoïstes ont recouvert de merveilleux. Nulle partie du Japon nest encore aujourdhui plus primitive que cette côte nord-ouest du pays. Aux environs de la ville de Matsue sélèvent les temples les plus antiques du Shintoïsme, des temples de bois vides, qui, dans leurs cours de galets, en labsence des pèlerins sont comme des épaves a marée basse. Cette province dIzumo est une terre sacrée entre toutes le va-et-vient des pèlerins y crée une atmosphère religieuse assez forte, et les légendes y sont aussi nombreuses que les lampes des dieux et des ancêtres quon allume le soir partout. (Bellessort).

    Le grand temple dIzumo (Izumo ô-yashiro caractères chinois). Le grand centre shintoïste est à Kizuki, jolie petite ville desservie par une ligne récente de chemin de fer. Au point de vue profane cest une plage recherchée à la saison des bains de mer. Sa renommée dans tout lEmpire lui vient, non de sa position sur la mer du Japon, mais de son temple Izumo ô-yashiro, dédié au dieu Onamuji, appelé encore Okuninushi, temple qui dispute à celui dIse lhonneur dêtre le plus ancien et le plus vénérable sanctuaire de la religion shintoïste. Kizuki est bâti sur le rivage de la mer du Japon, dans une contrée pittoresque que bordent au nord-est des lagunes et au sud-ouest un massif montagneux dominé par le pic Sambe-yama. La légende raconte que la divinité adorée dans le temple, Onamuji, fut le premier conquérant de ce pays, quil civilisa en y introduisant la médecine, la sériciculture et la pêche. Il céda la souveraineté du pays à la Maison Impériale, sous la condition quon lui construisit à Kizuki un vaste palais, ce qui fut fait. Plus tard en le rebâtissant, on en réduisit les dimensions de façon à ne plus dépasser celles du Palais Impérial de Kyôto. Le temple actuel est de dimensions plus écourtées encore. Rebâti en 1874, il sélève au pied de la montagne Yakumo et impressionne par sa masse et ses vastes proportions. On y accède par une large avenue bordée de pins magnifiques, en passant sous de nombreux torii ou portiques aux dimensions colossales.

    Le grand-prêtre, descendant en ligne directe du dieu, portait autrefois le titre de dieu vivant (iki-gami caractères chinois) et il continue à être regardé comme tel par le peuples Depuis 1343, la maison sacerdotale est divisée en deux branches, les Senge et les Kitajima, qui ont reçu le titre de baron.

    Le grand temple présente des particularités bizarres. Dabord il est entouré de 19 sanctuaires vides qui attendent les dieux des autres provinces de lEmpire. Ces derniers sont, en effet, censés se réunir ici en octobre. Dans les autres parties du Japon, octobre est communément désigné par le nom de Kami na zuki caractères chinois (le mois sans dieux), tandis quici, dans la province dIzumo, il est appelé Kami ari zuki caractères chinois (le mois des dieux). Durant ce long conclave dun mois, les dieux sont supposés discuter toutes sortes de questions, depuis les graves problèmes de lEtat jusquaux affaires damour des particuliers. Car, deuxième singularité, pour le peuple, le dieu Onamuji a, comme spécialité, les affaires de mariage.

    Depuis une douzaine dannées, nos Japonais se sont avisés, à limitation des pays civilisés, de donner un caractère religieux à la cérémonie du mariage. Les temples shintoïstes ont tout de suite été choisis pour ces solennités. Le grand temple dIzumo, qui a des succursales dans toutes les grandes villes de lEmpire, a eu aussitôt une forte clientèle. Et, depuis que le chemin de fer a rendu facile laccès du grand temple lui-même, on accourt dun peu partout pour y célébrer les mariages.

    Les couples malheureux, qui rencontrent des obstacles dans la réalisation de leurs rêves, ont dans ce pays un sanctuaire où ils peuvent se renseigner sur lavenir : cest le temple de Yaegaki, situé à 3 lieues au sud de la ville de Matsue. Derrière le sanctuaire on trouve un petit étang sacré : loracle sy tient en permanence à la disposition des âmes en peine. Il suffit décrire sur une feuille de papier le nom de la personne objet de ses rêves, puis denvelopper une menue pièce de monnaie dans ce papier et laisser tomber le tout dans létang. Si le petit paquet enfonce du premier coup, cest signe quon ne tardera pas à voir ses vux comblés, tandis que, sil descend au fond trop lentement, il ny a quà sarmer de patience et à attendre des temps meilleurs. Dailleurs, à quelques pas de létang, se dresse un vieux cryptomeria, qui fournira un précieux secours : un petit morceau de lécorce de cet arbre sacré, porté religieusement sur la poitrine, est une amulette infaillible pour obtenir la réalisation du mariage rêvé.

    Les temples du bouddhisme voisinent avec ceux de lautre culte et ont les mêmes adorateurs. Dans le province dIwami, limitrophe du Nagato et dit Suwô, provinces inféodées à la secte bouddhique du Shinshû, la très grande majorité de la population obéit à cette secte. Dans la province dIzumo, au contraire, elle a très peu dadeptes ; là les sectes qui ont fait une plus grande place dans leur panthéon aux dieux du terroir et aux superstitions locales ont obtenu les faveurs de la population. Dans les temples, les divinités nationales tiennent compagnie aux dieux hindous.

    Jai longuement flâné dans Matsue, écrit A. Bellessort, les sanctuaires entrebâillés resplendissaient. Leurs petites tables de laque et dor, surchargées de vases indescriptibles, éveillaient lidée dune mystérieuse alchimie. Je navais jamais vu tant de Bouddhas sculptés dans le granit. Furieux, rieurs, difformes, méditatifs, somnolents, relevant le menton dun air de mépris ou tendant avec une mine facétieuse la rondeur ballonnée de leur panse, ils auraient formé une galerie dun réalisme étonnant. Et la plupart avaient autour du cou des chapelets, où, sur chaque grain, était collée une prière imprimée on un papier blanc votif.

    Fondation du district de Matsue. De son poste de Hagi, le P. Villion avait de bonne heure porté lEvangile dans la province dIwami et fondé une chrétienté à Tsuwano, petite ville située sur les confins de lIwami et du Nagato.

    Matsue, la grande ville de la côte, est, sur le territoire du nouveau Vicariat Apostolique de Hiroshima, la dernière en date ouverte à la prédication chrétienne.

    Aujourdhui avec la récente ligne de chemin de fer, laccès de Matsue est des plus faciles. Il nen était pas ainsi, il y a quelques années, surtout quand, en hiver, la neige bloquait toutes les communications avec le dehors.

    Matsue fut visité pour la première fois par les PP. Chatron et Vagner en 1893, et une seconde fois en 1894 par le P. Vagner, alors chargé du district voisin de Tottori.

    Au commencement de 1897 seulement, le P. Angles débarqua à Matsue avec la consigne détablir la Mission catholique dans cette ville. Le missionnaire amenait avec lui comme catéchiste un ancien prêtre shintoïste converti, qui lui fut dun grand secours pour commencer lévangélisation de ce pays de dieux et de superstitions. Le P. Angles lui-même, doué dune activité peu commune et dun zèle que rien ne rebutait, se donna tout entier à la prédication. Quand il quitta Matsue en 1901, il avait administré 58 baptêmes et il laissait une petite chrétienté fervente.

    Après le départ du P. Angles, le poste de Matsue fut confié aux PP. Rey et Laisné jusquen 1906. Ce dernier, resté seul, ne tarda pas à tomber malade. Un séjour à Hongkong en 1908 naméliora pas son état et il revint mourir à Kôbe en 1909.

    Le P. Deruy fut envoyé à Matsue cette même année. Ce jeune missionnaire était arrivé de France depuis 6 mois à peine. Aussi il dut employer les premiers mois de son séjour à Matsue à faire connaissance avec la langue et les usages japonais. Le bel enthousiasme de sa jeunesse surmonta les premières difficultés et consacra ses efforts à propager la connaissance du vrai Dieu. Peu à peu ses chrétiens augmentèrent en nombre ; une société de jeunes gens, fondée dans le but daider la prédication, promettait de beaux résultats. Dès 1911, le missionnaire avait ouvert une maison de prédication à Yanago, ville appartenant à la préfecture de Tottori, mais rapprochée de Matsue. Les premières semailles furent pénibles, mais la moisson sannonçait prospère, quand la guerre éclata. Le P. Deruy, rappelé en France par la mobilisation, quitta ses chers chrétiens, quil ne devait retrouver quau commencement de 1919. Pendant cette longue absence, le P. Daridon, curé du poste de Tottori, fut chargé de ladministration des chrétiens de Matsue. Après la guerre le P. Deruy eut à peine le temps de recommencer : au mois de juin 1921, il cédait la place aux RR. PP. Jésuites.

    Missionnaires qui ont eu charge du district de Matsue.

    PP. ANGLES (1897-1901).
    REY et LAISNÉ (1901-1906).
    LAISNÉ (1906-1909).
    DERUY (1909-1914).
    DARIDON (1914-1919).
    DERUY (1919-1921).

    Installation de la Mission catholique à Matsue. Au commencement la mission fut installée provisoirement dans des maisons de location : dabord dans la rue Zogachô, à lextrémité sud de la ville, puis dans la rue Nakahara, ensuite à Odegaskira : enfin, en janvier 1903, la Mission fit lacquisition du terrain actuel. Un presbytère convenable y fut bâti en 1907 ; dix ans après on y ajouta une grande salle, dont une partie sert de chapelle et lautre de lieu de réunion. Il y a aussi une maison pour les catéchistes et une pour les domestiques. Ainsi le poste de Matsue, tout en étant un des plus récents, est un des mieux installés de la nouvelle Mission de Hiroshima.

    PRÉFECTURE CIVILE DE TOTTORI

    Cette préfecture, située également sur la mer du Japon, est limitée à louest par la préfecture de Shimane, au sud par les deux préfectures de Hiroshima et de Okayama, et à lest par celle de Hyôgo. Dune superficie de 3500 kil, carrés, sa population ne compte que 455.000 habitants ; cest lune de préfectures les moins peuplées de tout lEmpire. Elle a été formée de la réunion des deux anciennes provinces de Hôki et Inaba.

    Toute cette région continue à être prisonnière des antiques superstitions et ne diffère guère de la préfecture voisine de Shimane. Le culte shintoïste sy rattache aux mêmes légendes et le dieu Onamuji y compte de nombreux sanctuaires. Tel temple est consacré au lièvre blanc de h mythologie du shintoïsme, tel autre attire une multitude de dévots avec un étang auquel on attribue des vertus magiques. Ici, comme dans le reste du San-in-dô le culte phallique est dune pratique générale. Ici également les possessions diaboliques sont une particularité de la région. Les sorciers pullulent. Shintoïsme et bouddhisme, en descendant dans les couches populaires, sy dégradent en dinnombrables superstitions.

    Le bouddhisme des sectes particulièrement adonnées aux rites magiques, telles que le Shingon-shû (caractères chinois) et le Nichiren-shû (caractères chinois) est ici extraordinairement prospère. Les rites funèbres, les exorcismes, les incantations contre les maladies sont la principale occupation des bonzes de cette région, et leur emprise sur les âmes est inconcevable. Eu plein hiver on peut voir, près de Tottori, des milliers de personnes braver sans vêtements un froid terrible et aller au pas de course à une pagode bouddhique voisine pour sassurer par ce terrible exercice les faveurs du dieu local pendant lannée qui commence.

    Plusieurs sectes protestantes font de la propagande dans le pays et nont, paraît-il, que deux cents adeptes environ.

    Comme toutes les autres parties du japon cette région est amplement fournie décoles primaires, secondaires et professionnelles pour les deux sexes.

    Fondation du district de Tottori. Actuellement toute la côte de la préfecture de Tottori est parcourue par une ligne de chemin de fer, et dautres lignes transversales donnent tontes facilités pour y aborder de plusieurs côtés. Cest là une amélioration récente. Quand le P. Perrin y fit en 1888 son premier voyage, il lui fallut plusieurs jours à travers les montagnes.

    Au XVIIe siècle les missionnaires avaient bien visité cette partie isolée du pays, mais on ne voit pas quils y aient établi de chrétienté.

    Pendant la persécution de 1869 et des années suivantes, des chrétiens de Nagasaki, au nombre de 163, furent amenés ici en exil. Le tourment de la faim fut le principal moyen employé pour les faire apostasier et cela, pendant deux longues années, 45 y perdirent la vie et lon montre, près de Tottori, le cimetière où reposent leurs restes glorieux.

    En 1888, le P. Perrin, alors jeune missionnaire en résidence à Kôbe, avait reçu comme champ dapostolat la province de Harima. De là son zèle lentraîna à travers les montagnes jusquà Tottori, sur la côte nord, et cest lui qui y annonça le premier notre sainte religion et y régénéra les premiers fidèles.

    Mais Tottori restait un poste éloigné, daccès difficile, où le missionnaire ne pouvait faire chaque année que de trop courtes apparitions. Mgr Midon résolut dy établir un missionnaire à résidence fixe, et le P. Vagner fut chargé de ce nouveau poste : il ny rendit après la retraite de septembre 1892, avec le P. Perrin, qui devait linstaller. La mission catholique était alors dans une maison de location, occupée déjà par un catéchiste dont la famille comptait sept personnes. Dès le lendemain de leur arrivée, une des premières visites des missionnaires fut pour le cimetière. Le P. Perrin montra à son jeune confrère, au bas de la petite colline, lemplacement de la pagode où les chrétiens de Nagasaki avaient été enfermés en 1870. La pagode elle-même, tombant de vétusté, avait été complètement détruite et sur son emplacement on avait planté des mûriers, mais il restait encore une petite maison qui servait dhabitation à deux bonzesses. Lune delles la plus âgée, se rappelait encore très bien les détenus chrétiens quelle avait vus ; et surtout une jeûne fille à qui, par bonté dâme, elle rendait le service de cacher les objets de piété, crucifix, chapelets, livres de prières, que celle-ci avait réussi à dérober aux investigations des policiers. La jeune fille avait grandi depuis et se trouvait, en 1892, employée comme catéchiste à la mission de Kyôto. A un de ses voyages le P. Vagner parla à la catéchiste O Wasa, de son ancienne amie la bonzesse charitable de Tottori. Et O Wasa lui écrivit une lettre où elle lui disait sa reconnaissance pour lintérêt quelle lui avait manifesté jadis et lexhortait à entendre elle-même parler de notre sainte religion. Le P. Vagner remit à la bonzesse la lettre de son ancienne protégée. La vieille parut sensible à ce souvenir, mais ne parla pas de prêter loreille aux exhortations du missionnaire.

    Aussitôt installé, le P. Vagner se mit résolument au travail de la prédication. Comme cela avait été le cas partout ailleurs, on ne le laissa pas toujours exposer tranquillement la vérité. Un soir, racontait-il, les choses faillirent tourner mal. Mon catéchiste, dans le cours de la discussion, sétait permis de comparer le soleil à une lampe, ne méritant pas plus nos hommages que la lampe qui nous éclairait. Ce manque de respect à légard du soleil suffit pour faire sortir de leurs gonds ses fervents adorateurs, et je crus un moment quils allaient tomber sur nous à bras raccourcis. Leur indignation se calma pourtant petit à petit, mais lincident fit du bruit ; aussi, quand, la fois suivante, je voulus louer une maison pour une conférence le maître de la maison me prévint : Au moins, je vous en prie, nallez pas dire du mal du soleil, nous recevrions des pierres. Le missionnaire, après quelques années defforts, eu apparence stériles, parvint à former un petit groupe fervent au milieu de ces populations arriérées.

    Le P. Vagner, avant de quitter Tottori en 1904, parvint à acheter le terrain où est établie actuellement la mission. Les bâtiments sont des constructions de style japonais ; le pins vaste comprend loratoire ; une salle de conférences et des appartements pour lhabitation du missionnaire. Les deux autres servent pour le logement des catéchistes et des domestiques. Le tout donne sut un vaste jardin et peut être utilisé pour létablissement de nouvelles uvres.

    Missionnaires qui ont eu la charge du district de Tottori.

    PP. VAGNER (1892-1896).
    FAVEYRIAL (1896-1904).
    DARIDON (1904-1920).

    Le P. Daridon, malade, ayant dû partir pour Hongkong, le district de Tottori fut confié au P. Deruy, de Matsue. Ce missionnaire assura ladministration des chrétiens de ce poste jusquau mois de juin 1922, date où cette partie de la Mission fut cédée aux RR. PP. jésuites.

    *
    * *

    Comme il a été dit précédemment, chacun des huit districts du nouveau Vicariat Apostolique de Hiroshima comprend un poste principal où résident le missionnaire et le catéchiste et où se trouve déjà un groupe de fidèles bien formés à la vie chrétienne. La mission y possède un terrain dune superficie suffisante avec les bâtiments convenables pour le bon fonctionnement du poste.

    Cest à la date du 29 janvier 1921 que S. E. le Cardinal Préfet de la S. C. de la Propagande proposait à S. G. Mgr Castanier, Evêque dOsaka, de céder la partie ouest de son diocèse aux RR. PP. jésuites, pour être érigée, aussi tôt que possible, en Mission indépendante.

    Mgr dOsaka, qui ne demandait quà à voir se multiplier le nombre des ouvriers apostoliques et intensifier luvre dévangélisation, accepta volontiers la proposition de la S. C. de la Propagande.

    A la suite de cette décision, le 21 février 1922, Mgr Doering, Supérieur de ce nouveau Vicariat Apostolique, débarquait à Kôbe avec 4 missionnaires. Ils ont depuis reçu un renfort de 4 nouveaux missionnaires. Après avoir passé quelques mois à étudier la langue, les RR. PP. Jésuites ont pris peu à peu la charge des divers postes qui devaient leur être cédés.

    Les décrets dérection du nouveau Vicariat Apostolique de Hiroshima et de la nomination de Mgr Doering comme Vicaire Apostolique sont datés du 4 mai 1923. Cependant S. G. Mgr Doering, pour diverses raisons, na pu prendre la charge de la nouvelle Mission que le 23 septembre 1923.

    A cette date, tous les missionnaires du diocèse dOsaka, sauf le P. Villion, ont quitté les postes cédés aux RR. PP. jésuites et ont pris la charge de nouveaux postes qui leur ont été assignés sur le territoire restreint du diocèse dOsaka. Quelle que soit, du reste, la partie de la Vigne où Notre-Seigneur les appelle à se dévouer, tous nont dautre pensée et dautre désir que de travailler de tout cur à lavènement du règne de Dieu. Adveniat regnum tuum.

    J.-B. DUTHU,
    Missionnaire dOsaka.

    1924/636-645
    636-645
    Duthu
    Japon
    1924
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