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Le nouveau diocèse de Calicut et le Wynad 3 (Suite et Fin)

Le nouveau diocèse de Calicut et le Wynad
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    Le nouveau diocèse de Calicut et le Wynad

    XI. — Les Chrétiens du Wynad. — Et les chrétiens ? Qui étaient-ils ? Que valaient-ils ? Nous avons déjà fait connaissance avec les néophytes kurichians. Les autres étaient loin de former des chrétientés homogènes. Venus de différentes directions, de race, de langue, de coutumes diverses, éparpillés pour la plupart dans les plantations, ils n’avaient entre eux aucun lien naturel, et beaucoup étaient loin de se conduire d’une façon exemplaire. Exception doit être faite pour la chrétienté de Manantoddy, composée en grande partie de Tamouls établis là à demeure. Et pourtant, en dépit de tous leurs défauts et de toutes ces divergences, ils avaient, eux aussi, un trait commun, qui surprendra peut-être et qui avait la valeur d’un lien, c’était leur attachement aux prêtres qui s’occupaient d’eux. Le spectacle d’un dévouement inlassable ne laisse pas que de réveiller enfin quelque écho dans les âmes, même les plus endurcies, qui en sont l’objet. Or ici le dévouement des missionnaires sautait aux yeux. Que venaient-ils faire dans ce pays, où ils ne récoltaient que la maladie ? D’autres venaient pour s’enrichir en travaillant dans les plantations ; mais eux venaient dépenser ce qu’ils avaient et repartaient les mains vides. Les collectes qu’ils faisaient parmi leurs ouailles étaient dépensées sur place, pour le bien même de celles-ci. Chacun vivait pour soi ou, au mieux, pour sa famille ; seul, le missionnaire ne vivait que pour les autres. Toutes ces choses sont plus sensibles dans un pays d’immigration, où tout le monde, plus ou moins, est étranger, que là où le seul étranger est le missionnaire, au milieu d’un peuple sédentaire, enclin peut-être à le regarder comme un parasite.

    Aussi n’ai-je jamais vu, dans l’Inde, ni entendu mentionner aucune chrétienté où le prêtre fût plus aimé ou plus respecté que dans le Wynad. Il y avait, entre les missionnaires et leurs chrétiens, comme une atmosphère de sympathie, à laquelle les nouveaux venus eux-mêmes ne tardaient pas à se laisser gagner. Les symptômes de cette sympathie ne manquaient pas et se manifestaient des façons les plus diverses. C’étaient les chrétiens de Manantoddy, venant d’eux-mêmes offrir au Père Adigard leurs modestes cotisations, pour l’aider dans les dépenses que lui causait l’établissement des premiers convertis kurichians. C’étaient ceux de Vayittiri, se serrant, comme un seul homme, autour de leur prêtre pour faire face avec lui aux persécutions d’un Anglais sectaire, officier de police, qui avait dit sottement, en montrant leur église : “Cette église, c’est moi qui la détruirai” ! C’étaient, à Vayittiri encore, tels nouveaux mariés, ne pouvant retenir leurs larmes parce que leur prêtre malade, n’ayant pu aller jusqu’à l’église, bénissait leur union à quelques pas de son lit. C’étaient les chrétiens de Meppadi, s’offrant à payer une bicyclette neuve au missionnaire, parce que, disaient-ils, c’était à leur service qu’il avait usé l’ancienne.

    A l’origine de cette sympathie, il y avait un profond sentiment de foi. Les dévots, il est vrai, étaient races parmi eux ; mais ceux en qui la foi était morte étaient plus rares encore. Quant à ceux qui se retournent contre la religion qui les a nourris et deviennent les ennemis de Dieu et du prêtre, ou encore se font les inspirateurs de toutes les oppositions, ils étaient complètement inconnus.

    XII. — Le premier Président élu du Taluk-board. — A cet attachement des chrétiens pour leurs missionnaires s’ajoutait l’estime dans laquelle ceux-ci étaient tenus, non seulement par les chrétiens, mais par toute la population du Wynad. Cette estime trouva sa plus frappante expression, au mois d’août 1922, dans l’élection du Père Jauffrineau au poste de Président du Taluk-board, conseil local d’administration. Cette élection était le résultat peu banal de la semi-autonomie arrachée, dans ces derniers temps, à l’Angleterre par les Indiens mécontents. Déjà, depuis quelque temps, déférant au désir du Deputy Collector anglais, le Père Jauffrineau s’était laissé nommer membre de ce Taluk-board, et il occupait cette situation à côté de collègues dont quelques-uns avaient été, comme lui, nommés d’office, et la plupart élus par un collège électoral recruté suivant certaines règles. Le Taluk-board du Wynad avait été jusque là présidé par le Deputy Collector, lorsque, au mois d’août 1922, en vertu des réformes susdites, cette assemblée fut, pour la première fois, invitée à élire son président. L’élection devait valoir pour trois ans. Non seulement le Père Jauffrineau, sans avoir posé sa candidature, fut élu à l’unanimité des membres du Conseil, mais encore ceux ci le supplièrent avec tant d’insistance d’accepter, que le Père dut se rendre. Dûment autorisé par son évêque, il devint ainsi, bien malgré lui, l’administrateur élu du taluk, à côté du Deputy Collector. Les présidents élus de taluk boards et de district boards ont, en effet, reçu des pouvoirs administratifs assez étendus, qui étaient tous autrefois dans la main de l’agent anglais Collector ou Deputy Collector. Notre confrère, pendant près d’un an et demi, sans négliger les devoirs de son ministère, exerça donc, dans le Wynad, une fonction publique nouvellement créée et imposée par des suffrages qu’il n’avait pas sollicités. Elle n’était pas très absorbante heureusement, et il s’en acquitta avec tant de savoir-faire et de sens des réalités qu’il ne fit ni un mécontent, ni un ennemi, et que l’estime dans laquelle on était habitué à tenir le prêtre catholique devint, dans son cas, une véritable popularité. Amis ou employés du gouvernement et patriotes indiens furent également satisfaits de son administration. Aussi, lorsque la nouvelle se répandit, en septembre ou octobre 1923, que le Père se préparait à donner sa démission et à quitter le Wynad avec son confrère de Vayittiri, les regrets furent unanimes dans tout le taluk.

    A Manantoddy, on voulut lui faire des adieux publics. Un meeting fut donc organisé en son honneur pour le 14 novembre 1923. A cette manifestation, Hindous, Moplahs, chrétiens prirent part indistinctement, sous la présidence du Deputy collector. On lut au Père un discours d’adieu en langue anglaise, une adresse, comme disent les Anglais, à laquelle il répondit par une improvisation. Cette adresse, interprétant les sentiments d’une assemblée en très grande majorité non catholique, constitue une pièce aussi curieuse, qu’édifiante. Au risque d’effaroucher la modestie de mon confrère, qui, du reste, en a vu bien d’autres, j’en donne ici la traduction.

    RÉVÉREND MONSIEUR

    Nous, membres du taluk board, employés subalternes et maîtres d’école du Wynad, désirons, à l’occasion de votre départ, vous exprimer toute notre gratitude pour les services rendus et aussi le profond chagrin qu’éprouve tout le Wynad en se séparant d’une personnalité aussi aimée et aussi estimée que la vôtre. Ce fut avec une pénible surprise que nous entendîmes parler, il y a quelque temps, de ces changements projetés de juridiction ecclésiastique, qui devaient avoir pour résultat votre rappel à Bangalore. Depuis lors, à mesure que, d’un jour à l’autre, les rumeurs se changeaient en certitudes, le souvenir de votre dévouement sans égal est devenu, par contre-coup, plus vif en nous, notre peine s’est accrue et aujourd’hui nous sommes accablés par la pensée qu’en vous perdant, nous faisons une perte irréparable.

    Le Wynad vous a connu pendant de longues années. Ouvrier humble et dévoué de la vigne du Seigneur, vous y avez travaillé avec un succès et un zèle dignes de servir de modèle. Sans nul doute, votre exemple sera un encouragement à ceux qui viendront après vous, tandis que le succès qui a répondu à vos généreux efforts demeurera votre meilleure récompense. Vous avez fait briller la lumière dans des centaines d’âmes de Kurichians et d’autres membres de tribus primitives, accoutumées à une vie purement sauvage. Vous avez mis à leur portée l’instruction, l’hygiène et autres avantages de la vie civilisée. A ces centaines d’âmes, arrachées par vous à une immémoriale barbarie, vous avez, avec une rare prévoyance, fourni les moyens de faire face à l’avenir. Nul n’ignore que des êtres si soudainement émancipés, perdant contact avec leur ancienne manière de vivre, risquent de s’enliser dans une période de vains tâtonnements qui les rende la proie de la paresse et de la pauvreté. A ce danger vous avez pourvu en leur donnant les moyens de vivre une vie utile. Votre plan de défrichements de la jungle leur a fourni un travail honnête. Sous votre direction, les fourrés marécageux de Kaniambetta se sont changés en un riant paysage de champs et de jardins bien cultivés, qui font vivre cette nouvelle population d’agriculteurs. Les générations à venir béniront votre nom et vos travaux, et le Seigneur, à son heure, vous en récompensera.

    Au taluk board, votre œuvre, comme premier président élu à la suite des réformes administratives, a été tout aussi distinguée et remplie d’abnégation. Vous avez constamment eu à cœur le bonheur des classes plus humbles. L’intérêt que vous avez pris aux affaires du taluk a toujours eu un caractère pratique, et votre activité s’est toujours donné pour but de promouvoir le contentement et l’avantage de tous. Vos projets sur l’éducation, l’agriculture et autres sujets ont révélé en vous de rares facultés d’administration, qui eussent été une force pour le gouvernement, si votre vie s’était consacrée aux intérêts de ce monde. Dans les relations personnelles, vous avez toujours été aimable et considéré. Votre esprit de justice rigoureuse est comme passé en proverbe parmi le public, tandis que, d’autre part, vous nous avez tous gagnés par votre bienveillance et votre sympathie toujours en éveil. Une œuvre de pionnier comme celle qui vous incombait, dépend en grande partie du facteur personnel, et nous n’avons pas le moindre doute que l’affection et la confiance loyale que avez su faire naître partout autour de vous, sont surtout dues à cette atmosphère de force, de justice et de bienveillance combinées qui vous entoure une gracieuse auréole. Nous vous regretterons toujours ; mais humblement nous espérons que vos exemples de dévouement chrétien et de fidélité au devoir demeureront vivants parmi nous. Notre pensée ne cessera de vous suivre, pleine de gratitude et d’affectueuse sympathie. Nous prions le Dieu tout puissant de vous accorder encore de longues années, que vous puissiez, dans la paix et la joie, consacrer au service de l’humanité. Farewell.

    Ici une pensée me poursuit, suggérée par la pièce qu’on vient de lire, et je veux en faire la confidence au lecteur. Faisons, si l’on veut, la part de cette tendance à l’exagération inséparable de tout compliment, surtout quand il est fait par des Indiens. Mais, cette concession faite, ne reste-t-il pas vrai que, lorsque le missionnaire est arrivé à se faire estimer et aimer, non pas seulement d’un petit troupeau d’âmes chrétiennes, mais encore de toute une population non catholique, qui reconnaît qu’il travaille pour le Bon Dieu, qui apprécie ses efforts, qui souhaite de les voir continuer, qui déclare prier Dieu de lui accorder longue vie et succès, ne reste-t-il pas vrai que l’action du missionnaire a à peu près obtenu tout le résultat auquel humainement elle pouvait prétendre ? Et le cas n’est pas isolé. Je me souviens d’une localité, sur un autre point du diocèse de Mysore où, devant le dévouement d’un autre missionnaire, qui se consacrait au soin des pestiférés, toute la population proclamait à l’envi : “S’il y a une religion vraie sur la terre, c’est la religion de ce prêtre !” — Que pourrait-on désirer de mieux ? Quelle meilleures dispositions, non dans une âme, mais dans tout un peuple, les efforts de l’apostolat pourraient-ils obtenir, qui n’aient été obtenues par ce missionnaire, et, dans le Wynad, par tous les prêtres qui y ont travaillé, mais spécialement par le Père Jauffrineau ?

    Et cependant, dans la localité susdite, parmi toute cette population qui poussait le même cri, pas une âme ne fut convertie au christianisme. Et le Wynad, combien il est encore loin de devenir chrétien ! Cela ne prouve-t-il pas qu’une conversion, une vraie conversion est une œuvre à la fois difficile et mystérieuse, où l’action de l’homme compte pour bien peu de chose, si la grâce divine ne vient pas la féconder aux heures et de la manière dont la Providence s’est réservé le secret ?

    Voilà, ami lecteur, de quoi nous exciter à l’humilité, de quoi calmer nos impatiences apostoliques, et aussi de quoi nous rappeler qu’il est indispensable de nous assurer le concours des prières de nos chrétiens, de nos bienfaiteurs d’Europe et d’Amérique et des âmes religieuses de tout pays. Faisons cela et laissons Dieu faire le reste. Pourvu que nous ne faillissions pas à notre humble tâche, que nous n’apportions pas obstacle à l’action divine par des vues trop humaines, le bien continuera sa marche invisible et victorieuse, et le monde sera converti, non peut-être aussi vite que nous le voudrions, mais à l’heure où Dieu l’aura voulu, et cette conviction doit suffire à rassurer et à consoler notre foi de missionnaires,

    XIII. — Les adieux. — Revenons maintenant aux chrétiens du Wynad. La dernière preuve d’attachement qu’ils ont donnée à nos deux confrères chargés du soin de leurs âmes s’est manifestée, on le devine sans doute, à l’occasion de leur départ. Ici plus de longues adresses laudatives, mais seulement l’expression ingénue d’une affection touchante, autant à l’honneur des chrétiens qui la manifestaient que des missionnaires qui en étaient l’objet.

    Ces chrétiens avaient vu avec plaisir l’érection du diocèse de Calicut, auquel ils devaient désormais être rattachés.

    Calicut, en effet, est tout près d’eux, comparé à Mysore et à Bangalore, qui sont très loin ; c’est la capitale de leur province, le Malabar. Et cependant, lorsqu’il leur fallut se séparer effectivement de ces missionnaires français, qui depuis si longtemps les évangélisaient et vivaient avec eux, la séparation ne put se faire sans un sursaut d’émotion.

    Ceux de Manantoddy, très fiers d’abord de voir leur prêtre acclamé dans le meeting dont il a été question ci-dessus, ne purent ensuite s’empêcher de verser des larmes, trop spontanées pour n’être pas sincères. Ceux de Vayittiri avaient, à l’insu de leur missionnaire, projeté une pétition collective aux deux évêques de Mysore et de Calicut pour obtenir de le garder, et celui ci, mis par hasard au courant, eut quelque peine à leur faire entendre qu’une telle pétition serait peu logique et resterait sans effet.

    Mais la scène la plus touchante eut lieu à Kaniambetta. Là le missionnaire avait dépouillé tout caractère officiel et n’était plus que le pasteur aimé d’une colonie d’excellents néophytes. Ceux-ci, avec leur catéchiste en tête, vinrent lui faire leurs adieux, la veille de son départ, dans la soirée. Beaucoup étaient en larmes. Ils avaient voulu lui faire un cadeau qui lui fût comme un souvenir, et dans leur simplicité, ils n’avaient rien trouvé de mieux qu’une soutane noire, d’un excellent tissu, que le catéchiste, néophyte comme eux, portait sur ses bras. Celui-ci, en la lui remettant voulut prononcer un petit discours, mais à peine l’avait-il commencé que des pleurs, qu’il s’efforçait en vain de refouler, lui coupèrent la voix. Le Père, voulant mettre fin à son embarras, se leva pour répondre au discours interrompu, mais, gagné à son tour par l’émotion, il dut se rasseoir, et pendant quelques moments d’un silence plus éloquent que tous les discours, il ne s’éleva de toute cette foule qu’un bruit de sanglots étouffés.

    Tels furent les adieux des néophytes kurichians à leur pasteur, le dernier représentant parmi eux de la Société des Missions-Étrangères de Paris. A cette scène émouvante deux confrères qui se trouvaient là, l’un des nôtres et l’autre Jésuite, mirent fin en dirigeant doucement ces braves gens vers un emplacement voisin où attendait, sous les arbres, un banquet rustique préparé par eux mêmes et que le P. Jauffrineau devait bénir.

    Le lendemain, de bonne heure le P. Jauffrineau et son confrère de Vayittiri quittaient définitivement le Wynad. Ils partaient en compagnie du P. Pointet, qui jadis avait fait au Wynad ses débuts de missionnaire, et de Mgr Despatures, venu dans le pays pour y rencontrer Mgr Perini, évêque de Calicut, et mettre officiellement ce coin de terre sous sa juridiction.

    XIV. — Conclusion. — Puisse cette petite portion du champ du Père de famille se développer de plus en plus, sous la direction de ses nouveaux apôtres ! Nos mains y ont jeté la semence ; puissent les leurs y récolter d’abondantes moissons ! A en juger par le bon souvenir qu’ont gardé du Wynad ceux d’entre nous qui eurent à y travailler, c’est, du point de vue apostolique, une des meilleures portions de la Mission du Mysore que nous leur avons cédée là. Elle était trop loin de notre centre et trop près de Calicut pour que nous pussions la conserver. En nous en séparant, notre consolation est de savoir qu’elle passe à des mains éminemment propres à y développer le bien que nos confrères y avaient commencé, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

    Les difficultés de l’acclimatation, si grandes pour quiconque y vient de Bangalore, seront moindres pour des missionnaires venant de Calicut, parce que les différences de climat seront moins tranchées, et les secousses produites sur l’organisme par le passage d’un climat à l’autre moins profondes. D’autre part, l’assainissement du Wynad a déjà été tenté sur des bases scientifiques, et il y a lieu d’espérer que les essais seront repris. A cela s’ajoute la facilité actuelle des communications avec Calicut, facilité qui s’améliore encore de jour en jour. Aujourd’hui on peut se rendre de Vayittiri à Calicut en trois heures par autobus, et, dans un avenir prochain plusieurs lignes de chemin de fer relieront les forêts du Wynad à la côte.

    Quant à nous, missionnaires et prêtres indiens du Mysore, il nous reste encore un champ d’action suffisamment vaste pour exercer notre zèle, trop vaste même, si nous comparons notre petit nombre et l’exiguïté de nos ressources à l’immensité et à la difficulté de la tâche. Notre collège Saint-Joseph et nos belles paroisses de Bangalore, qui font tant d’honneur à ceux d’entre nous qui les dirigent ne sont qu’un point dans la vaste étendue du diocèse, et, dans cette étendue, il demeure assez de forêts, assez de régions sauvages ou malsaines à évangéliser pour que, tout en gardant bon souvenir du Wynad, nous ne soyons pas trop tentés de le regretter.

    KOUROUVI


    1925/139-146
    139-146
    Kourouvi
    Inde
    1925
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