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Le Concile de Shanghai

Le Concile de Shanghai Le Synode général, ou plutôt pour employer lexpression même de S. S. Pie XI, le Concile plénier de Chine a terminé ses travaux. Les décisions qui y ont été prises ne seront connues que lorsquelles auront reçu lapprobation de Rome.
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    Le Concile de Shanghai

    Le Synode général, ou plutôt pour employer lexpression même de S. S. Pie XI, le Concile plénier de Chine a terminé ses travaux. Les décisions qui y ont été prises ne seront connues que lorsquelles auront reçu lapprobation de Rome.

    Quoiquil en soit, du reste, cette réunion de plus de 50 évêques sous la présidence dun Délégué du Saint-Siège demeurera lun des faits saillants de lhistoire du Christianisme en Chine et sera le point de départ dune nouvel le expansion de la vraie religion en ce pays où elle a subi tant de vicissitudes.

    Sans remonter jusquaux origines, dont il ne reste aucune trace écrite, on sait que le premier monument historique attestant lintroduction du Christianisme en Chine remonte au VIIIe siècle. Cest la fameuse stèle nestorienne découverte en 1625 près de Si-ngan-fou, capitale du Shensi. Cette stèle porte elle-même la date de 781 et relate que les missionnaires nestoriens possédaient alors nombre déglises et de monastères et prêchaient librement lEvangile. Mais ils furent bannis en 845 par un édit de lempereur Ou-tsong de la dynastie des Tang.

    Cependant des groupes épars de chrétiens se conservèrent en diverses régions de la Chine, et, vers la fin du XIIIe siècle, Marco Polo trouva encore plusieurs communautés nestoriennes, notamment à Kashgar, Samarcande, Khan-Balikh (Pékin), Yangtcheou, Tchinkiang et Hangtcheou.

    Durant la seconde moitié du XIIIe siècle et le commencement du XIVe, plusieurs missionnaires catholiques furent envoyés à la Chine. Religieux dominicains et franciscains furent les premiers ouvriers dans cette vaste portion du champ du Père de famille, et les Franciscains eurent alors à Khan-Balikh un évêque, Jean de Mont-Corvin, dont le nom fait époque dans lhistoire des Missions.

    Vers le milieu du XVIe siècle (entre 1553 et 1557), les Portugais occupent Macao, qui, en 1576, devient le siège dun évêché.

    Quelques années plus tard, en 1583, les PP. Jésuites ayant réussi à pénétrer un peu plus avant, sétablissaient à Shiouhing (alias Tchaoking-fou), alors capitale des deux Kouang (Kouaugtong et Kouangsi). Poursuivant leur conquête pacifique, les Jésuites fondèrent des chrétientés à Nantchang (Kiangsi), à Nanking (Kiangsou) et finalement réussirent à pénétrer dans Pékin même. Là le P. Ricci sut se concilier les faveurs de lEmpereur, grâce à son tact, à ses talents scientifiques et à sa profonde connaissance de la langue chinoise.

    Lestime dont jouissaient à la Cour impériale des savants comme les PP. Ricci et Verbiest favorisa le développement des Missions.

    De nouveaux renforts arrivèrent au XVIIe siècle : prêtres des Missions-Étrangères de Paris, Lazarites, suivis, longtemps après, par les missionnaires de diverses Sociétés : Italiens, Allemands, Belges ; puis, tout récemment arrivés : Salésiens, Passionistes, Maryknollistes, Maynoothistes, Picpusiens, etc.

    Enfin le clergé chinois lui-même vient de se voir confier la charge de deux Préfectures apostoliques en la personne de NN. SS. Tcheng (Pouki) et Souen (Lihsien).

    Au moment donc où souvrait le premier Concile plénier de Chine, cet immense pays comptait 57 Evêques, dont 47 ont pu venir prendre part aux travaux de lAssemblée, savoir : 19 Français, 10 Italiens, 5 Espagnols, 5 Belges, 4 Hollandais, 2 Allemands et 2 Chinois, sous la présidence de S. E. Mgr Costantini, Archevêque de Theodosie, Délégué du Saint-Siège.

    LEglise Catholique de Chine compte à ce jour, outre ses 57 Evêques, 2.552 prêtres, dont 1.481 missionnaires étrangers et 1.071 prêtres chinois.

    La ville de Shanghai, entourée de florissantes chrétientés vieilles de trois siècles, fut choisie de préférence pour la tenue du Concile parce que daccès plus facile et parce que offrant des conditions dinstallation plus satisfaisantes. En effet, outre les vastes établissements des PP. Jésuites à Zikawei, on trouve à Shanghai les Procures des M.-E. de Paris, des Lazaristes, des PP. Belges de Scheut, des Augustiniens, des Récollets, des Franciscains ; par conséquent toutes les facilités de logement désirables.

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    1924/443-445
    443-445
    Anonyme
    Chine
    1924
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