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Le clergé indigène au Setchoan 2 (Suite)

Le clergé indigène au Setchoan (Suite)
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    Le clergé indigène au Setchoan
    (Suite)

    Le Clergé indigène sous lépiscopat de Mgr Fontana et de Mgr Pérocheau (1820-1861). Lorsquen 1820 il fut enfin donné à la Mission du Setchoan de jouir un instant de la paix, la jeune Eglise se trouvait avoir perdu la moitié de son personnel dans la tourmente. En 1817 cependant, deux élèves, qui avaient terminé leurs études, étaient revenus de Penang, mais alors il ny avait plus dévêque pour les ordonner. Lun deux, Joseph Song, arrêté en 1818, fut, après un an ou deux de prison, envoyé en exil perpétuel. Lautre, Philipe Lin, se rendit en 1819 au Tonkin pour y être ordonné prêtre. Il y trouva Mgr Pérocheau, qui venait darriver et qui se préparait à tenter dentrer au Setchoan par le Yunnan. Philippe Lin reçut limposition des mains du jeune Evêque et revint avec lui dans la province en 1820. Dès 1818, Mgr Fontana, Evêque élu de Sinite, mais ne pouvant trouver de Prélat consécrateur, avait appelé auprès de lui les élèves les plus avancés dans leurs études de lancien collège de la Mission et les avait préparés aux saints ordres ; aussitôt quil eut reçu la consécration épiscopale, le dimanche de la Pentecôte 1820, des mains de Mgr Pérocheau, il sempressa dimposer les mains à quatre dentre eux. Il chargea alors Mgr Pérocheau du soin de réunir tous les anciens élèves du collège et de leur faire terminer leurs études. De la sorte, deux nouveaux prêtres purent être ordonnés en 1821 et quatre en 1822 : de ce nombre deux venaient du Séminaire général de Penang.

    Monseigneur Pérocheau ne se contenta pas seulement de réunir auprès de lui les anciens élèves du collège. Il rassembla encore un certain nombre denfants, quil fit enseigner par le prêtre André Yang et, en 1824, il envoya cette petite troupe, sous la direction du même professeur, fonder un nouveau collège à Longki, où lancien avait lui-même pris naissance. Le but de lévêque était, tout en faisant apprendre les premiers éléments du latin aux enfants, de les éprouver avant de les envoyer à Penang. Ce petit collège-probatoire rendit de grands services à la Mission, même après la fondation du séminaire de Moupin.

    Moupin fut fondé en 1831 par le Vénérable Imbert, qui dirigea ce séminaire jusquà son départ pour la Corée en 1837. Le petit traité De boni discipuli dotibus, quon peut voir dans le volume des Acta RR. Vicariorum Apostolicorum Missionis Setchouan, pages 79 et suivantes, ne peut être attribué quà lui seul, puisquil est signé Sacerdos catholicus, 1831. Cest un règlement spirituel donné aux élèves, tant pour le temps de leurs études que pour leur vie sacerdotale. La simplicité et la piété embaument ces pages, et on comprend que, si les élèves observèrent comme il faut les recommandations quelles contiennent, ils durent être bien formés.1

    La fondation du collège de Moupin ne fut pas un empêchement à lenvoi au Séminaire général de Penang de nombreux élèves choisis parmi les mieux doués et les plus sérieux. Ce ne fut guère que vers 1850 quon cessa denvoyer des aspirants au sacerdoce continuer le cours de leurs études dans ce lointain établissement, sous prétexte, a-t-on dit, que sa méthode avait changé et quil ne réussissait plus comme autrefois à former de bons sujets. Ceci est une pure calomnie. Sans doute, à cette époque plusieurs élèves de retour de Penang se laissèrent aller à lorgueil et tenter par les vanités du monde, mais le Séminaire général est, sans conteste aucun, hors de cause et les délinquants seuls doivent être rendus responsables. Plus loin on essayera dexpliquer le pourquoi de ce qui arriva à ce moment.


    1. Ce petit traité est divisé en trois parties ; 1) Principes généraux pour se maintenir dans sa vocation ; 2) Des devoirs dun bon élève au séminaire ; 3) Des devoirs après lordination.


    Avec la mort de Mgr Fontana, qui survint en 1838, souvre lère des créations de nouveaux Vicariats Apostoliques, tant dans les provinces voisines, jusque là rattachées à celui du Setchoan quau Setchoan lui-même. On peut donc se demander combien, soit le Séminaire général de Penang, soit le collège de Moupin, fournirent de prêtres au Vicariat. Aucun nombre certain ne peut être donné, car pas une liste complète nexiste. Le Setchoan, en effet, même après la liberté accordée par les traités, a subi tant de persécutions et tant démeutes que toutes les archives ont été dissipées ou détruites. Mgr Fontana dut ordonner au moins une trentaine de prêtres et nous savons que trente-huit autres reçurent lonction sacerdotale des mains de Mgr Pérocheau, Vicaire Apostolique de 1838 à 1861. De tous ces prêtres beaucoup furent élèves de Penang. En résumé, depuis que la Société des Missions-Étrangères a commencé dévangéliser le Setchoan jusquen 1861, elle fut aidée dans ses travaux par environ 115 prêtres indigènes, tous formés par ses soins.

    Depuis la grande persécution qui prit fin en 1820, grâce à son clergé relativement nombreux la Mission faisait de rapides progrès. Cest pourquoi, en 1840, la province du Yunnan, jusque là dépendant du Setchoan, en fut détachée et érigée en Vicariat Apostolique distinct. Quelques années plus tard, en 1847, le Kouytcheou était séparé à son tour. Le Setchoan lui-même nallait pas tarder à subir plusieurs divisions : une première fois en 1856 il était divisé en deux Vicariats distincts, le Septentrio-occidental et le Méridio-oriental ; une deuxième fois en 1860 ce dernier Vicariat se voyait enlever toute la partie méridionale de la province qui devenait une Mission autonome ; en 1909 enfin, toute la région de Ningyuenfou était séparée du Vicariat méridional et recevait un évêque avec le titre de Vicaire Apostolique du Kientchang.

    Chacune de ses six Missions a présentement son clergé indigène particulier, dont le nombre total peut être évalué à environ deux cents prêtres. Sans doute est-ce là un beau chiffre, mais il est infiniment petit comparé à limmense multitude qui habite les pays que nous sommes appelés à évangéliser. Travaillons donc sans cesse à former de nouveaux ouvriers apostoliques sans craindre den avoir un trop grand nombre.

    Le Clergé indigène au Setchoan Oriental (1858-1923). Séparé du Vicariat Méridional, le Setchoan Oriental se trouva posséder, en 1860, 18 prêtres indigènes. Le Vicaire Apostolique, Mgr Deflèches, quelques années auparavant avait déjà fondé un collège probatoire non loin de la ville de Tchongkin, à Chenkentse, et, dès réception du Décret divisant la Mission, il avait créé le séminaire de Choui-ia-tang, dans les montagnes de Taopa, à environ 15 lieues de Tchongkin. Cet établissement eut dabord peu délèves, mais en 1850 tous ceux des deux Missions Orientale et Méridionale qui étudiaient à Moupin en vinrent augmenter le nombre, qui, dès 1860, dépassa la soixantaine.

    Ce séminaire ne fut pas exempt de tribulations. En 1860-1861, les rebelles Tchangmao vinrent ravager la province et agirent de telle sorte quon ne pouvait trouver nulle sécurité dans les campagnes tant soit peu éloignées des grandes villes. Le séminaire de Choui-ia-tang dut se rapprocher de Tchongkin et sinstaller dans les locaux du collège de Chenkentse pendant quelques mois, non sans se tenir toujours sur le qui-vive. Tout cela nétait pas fait pour favoriser les études des élèves et leur formation ; aussi Monseigneur Desflèches eut-il, dès le début, de sérieux déboires. Le calme étant revenu enfin, les élèves furent vivement poussés à létude et soigneusement formés à la spiritualité par le bon P. Eyraud, et bientôt le séminaire de Choui-ia-tang, par les fruits quil donna, put être comparé à celui de Moupin.

    En 1865 les philosophes et les théologiens furent séparés des latinistes et formèrent le grand-séminaire, qui fut installé à Pekochou, à deux lieues de Choui-ia-tang. Cela permit de donner aux futurs prêtres une formation spirituelle plus soignée.

    Cet état de choses dura pendant quelques années ; mais, à son retour du Concile du Vatican, Monseigneur Desflèches manifesta le désir de réunir en un seul lieu le grand et le petit séminaires afin de diminuer le personnel de ces établissements. Pour cela il fallut construire un édifice assez vaste et adapté au but quon se proposait. Létablissement, construit à Pekochou, fut terminé en 1876 et les deux séminaires y furent réunis. On commença alors à célébrer les offices des dimanches et fêtes, comme dans les séminaires dEurope, selon toutes les règles de la liturgie : messe et vêpres solennelles tous les dimanches et aux fêtes de quelque importance.

    Cétait là du nouveau : jamais nos élèves navaient rien vu de pareil et leffet produit sur eux fut excellent. Mgr Desflèches avait fourni le séminaire dune belle bibliothèque : lEcriture-Sainte, la Patrologie, lHistoire de lEglise, la Philosophie, la Théologie, tout était à souhait. Mais voilà quau bout de dix ans, en 1886, arrive une terrible bourrasque qui anéantit non seulement cet établissement, mais tout ce que possédait la Mission. Il ne nous resta plus rien, pas même un pied-à-terre et nous fûmes obligés de demander un logement aux mandarins.

    Il sagissait donc de recommencer ab ovo.

    Après un an de vacances forcées, le temps de commander en France les ouvrages nécessaires, on fit revenir les élèves, qui sétaient retirés dans leurs familles. On les entassa tous, depuis les petits du probatoire jusquaux clercs du grand-séminaire, dans la grande maison Chapinpa, la seule maison de la Mission qui ait pu être sauvée du désastre, grâce à la complaisance et au dévouement de quelques païens bien intentionnés du voisinage. Cétait du provisoire : on se logea comme on put dans une maison destinée à un tout autre but, et il fallut bien sen contenter.

    Ce provisoire dura jusquen 1893, où le petit-séminaire put être installé à Tientche, district de Tchongtcheou, à six journées de marche de Tchongkin, tout près du grand fleuve Bleu. Deux ans plus tard, le probatoire fut installé sur les ruines du séminaire de Pekochou, et le grand-séminaire resta seul à Chapinpa jusquen 1913 où il fut transféré à Tsemouchan, sur la rive droite du fleuve Bleu, à deux heures de marche de Tchongkin.

    On peut se demander pour quelles raisons on a semblé prendre un soin tout particulier de disperser ainsi des établissements qui demanderaient plutôt à ne pas être trop éloignés les uns des autres. Ce fut par crainte dun nouveau désastre : on se dit, en effet, quen cas démeute grave lun ou lautre de ces établissements avait ainsi plus de chances dêtre sauvé.

    Malgré toutes les tempêtes queut à subir la Mission, les séminaires nont pas cessé de prospérer, comme le nombre des prêtres qui en sont sortis le prouve abondamment.

    Depuis la division jusquen 1880 Mgr Desflèches put ordonner quarante prêtres. De 1883 à 1890, sous Mgr Coupat, onze séminaristes reçurent la prêtrise. Depuis 1890 enfin, Monseigneur Chouvellon, notre Evêque vénéré, a imposé les mains à soixante-et-onze prêtres indigènes, dépassant ainsi les records de tous ses prédécesseurs et peut-être même de tous les Evêques de Chine.

    Ainsi donc, depuis la division en 1858, dans la Mission du Setchoan Oriental, 122 prêtres indigènes ont été ordonnés et, malgré le grand nombre des décès prématurés, il en reste encore soixante-quatre. Dieu soit donc béni !

    Valeur des Prêtres indigènes au Setchoan. Les prêtres indigènes formés, soit au Séminaire général de Pondichéry, soit à celui de Siam, qui travaillèrent au Setchoan, se sont tous montrés bien instruits, sérieux, consciencieux et assez prudents. Ils travaillèrent avec diligence et dirigèrent bien les chrétientés qui leur furent confiées.

    Quant à ceux formés au petit collège de la Mission (1780-1814), il y eut parmi eux des prêtres capables, suffisamment instruits, prudents, pleins de zèle et de vertu ; cependant la plupart manquaient un peu de formation et plusieurs brillèrent plus par la piété que par la science. Aussi, malgré toute leur bonne volonté, leur arrivait-il parfois derrer. On les renvoyait alors passer quelque temps au collège pour leur remonter le moral. Tous semblent avoir été remarquables par leur humilité et leur obéissance et cest grâce à ces heureuses dispositions quils ont rendu à la Mission de précieux services.

    Les prêtres formés à Penang ont tous paru avoir reçu une excellente formation : on reconnaissait en eux la science, la vertu et la bonne volonté. Eux aussi ont rendu de grands services et, sauf quelques-uns parmi les tout derniers sortis de cet établissement, ils méritaient dêtre proposés comme modèles à ceux formés dans la Mission même.

    De Moupin sont sortis aussi dexcellents prêtres, bien instruits, vertueux, ayant du zèle et du savoir-faire. Cependant il semble bien quelque chose manquait encore à certains dentre eux, et cela sans doute à cause dune formation trop hâtive.

    Quant aux prêtres formés dans nos séminaires du Setchoan Oriental, nous nosons pas les comparer à ceux sortis de Moupin ou dailleurs. Parmi eux il y en eut qui furent de première valeur et rien ne porte à croire quil ny en aura plus désormais. Si tous nont pas été et ne sont pas dune égale qualité, tous, du moins, sacquittent convenablement et consciencieusement de leurs devoirs, de sorte quil nous est permis de croire que notre clergé indigène nest pas inférieur à celui des autres Missions et que, bien dirigé, il rendra toujours de très grands service.

    Quelques réflexions. 1). Dans nos recherches sur le clergé indigène au Setchoan, nous nous sommes facilement convaincus que la mentalité de nos chrétiens, et par conséquent de nos aspirants au sacerdoce, est toute différente de ce quelle était autrefois. Avant les traités accordant la liberté de conscience, nos chrétiens navaient presque pas de relations avec les païens ; chaque famille vivait sans ambitionner les honneurs ou les richesses et offrait volontiers un enfant à lEglise ; les enfants eux-mêmes faisaient facilement tourner leurs vux et leurs désirs de ce côté-là et, nullement tentés par les appas du monde, se donnaient tout à Dieu. Depuis les traités cette mentalité a été complètement changée, et ce changement sest fait surtout sentir entre les années 1850 et 1870. Alors on vit parmi nos élèves des séminaires des jeunes gens qui étudiaient pour un motif rien moins que surnaturel. Il fut un temps où toutes les têtes étaient en ébullition. Cette effervescence cependant devait peu à peu se calmer. Mais avec une telle mentalité il ny a rien détonnant que des jeunes gens revenant de létranger, bien instruits, surpassant en capacités leurs compatriotes, se soient laissé entraîner par lorgueil et tenter par les vanités du monde. Au reste, cette tentation-là est une de celles auxquelles bien peu de Chinois sont capables de résister. Nous croyons donc que ce fut lappréhension de voir leurs élèves, à leur retour de Penang, succomber à cette tentation qui engagea les Supérieurs à ne plus envoyer de sujets continuer leurs études dans cet établissement.

    Disons que cette effervescence, signalée plus haut, ne sest jamais totalement calmée et que la proclamation de la République a de nouveau failli faire tourner toutes les têtes. Il était curieux, en temps que profondément attristant, de voir même de tout jeunes enfants se pavaner en faisant sonner bien haut leur titre dhommes libres, et pousser la désinvolture jusquà refuser dobéir à leurs parents. Il va sans dire que cet esprit de liberté sest fait plus ou moins sentir jusque dans nos séminaires. Mais de terribles douches sont venues fort à propos refroidir tout cet enthousiasme : la piraterie effrénée règne partout, et surtout le militarisme qui opprime le pauvre peuple ont servi et servent encore à calmer les esprits et à faire regretter lempire.

    Malgré tout, nous devons donc apporter un très grand soin dans le choix de nos étudiants ecclésiastiques et ceux qui sont préposés à leur formation ne doivent négliger aucun moyen de leur inculquer des intentions surnaturelles.

    2). Nous nous sommes convaincus aussi de la supériorité des prêtres formés à létranger sur ceux formés dans la Mission. Cela ne veut pas dire que parmi ces derniers il ny en eut aucun qui égalât les premiers, non, mais en général la supériorité de ces derniers est incontestable. En effet, ceux qui étudièrent à létranger non seulement furent à même de sinstruire plus à fond sous des professeurs spécialisés, mais, en sortant de Chine, ils eurent loccasion délargir leurs idées et dapprendre beaucoup dautres choses qui les firent changer de mentalité et les rendirent plus sociables. Ceux qui ont été formés sur place manquent nécessairement de ces avantages. Leur science, bien que suffisante, nest jamais aussi sûre et ensuite, nayant rien vu du monde extérieur, ils restent plus ou moins encroûtés dans cette mentalité chinoise à vue courte qui les empêche même parfois de se faire une idée exacte de ce quest la vocation sacerdotale.

    3). Plus que jamais il est nécessaire que nos prêtres soient instruits, non seulement dans les sciences sacrées, mais encore dans les sciences profanes, afin de ne pas paraître inférieurs à tous ces étudiants qui nous reviennent dEurope ou dAmérique. Lhonneur de la Religion le demande. Pour répondre à cette nécessité on sest trouvé en face dune double difficulté. Dabord le personnel enseignant ne suffit plus ; nous ne sommes pas assez nombreux, et les professeurs sont surchargés de différents cours quils ne peuvent professer avec toute lattention requise. Ensuite la santé des élèves a besoin dêtre ménagée ; on ne peut exiger deux quun travail assez minime, et encore le nombre de ceux qui ont besoin de faire un stage plus ou moins long à linfirmerie est assez considérable ; quelques-uns même meurent à la peine.

    Ne perdons pas courage cependant ; nul bien sans peine, dit le proverbe, et restons bien persuadés que le bon Dieu bénira nos efforts..

    5). Le clergé indigène devenant de jour en jour plus nombreux en Chine (on y compte plus de mille prêtres), on sest demandé si lon ne pourrait pas trouver parmi tous ces prêtres des sujets capables dêtre mis à la tête dune Mission et promus à lépiscopat. Le Pape Benoît XV lui-même a posé la question et nous a demandé de travailler à la résoudre. Il peut se faire que dans les Missions du littoral, où le clergé semble avoir plus de moyens de sinstruire et de se former à ladministration, on puisse trouver des sujets capables de diriger une Mission, mais dans nos Vicariats de lOuest de la Chine on ne voit guère quand cela sera possible : nos prêtres eux-mêmes reconnaissent quils en sont parfaitement incapables. Certes ce serait un grand honneur pour les chrétiens de Chine davoir des évêques de leur nation, ce serait aussi un encouragement et une gloire pour le clergé indigène, et peut-être serait-ce encore une cause de conversions plus nombreuses. Puisse alors cet événement arriver le plus tôt possible !

    François GOURDON,
    Miss. du Setchoan Oriental.

    1923/684-691
    684-691
    Gourdon
    Chine
    1923
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