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Le clergé indigène au Setchoan 1

Le clergé indigène au Setchoan
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    Le clergé indigène au Setchoan

    Le premier Vicaire Apostolique du Setchoan fut Mgr Artus de Lionne, de la Société des Missions-Étrangères de Paris. Nommé en 1696, il ne fut sacré quen 1700 et, au moment où il se préparait à venir prendre possession de son poste, ses collègues le déléguèrent à Rome pour y traiter certaines questions relatives aux Missions. Ne pouvant se rendre dans son Vicariat, il y envoya quatre missionnaires, dont deux des Missions-Étrangères, les Pères Basset et de la Baluère, et deux de la Congrégation de la Mission ou Lazaristes, MM. Appiani et Mullener, ces deux derniers missionnaires de la S. C. de la Propagande.

    Arrivés au Setchoan en 1702, ces missionnaires se divisèrent la province : les Propagandistes eurent en partage le Nord et lEst avec résidence à Tchongkin, les Pères des Missions-Étrangères évangélisèrent lOuest et le Sud et firent de la capitale provinciale, Tchentou, leur résidence principale.

    A peine arrivés, tous songèrent à se préparer des aides par la formation dun clergé indigène. Devenu Vicaire Apostolique, Mgr Mullener (1715-1742) fut vraiment admirable de zèle et de dévoûment dans les soins quil apporta à cette uvre. Il assembla un assez grand nombre délèves, quil enseigna souvent lui-même. Ses travaux furent récompensés, car il eut la joie de pouvoir ordonner trois prêtres, qui lui dun furent un précieux secours, de conférer les ordres mineurs à plusieurs séminaristes et den envoyer trois autres continuer leurs études au Séminaire de la Sainte-Famille à Naples. Quelques années plus tard ces trois séminaristes revinrent prêtres ; mais, comme dans lintervalle (1753) tout le Vicariat du Setchoan avait été confié à la Société des Missions-Étrangères, ils ne furent pas admis à exercer leur ministère dans la province. Lun deux, Dominique Tchao, originaire de Tchentou, travailla au Houkouang, où il mourut de bonne heure ; un autre, Pie Lieou major, de Taopa, près Tchongkin, fut employé au Chantong, où il fut un ouvrier plein de zèle jusquà sa mort en 1786 ; le troisième, Pie Lieou minor, originaire de Tongliang, près Tchongkin, exerça le ministère au Chensi jusquen 1784. La persécution sévissait à cette époque dans cette province. Dénoncé, Pie Lieou minor se livra, dit-on, lui-même : conduit à Pékin, il fut condamné à lexil perpétuel, mais, épuisé par une longue prison et les mauvais traitements, il mourut en route, au mois de février 1785, avant même davoir pu franchir la frontières de la province du Tchely.

    Le clergé indigène avant Mgr Pottier (1702-1769). Le P. Basset, ayant dû faire un voyage au Chensi, en ramena, en avril 1703, trois enfants de vieux chrétiens, qui désiraient se consacrer à Dieu : cétaient André Ly de Hantcheoufou, Antoine Tang de Singanfou, et un troisième dont le nom est inconnu. Le P. de la Baluère se chargea de les instruire, ce quil fit avec beaucoup de zèle et de patience. Peu à peu il augmenta le nombre de ses disciples, et tout allait pour le mieux lorsque, en 1707, les missionnaires furent expulsés. Le P. de la Baluère se retira à Canton dabord, à Macao ensuite, amenant avec lui quatre de ses élèves, qui, selon la coutume dalors, avaient fait le serment de persévérance. De ce nombre étaient André Ly, Antoine Tang, Etienne Siu, 1 et un autre, dont le nom nest pas parvenu jusquà nous.


    1. Etienne Siu était le fils de Jean Siu, le premier néophyte baptisé par le P. Basset au Setchoan. Il était originaire de Lochanhien, sous-préfecture de Kiatinfou, et commença à étudier en 1704. On dira plus loin comment il manqua de persévérance, comment il fut recueilli par Mgr Mullener et ordonné prêtre en 1726.

    En 1709 le Cardinal de Tournon réunit autour de lui une dizaine détudiants ecclésiastiques, venus de diverses provinces, qui sétaient réfugiés à Macao ; il leur fit subir un examen et en trouva deux dignes de recevoir la tonsure, quil leur imposa lui-même : cétait André Ly et Antoine Tang.

    Ce nest pas le lieu de raconter toutes les avanies queurent à subie le P. de la Baluère et ses élèves jusquen 1714. En février 1713, embarqué de force pour les Indes, le P. de la Baluère ne put réussir à séchapper quen 1714 et prit passage sur un bateau anglais qui vint aborder à Amoy (Foukien). Il y fit venir ses élèves, qui étaient restés à Macao sous la surveillance du procureur des Missions-Étrangères. Peu de temps après il prit avec eux la route du Setchoan et parvint à Tchentou en février 1715.

    On ne peut assez admirer le zèle et la patience de ce bon missionnaire-professeur, qui, au milieu de tant de vicissitudes, ne cessa jamais denseigner ses élèves. Voici ce quen écrit le P. Le Blanc, auprès duquel la petite caravane séjourna quelque temps au Foukien : Les quatre élèves de M. de la Baluère savent très bien expliquer lEcriture Sainte du latin en chinois. Ils lisent lEcriture pendant que nous mangeons... et ils lexpliquent du latin en chinois. Le matin ils étudient la logique sous M. de la Baluère, qui les enseigne très bien...

    Ces chers élèves ne jouirent pas longtemps de leur zélé et excellent professeur et directeur, qui mourut prématurément à Tchentou le 2 novembre 1715. Devenus orphelins, ils furent réclamés, comme devant lui appartenir, par la Mission du Setchoan, mais le P. Le Blanc 1 ny consentit pas et la cause fut portée à Rome.

    La réponse fut quils appartenaient à ceux qui les avaient formés ; en conséquence ils furent envoyés, en 1716, au Séminaire général de Siam pour y terminer leurs études. Ils nétaient plus que trois, car, avant de mourir, le P. de la Baluère avait relevé de leur serment de persévérance les moins avancés et ordonné de les renvoyer dans leurs familles.

    De ces trois, Etienne Siu revint au Setchoan avant davoir terminé ses études, vers 1721 ou 1722. Déjà le P. de la Baluère lavait noté comme inconstant. Il fut recueilli par Mgr Mullener, qui réussit à le relever de son découragement et lordonna prêtre en 1726. Il fut bon ouvrier et travailla consciencieusement, tant au Setchoan quau Houkouang, où il termina sa carrière.


    1. Philibert Le Blanc (1644-1720), Vicaire Apostolique du Yunnan sans caractère épiscopal en 1702, était alors administrateur du Tchekiang et le seul membre de la Société des Missions-Étrangères qui se trouvât à cette époque en Chine. En conséquence, après la mort du P. de la Baluère, cest lui que revenait le droit de disposer des élèves de ce dernier. Mgr de Lionne étant mort en 1713, Mgr Mullener lui succéda en 1715 comme Vicaire Apostolique de tout le Setchoan. Après la mort du P. de la Baluère ce fut lui qui prétendit que ses élèves devaient rester à la Mission où ils se trouvaient ; le P. Le Blanc soutenait, au contraire, quils devaient appartenir à la Société qui les avait instruits.

    Quant aux deux autres, André Ly et Antoine Tang, ils brillèrent parmi les meilleurs élèves du Séminaire général. Antoine Tang, ordonné en 1724, fut un prêtre remarquable par sa science, sa vertu et son zèle, si bien que certains religieux eussent voulu lattirer à eux. Ils lui firent même des propositions en ce sens, lui promettant que, sil voulait abandonner les Missions-Étrangères pour entrer dans leur ordre, il serait avant peu promu à lépiscopat ; mais le Père était trop bien fondé en vertu pour succomber à pareille tentation. Il travailla quelque au Kouangtong, ensuite au Foukien, doù il revint au Kouangtong, où, par un travail assidu de huit années, il renouvela toutes les chrétientés de cette province. Il revint au Setchoan en 1739, mais sa santé était ébranlée ; il languit pendant quelques années encore et fit une mort très édifiante en 1745. Son condisciple, André Ly, fut ordonné prêtre en 1725 et travailla dabord au Foukien, doù il fut envoyé au Setchoan en 1732 pour tenir compagnie au P. de Martillat. 1

    Il est inutile de rappeler toutes les difficultés quil eut à surmonter : ouvrier apostolique savant et vertueux, zélé et prudent, il tint tête à toutes les tempêtes et, depuis 1746, dirigea et soutint la Mission à lui seul jusquà larrivée du P. Pottier en 1756. Si lon désire faire plus ample connaissance avec cet excellent missionnaire, il faut consulter le journal dans lequel il a consigné ses faits et gestes de 1746 à 1764. 2

    En 1748 il avait reçu un aide précieux en la personne de Luc Ly, originaire du Foukien et, lui aussi, élève du Séminaire général de Siam. A cette époque notre Société, qui travaillait toujours au Foukien, recrutait dans cette province dexcellents sujets, que lon envoyait à Siam poursuivre le cours de leurs études ; plusieurs dentre eux furent désignés pour évangéliser la Mission du Setchoan. Outre Luc Ly, ce furent Dominique Nien (1748), mort à Macao au moment de partir, Thomas Nien (1758), Paul Tsen (1761), arrêté en 1763 et par ordre des mandarins, reconduit au Foukien ; à ceux-là il faut encore ajouter Mathieu Kou (1764), originaire du Kouangtong et, comme les précédents, élève du Séminaire de Siam. Tous ces prêtres se montrèrent pleins de zèle et, au milieu des plus graves tribulations, se conduisirent en dignes ministres du Seigneur.


    1. Le P. de Martillat était venu au Setchoan au commencement de 1732, mais navait pas été admis par Mgr Mullener, qui le relégua au Houkouang, où il fut rejoint par André Ly. Ce ne fut quen 1734 quil obtint de Rome le droit travailler dans la province du Setchoan. Toutes les difficultés que lui et son compagnon eurent à vaincre sont exposées dans lHistoire de la Mission du Setchoan par le P. Adrien Launay.
    2. Journal dAndré Ly, prêtre chinois, missionnaire et notaire apostolique, texte latin, introduction par Adrien Launay, de la Société des Missions-Étrangères, 1906.

    Le Clergé indigène de 1769 à 1820. De tous les prêtres indigènes mentionnés jusquici, aucun nétait originaire du Setchoan. Le P. de Martillat et André Ly avaient bien cherché à instruire quelques enfants, mais il semble quaucun deux neut le courage de résister à lépreuve. Ce ne fut quaprès 1750 quAndré Ly réussit à trouver quelques élèves assez soumis et assez persévérants pour mériter dêtre envoyés au Séminaire de Siam ; aucun deux ne réussit cependant, car on ignore pour quelle cause, ils revinrent tous avant davoir terminé leurs études. Devenu vieux et ne pouvant plus se livrer au ministère auprès des chrétiens, le P. André Ly se retira, en 1764, près du cimetière de Fonghouangchan, dans une paillote, où il réunit une dizaine denfants. Ce fut là le premier séminaire du Setchoan : le P. Ly le comparait à létable de Bethléem à cause de sa pauvreté et lappela Séminaire de la Nativité. Un certain nombre des enfants formés par lui furent envoyés, soit au Séminaire de Siam, soit à celui de Pondichéry, et nous savons quau moins quatre dentre eux furent ordonnés prêtres et se montrèrent dignes de leur vocation.

    Les missionnaires dalors ne se contentèrent pas de cet embryon de séminaire du P. André Ly. Confrères et prêtres indigènes avaient à leur suite plusieurs enfants ou jeunes gens quils éprouvaient et auxquels ils faisaient prêter le serment de persévérance, sils les trouvaient aptes. Ils les initiaient alors aux exercices spirituels et leur enseignaient les premiers éléments du latin.

    Si, parmi ces jeunes gens, il se rencontrait quelque bon sujet quon se proposât denvoyer continuer le cours de ses études au Séminaire général, on lui faisait prêter un second serment, celui de se soumettre à la volonté de ses supérieurs et daccepter daller sinstruire à létranger. Ainsi tous les séminaristes du Setchoan qui étudièrent aux Séminaires de Siam ou de Pondichéry, et plus tard de Pinang, ne se rendirent pas dans ces établissements de leur plein gré, mais par obéissance.

    Cependant tous les prêtres indigènes du Setchoan ne sortirent point des Séminaires. Il se rencontra quelques jeunes gens qui, sans passer par aucun établissement, réussirent à acquérir une science et une formation suffisantes pour pouvoir être ordonnés prêtres. De ce nombre furent Benoît Sen, Jean-Baptiste Tsiang et le Bienheureux Augustin Tchao. Benoît Sen fut préparé dabord par le P. Alary (1767-1772) et ensuite par le Vénérable Moyë (1773-1777) ; il comprenait suffisamment le latin et il fut le premier prêtre ordonné par Mgr Pottier, en 1777. Ce fut un saint, selon lexpression du Vénérable Moyë lui-même, et il mourut martyr dans les prisons de Siutin en 1786. Jean-Baptiste Tsiang et le Bienheureux Augustin Tchao furent disciples du Vénérable Moyë et formés par lui : ils passèrent une année à peine au petit collège naissant de Longki avant dêtre ordonnés prêtres en 1781.

    Au moment où le Séminaire de Pondichéry cessait dexister, la Mission du Setchoan avait fondé, en 1780, le petit collège de Longki, qui, transporté ensuite à Lojangkeou, fut pendant trente-quatre ans, de 1780 à 1814, le seul établissement de la Mission pour la formation du clergé indigène. De ce séminaire sont sortis environ quarante prêtres, tous formés par le P. Hamel. Dune patience admirable, le bon Père Hamel, comme on aimait à lappeler, savait adapter son enseignement aux capacités de chacun et, comme il y avait presque autant de cours que délèves, il lui fallait chaque jour professer toutes les classes, depuis lépellation de lalphabet jusquà lenseignement de la théologie. Et il fit ce métier durant trente-deux ans, de 1780 à 1812, sans jamais se plaindre. Aux uns, il apprenait seulement à lire le latin et leur enseignait en chinois la théologie, les rubriques du Missel et du Rituel. A dautres, il parvenait à faire comprendre à peu près le latin et à écrire des lettres en cette langue ; enfin, à quelques-uns des mieux doués, il réussit à donner une science du latin et de la théologie plus complète. Et cependant, pour instruire ses élèves, il navait guère dautres livres que la Sainte Bible, le Bréviaire, le Missel et le Rituel. Les prêtres quil forma, plus riches en vertu quen science, ne laissèrent pas de rendre déminents services à la Mission, en attendant que quelques-uns dentre eux fussent appelés à verser leur sang en témoignage de la Vérité.

    Cest, en effet, dans la terrible persécution qui sévit de 1814 à 1820 que périrent nos quatre Bienheureux Martyrs : Augustin Tchao, Joseph Yuen, Paul Lieou et Thaddée Lieou ; deux autres furent condamnés à un exil perpétuel : Marc Liao, massacré en 1826 dans le lieu de son exil par les Mahométans révoltés, et Benoît Yang, qui, ayant par son intelligence et sa prudence mérité dêtre grâcié par lempereur, fut renvoyé au Setchoan, où, porteur dun mandat impérial et traité avec honneur par les mandarins tout le long du chemin du retour, il rentra en triomphe. 1 Jean Lieou fut condamné à porter la cangue jusquà sa mort, qui narriva quune quinzaine dannées après. Joseph Lieou et Pierre Ly, pourchassés et traqués par les satellites, moururent de fatigue et de misère. Tous ceux-là étaient prêtres et tous avaient reçu leur formation au petit collège de la Mission. Mais, durant cette tourmente, nos prêtres sortis du Séminaire général ne se montrèrent ni moins courageux, ni moins héroïques que leurs frères plus humbles. Simon Tong, gravement infirme et malgré cela arrêté par les satellites, mourut dans linfect cachot des prisons de Tchentou ; Michel Tong, après avoir subi deux ans de prison, fut condamné à lexil et mourut avant dêtre parvenu au terme de son voyage ; Mathieu Lo, condamné à la prison perpétuelle, mourut pieusement en 1832, après 15 ans de détention.


    1. Benoît Yang, dans le lieu de son exil, contracta amitié avec le général envoyé pour réprimer la révolte des Musulmans, lequel portait ce même nom de Yang et était originaire de Tsongkintcheou, au Setchoan. Benoît Yang conseilla si bien son homonyme et laida si efficacement que la révolte fut très vite étouffée. Lempereur, ravi de ce succès rapide, conféra le titre de Heou-ye (marquis) au général vainqueur et expédia un diplôme dhonneur pour Benoît Yang, quil grâcia et fit rapatrier (1828).


    Il nest pas possible de mentionner ici tous les prêtres indigènes qui, avant cette grande persécution de 1814-1820, se montrèrent dignes de leur vocation et souffrirent courageusement pour Jésus-Christ les tourments et la prison.

    Résumons donc cette première période.

    Avant lépiscopat de Mgr Pottier huit prêtres indigènes travaillèrent au Setchoan ; ils étaient étrangers à la province, il est vrai, mais tous étaient anciens élèves du Séminaire général. Mgr Pottier (1769-1792) ordonna douze prêtres, dont un nétait passé par aucun séminaire, sept avaient fait leurs études au Séminaire général et quatre enfin étaient élèves du collège de Lojangkeou.

    Mgr de Saint-Martin, qui lui succéda en 1792, eut la consolation, durant son épiscopat de neuf années, dimposer les mains à un élève du Séminaire général et à huit autres lévites formés au collège de Lojangkeou.

    Le Bienheureux Dufresse, de 1802 à 1815, année de son martyre, eut la joie dordonner dix-huit nouveaux prêtres, tous sortis du collège de la Mission.

    Le Bienheureux Dufresse, considérant la moisson qui mûrissait et voyant le petit nombre des ouvriers, comprit que ce petit collège ne pouvait suffire aux besoins du Vicariat. Dailleurs, la plupart des prêtres qui en sortaient, insuffisamment instruits et préparés, avaient besoin dêtre dirigés et, plus ils devenaient nombreux, plus cette direction nécessaire était rendue difficile. Il songea donc au rétablissement du Séminaire général et cest grâce à ses instances quen 1809 le Séminaire de Penang fut fondé. Dès 1807 il avait envoyé quatre élèves au procureur de la Société à Macao et, dès que le Séminaire de Penang fut établi, il ne se passa pas dannée quil ny envoyât quelques sujets, si bien quau Collège général on ne vit bientôt plus que des élèves du Setchoan. En 1809, le futur Martyr écrivait à ses chers séminaristes une lettre pleine de sages enseignements pour les encourager à persévérer dans la voie quils avaient prise. Cette lettre a été conservée jusquà nos jours. 1 Chaque année elle est lue et commentée aux élèves de nos séminaires, tant elle est propre à leur remettre devant les yeux et à graver dans leur esprit la sublimité de leur vocation.

    Mgr Dufresse comptait beaucoup sur ses élèves de Penang, mais il ne put voir les fruits de sa sollicitude : ses successeurs les recueillirent.

    F. GOURDON
    (A suivre) Miss. du Setchoan Oriental.



    1. Elle est en vente aux Imprimeries de Nazareth (Hongkong) et de Chungking (Setchoan).


    1923/599-606
    599-606
    Gourdon
    Chine
    1923
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