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La visite apostolique du Tonkin Maritime

La visite apostolique du Tonkin Maritime Mgr Lécroart, S. J, Vicaire Apostolique du Tchély Sud-Est, chargé de la Visite apostolique des Missions dIndochine, continue la tournée commencée depuis six mois déjà. Après avoir parcouru tout le Tonkin et le Laos, il est maintenant en Cochinchine.
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    La visite apostolique du Tonkin Maritime


    Mgr Lécroart, S. J, Vicaire Apostolique du Tchély Sud-Est, chargé de la Visite apostolique des Missions dIndochine, continue la tournée commencée depuis six mois déjà. Après avoir parcouru tout le Tonkin et le Laos, il est maintenant en Cochinchine.

    Le Bulletin ne peut donner tous les détails de litinéraire de Sa Grandeur, des cérémonies qui ont lieu à loccasion de sa Visite, du respectueux enthousiasme avec lequel les populations chrétiennes accueillent lenvoyé du Saint-Père : il lui faudrait se répéter à chaque Mission et même à chaque chrétienté visitée.

    Le compte-rendu de la Visite du Tonkin Maritime donnera à nos lecteurs une idée assez exacte de la tournée apostolique actuellement en cours et nous dispensera de fastidieuses répétitions.

    (N. D. L. R.)


    Le vendredi 19 janvier, Mgr Lécroart, venant de la Mission dominicaine du Tonkin Central, arrivait à Ninh-Binh, où il trouvait Mgr de Cooman, venu au devant de lui. Malgré la séparation de lEglise et de lEtat français, on a pu constater en quelle estime la France et le gouvernement annamite tiennent toujours le Saint-Siège, la plus grande puissance morale du monde. La ville était pavoisée comme aux grands jours ; toute faculté avait été donnée pour élever des arcs-de-triomphe du meilleur goût. Lors du passage du cortège, les autorités provinciales, françaises et indigènes, tinrent à honneur de se présenter en grand cérémonial pour offrir leurs hommages au Représentant du Pape. Celui-ci en fut très touché. Il alla faire sa visite à la Résidence de France, où la réception fut très cordiale. La Résidence ne manqua pas de rendre la visite reçue. Dans la journée plusieurs membres de la population française se rendirent auprès du Visiteur et purent en toute liberté lentretenir des affaires religieuses ou autres qui les intéressaient.

    Quant aux indigènes chrétiens, vieux et nouveaux, ils rivalisèrent dardeur pour aller présenter leurs devoirs à celui en qui ils croyaient voir le Pape lui-même. A tous Sa Grandeur sut dire des paroles appropriées pour les exciter à mieux servir Notre-Seigneur et à aimer le Saint-Père de plus en plus.

    Mgr le Visiteur sintéressa tout particulièrement à limprimerie de la Mission, qui avec si peu de moyens a pourtant réussi à faire beaucoup jusquici et fera plus encore à lavenir. Les compliments nont pas été épargnés au fondateur et directeur, le P. Huctin, qui se multiplie et abat une besogne qui suffirait à occuper plusieurs prêtres valides. Comment peut-il, seul avec son jeune vicaire indigène, diriger sa paroisse, son district, ses nouveaux chrétiens, son école, sa Sainte-Enfance, ses constructions déglises locales, et son imprimerie en plus, sans parler dune foule dautres affaires qui incombent au missionnaire placé près des autorités provinciales, lequel est souvent obligé daller exposer et soutenir les intérêts de la Mission ? Evidemment le bon Dieu donne sa grâce à ceux qui peinent pour Lui, et ainsi ils arrivent quand même à tout faire ou à peu près.

    Le samedi matin, 20 janvier, Monseigneur quittait Ninh-Binh dans lautomobile de la Résidence, mise gracieusement à sa disposition. A de 15 kil. de là, rencontre dun grand cortège, venu de Phúc-Nhac et des paroisses environnantes. Pour faire plaisir à ces braves gens, il fallut laisser lauto et monter sur une sorte de grand brancard tout doré et ciselé qui sert à offrir des fleurs en grande pompe à la Sainte-Vierge pendant le mois de Marie. Cest un meuble qui, au point de vue annamite, produit le meilleur effet, mais, comme moyen de locomotion, manque plutôt de confortable, et cela au point que le prêtre indigène qui assistait à cette intronisation dun nouveau genre crut devoir présenter S. G. que pour éviter un accident il serait prudent de ne pas trop tendre les pieds en avant et de ne pas sappuyer à larrière. Tout cela nétait guère rassurant, mais Monseigneur, se faisant tout à tous, exécuta allègrement cette gymnastique déquilibre en hauteur, et sil eut, comme il est probable, à supporter quelque gêne, voire quelques contusions, le bon Dieu seul en eut la confidence. Pendant cette marche triomphale, la fanfare, les drapeaux, les pétards, exprimaient à qui mieux mieux lenthousiasme de la foule. Enfin lauguste Visiteur arriva sain et sauf à Phúc-Nhac et, descendu de son pavois, avec beaucoup de majesté, en grand manteau, les mains gantées, il donna âmes simples une idée de la solennité avec laquelle le Pape fait son entrée à Saint-Pierre de Rome aux jours de grandes cérémonies.

    Près de léglise paroissiale les séminaristes formaient la haie ; lévêque revêtit les ornements pontificaux, puis on se rendit processionnellement à léglise du Petit-Séminaire avec tout le cérémonial prescrit au Pontifical. Après la bénédiction solennelle de Monseigneur aux assistants eut lieu le Salut du Saint Sacrement, après quoi le Visiteur put enfin gagner ses appartements.

    Au bout dun moment de repos, il reçut les hommages des paroisses venues à sa rencontre, Phúc-Nhac en tête. Les païens aussi se présentèrent courtoisement. Très aimable pour tous, Monseigneur se montra particulièrement satisfait de voir les païens vivre en bonne harmonie avec les catholiques. Il leur souhaita de parfaire leurs bons sentiments en entrant bientôt au bercail du divin Pasteur. Une fois les présentations terminées, on fit évacuer les cours, afin que Monseigneur soit bien chez lui avec ceux pour lesquels il était surtout venu et chez qui il allait séjourner.

    Cest dabord en commun que clergé local, professeurs et séminaristes lui présentèrent leurs hommages, leurs souhaits de bienvenue, et aussi leurs désidérata. La plupart le firent avec une délicatesse et une retenue de bon aloi ; quelques-uns avec une rudesse quexplique le manque dexpérience desprits plus pressés que pondérés. Aussi Mgr le Visiteur ne sy méprit-il pas. Il dit lui-même quil est un vieux broussard à qui il ne faut pas en conter; il doit encaisser imperturbablement, mais sait faire la part de toutes choses. Pour saider, du reste, dans ce travail de mise au point, il tint à voir en particulier, les jours suivants, tous et chacun des professeurs, ainsi que les missionnaires des environs. Il se montra on ne peut plus avenant pour tous, et tous furent satisfaits et ultra.

    Quant aux détails concernant le Petit-Séminaire et le Grand-Séminaire, Mgr le Visiteur en a confié létude à son secrétaire, le R. P. Truxler, S. J., qui sest acquitté de ce devoir avec zèle. A Phúc-Nhac il a visité toutes les classes et sest entretenu avec les professeurs et les élèves. Cétait une joie, même pour les petits élèves de sixième de parler latin avec lui. Il est probable que, à côté de vérités, des espiègles auront essayé de lui glisser quelques inexactitudes ou exagérations ; mais lui non plus nest pas novice, il connaît les jeunes gens et les pays dOrient, il en a donc pris et laissé, suivant ce que son expérience lui aura suggéré.

    Le dimanche 21 janvier, nous célébrions la solennité du deuxième groupe de nos Martyrs. La Bienheureuse Agnès Thành, dite Bà Dê, est précisément de Phúc-Nhac, où lon conserve ses reliques. Mgr le Visiteur officia pontificalement à léglise paroissiale, le Séminaire exécutant les cérémonies et le chant. Après la Messe les notables de la paroisse, accompagnés du P. Lambert, allèrent remercier Sa Grandeur de lhonneur quelle venait de leur faire. Monseigneur en profita pour donner à tous des conseils de vie chrétienne, à la fois pieuse et agissante. Les notables sont parfois moins fervents que dautres. Plusieurs promirent de recevoir les sacrements plus fréquemment ; dautres se contentèrent dun léger grattement évasif derrière loreille ; dautres enfin, pour ne pas engager leur parole, jugèrent prudent de sesquiver sans bruit avant davoir à répondre : tels les Juifs pendant que Notre-Seigneur écrivait sur le sable. Néanmoins la leçon a porté et ne sera pas oubliée.

    Le lundi matin Mgr Lécroart et Mgr de Cooman quittaient Phúc-Nhac et partaient pour Tôn-Dao, sur la route de Phát-Diem. A 1 kil. de léglise ils rencontrent le P. Pléneau, qui vient les recevoir avec la fanfare et la foule des chrétiens. De nouveau il faut monter sur un brancard de procession, mais cette fois il est solide : pas de danger à craindre. En arrivant, même cérémonial quà Phúc-Nhac. Après le salut du Saint-Sacrement Mgr le Visiteur se rend au presbytère, où il reçoit la visite du sous-préfet indigène, qui lui parle en bon français. Quoique païen ce mandarin a donné lordre à toutes les communes, chrétiennes ou païennes, davoir à saluer au passage le Représentant du Saint-Siège. Monseigneur le remercie de ses bons sentiments. Après lui viennent les prêtres de la paroisse et des environs, qui font leurs compliments en bonne et due forme ; puis cest le tour des chrétiens. Dans ses réponses Mgr Lécroart fait toujours de lapostolat, comme à Phúc-Nhac, à Phát-Diem, et partout où il passera. Inutile donc de répéter chaque fois le sens de ses avis.

    Après les réceptions Sa Grandeur va admirer longuement la nouvelle église en construction. Cest une uvre dart. Monseigneur, grand connaisseur en la matière, se plaît à parler technique, ciment armé, résistance des matériaux, etc., avec larchitecte, le P. Pléneau lui-même.

    Après midi Sa Grandeur quitte Tôn-Dao et prend place avec Mgr de Cooman dans les belles chaises à porteur amenées là de Phát-Diem. Alors commence un voyage vraiment triomphal au milieu des chrétiens accourus de toutes parts pour voir au passage le Représentant du Pape et recevoir sa bénédiction. Le cortège sarrête un moment à la paroisse de Huóng-Dao, puis continue sur Phát-Diem. Les foules deviennent de plus en plus compactes, et plus nombreux les arcs de triomphe, les drapeaux, les pétards et les musiques. La nuit approche quand on arrive à léglise de Phát-Diem : il a fallu près de 4 heures pour faire 8 kilomètres. Mgr Marcou, les missionnaires, le clergé indigène et le Grand-Séminaire sont là pour introduire le Visiteur Apostolique dans la cathédrale, où la réception solennelle a lieu selon toutes les règles de la liturgie. Après le salut, comme il est déjà tard, les présentations sont renvoyées à un autre jour ; dailleurs Sa Grandeur devant rester longtemps à Phát-Diem, rien ne presse.

    Le premier jour fut consacré au clergé, à commencer par Nosseigneurs les Evêques du Tonkin Maritime et leurs missionnaires. Tous ceux qui étaient présents furent admis auprès du Visiteur aussi longtemps et aussi souvent quils le désirèrent. Puis vint la visite canonique aux religieuses, celles de Saint-Paul spécialement. Monseigneur reçut chaque religieuse en particulier et visita ensuite leurs établissements : lhôpital, la Sainte-Enfance, luvre des sourdes-muettes, lécole des filles.

    Le lendemain, mercredi 24 janvier, ce fut le tour de la paroisse de Phát-Diem. Monseigneur fut conduit, avec toute la pompe possible en ce pays, sous le portique de granit élevé devant la cathédrale. Là, monté sur lestrade monolithe, entouré des deux évêques, des missionnaires et du clergé annamite, il écouta les adresses des notables et celles des écoles de garçons. Après quoi, il engagea une conversation profondément touchante avec les représentants de la paroisse et des chrétientés. Je viens au nom du Saint-Père, dit-il ; je devrai lui faire un rapport sur Phát-Diem ; je vais donc vous interroger et vous répondrez à mes questions en toute franchise. Et le Visiteur sinforme minutieusement de toutes choses. Combien y a-t-il de pauvres égarés qui ne se confessent pas et ne font pas leurs Pâques ? Où en est linstruction religieuse, lassistance à la Messe le dimanche, les jours ordinaires, la communion fréquente, la communion des enfants, le culte du Sacré-Cur, de lEucharistie, de la Sainte-Vierge, les relations avec les païens, avec les autorités du pays ? etc. Le président de la Fabrique paroissiale, ancien député à la Chambre indigène consultative de Hanoi, sut répondre avec clarté et précision, et chacune de ses réponses fournit au Visiteur loccasion dexpliquer lesprit de lEglise sur la question posée. Mgr Marcou servit dinterprète et fut heureux davoir à répéter au nom du Saint-Père des enseignements quil avait lui-même donnés bien souvent.

    A un moment donné la question porta sur le jeu. Y aurait-il à Phát-Diem, des chrétiens qui sadonnent au jeu et seraient ainsi un mauvais exemple même pour les. Païens ? Il se produisit alors un vrai coup de théâtre. On vit soudain le président de la Fabrique éclater en sanglots, vite réprimés, dailleurs, et dont il sexcusa aussitôt. Lui-même était un joueur converti ; il profita de la circonstance pour demander pardon en public du mauvais exemple quil avait donné jadis ; en se convertissant, il avait promis de réparer : il la déjà fait, puisquil est maintenant à la tête de toutes les bonnes uvres à Phát-Diem, mais il sengage à réparer mieux encore à lavenir et presse ceux qui se sentiraient coupables sur ce point de se convertir. Sa confusion, sa confession publique et sa manière de réparer ont fait lédification de tous les assistants.

    Linterrogatoire continua ainsi pendant plus dune heure. Ceux qui y assistèrent ne loublieront jamais. Mgr le Visiteur félicita la Mission du mouvement scolaire très prononcé quil constatait devant lui, et recommanda de lamplifier encore, parce que, dit-il, les catholiques doivent briller non seulement par leur piété et leur vertu, mais aussi par leur science. Il ajouta un mot qui toucha un grand nombre de ceux qui étaient présents : Jai limpression, daprès ce que jai vu à léglise et surtout daprès lattitude soutenue de ces chrétiens, que je me trouve en face dun peuple eucharistique. Je connais le chiffre des communions à Phát-Diem, je me demande si autre part dans les pays de mission on pourrait trouver mieux. Si tel était déjà son sentiment ce jour-là, combien plus la semaine suivante, lorsquil vit le grand nombre dadorateurs dans la nuit du jeudi au premier vendredi du mois et quand, le matin, il donna et vit donner la Communion à 2000 personnes de tout âge et de toutes conditions ? Cest à peu près la moyenne du premier vendredi de chaque mois à Phát-Diem

    Avec beaucoup dà propos et de reconnaissance le président de la Fabrique déclara à plusieurs reprises que, si la paroisse avait tant progressé, elle le devait surtout aux soins assidus que lui prodigua le P. Bourlet, qui fut son curé pendant 9 ans, et au zèle infatigable de Mgr lEvêque, qui le dirigeait.

    Impossible de suivre pas à pas le Visiteur Apostolique pendant son séjour à Phát-Diem. Il va sans dire que le Grand-Séminaire lintéressa tout particulièrement. Il y alla plusieurs fois avec son secrétaire, y célébra la Messe et sentretint longuement avec le P. Poncet, Supérieur et Provicaire, et avec les autres directeurs. Quant aux élèves, théologiens et philosophes, il fut frappé des bons sentiments quils lui exprimèrent ; il les en complimenta, leur donna des conseils dapôtre et insista surtout sur les études philosophiques, qui sont la base sur laquelle doit sédifier tout lensemble des études théologiques. Nul doute quavec de pareils encouragements nos philosophes ne redoublent dardeur au travail pour bien profiter des leçons de leur distingué professeur, le P. Delmas.

    Samedi, 27 janvier, Mgr le Visiteur partait avec Mgr de Cooman pour une randonnée dans le Thanh-Hoá. Le Résident de la Province ayant bien voulu mettre une automobile à sa disposition, le P. Bourlet vint prendre les voyageurs à Phát-Diem. Thanh-Hoá est le berceau de plusieurs dynasties royales du pays dAnnam ; cest, pour cette raison, une province plus païenne que les autres. Les chrétiens y sont plus clairsemés ; on ny trouve pas les foules chrétiennes des environs du centre de la Mission. Malgré cela larrivée du Visiteur Apostolique y a fait sensation. Sans parler des autorités indigènes de la province, le Résident et sa famille, ainsi que le petit noyau chrétien, français et annamite, ont mis tout leur cur et leur fierté à honorer de leur mieux le Représentant du Pape. Celui-ci le leur a bien rendu : il sest montré plus affable et bienveillant que jamais. A Thanh-Hoá, comme partout où il y a des Surs de Saint-Paul, Monseigneur les reçoit chacune séparément et fait la visite canonique de leurs établissements : hospice, Sainte-Enfance et école des filles. Visite aussi, en passant, à lécole de français, tenue par le P. Boudillet, et à la léproserie.

    Lundi matin, départ pour Phu-Quang (40 kil.) et Phong-Y (64 kil.). Les PP. Delavet et Corbel, heureux de recevoir Mgr Lécroart, ont regretté cependant labsence du P. Martin, en France pour sa santé. Avec quelle joie, en effet, il aurait fait les honneurs de ses uvres, églises, hôpitaux !

    Mardi, retour à Phát-Diem, plus de 100 kil. dun trait ; léger arrêt dune demi-heure pourtant à Tien-Hung, chez les nouveaux chrétiens du P. Soubeyre. Mgr le Visiteur est un peu fatigué par les trépidations de lauto, mais il se remet vite. A Phát-Diem il se recueille pendant quelques jours, pour préparer la conférence des Evêques du Tonkin, quil présider incessamment.

    Le samedi 3 février, NN. SS. les Vicaires Apostoliques arrivent à Phát-Diem et, le lendemain, la conférence commence ses travaux. Longues séances matin et soir pendant cinq jours. Enfin, le vendredi, tout est fini.

    Dès le jour suivant, Sa Grandeur partait pour le Tonkin Méridional, faisant halte à Ba-Làng, pour y voir le probatorium des futurs petits-séminaristes, dirigé par P. Gros. Ba-Làng, autrement dit Cua-Bang, est, dailleurs, un endroit historique, tant pour nous que pour la Compagnie de Jésus. Cest là que, le 19 Mars 1627, le P. Alexandre de Rhodes aborda pour la première fois au Tonkin. En lhonneur du grand Saint que lEglise fêtait en ce jour et qui devait être le principal Patron de nos Missions, il appela cet endroit Port-Saint-Joseph.

    En quittant Phát-Diem, Mgr le Visiteur Apostolique dit avoir été profondément édifié de ce quil a vu et entendu auprès de lépiscopat du Tonkin. Nos Evêques lont été grandement aussi de la bonne grâce et du zèle tout apostolique avec lesquels Mgr Lécroart remplit la haute mission dont la chargé le Saint-Père. Sa visite laissera des traces durables et attirera les bénédictions du Ciel sur ce pays.

    P. SCHLOTTERBEK,
    Missionnaire du Tonkin Maritime.


    1923/298-306
    298-306
    Schlotterbek
    Vietnam
    1923
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