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La Mission du Thibet : Aperçu historique

La Mission du Thibet Aperçu historique 
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    La Mission du Thibet

    Aperçu historique

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    Tentatives de pénétration au Thibet. A la demande de Mgr Borghi, Vicaire Apostolique dAgra, la Sacrée Congrégation de la Propagande, avait, en 1846, rattaché le Thibet à la Mission du Setchoan. A cette époque lérection des Vicariats Apostoliques du Kouytcheou et du Yunnan permettait à Mgr Perrocheau denvisager pratiquement lévangélisation de ce vaste territoire. Il choisit pour cette entreprise le P. Alexis Renou, que désignaient son énergique volonté et sa connaissance de la langue et des murs chinoises. En 1847, le fondateur de la Mission du Thibet est à Tatsienlou. Muni dun passeport chinois et déguisé en marchand, il atteint Tchamouto, à quelque trente étapes à louest de Tatsienlou. Le trésorier-payeur, averti par ses gens, qui avaient reconnu un Occidental sous lhabit du marchand, le mande à son tribunal et le somme de déclarer sa nationalité. Le voyageur, sans se déconcerter décline son titre de missionnaire catholique et français. Cet aveu embarrasse notre homme, qui nose prendre une décision au sujet de son hôte et en réfère au Commissaire impérial à Lhassa. Le P. Renou prévoit quil sera ramené à la côte, daprès la convention de Lagrenée, comme lont été, quelques années plus tôt, les PP. Hue et Gabet. Il met à profit ce délai pour sinitier aux murs thibétaines. En avril 1848, la réponse de Lhassa arrive à Tchamouto : ordre est donné aux mandarins de tout grade de traiter le noble étranger avec égards et de le conduire à Canton. La route est. longue, qui mène de Tchamouto à Canton ; sur tout le parcours le missionnaire est bien traité et, au terme du voyage, échoue dans les prisons de Canton....

    A la nouvelle de cet échec, les directeurs du Séminaire des Missions-Étrangères dirigent trois de leurs sujets, les PP. Rabin, Krick et Bernard, sur les Indes, avec mission de rechercher une voie de pénétration au Thibet. De 1850 à 1852, les pionniers de lEvangile parcourent le Haut Assam, savancent dans le Bouthan et chez les Abors, la famine et les menaces les ramènent dans la vallée du Brahmapoutre. En 1853, P. Krick pénètre chez les Michemis et reçoit un bon accueil au Dzayul thibétain ; il rentre en Assam pour préparer son installation définitive dans la vallée du Lohit. Lannée suivante, en compagnie dun jeune missionnaire, le P. Bourry, il regagne les territoires thibétains : une lettre en date du 29 juillet annonce leur prise de possession, puis le silence se fait Les deux missionnaires ont payé de leur vie leur sainte audace.

    Cependant le P. Renou a repris le chemin du Thibet ; au lieu de suivre la route impériale de Tatsienlou à Lhassa, trop surveillée, il est entré au Yunnan. Dans un voyage de reconnaissance, il remonte le Fleuve Bleu et se fait recevoir en qualité de marchand à la lamaserie de Tundjrouline, à deux étapes S.-E. dAtentze. Pendant une année entière il reçoit les leçons du Bouddha vivant en personne, se rend maître de la langue thibétaine et précise ses renseignements géographiques. De là il rentre dans la région de Taly, où il rencontre Mgr Chauveau et le P. Page et sassure de leur concours. Pour ne pas donner léveil aux autorités chinoises de la frontière, le P. Renou évite Ouisi et Atentze, passe dans la vallée du Mékong, en plein territoire lyssou, remonte le fleuve jusquà Latsa et pénètre dans le bassin de la Salouen : il nest plus quà quelques lieues de la frontière thibétaine, quil atteint le 21 septembre 1854. Quelques jours plus tard il se fixait à Bonga, vallée sauvage et abandonnée.

    En 1855, le P. Bernard resté seul en Assam, voyait arriver avec joie le P. Desgodins. Dans limpossibilité de pénétrer au Thibet par le Sikkim et le Nepal, les deux missionnaires se dirigent vers louest. A Agra ils sont surpris par linsurrection et natteignent Simla quen novembre 1857. Ils y reçoivent lordre bien inattendu de rejoindre en Chine le Vicaire Apostolique du Thibet.

    Evangélisation au Thibet (1854-1865) Le 17 février 1857 Mgr Thomine-Desmazures avait été nommé Vicaire Apostolique de Lhassa et Evêque titulaire de Sinople. La Mission du Setchoan venait elle-même dêtre divisée et toute la partie occidentale de la province était rattachée à la Mission du Thibet. Mgr Thomine-Desmazures aidé de quelques missionnaires et de 5 prêtres chinois, administre de 1857 à 1860 la partie chinoise de sa Mission. A Bonga, le P. Renou, seul depuis le départ du P. Page pour Talingping, centre du Vicariat se heurtait à une violente opposition, tant de la part de lancien propriétaire de Bonga que des lamaseries du Tsarong. Pour affermir la situation de la Mission à Bonga et relier ce poste à la Chine, les missionnaires avaient loué un terrain à Khionatong, en pays loutze, à proximité du Tsarong. En 1858, le P. Renou dut sy retirer momentanément. A son retour il est de nouveau violemment assailli et se voit dans lobligation de recourir aux tribunaux. Le traité de Tientsin (1860) permettait aux missionnaires de prêcher en liberté et assurait aux Chinois et, croyait-on, à leurs sujets thibétains la liberté de conscience.

    Mgr Thomine-Desmazures réunit ses missionnaires, rétrocède à la Mission du Setchoan Méridional la partie chinoise de sa Mission et décide le départ pour Lhassa. En 1857, la Mission avait acheté un pied à terre à Tatsienlou, la caravane y fait ses derniers préparatifs et gagne la Terre des Herbes . A Kiangkha, les voyageurs retrouvent le P. Renou, qui réclamait toujours justice devant les tribunaux chinois et indigènes. La caravane, qui avait franchi sans encombre les vingt étapes qui séparent Tatsienlou de Kiangkha, ne peut quitter ce village quaprès trois mois de pourparlers. Les PP. Fage, Goutelle et Durand restent à Kiangkha pour regagner Bonga dès que le procès en cours sera dirimé. Mgr Thomine, les PP. Renou et Desgodins continuent leur route. A Tchamouto, lévêque et ses compagnons apprennent que défense a été faite de procurer chevaux, vivres et logement à tout étranger qui se rendrait à Lhassa. Deux mois de diplomatie ne peuvent vaincre lopposition. Mgr Thomine, âgé et malade, prend le parti rentrer en Chine et faire valoir en haut lieu les droits de la Mission catholique. Il devait lutter sans succès ; la France abandonnait ses missionnaires.

    Après son départ, les PP. Renou et Desgodins se remettent en route ; deux jours plus tard, au village de Lagong, ils sont de nouveau arrêtés. Obligés de revenir sur leurs pas, ils gagnent Bonga, où sont rentrés les plaideurs de Kiangkha. Durant les années 1862-1863, les ouvriers apostoliques connaissent enfin quelques succès : les villages voisins de Bonga se déclarent chrétiens. Les lamaseries sémeuvent et sefforcent à détacher les catéchumènes des missionnaires. Le P. Renou, bientôt suivi du P. Goutelle, se rend à Kiangkha pour y porter plainte et meurt à la peine, le 17 octobre 1863. Le P. Fage vient remplacer le défunt, mais, loin dobtenir justice, il est obligé de se retirer en territoire chinois avec son compagnon. A Bonga la persécution éloigne aussi momentanément les missionnaires, qui se retirent au Loutsekiang. En février 1865, une accalmie se produit ; le P. Desgodins réoccupe Bonga et le P. Fage, en compagnie des PP. Alexandre et Félix Biet et du P. Dubernard, revient à Kiangkha. Tandis que les deux frères Biet gagnaient Bonga, les PP. Fage et Dubernard devaient encore fuir devant lorage ; les lamas voulaient même les contraindre à emporter les cendres du fondateur de la Mission. Ils se retirent, lun à Batang, lautre sur le plateau de Pamoutang.

    Les lamaseries du Tsarong ont gagné à leur cause quelques délégués de Lhassa, venus de la capitale pour dirimer un procès, et prennent les armes. Le poste de Khionatong reçoit le premier la visite des Tsaronnais. Les PP. Biet et Durand, prévenus de leur arrivée, quittent en hâte leur résidence. Le P. Durand, dans sa fuite, est grièvement blessé en passant le pont de corde de Padou, il tombe au fleuve et se noie. A Bonga, missionnaires et chrétiens sont maltraités et assistent au pillage et à lincendie de leurs maisons. Au village de Tchrana, les chrétiens sont menacés dêtre jetés au fleuve ; pour les sauver dune noyade imminente, les PP. Desgodins et Félix Biet consentent signer un écrit par lequel ils sengagent à ne jamais plus pénétrer sur la Terre des Esprits . Il est inutile de faire remarquer que cette pièce, exigée en de pareilles circonstances, est sans valeur. Durant leur séjour au Tsarong, les missionnaires avaient baptisé une quarantaine dadultes et une cinquantaine denfants, qui suivirent les Pères dans leur exil.

    Création et développement des stations chrétiennes dans les Marches du Setchoan, au Yunnan et aux Indes (1865-1922) Par bref du 9 septembre 1864, Mgr Chauveau, Evêque titulaire de Sébastopolis, Coadjuteur de la Mission du Yunnan, avait reçu la succession de Mgr Thomine-Desmazures, démissionnaire. Le nouveau Vicaire Apostolique prescrit à ses missionnaires, chassés du Thibet de sétablir en territoire chinois, à proximité de la frontière : ils fondent les stations de Batang, Bomg, Yerkalo et Tsekou. En même temps il obtient de Rome une nouvelle délimitation de sa Mission et fonde en 1867 la station de Tatsienlou, puis, en 1869, celle de Chapa.

    Les lamas, qui avaient chassé du Thibet les missionnaires, se proposaient déjà de les éloigner de la frontière. En 1870, ils leur attribuent le tremblement de terre qui détruisit la petite ville de Batang. Le P. Fage, à Bomg, est accusé de multiplier les mulots à linfini. Les
    Pères de Yerkalo sont obligés de prendre la route de lexil. En 1873, la seconde ligne des missionnaires était détruite, tout comme lavait été la première, huit ans plus tôt. Grâce à lénergique intervention du Ministre de France à Pékin, intervention qui contrastait heureusement avec labandon de 1865, les missionnaires purent rentrer chez eux dès lannée suivante. Le poste de Bomg était abandonné et le P. Goutelle chargé douvrir Atentze.

    A la suite du meurtre de Margary à la frontière sino-birmane, la convention de Tchefou reconnaissait aux voyageurs anglais le de pénétrer au Thibet par le Koukounor, les Indes et le Setchoan. Mgr Chauveau chargea le P. Desgodins de faire de nouvelles tentatives à la frontière des Indes ; mais la mort du Vicaire Apostolique (décembre 1877) vint ajourner lexécution de ce projet. Les 6 postes de la Mission du Thibet comptaient alors environ 500 chrétiens baptisés.

    Mgr Félix Biet, nommé par bref du 21 août 1878 Evêque titulaire de Diana et Vicaire Apostolique du Thibet, poursuit le plan de son prédécesseur. En 1880, le P. Desgodins reprend ses courses dans la vallée du Brahmapoutre, sur les bords de la Tista, et finalement plante sa tente au bazar de Padong, à proximité de la vallée de Chumbi, sur la route des Indes à Lhassa. En juillet 1883 lenclave du British Boothan ou Daling subdivision était rattachée à la Mission du Thibet.

    Cependant des voyageurs anglais veulent user de lautorisation que leur octroie la convention de Tchefou et pénétrer au Thibet : ils sont invariablement arrêtés à la frontière. Les lamas accusent alors les missionnaires davoir introduit ces étrangers chez eux. En septembre 1881, le P. Brieux est massacré sur les bords du Fleuve Bleu, à quelques lieues de Batang. En 1886, à la demande du Gouvernement chinois, le Gouvernement des Indes rappelait Macaulay, qui avait été autorisé à se rendre à Lhassa et chargé de mission : ce rappel est salué à Lhassa comme une victoire et les trois lamaseries de la ville sainte donnent ordre aux lamas de la frontière de se débarrasser des missionnaires. Le P. Giraudeau quitte la vallée de Yarégong, où il venait de sétablir, et rentre à Batang. La persécution éclate ; les autorités chinoises, qui nétaient sans doute pas mécontentes de venger sur quelques Français isolés léchec des troupes chinoises au Tonkin quelques années plus tôt, ne soccupent pas deux ou se contentent de démonstrations sans effet. Les PP. Giraudeau et Soulié, à Batang, tiennent tête aux assiégeants, mais sont bientôt obligés de céder devant le nombre. Le préfet indigène les cache dans un réduit infect et facilite leur évasion. Les missionnaires de Yerkalo se retirent à Yétchid, où les avaient précédés les PP. dAtentze et de Tsekou. Pour la deuxième fois les postes de la frontière étaient détruits. La station de Siao-Ouisi, créée en 1884, plus éloignée de la frontière, restait seule debout (1887).

    Le P. Dubernard rentre à Tsekou en avril de lannée suivante, tandis que ses confrères se heurtent à un véritable déni de justice. De Tatsienlou, où ils se sont retirés, les PP. Giraudeau et Couroux tentent de regagner leurs postes par la route de Litang : ils ne sont pas autorisés à franchir la rivière Yalong et, sur lordre de leur évêque, sétablissent à Tongolo. Le P. Giraudeau est chargé de fonder la station de Mosymien et le P. Couroux rallie Yerkalo par le Kientchang et le Tchongtien (1890-1891). Mgr Biet, que la maladie a ramené en France, fait démarche sur démarche pour obtenir la réintégration de ses missionnaires dans leurs postes. Les PP. Giraudeau, à Tatsienlou, et Goutelle, à Taly, négocient dans le même but. Négociations et démarches restent stériles. Le P. Soulié, chargé de réoccuper Yarégong, est éconduit rudement. Enfin le Ministre de France à Pékin, de guerre lasse, charge M. Haas, consul à Tchongking, de reconduire les missionnaires à Batang, les autorités chinoises autorisant enfin les exilés à rejoindre leurs postes : dix années sétaient écoulées depuis leur expulsion. Le Provicaire, le P. Giraudeau, qui accompagnait les titulaires de Batang et de Yarégong, reçut en route la nouvelle de son élévation à lépiscopat : un bref du 15 février 1897, le nommait Evêque titulaire de Tiniade, Coadjuteur et Administrateur de la Mission du Thibet. Il inaugura ses nouvelles fonctions par la réoccupation officielle des postes de la frontière. La Mission comptait alors 1.270 chrétiens.

    En 1891, les missionnaires du British Boothan avaient ouvert la station de Maria-Basti. En 1899, le P. Genestier quittait le poste ingrat dAtentze pour fonder celui de Bahang ou Péhalo, dans le bassin de la Salouen, et le P. Mussot jetait les bases dune nouvelle station à Lentzy, aux confins de la province du Setchoan.

    En 1900-1901 ces deux nouvelles stations devaient recevoir le baptême du feu. Les Tsaronnais envahissent la vallée de la Salouen et somment le missionnaire de quitter la place. Les Loutze, chrétiens et païens, tiennent tête à lenvahisseur et le mettent en déroute. Le mouvement xénophobe qui, parti de Pékin, avait détruit les établissements étrangers en Chine, eut sa répercussion jusque dans les Marches thibétaines. En mars 1901, les postes de Lentzy, Chapa et Mosymien sont détruits ; le P. Mussot, prisonnier des Boxeurs, ne doit son salut quà la rapide intervention du préfet de Tatsienlou. En septembre de la même année, Mgr Biet mourait en France ; son Coadjuteur devenait de plein droit Vicaire Apostolique de la Mission.

    En 1904, la campagne anglaise au Thibet ravive lespoir des ouvriers apostoliques qui entrevoient la possibilité dévangéliser enfin leur terre dadoption ; mais le départ précipité des troupes anglaises de Lhassa et lessai de colonisation chinoise dans les Marches sont suivis dune révolte. En 1905, les postes de Batang, Yarégong, Yerkalo, Tsekou et Péhalo sont réduits en cendres ; quatre missionnaires, les PP. Mussot, Soulié, Bourdonnec et Dubernard, ainsi que de nombreux chrétiens tombent victimes de la haine des lamas. Deux autres missionnaires sont éloignés, lun par la calomnie, lautre par la maladie. Lannée suivante, les PP. Assézat et Déjean meurent de maladies contractées au chevet des malades. En juin 1906, des 15 missionnaires qui évangélisaient le Thibet oriental, il nen reste plus que sept.

    Le Séminaire des Missions-Étrangères remplace les disparus et lénergique répression de Tchao-eul-fong permet aux survivants de réparer les ruines. Le P. Th. Monbeig transporte sa résidence dans la plaine de Tsedjrongt, un peu au nord de Tsekou. De nouvelles contrées
    souvrent au souffle de le grâce : Taofou (1907), Kiakulong (1908), Khionatong (1909), Tanpa (1911). A la même époque, les religieuses Franciscaines de Marie établissent à Tatsienlou dispensaire, hôpital et orphelinat.

    Depuis 1906 cependant les postes de la frontière étaient sous la menace dune invasion thibétaine. En 1908, le P. Behr disparaissait, et sa mort reste encore entourée de mystère. Dans les derniers mois de 1911 éclate la révolution anti-dynastique. A deux reprises les missionnaires doivent séloigner de Tatsienlou. A Taofou, le P. Davenas assiste à la ruine de sa chrétienté et subit un cruel martyre, Le P. Hiong, prêtre indigène, est enchaîné dans sa propre maison à Louho ; Kiakulong est détruit et les chrétiens sont en fuite. En 1912, sur lordre des autorités chinoises, les missionnaires de Batang et Yerkalo se retirent au Yunnan. A leur retour, il ne reste de la résidence de Yerkalo que les murs et la charpente. En 1913, le P. Charrier, pour échapper aux Thibétains révoltés, quitte Tanpa avec ses chrétiens. En 1914, le P. Th. Monbeig est massacré sur la route de Litang. Lannée suivante, la révolte de Tchen-pousan met en danger les stations de Tatsienlou et du nord. En 1917, les lamas de Pakhio, au King-tchoan, lèvent létendard de la révolte et détruisent les établissements de la Mission à Tanpa. Durant les six premiers mois de 1918, lavance des troupes de Lhassa chasse les chrétiens de Yerkalo. Les brigandages qui, depuis 1920, désolent la région constituent un perpétuel danger pour les postes de Batang et de Yerkalo. A louest de Tatsienlou, Mongkong, centre du King-tchoan, est doté dune résidence.

    De 1915 à 1920, les postes du Thibet yunnanais, respectés par la révolution, sont ravagés par la famine, la variole et le typhus Les missionnaires du Thibet-sud ou British Boothan continuent de jouir en paix de la protection britannique, mais lentrée du Thibet leur est toujours interdite. Aussi bien les missionnaires seraient-ils dans limpossibilité de lévangéliser. Depuis trois ans (1919-1922) la mort et la maladie ont éclairci les rangs des ouvriers apostoliques. Actuellement les trois groupes de la Mission du Thibet ne comptent plus en activité de service que 16 missionnaires et deux prêtres indigènes. Malgré tout luvre de lévangélisation progresse. De 1.270 en 1897, le nombre des chrétiens est passé à 4.260 en 1922.

    Le 12 décembre 1922 il y a eu 25 ans que Mgr Giraudeau sacré à Suifu. A loccasion de cet anniversaire les lecteurs du Bulletin daigneront, nous en avons lespoir, accorder un pieux souvenir au vénéré Vicaire Apostolique et aux missionnaires du Thibet.

    F. GORÉ,
    Miss. du Thibet

    1923/33-40
    33-40
    Goré
    Chine
    1923
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