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Léon-Xavier Girod, Missionnaire du Haut Tonkin 3 (Suite)

Léon-Xavier Girod, Missionnaire du Haut Tonkin
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    Léon-Xavier Girod, Missionnaire du Haut Tonkin
    En ces temps si troublés (1890) le gouvernement du Protectorat avait été confié à un excellent fonctionnaire, M. Piquet, dont la prudence exagérée retardait des décisions qui souvent auraient dû être prises rapidement. Peut-être aussi avait-il le désir de bien faire sentir que l’autorité supérieure était passée de l’administration militaire à l’administration civile. C’est ainsi qu’il avait prescrit que “avant de courir sus aux pirates, il fallait télégraphier à Hanoi.” Et cependant de fortes bandes semaient la terreur et la ruine.

    Le Dê-Kieu et surtout le Doc-Ngu étaient les deux chefs les plus redoutables de ces bandits, et leurs succès, dans un pays accidenté dont ils connaissaient les moindres sentiers et les points stratégiques, leur amenaient tous les malandrins et les révoltés. L’apathie voulue des mandarins ne pouvait qu’augmenter leur audace et tarder la répression.

    Un exemple. Le P. Girod, rencontrant un jour à Hung-Hoa le gouverneur annamite de la province et s’entretenant avec lui de la présence dans le voisinage du Doc-Ngu et de sa bande, lui dit : “Vous avez sans doute prévenu le commandant?”— “Non, je suis mandarin civil, et je ne dois pas avoir de relations avec les militaires” (sic).

    Malgré tant de dangers qui le menaçaient, le Père, plein de confiance en Dieu et en la Sainte-Vierge, continuait la visite de ses nombreuses chrétientés et des postes militaires où des malades pouvaient avoir besoin de son ministère, s’occupait de ses nouveaux chrétiens et, à l’occasion, ouvrait in extremis les portes du ciel à de malheureux révoltés condamnés à mort.

    Mais la mission toute pacifique du Père gênait certains personnages, qui l’avaient vu se dresser devant eux pour empêcher leurs injustices. Ils se tenaient au courant de ses déplacements, attendant avec patience l’occasion de se débarrasser de lui et des documents qu’ils pensaient être en sa possession. Elle se présenta le 23 mai 1891, alors que le Père passait quelque temps dans la chrétienté de Hien-Quan pour faire remplir le devoir pascal aux 500 chrétiens qui la composent.

    Ce jour-là, veille de la fête de la Sainte Trinité, après avoir confessé jusqu’à dix heures du soir, le Père se disposait à réciter chapelet, quand un coup de feu retentit près de lui, suivi d’autres tirés du côté de l’église. Rentrant chez lui à la hâte, il se prépare à se défendre ; mais, avant même d’avoir pu charger son fusil, il voit égorger devant lui, dans sa chambre, son petit servant, venu à son secours. Mettant aussitôt en joue l’assassin du pauvre enfant, il l’oblige à la fuite. Au même moment il essuyait à bout portant un coup de fusil tiré par la fenêtre. Par une protection manifeste de la Providence, il ne fut pas touché, mais ses vêtements furent troués par le projectile. Pendant ce temps, la fusillade éclatait dans l’église, où les fidèles récitaient leurs prières, et bientôt des cris de douleur s’élevaient de toutes parts. Ayant pu sauter hors de la maison, le Père va s’embusquer derrière un mur, d’où il pourra voir venir les assaillants. Quelques chrétiens l’y rejoignent, puis l’entraînent dans les champs.

    Un silence de mort succéda bientôt aux clameurs sauvages de assassins et aux cris d’épouvante de leurs victimes. Le Père revient à la hâte et, le cœur brisé, s’empresse auprès des mourants, auxquels il donne l’absolution, puis va s’agenouiller auprès des morts les recommandant à la miséricordieuse bonté de Dieu.

    La vie de deux catéchistes au service du Père, de son petit domestique et de six chrétiens, les souffrances de nombreux blessés : tel était le résultat d’une vengeance minutieusement préparée, mais demeurée incomplète, puisque le missionnaire avait échappé aux coups des bandits.

    Après une pareille secousse, le pauvre Père sentit le besoin de s’épancher dans le cœur si affectueux de son Evêque. Après avoir, avec le concours dévoué du lieutenant Lahive, commandant le poste voisin, enseveli les neuf victimes et assuré les soins aux blessés, il descendit à Hanoi. Le séjour auprès de Mgr Puginier et des Pères qui s’efforçaient de consoler leur confrère si profondément affecté ramena peu à peu le calme dans son cœur. Le très insignifiant résident de Hung-Hoa n’ayant pas cru devoir répondre à la lettre que le P. Girod lui avait adressée aussitôt après le drame de Hien-Quan, Monseigneur chargea le Père de faire un rapport détaillé et prit l’affairé en mains. Peu après, une enquête administrative amena la condamnation à 10 ans d’exil du mandarin qui avait tout machiné.

    Cependant les bandits n’avaient point renoncé à leur dessein. Un jour ils apprirent qu’on venait de ramener à Bau-No les effets et les chevaux du Père : ils le crurent revenu, et le 19 juin, ils pénétrèrent dans le village vers cinq heures du soir et envahirent presbytère, où ils ne trouvèrent que le vieux curé Khoan ; ils l’emmenèrent, après avoir tout pillé et incendié, et le décapitèrent sur les bords de la Rivière Noire, dans laquelle ils jetèrent son corps. Le chef de la bande voulut s’adjuger le cheval du Père, mais le brave animal se défendit et, sautant sur son ravisseur, le mordit à belles dents et lui emporta une oreille.

    M. de Lanessan, succédant au prudent M. Piquet, mit de suite plus d’ordre dans l’administration et créa, dans les régions troublées, des territoires militaires, supprimant ainsi la dualité des pouvoirs, source de conflits et de déplorables résultats. Cette décision allait rendre la vie plus dure aux pirates et en amener peu à peu la disparition, mais non sans peine, car ils étaient devenus d’une audace incroyable.

    Remis de se émotions, le P. Girod retourna dans son district, plus confiant que jamais en la Providence et en la protection de la Sainte-Vierge. Monseigneur lui avait enjoint de monter à Tuyen-Quang et d’y chercher un emplacement pour y élever une chapelle et une case qui lui servirait de pied-à-terre lors de ses tournées.

    Il devait s’y rendre par la chaloupe du service fluvial. Le jour venu d’effectuer ce voyage, il avait encore quelques enfants à confesser dans la chrétienté de Van-Du, près de Phu-Doan, où le bateau faisait escale. Il retarda son départ. Le soir, il recevait une lettre du Jura. “J’ai confiance, lui écrivait sa pieuse mère, que Dieu te garde fidèlement par le ministère de ses bons Anges et de tous nos saints protecteurs. Je penserai particulièrement à toi et ferai la sainte communion à ton intention le 20 avril, anniversaire du jour où tu as quitté la France.”

    Or il lisait cette lettre précisément le 20 avril et, ce jour-là même, pour n’avoir pas voulu laisser inachevé son travail à Van-Du, il échappait providentiellement à une fin tragique. Ce même jour, en effet, vers les huit heures du soir, le vapeur Laokay, sur lequel il devait voyager, se perdit corps et biens dans un gouffre de la Rivière Claire, où il sombra au moment du repas des passagers. Deux seulement échappèrent à la mort. Une fois de plus la prière d’une tendre mère et la confiance du zélé missionnaire en la Providence avaient obtenu une si évidente protection.

    Le 25, il montait à Tuyen-Quang, où il devait chercher à établir un poste de mission. C’est là qu’il eut la douleur d’apprendre et la maladie et la mort de Mgr Puginier, qu’il aimait comme un père.

    A Tuyen-Quang, il était déjà connu ; il trouva auprès des autorités civiles et militaires un accueil bienveillant, mais ne put cette fois mener à bien l’entreprise dont il était chargé. Il regagna le Song-Chay.

    La mesure prise par M. de Lanessan, établissant dans la Haute-Région des territoires militaires, donnait peu à peu, grâce à la prudence et à l’énergie de chefs comme le colonel Pennequin, d’excellents résultats. Le Dôc Ngu, pourchassé sans relâche, était massacré par les Mans ; le Dê-Kieu et d’autres chefs de bandes faisaient leur soumission. Après la longue et dure tempête, les jours de calme commençaient à venir.

    Mgr Gendreau, qui succédait à Mgr Puginier, en profita pour se rendre dans la Haute-Région visiter les chrétiens, qui depuis si longtemps n’avaient vu leur Evêque. A la suite de cette tournée pastorale, Mgr décida d’envoyer un missionnaire zélé pour aider le P. Girod en le déchargeant d’une partie de son immense district. Il désigna le P. Pichaud, qui devait rester dans le bas, tandis que le P. Girod s’occuperait de tout le haut. Ainsi déchargé, le P. Girod, suivant les intentions de son Evêque, monta à Yên-Bay, où le colonel Pennequin venait de transporter le siège du quatrième territoire militaire, et s’occupa activement de l’installation d’une résidence pour un missionnaire. Le colonel, habile administrateur, savait employer toutes les énergies et promit au Père son bienveillant concours. C’était en août 1893.

    Plus heureux qu’à Tuyen-Quang, le Père put facilement acquérir un assez vaste terrain, où il édifia une petite case couverte en paillote ; puis, encouragé et efficacement aidé par tous, il commença les fondations d’une église, qu’il voulait dédier à l’Archange saint Michel

    Grâce à la bonne volonté générale et à la peine que se donnait notre confrère, qui faisait là ses débuts de constructeur, dont il n’était distrait que par les visites régulières qu’il faisait aux quatre ou cinq chrétientés voisines, l’église Saint-Michel fut assez rapidement terminée. Vaste et claire, elle rappelle celles de nos campagnes de France ; le son harmonieux de sa cloche fait rêver de la patrie lointaine. La chrétienté de Yên-Bai était encore peu nombreuse ; mais à l’ambulance, des malades, venus de tous les postes établis dans la région, recevaient régulièrement la visite du missionnaire, qui leur prodiguait les soins de son avenante charité, et du premier coup, devenait leur ami et leur confident.

    Au dessus de Yên-Bai et tout le long du Fleuve Rouge, il y avait petites garnisons et, à la frontière de Chine, l’important poste de Laokay, établi alors dans l’ancienne citadelle et sur les mamelons voisins, des deux côtés du grand fleuve tonkinois. Sur la rive droite se trouvait l’ambulance.

    Le 19 juin 1894, le P. Girod partait de Yên-Bai pour ce poste avancé, afin de se rendre compte de la possibilité d’y avoir un pied-à-terre. Il fut reçu avec la plus grande cordialité par un vieil ami des missionnaires, M. Dupont, agent des Messageries Fluviales, et par les officiers de la garnison. Tous voulaient le voir s’établir définitivement à Laokay ; mais, ce premier voyage n’étant qu’un voyage d’exploration, le Père devait revenir à Yên-Bai, où il rentrait le 25 pour y apprendre la triste nouvelle de l’assassinat du Président Carnot.

    La Haute-Région se pacifiait peu à peu : de temps à autre il fallait encore infliger une leçon à d’incorrigibles rebelles ou pirates, qui, après quelque temps de répit à la suite d’un échec, reprenaient le “maquis , mais on pouvait circuler beaucoup plus facilement.

    C’est alors, en mars 1895, que Mgr Gendreau donna mission au P. Girod de retourner à Tuyen-Quang créer un poste et y installer le P. Chotard, qui devait y remplir les fonctions d’aumônier de l’hôpital et de curé de la ville. Cet excellent Père, dont la prudence n’égalait pas le zèle, se tua à la besogne : pour construire son église, dédiée à Notre-Dame des Victoires, puis sa modeste maison, il se priva de tout, ruina sa santé et, plein de mérites, rendit sa belle âme à Dieu le 4 septembre 1897, après une vie apostolique trop courte.

    Ayant, grâce à son inlassable activité, visité plusieurs fois tout son immense district, le P. Girod avait pu fournir à ses Supérieurs quantité de renseignements précieux, qui les déterminèrent à exécuter le plan, conçu depuis longtemps déjà, de détacher de la Mission du Tonkin Occidental toute la Haute-Région pour en former un Vicariat séparé. La nouvelle Mission comprendrait le vaste district du P. Girod et la province de Sontay, dans laquelle travaillaient les PP. Jean Robert et Duhamel.

    Au mois de juin 1895, Mgr Gendreau annonçait à ses missionnaires que le Saint-Siège avait décidé la création immédiate de cette nouvelle Mission et choisi, pour en être le premier Evêque, le P Ramond ; en même temps le Père Marcou était donné comme Coadjuteur au Vicaire Apostolique du Tonkin Occidental.

    La division eut lieu officiellement le 19 juillet à Ha-Thach, importante paroisse, sur le territoire de laquelle a été établi le Petit-Séminaire du Vicariat.

    Le siège de l’évêché fut fixé à Hung-Hoa, non loin du confluent de la Rivière Noire et du Fleuve Rouge, dans l’ancienne Résidence mise en vente par le Protectorat.

    Peu après, le 15 octobre 1895, Mgr Ramond recevait à Hanoi, en même temps que Mgr Marcou, la consécration épiscopale et remontait à Hung-Hoa pour faire sa première tournée de confirmation et visiter une partie de son Vicariat. C’est au cours de cette tournée que Sa Grandeur décida la fondation du poste de Laokay et, nommant le P. Hue à Yên-Bai, chargea le P. Girod de la nouvelle station.

    Le 26 juin 1896, notre confrère se mit en route more apostolico, pourvu de recommandations paternelles et d’encouragements beaucoup plus que d’écus. Toujours confiant en la Providence et en la protection de la Sainte-Vierge, il se mit à l’œuvre. Tout était à faire, mais ce n’était pas pour déplaire à son caractère entreprenant. Il trouva Laokay déjà transformé. Le siège du quatrième territoire militaire y avait été transporté et de nombreuses constructions s’étaient élevées comme par enchantement, “formant un tableau très coquet et très harmonieux, qui se détachait sur le fond verdoyant des hautes montagnes de la frontière chinoise,” couronnées de forts, très peu menaçants d’ailleurs.

    Le Père se mit de suite à l’œuvre, et c’est pour mener à bien son entreprise qu’il écrivit son livre si intéressant, “Dix ans de Haut Tonkin”: il put bâtir une maison et commencer la construction d’une jolie église dédiée au Sacré-Cœur.

    C’était pour lui un calme relatif après des années d’une vie si mouvementée ; mais tant de courses, de travaux et d’émotions avaient atteint assez gravement sa forte constitution, et un retour en France fut jugé nécessaire (1898). Il eut le bonheur d’y retrouver sa bonne et vénérable mère et les membres de sa chère famille. Il y passa 18 mois et revint au Tonkin en 1899.

    A son retour il fut désigné pour occuper le poste de Yên-Bai. Il y retrouva avec plaisir la petite église qu’il avait bâtie et y ajouta une maison un peu plus confortable que la paillote des débuts, véritable fournaise pendant les chaleurs de l’été.

    Entre temps il essaya de fonder un nouveau poste dans la région de Nghia-Lo, peuplée de nombreuses tribus de Tho, de Man et de Meo, auxquelles son zèle apostolique voulait porter les lumières de la foi.

    Le colonel de Beylié donnait pour l’y établir le poste militaire qu’il avait créé à Tu-le et que l’on abandonnait. Il en prit possession et y résida quelques mois seulement, car le mauvais vouloir de l’administration fit échouer ce projet. Sabre et goupillon : songez donc !

    C’était un contre-temps fâcheux, mais, en pays de mission, où l’on en rencontre tant, on a autre chose à faire que de les additionner en soupirant.

    Notre confrère rendit compte à son Evêque et rentra à Yên-Bai ; mais la vie relativement tranquille dans un poste n’était pas son affaire. Durant ses courses apostoliques il avait découvert sur le Song-Chay, en plein pays païen, un endroit, dans la préfecture de Yen-Binh, où il faudrait, un jour ou l’autre, fonder une mission. Il en parla à son Supérieur, mais ne put de suite poursuivre la réalisation de ce projet.

    Laokay devait d’abord le revoir quelque temps.
    Le colonel commandant le territoire militaire de Ha-Giang, ayant demandé à Mgr Ramond un missionnaire, de l’installation duquel il se chargeait entièrement, Sa Grandeur appela à ce nouveau poste le P. d’Abrigeon, alors à Laokay, et le P. Girod monta le remplacer
    et achever la construction de l’église, dont il avait posé la première pierre avant son voyage en France. Ce fut pour tous une joie de le revoir. Tout le monde l’aida, et bientôt, dans le joli clocher qui s’élève svelte et gracieux, une cloche, venue de France, éveillait de sa voix grave et mélodieuse les échos étonnés, qui n’avaient jusqu’alors répondu qu’aux lugubres mugissements des trompes chinoises et aux alertes sonneries des clairons français.

    Laokay était donc complètement installé, et le missionnaire, en dehors de ses fonctions d’aumônier, n’avait plus qu’à rechercher les moyens d’attirer à la vraie foi les indigènes des villages voisins, ce qui présentait, et présente encore, bien des difficultés. La multiplicité des races qui peuplent la région, et dont la langue diffère entièrement, n’est pas le moindre obstacle. Prêcher la religion à tous, et dans leur idiome particulier, n’est pas à la portée du premier venu. Amorcer ces rudes montagnards, qui vivent retirés dans leurs forêts ou sur la cime des monts, à s’instruire en annamite, n’est pas possible. De plus il faut aller les trouver là où il sont, les suivre où ils vont, et cela représente, outre de grande fatigues, l’impossibilité de remplir les fonctions d’aumônier, comme aussi de s’occuper des nombreux chrétiens annamites venus du delta. Les fatigues de longues courses dans les montagnes n’étaient pas pour effrayer le P. Girod ; mais, à un certain âge, l’étude de plusieurs langues devient difficile. Et puis, semble-t-il, le rôle de notre confrère était de fonder un peu partout des postes avancés, qu’il quittait, une fois bien établis, pour porter ailleurs, toujours plus avant, sa fervente et généreuse activité.

    A Laokay tout était prêt pour recevoir un missionnaire, qui y serait logé convenablement et y trouverait une chrétienté fonctionnant déjà à peu près régulièrement. Le Père se souvint alors du Song-Chay et de Phu-Yen-Binh, où il avait jadis entrevu la possibilité d’établir une chrétienté. Il en avait déjà parlé à Mgr Ramond, mais le projet avait été pour un temps mis de côté. Le moment lui sembla venu de demander à le reprendre et à chercher les moyens de le réaliser.

    De son côté le Vicaire Apostolique du Haut-Tonkin avait pensé à fixer, aussitôt qu’il le pourrait, dans la vallée du Song-Chay un missionnaire uniquement chargé des chrétientés étagées le long de cette rivière. Ce n’est pas une sinécure. Il accueillit donc favorablement la demande du Père et, lui ayant donné un successeur à Laokay, le chargea de cette nouvelle fondation.

    (A suivre) L. MÉCHET,
    Miss. du Haut-Tonkin.



    1925/539-547
    539-547
    Méchet
    Vietnam
    1925
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