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Hanoi chrétien 2 (Suite)

Hanoi chrétien (Suite) Hanoi et les Missions-Étrangères Monseigneur Deydier, Evêque dAscalon. (1666-1670).
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    Hanoi chrétien
    (Suite)
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    Hanoi et les Missions-Étrangères
    Monseigneur Deydier, Evêque dAscalon.
    (1666-1670).

    Les Pères jésuites avaient été bannis de Hanoi en 1663 ; ce fut seulement en 1666 que le premier missionnaire de la Société des Missions-Étrangères aborda au Tonkin. Cétait François Deydier et voilà le portrait quen brosse le Père Launay : Petit, maigre, de manières aisées, avec un regard de flamme, un tempérament hardi, il avait toutes les vigueurs, physique et morale ; à quinze ans, il maniait le fleuret comme un maître darmes et le gouvernail dun bateau comme un pilote ; doué dun esprit vif, dun jugement sûr, dune raison sévère qui comprimait lexubérance de sa riche nature et la rendait plus résistante en la condensant, il était fait pour la difficile mission qui lui incombait. Il rencontra sur sa route la jalousie des Portugais, la défiance des catéchistes, lignorance des chrétiens, les mauvaises dispositions des apostats, la haine des païens, il triompha de tout. Un peu plus de souplesse naurait peut-être pas déparé ce beau tableau, je ne crois pas quon puisse la compter parmi les si nombreuses qualités dont le Père était doué. Les circonstances, il est vrai, ne sy prêtaient guère, lédit de bannissement des Jésuites avait donné le signal dune persécution à la fois captieuse et cruelle qui avait singulièrement éclairci le nombre des chrétiens. Aucun prêtre indigène, des catéchistes seuls dirigeaient la paroisse. Quelques-uns sétaient laissés entraîner, la plupart avaient essayé de résister, mais à côté dun petit nombre dapostats, il y avait limmense troupeau des tièdes et des négligents. Ajoutons quun nombre assez considérable de chrétiens considérait le Père un peu comme un intrus ; il fallait donc simposer. Cest ce que fit M. Deydier, il avait pour lui le droit, il était lenvoyé du Saint-Siège.

    Parti de Juthia le 20 juin 1666 il sétait imposé un incognito aussi pénible que rigoureux ; déguisé en marchand, il avait pris le nom de Chicco. La traversée dura deux mois car ce ne fut que le 18 août que le missionnaire arriva à Hanoi (1). Comme on peut le supposer, un voyage entrepris dans de telles conditions ne se passa pas sans incidents ni de multiples péripéties quil serait trop long de raconter ici.

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    (1) Lhistoire Générale de la Société des Missions-Étrangères fait arriver M. Deydier à Héan (Hungyên). Cest une erreur, le journal du Père est formel sur ce point. Dailleurs, dans les documents historiques pour servir à lhistoire de la Mission du Tonkin, M. Launay lui-même le reconnaît et Intitule un chapitre : Arrivée à Hanoi Chez Raphaël.


    Dès le 15 août, alors que le bateau était encore en rivière, Raphaël de Rhodes, interprète des Hollandais, était venu présenter à M. Deydier les hommages de la chrétienté de Hanoi. Raphaël était originaire de Cochinchine, baptisé par le Père de Rhodes, il en avait pris le nom. Cétait un chrétien fervent et dévoué, nous le retrouverons souvent au cours de cette histoire. Soutien des fidèles de Hanoi, il fut pour les missionnaires un auxiliaire actif et dévoué, sa maison, comme jadis celles des grandes familles de Rome, devint le siège de léglise Saint Joseph. Il venait donc sans doute présenter ses hommages au nouveau missionnaire, mais aussi le mettre au courant des déboires dun capucin de Malacca, le Père Bernardo, qui se trouvait plus ou moins régulièrement dans la ville de Hanoi et prétendait en administrer la communauté chrétienne. Ce bon religieux ne manquait pas daudace, il sentêtait à vouloir présenter un placet au roi, malgré les vives objections de tous les chrétiens. Il le fit tout de même, mais à ses dépens, car comme le 13 août, le roi et toute sa cour étaient allés faire une promenade hors de la ville, le Père Bernardo se présenta ; non seulement il ne fut pas reçu, mais un des grands eunuques layant vu, le fit bâtonner, jeter en prison et enfin donna lordre de lexpulser par le premier bateau en partance.

    Raphaël mit encore le Père Deydier au courant des affaires de la chrétienté et nayant pu obtenir lautorisation de lemmener avec lui, il repartit avec la plus grande partie des ornements du missionnaire. Le temps paraissait long à celui-ci ; il était en face de la terre promise et ne pouvait y aborder car les formalités de la visite du bateau traînaient en longueur. Le 20 août, notre missionnaire ny tint plus et il sintroduisit furtivement chez Raphaël où toute la maison lui fit fête. On lui conseilla de sadresser au mandarin japonais Paul de Abada qui avait été un grand ami des Pères Jésuites. Celui-ci le reçut en effet, mais quand M. Deydier lui eut demandé de sentremettre pour lui obtenir lautorisation de descendre à terre, Paul de Abada sy refusa car le Père avait déclaré ne pas avoir de lettres des Jésuites. Tristement, le missionnaire neut quà reprendre la voie du retour et revenir à son bateau. Il avait tout de même parcouru la ville de Hanoi et voilà la description quil nous en donne : Cette ville est sans murailles, mais elle est effroyablement longue. Il y a de temps en temps de grands lacs. Partout où lon aille on rencontre tant de monde que quoique les rues soient très larges, on a néanmoins peine à passer en plusieurs endroits. Les maisons sont de boue enduite dargile et couvertes pour lordinaire de paille, quelques-unes sont de briques enduites dun peu de chaux et recouvertes de tuiles. Les rues, dit-il ailleurs, ne sont pas pavées mais recouvertes dune argile glissante et inégale, de sorte quen temps de pluie, il est impossible de marcher par les rues de la ville. Comme nous le constaterons souvent, Hanoi était, dès cette époque, divisé en quartiers séparés par des corps de garde. Les chrétiens étaient assez nombreux dans le quartier de Ou Mac, mais cest surtout dans le quartier des cannes (bambous), près du fleuve, quils se groupaient dans le bas marché.

    Revenu à bord, M. Deydier faillit y être victime dun accident. Tandis quil méditait sur les oppositions du démon, la foudre tomba sur le grand mât où sappuyait sa tête : Et comme jai accoutumé de dire le Gloria Patri à voix basse quand il fait du tonnerre, le diable me fit dire celui-ci à haute voix. Je me relevai aussitôt de mon étourdissement avec ces paroles en bouche : Tu en auras menti, misérable ! Me voyant si miraculeusement préservé, je me reconnus obligé de rendre mes actions de grâces au bon Dieu, et prenant sur moi ce qui restait encore dornements, je partis du bateau sans quon prit trop garde à moi. Comme on le voit, notre missionnaire ne se laissait pas trop facilement désarçonner ! Mais il pleuvait à torrents et, quoique parti le 22 août dans la matinée, il narriva quà la nuit chez Raphaël. Et dans quel état ! tout trempé des pieds à la tête. Ce qui ne lempêcha pas de se mettre à faire des hosties, dresser un autel et le lendemain 23 août, avant le jour, jeus la consolation, dit-il, de recevoir Notre-Seigneur dont je jeûnais depuis plus de 64 jours.

    Le voilà donc arrivé à Hanoi, mais que dobstacles ! Il lui est impossible de se montrer à lextérieur, la religion est proscrite, les prêtres bannis. Les fidèles et les catéchistes eux-mêmes nont aucune idée de sa mission, ils ne connaissent que les Pères Jésuites et trouvent quune arrivée si discrète ne correspond guère à leurs désirs. Ils voudraient une entrée solennelle, in magnis, sans cela ils ne croient guère au succès de la mission du Père.

    Quimporte, seul contre tous, M. Deydier va de lavant, il convoque les catéchistes, il fait revenir les chrétiens, se rend compte de leur état et avise au plus pressé. Seul contre tous, ai-je dit, non, car Raphaël fut toujours aux côtés du Père et le capitaine hollandais, commandant la factorerie, lui fit toujours bon accueil. Puis les chrétiens et les catéchistes se ressaisirent et voilà, vers la fin de 1666, létat que le missionnaire nous donne de la chrétienté de Hanoi. Aux dires de quelques-uns, elle compterait 800 fidèles, mais 400 environ de sérieux. On y trouve quatre ou cinq chapelles, oh ! de simples maisons, puisque les infidèles entrent dans certaines sans se douter de leur destination. Voici leur titre : Saint Joseph qui est près du fleuve, dans la maison de Raphaël, lAssomption et la Nativité, plus loin, à lextrémité de la ville, et enfin dans le quartier des bambous, la Résurrection. La ferveur de la chrétienté nest pas très grande, trois ans sans prêtre ont laissé sintroduire bien des abus, malgré le zèle de Jean văn Hoá qui est larc boutant de la paroisse. Quant à létablissement des Pères Jésuites, situé à lest de la ville marchande, près du palais royal, cest un chantier de démolition, les voisins y puisent à leur gré. Les ais dorés et laqués qui servaient de lambris à léglise ont été employés à orner une maison dans lenceinte du palais royal. En somme, ruines un peu partout ; M. Deydier va se mettre à les relever ; les fidèles dabord, par la réception des sacrements, les catéchistes ensuite quil réunit le 8 septembre et à qui il donna connaissance de ses pouvoirs. Puis il voulut assurer lavenir par une bonne retraite, elle se fit le 13 octobre dans des barques amarrées près de létablissement des Hollandais. Les exercices en furent troublés par larrivée de deux galères royales qui ne saperçurent heureusement de rien. Enfin le Père entreprit de réaliser de suite le but essentiel de la Société des M.-E., car, dit-il, jai honte, comme je le témoigne quelquefois aux pauvres Tonkinois, de me voir comme un dégradé réduit à létat de séculier... Ma plus sérieuse préoccupation sera dorénavant au séminaire qui va être composé dune quinzaine de jeunes gens et de deux catéchistes qui mont paru de plus de grâces et que j ai commencé à instruire pour pouvoir aller, cette année, recevoir les saints ordres des mains de Mgr de Bérythe. Cétait la semence des belles moissons de prêtres qui se lèveront sans interruption sur la terre du Tonkin ; Hanoi en eut les prémices.

    Un incident qui aurait pu être burlesque, sil navait failli tourner au tragique et amener un schisme dans la chrétienté de Hanoi, vint encore augmenter les tracas du missionnaire. A Noël, ne pouvant aller dans les églises de la Nativité et de lAssomption, à cause de leur éloignement, M. Deydier y envoya les catéchistes Jean et Benoît pour empêcher quon y bût et mangent suivant la déplorable habitude qui sétait établie ces dernières années. Cela ne fit pas laffaire dune certaine confrérie de Pénitents de la Miséricorde qui, en fait de pénitence, ne pratiquaient guère que le culte de livrognerie ! Ses membres sassemblaient à loccasion des fêtes et des enterrements et, après les prières et les chansons spirituelles, tout se terminait par des beuveries scandaleuses. Le conflit éclata à loccasion dun enterrement dans les faubourgs de Hanoi (Kẻ-Sét). Jean văn Hoá, le bras droit du missionnaire, empêcha les pénitents de senivrer, ils allèrent le faire ailleurs, mais ce fut la guerre déclarée.

    Un fait curieux la porta à son paroxisme. Un capitaine du régiment du frère du roi, ông Thiên, tomba malade et après avoir usé en vain de tous les sortilèges, il songea à recourir aux prières des chrétiens. Le malheur voulut quil sadressât à deux membres de la dite confrérie, qui, trop heureux dune si bonne aubaine, en firent profiter tous les membres de la confrérie des Pénitents. Ils sassemblèrent donc bien volontiers chez le malade qui, en récompense de leurs prières, leur fournissait une abondante boisson ! Dieu, ajoute le Père, dont les secrets sont inscrutables, permit que ce capitaine fût guéri en peu de jours de son infirmité. Triomphe de nos ivrognes qui, capitaine en tête, font une requête pour dénoncer le Père, et se mettent en rébellion ouverte contre son autorité. Le conflit alla si loin que M. Deydier dut jeter linterdit sur toutes les églises ; on ne sassembla plus ni dimanche, ni fête, lexercice du culte était suspendu. Enfin, à loccasion dun enterrement, les conseils des chrétiens les plus sensés et les ferventes exhortations de Jean văn Hoá vinrent à bout des obstinés. Depuis ce jour-là qui était le 12 février 1668, note le Père, les choses demeurèrent suspendues, et beaucoup qui avaient suivi ces égarés comprirent le deuil de cette pauvre église affligée.

    Le 28 mars un incendie détruisit lidole de la Chùa Tháp, une des principales pagodes de la ville, et les chrétiens furent accusés de cet attentat. Le roi ordonna de les saisir. Grand émoi ! M. Deydier renvoie ses séminaristes, cache les objets du culte, Raphaël fait disparaître tout ce qui pourrait le compromettre, et pour ne pas négliger les moyens humains, le missionnaire après avoir crié merci à Dieu se fit connaître à deux personnes de la cour. Lorage se calma et après le retour du Chúa Trịnh Trạc qui était allé guerroyer contre les Mạc à Cao Bằng, le culte reprit avec plus de solennité puisque les offices de la Semaine sainte purent se célébrer publiquement dans toutes les églises de Hanoi.

    Dailleurs une grande consolation et un précieux secours lui étaient venus ; les deux catéchistes, Benoît et Jean, quil avait envoyés au Siam recevoir lordination sacerdotale, lui étaient revenus le 15 juin 1668. Aussi le ministère de M. Deydier ne se renferma plus dans les limites de la ville royale et, pendant les 4 années (1666-1670) quil y passa, ses courses apostoliques le menèrent dans un grand nombre de chrétientés. Je ne le suivrai pas dans ses voyages car cela nentre pas dans mon sujet, mais notons que dans le cours de lannée 1668 il a enregistré 10.000 baptêmes dont 1.500 administrés de sa main.

    Une recrue dimportance vint à la chrétienté en la personne du grand eunuque du roi : ông già Diều. Se sentant malade, ce puissant de la cour demanda le baptême, mais il avait une femme et M. Deydier dut lui refuser le sacrement qui nous rend chrétiens. Cela ne découragea pas le malade et le 1er février 1669 jour du Têt il fixa une croix à la cime de la perche que, suivant la coutume, il avait fait planter devant sa porte pendant les fêtes du jour de lan. Cétait une profession publique de christianisme et leffet fut si considérable quun des eunuques les plus puissants de la cour, ông gia Tây, dit en présence de plusieurs personnes que si les deux personnes possédant le plus de sagesse du royaume, à savoir Ông già Diều pour les hommes et Bà già Cou pour les femmes, sétaient soumises à la loi de Dieu, à la fin, il fallait songer à sy soumettre soi-même.

    Mais dans le courant de cette année 1669 un fait nouveau sétait produit : le retour des Jésuites, qui devait amener immédiatement une persécution et plus tard des difficultés inextricables pour toute la mission du Tonkin. Le 3 juin ils se présentèrent au roi avec des présents qui furent jugés insuffisants et le même jour un nouvel édit de persécution fut publié. Les églises furent pillées, les, images brûlées, les Jésuites mis en prison et défense faite aux vaisseaux européens de dépasser Héan (Hungyên). Heureusement les huissiers chargés de faire les perquisitions ne découvrirent pas ou ne voulurent pas découvrir M. Deydier caché chez Raphaël, mais cet état de choses le réduisit à une réclusion continue.

    Un événement le fit sortir de sa retraite, qui, sil fut heureux pour léglise du Tonkin, allait priver celle de Hanoi de son dévoué pasteur. Au mois de juillet 1669 Mgr de la Motte Lambert en compagnie de MM. de Bourges et Bouchard, sétait embarqué pour le Tonkin. Le moment était périlleux, quallait faire le roi ? M. Deydier fit avertir lévêque des difficultés à prévoir. La situation, si embarrassante quelle fût, ne surprit pas le chef de lexpédition qui sappelait Junet. Il présenta lévêque comme laumônier de son bateau et pour faire disparaître les objets que lon voulait cacher aux perquisitions mandarinales, il invita tous les soldats à souper et leur servit quelques bouteilles de son meilleur vin. On passa tout ce quon voulut et le bateau fut présenté comme un vaisseau de la nouvelle Compagnie française qui voulait sinstaller à Hungyên. Le roi parut satisfait de ces explications mais les Portugais et les Hollandais craignant une concurrence, eurent la bassesse de dénoncer lévêque et les missionnaires.

    Linstant était angoissant, un eunuque chrétien, nommé Tuyên, se chargea de présenter au roi une supplique et des présents. Il vanta si bien la puissance de la France, et les présents, sans doute, étaient si somptueux que le roi promit toute sa protection et donna permission aux missionnaires mais en habit laïc de demeurer en un lieu quil assignerait.

    Le bateau monta à la ville royale, léquipage descendit à terre, il y eut fête, revue, banquet, mais pendant que les officiers et les matelots assistaient aux fêtes, Mgr de Bérithe donna lordre aux grands catéchistes de se rendre à la ville royale pour se disposer au sacerdoce. Ils furent obligés de surseoir à leur emploi pour entrer en retraite. Mgr ajoute : il eut été à souhaiter que le nombre en fût plus grand : mais il fallut se contenter de ce peu de personnes afin de nélever à cette dignité que ceux qui, par leurs paroles, leurs exemples et leur vertu, en soutiennent léclat par leur sainteté. Nous aimerions avoir des détails sur cette première ordination qui eut lieu sur la terre tonkinoise : Mgr de Bérythe se contente de mentionner quil ordonna 7 prêtres, conféra les ordres mineurs à 10 catéchistes et la tonsure à 20.

    Le voyage de Monseigneur se termina en février 1670 ; à cette même époque M. Deydier allait quitter Hanoi pour sinstaller avec Mgr de Bourges à Héan. Il ny devait presque plus revenir et cest le Père Benoît Hiên qui prit la charge de curé de la ville royale. Il exerça ses fonctions avec un saint zèle et cest lui qui en 1683 servit dassistant à Mgr Deydier promu évêque dAscalon. Le sacre eut lieu à Hungyên. Mgr de Bourges, sacré au Siam évêque dAuren, était le consécrateur.

    Mgr Deydier va donc quitter la paroisse de Hanoi qui ne relèvera même plus de sa juridiction, un partage à lamiable ayant eu lieu : la rive gauche du fleuve lui échut en partage tandis que Hanoi et la rive droite devenaient le domaine de Mgr de Bourges. Cest aussi le commencement du déclin pour Hanoi chrétien. Nous avons suivi ses progrès jusquà laurore du dix-huitième siècle, il va maintenant seffacer un peu. Jusquau dix-neuvième il ne sera plus le centre de la vie religieuse du Tonkin, il ne sera plus quune chrétienté sans histoire jusquau jour où les martyrs dabord, puis lintervention française lui rendront son antique splendeur.

    (A suivre)
    1932/411-419
    411-419
    Anonyme
    Vietnam
    1932
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