Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

En Chine communiste

En Chine communiste.
Add this
    En Chine communiste.

    Un proverbe dit : cest au pied du phare que les ténèbres sont les plus épaisses. Depuis quelques mois, journaux et revues donnent à lenvi des articles de valeur très diverse sur la Chine rouge et cherchent à attirer lattention sur la situation désespérée dans laquelle se débat un cinquième de lhumanité. Sous peine de se voir appliquer le proverbe cité plus haut, le Bulletin publie aujourdhui quelques notes destinées à renseigner ses lecteurs sur la question. Une catégorie de lecteurs na pas besoin dêtre renseignée : ce sont nos confrères de Chine, qui, vivant au milieu de lincendie communiste, sont mieux que personne à même den mesurer la violence et les ravages. Mais le Bulletin a des lecteurs ailleurs quen Chine : cest à eux que sadressent les lignes qui suivent.

    Lauteur de ces notes a puisé ses renseignements aux meilleures sources et daprès les informations de la presse chinoise de Shanghai ; un article de M. Yang hen fou (caractères chinois) paru dans une revue chinoise et reproduit en partie par lexcellente revue catholique de Shanghai, le Chen kiao tsa tche, nous fournira un supplément dinformations.

    *
    * *

    En août 1932, six ou sept provinces chinoises étaient plus ou moins sous le joug communiste. Les statistiques officielles, lesquelles sont sujettes à caution, car elles sefforcent de dissimuler la gravité du mal, nous permettent de dresser le tableau suivant :

    Kiang-si (caractères chinois), 20 millions h., 81 préfectures. En 1930, 37 préf. étaient complètement rouges, 38 rouges à moitié et 5 ou 6 seulement indemnes.

    Hou-pé (caractères chinois), 26 millions h., 62 préfectures en fin 1930, 12 préf. seulement, notamment la région de Han-keou, étaient indemnes, 25 étaient complètement communistes et dans les 25 autres, la menace communiste était légère.

    Fou-kien (caractères chinois), 10 millions h., toute la partie ouest, soit la moitié de la province, est communiste depuis longtemps.

    Hou-nan (caractères chinois), 31 millions h., 46 préf. avec 6 millions dhabitants sont communistes : on y comptait, au printemps dernier, 17.400 individus massacrés.

    Ngan-hoei (caractères chinois), 21 millions h., la moitié de la province est rouge.

    Ho-nan (caractères chinois), 30 millions h., toute la partie sud de la province est communiste.

    Kouang-tong (caractères chinois), 32 millions dhab., dans cette province, lemprise communiste serait moins profonde.

    Quant au Se-tchouan (caractères chinois), 48 millions h., cest la bouteille dencre, le communisme gagne partout, mais vu la difficulté des communications, impossible de se faire une idée exacte de la situation.

    *
    * *

    Comment donc se prépare la conquête communiste ? Le fait, pour un district, dêtre marqué blanc sur les listes officielles ne signifie pas quil soit indemne de toute propagande. Seuls sont donnés comme rouges les districts où flotte le drapeau des Soviets, mais nombreuses sont les préfectures dites blanches qui nattendent quun signal pour tourner au rouge. Comme une transformation si subite serait inexplicable, disons que les districts blancs sont en réalité roses et dun rose souvent foncé. Dans le pays entier la décomposition est plus ou moins avancée et les soviets ont partout des alliés nombreux, conscients ou non.

    Passons rapidement en revue quelques-uns de ces facteurs de désordres, de ces forces latentes du communisme, disséminés dans les districts soi-disant indemnes. Nous avons dabord les étudiants, race partout turbulente, mais en Chine particulièrement ingouvernable, dont quelques tirades socialistes et humanitaires forment souvent lunique bagage intellectuel. Ils croient ou sefforcent de faire croire quun chambardement général seul pourra mettre fin à la crise actuelle et que cest à eux à prendre la tête du mouvement. Pareil milieu est éminemment favorable à la propagande bolchéviste. La grosse majorité des étudiants est communiste et de plus en plus ils sen iront grossir les rangs du parti si le gouvernement ny avise pas.

    Les ouvriers qui, dans tous les pays, sont une proie toute désignée pour le communisme sont relativement peu nombreux en Chine, lindustrie y étant encore à létat rudimentaire ; leur appoint ne peut avoir une grande influence sur la marche des événements. Les paysans, par contre, qui forment les 80 % de la population en Chine, sont la base sur laquelle se fonde peu à peu la société bolchéviste. Rangé, travailleur, résigné, le paysan chinois sait peiner et souffrir à un degré peu ordinaire ; mais la patience humaine a des limites, voire même la patience chinoise et il semble bien quactuellement ces limites soient franchies. De toute antiquité le bon peuple de Chine a été consciencieusement tondu par ses pasteurs et, sur ce point, sa résignation est admirable, mais le régime auquel il est soumis depuis des années joint aux calamités de toutes sortes qui fondent les unes après les autres sur le pays ont fait déborder le vase. Nous verrons plus loin quelle est la part de responsabilité du gouvernement dans la crise actuelle.

    La misère occasionne de temps en temps des soulèvements locaux, sortes de jacqueries dont lhistoire de Chine nous offre tant dexemples, tel celui-ci dont un témoin oculaire, M. Tchang ki louan (caractères chinois), nous retrace brièvement la genèse et la fin. Cette année, dans le Chen-si (caractères chinois), il nest pas tombé une goutte de pluie durant les mois de mars et davril : terrorisés par le spectre de la famine, les paysans de plus de vingt préfectures se soulevèrent en un court espace de temps. Armés de pioches ils sen furent assiéger plusieurs villes, mettant le feu aux portes et essayant de forcer les remparts survint à point une forte pluie et tout rentra dans lordre. La misère est mauvaise conseillère ; dans la masse rurale chinoise les soviets recruteront une formidable armée auxiliaire.

    *
    * *

    Voyons maintenant quelques-unes des raisons qui ont provoqué la crise actuelle et qui la font saggraver de jour en jour. Mais il nous faut ici laisser la parole à lauteur chinois et nous contenter de traduire en abrégeant quelque peu. Dans le mouvement actuel, le gouvernement porte la plus grosse part des responsabilités. Cest une loi historique sans exception quune révolution sort dun gouvernement pourri. Or, que voyons-nous ? Depuis que le parti Koue-min-tang (caractères chinois) est au pouvoir nous avons la guerre et le désordre perpétuels. On écorche le peuple et on muselle lopinion publique : cest le régime des pots-de-vin et des demi-mesures... On affecte de crier bien haut : A bas limpérialisme ! plus de traités inégaux ! En réalité ceux qui crient le plus fort se font construire sur les concessions étrangères de somptueux palais dans lesquels ils vivent largement. Que les idées dangereuses travaillent la jeunesse, on nen a cure pas plus que des moyens à prendre pour arrêter leur propagation. Les magistrats locaux pratiquent au grand jour le système des pots-de-vin. Dans le Ho-nan et le Ngan-hoei, dun côté, on force le peuple à planter le pavot et dun autre côté on interdit sévèrement la vente privée de lopium. Les planteurs sont, bien entendu, taxés très fort, quant à ceux qui nont pas planté, on les met à lamende... Lors des inondations de lannée dernière, les mandarins de Hankeou employèrent les secours reçus pour les sinistrés à monter une compagnie, le long fou kong se (caractères chinois), pour la vente en grand de lopium. Quant aux secours aux inondés et aux réparations des digues il nen fut pas même question. Eh bien ! jamais le gouvernement na demandé raison de cette affaire aux magistrats responsables, jamais on a ouï dire quune sanction quelconque ait été prise. Ce nest là quun exemple entre beaucoup dautres

    Passons à larmée, continue notre auteur. Larmée chinoise est, sans contredit, la plus nombreuse du monde : avouons quen fait dentorses à la discipline elle na pas sa pareille. Le soldat vit sur lhabitant. Tout déplacement de troupes est le signal des pires désordres. Sous prétexte de combattre les brigands, ils font plus de mal queux... Quand les brigands arrivent ils pillent, quand ils sen vont les soldats pillent à leur place, là où il ny a ni brigands ni soldats, les mandarins pillent (1) .

    La misère, avons-nous dit, est extrême. Je viens, dit M. Ou tin tchan (caractères chinois), de faire un voyage de deux mois dans la région comprise entre Pékin, Nankin et Shanghai. Jai pu y constater deux faits : dans le peuple le nombre des gens qui meurent de faim augmente de jour en jour et dans larmée les rations diminuent de jour en jour. Je suppose, ajoute-t-il, quil en est de même chez les communistes. Nous verrons que sa supposition nest pas fondée.

    (1) (caractères chinois)


    Tombant dans un terrain si favorable la semence communiste ne peut que germer et se développer. Un haut personnage, M. Tsai yuen pei (caractères chinois) écrivait naguère (juillet 31) : Les bandits communistes diffèrent des vulgaires brigands ils semblent avoir une sorte de force religieuse ensorcelante ; ils ne sont pas à mépriser (1) . Cest vrai, continue larticle que nous analysons, les communistes ont une sorte de force mystique : appelons-la par son nom : cest lespoir davoir, sous les soviets, le bol de riz quotidien. Cette force-là est souveraine.

    ___________________________________________________________________________
    (1) (caractères chinois)


    *
    * *

    Comment sopère la conquête communiste ? Quand les rouges voient quun district a été suffisamment travaillé ils y envoient leurs troupes qui y entrent généralement sans grande difficulté. A la faveur du désordre commence le pillage général. Notables et richards sont aussitôt arrêtés et mis à mort. On a vu certains de ces malheureux verser de fortes sommes dans lespoir davoir la vie sauve ; cest parfaitement inutile, tôt ou tard, ils sont passés par les armes. On fusille également fonctionnaires, gardes nationaux réactionnaires, boys et franc-maçons (kō-la.hoei (caractères chinois). Parmi le menu peuple, on fusille également les partisans de lancien régime et tous ceux qui sont de nuance douteuse. On comprend que, là où rouges et blancs se succèdent à tour de rôle, quiconque penche dun côté ou dun autre est étroitement espionné et quon assiste à des vengeances privées atroces. Quant aux ouvriers, aux paysans et aux femmes, aucune violence nest exercée contre eux. Tout chien aperçu est aussitôt dépêché ; la raison en est que les chiens font la garde pour protéger les biens des capitalistes et aboient au pauvre peuple !

    *
    * *

    Lorsquils ont réussi à nettoyer complètement un district de tout élément réactionnaire les rouges commencent à lorganiser avec lappui des ouvriers et des paysans.

    Chaque préfecture a son soviet (caractères chinois) et se divise en un certain nombre darrondissements et de cantons qui ont également leur soviet propre. Chaque district comprend une vingtaine de villages ; chaque village a un maire ou président.

    Cette organisation est soumise à des règlements stricts. Le président du soviet préfectural donne ses ordres aux soviets locaux. De plus, chaque préfecture compte un certain nombre de commissaires ou délégués spéciaux : préposés à la Culture rouge, chargés de la propagande et de léducation rouges, délégués agraires chargés des confiscations de terrains et de leur répartition, délégués aux affaires militaires, commissaires aux affaires féminines chargés dorganiser les mouvements de femmes, délégués aux communications etc. ... Chacun a, dans sa sphère et sous réserve du contrôle du soviet de la préfecture, un pouvoir absolu. Tous, sans exception, sont choisis par ladministration supérieure.

    Soviets régionaux et locaux ont leurs réunions générales à date fixe. Chaque famille est tenue denvoyer au moins un membre assister à ces réunions, lesquelles sont loccasion dune intense propagande rouge. On sy efforce de mettre en relief les tares et les abus de lancien régime. Les discours se succèdent des heures durant, sans désemparer et malgré leur longueur, ils exercent sur le peuple une telle fascination (caractères chinois) quil en oublie le boire et le manger (sic).

    Le parti fait grand cas des femmes ; les sociétés féminines sont chargées dorganiser la propagande sous la direction dun délégué spécial. Ces sociétés tiennent des réunions à date fixe et auxquelles doit assister au moins une femme par famille. Chose comique, aux jours de grande réunion, on voit de jeunes beautés (1) monter à la tribune et y pousser des rugissements de lionnes ( ! ), applaudies par des vieilles à moitié sourdes et aveugles qui ont largement dépassé le cap de la soixantaine.

    ___________________________________________________________________________
    (1) (caractères chinois) dit le texte ; cest une allusion à un passage de Tchoang tse, quon trouvera dans Wieger, Taoïsme, 11, pp. 222-223.


    On laisse la plus grande liberté au sujet des mariages. Tout ce quon a raconté dune prétendue communauté de femmes et dautres désordres contre nature est pure invention. Ladultère est inconnu en pays communiste.

    De 5 à 15 ans les enfants sont tenus de fréquenter lécole où ils reçoivent une éducation rouge et une formation militaire. Dès 6 ou 7 ans un enfant est capable de discerner un ennemi...

    *
    * *

    Passons maintenant à lorganisation matérielle. Une fois entrés dans un district les communistes y bouleversent de fond en comble les conditions économiques et sociales. On commence par confisquer les biens des notables et des riches, ainsi que de tous ceux qui ont pris la fuite. Puis on ramasse tous les titres de propriétés, créances, registres, livres de comptes etc. et on y met le feu. Tout le monde étant ainsi mis sur le même pied égalitaire, les commissaires ad hoc procèdent à une nouvelle répartition des terres, sur les bases suivantes : Chaque individu se voit attribuer, comme rizières :

    adulte 5 arpents, meou (caractères chinois)
    individu au-dessus de 15 ans 3 arpents
    au-dessous de 15 2 1/2

    Les paysans à laise sur lesquels ne pèse pas un soupçon de réaction se voient attribuer, sur leurs propres biens, une part daprès la règle ci-dessus, mais, bien entendu, en mauvais terrains et en rizières maigres. Tout le reste de leurs biens tombe dans la masse. Les indigents, au contraire, reçoivent leur part dans les meilleures et les plus grasses des rizières confisquées. Pour la répartition, soldats et ouvriers sont assimilés aux indigents.

    Tout comme les champs et rizières, les bâtiments sont soumis à une nouvelle répartition et suivant les mêmes principes. Le résultat en est que les prolétaires occupent maintenant les somptueux bâtiments des ci-devant riches dépossédés et que ceux-ci doivent prendre gîte dans les masures des ci-devant pauvres. On voit parfois des richards offrir spontanément à des miséreux des rizières et des maisons excellentes et se terrer dans une caverne, jadis refuge de quelque sans-abri et cela pour tâcher de passer inaperçus. Par contre, on rencontre des miséreux qui ne veulent pas troquer leur bicoque contre une maison volée à un riche, par crainte de représailles en cas de départ des rouges.

    La répartition terminée, on procède à la délimitation et lenregistrement des nouvelles propriétés et chacun reçoit un permis de cultiver.... Comme les services publics de larmée ont une part spéciale dans la répartition des terres et bâtiments, pas besoin de lever des taxes sur le peuple. Les paresseux ne trouvent pas de place dans les pays communistes ; on ny rencontre ni mendiant ni voleur. Ce dernier point, en particulier, nous laisse parfaitement sceptique.

    *
    * *

    Le document étudié ici donne des détails intéressants sur larmée rouge, sa stratégie, son organisation, détails quil nous faut omettre ici brevitatis causa. Les frontières des districts communistes sont étroitement surveillées. Toute communication est interdite avec un district non communiste et les routes qui y conduisent sont gardées militairement. Dans lintérieur dun district rouge des sentinelles sont postées partout. Le jour, femmes et enfants aident à la garde, la nuit, les gardes rouges font la patrouille. Notre auteur ajoute que, lorsque cest au tour des femmes de prendre la garde, elles emportent du fil et des aiguilles et que les cancans vont leur train, ce qui nest pas invraisemblable. De nuit, la circulation est interdite ; le jour, il faut un permis pour circuler et la possession de ce permis ne met pas à labri de toutes sortes dinquisitions. Des espions en civil sont apostés çà et là et la nuit fonctionne un service spécial despionnage, dit brigade découtes, tin hoa toui (caractères chinois), chargé de surprendre les conversations des citoyens : ses rapports servent à alimenter le dossier personnel dun chacun

    Dans les commencements le menu peuple fait aux rouges un accueil enthousiaste ; ne viennent-ils pas pour redresser les torts et mettre fin aux abus des bourgeois ? Mais on se lasse vite du nouveau régime. Les boutiques sont ouvertes et on y trouve, avec du riz en abondance, vendu seulement 2 à 3 piastres le picul (tan (caractères chinois), 60 kgs), certaines marchandises courantes. Mais on manque de beaucoup dobjets de première nécessité, comme le sel et les produits pharmaceutiques. De plus, on se lasse de tout, même des exécutions continuelles de richards et de réactionnaires et comme lopinion publique est baillonnée par les moyens extrêmes, beaucoup de gens se terrent chez eux.

    *
    * *

    Plusieurs expéditions ont été tentées pour essayer de mettre fin à ce régime de terreur : nous ne les détaillerons pas, cette énumération fastidieuse de noms quelconques nintéresserait pas le lecteur. Toutes ont échoué, naturellement. Leur seul résultat tangible a été daccroître la force des rouges en leur fournissant des armes et des munitions. Les raisons de ces échecs successifs sont les mêmes que celles qui ont amené la crise : incurie du gouvernement central et manque de discipline chez les troupes envoyées contre les rouges. Comme les soldats senrôlent uniquement pour toucher leur paye, dit M. Yang, ils nont nulle envie de se faire tuer pour le gouvernement... de plus, pas de plan de campagne ; y en eût-il un, personne ne sy conformerait. Les communistes, par contre, ont une discipline de fer et entre eux règne une égalité complète. Lofficier mange la bouillie et le soldat le riz (1), voilà la règle. Riches en hommes et pauvres en armes, les rouges attaquent avec impétuosité et se font tuer sur place, mais ne perdent pas un fusil. Ils ne reculent pas et on comprend le peu denthousiasme des soldats du gouvernement à aller se mesurer avec des adversaires aussi déterminés. Choûi ken kú mái lào mín (caractères chinois) disent-ils, à quoi bon se faire crever la peau ?

    *
    * *

    Une nouvelle campagne contre les rouges est en préparation ; quelle en sera lissue ? Lauteur chinois que nous avons si largement analysé est assez pessimiste à ce sujet (2). Si la campagne échoue, continue-t-il, cest la fin de tout. Non seulement ce sera la révolution dans le pays entier, mais on verra se produire une intervention des puissances étrangères, une attaque générale de limpérialisme, le partage de la Chine !

    ___________________________________________________________________________
    (1) (caractères chinois)
    (2) (caractères chinois)


    Laissons au compte de M. Yang-hen-fou cette crainte chimérique et cette conclusion simpliste dune étude dailleurs instructive et qui nous révèle une situation extrêmement grave. Puisque, même aux yeux de cet écrivain non chrétien, les moyens humains paraissent impuissants pour résoudre la crise actuelle, à nous de recourir au secours divin, à nous de répondre à lappel naguère adressé par Pie XI au monde entier, lexhortant à prier pour écarter les épreuves du genre humain. Tous les jours nous prions pour obtenir la fin des maux qui accablent la Russie : élargissons nos intentions et comprenons-y également la Chine qui souffre des mêmes maux. Récitons, à son intention également, les prières obligatoires de la fin de la messe, nous nen diminuerons pas lefficacité.

    X. X. X.
    9 septembre 1932.

    1933/6-15
    6-15
    Anonyme
    Chine
    1933
    Aucune image