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Chronique des Missions et des Etablissements communs 3

Chronique des Missions et des Etablissements communs Tôkyô
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    Chronique des Missions et des Etablissements communs

    Tôkyô

    Le 2 février, dans la chapelle des Dames de St-Maur à Tôkyô, sous la présidence de Mgr Rey, avait lieu, pour la première fois, la cérémonie de profession religieuse des Surs japonaises de la Visitation. Quatre dentre elles y prenaient part. Sept autres inauguraient leur noviciat par la cérémonie de vêture. Plusieurs représentants des familles des Surs, ainsi que de nombreux missionnaires, assistaient à la double cérémonie, qui fut en tous points fort touchante. Nous souhaitons à la petite Société très fervente, qui a ainsi reçu dans ses prémices une consécration solennelle, le développement quon en peut espérer pour le plus grand profit spirituel des Eglises du Japon.

    En dehors des sectes chrétiennes dites indépendantes, plusieurs églises protestantes ont organisé une Ligue pour sopposer à ladoption du projet de loi sur les Sociétés religieuses, qui doit être prochainement proposé aux Chambres. La Ligue fait au projet de loi le grief de violer sur plusieurs points le statut garanti par la Constitution à la liberté religieuse. Les réclamations portent particulièrement sur les points suivants : 1º Le nouveau projet impose une restriction à la liberté religieuse en exigeant, sous peine de sanctions légales, lautorisation du gouvernement pour la nomination des ministres, directeurs et administrateurs des sociétés religieuses. 2º Le gouvernement simmisce dans ladministration intérieure de ces sociétés, en forçant celles qui ne reconnaissent pas de directeur ou de ministre à sen pourvoir et en déterminant les qualités qui sont requises deux. 3º Enfin, contrairement au principe que lEtat ne doit pas intervenir dune façon positive dans les affaires intérieures des sociétés religieuses, la loi autoriserait le gouvernement à singérer dans ladministration intérieure des dites société et dans lexercice du culte.

    Les sectes bouddhiques ont emboîté le pas à la suite des sectes protestantes pour mettre en échec le projet de loi ; mais il est probable quavec de légères modifications apportées à sa teneur, il sera voté par les deux Chambres.

    Lacadémie Française, dans la séance annuelle du 23 décembre 1926, a décerné le Grand Prix de Langue française (10.000 fr.) aux Marianistes de Tôkyô pour les aider à relever de ses ruines leur collège lEtoile du Matin, détruit par le tremblement de terre de 1923. ― Dans son discours, M. René Doumic, citant une lettre de lAmbassadeur Claudel, rendit à nos dévoués religieux ce témoignage : Il ny a pas duvre en Extrême-Orient qui ait rendu plus de service à la cause de la France et de la langue française que la Société Marie.

    Nagasaki

    Le dimanche 9 janvier, dans la campagne embrumée dUrakami, les cloches lancèrent soudain leurs notes vibrantes et joyeuses. Et lon vit aussitôt se dessiner dans les chemins des groupes de fidèles sacheminant vers léglise, où 170 de leurs enfants allaient recevoir la confirmation. Une auto traverse leurs rangs : Mgr Castanier, évêque dOsaka, en descend et est salué par le P. Heuzet, curé de la paroisse, entouré de nombreux chrétiens.

    A 7h. ½ Monseigneur fait son entrée à léglise, déjà remplie dune foule recueillie. Montant aussitôt en chaire, Sa Grandeur, dans un éloquent discours, exhorta ces descendants de martyrs et de confesseurs de la foi à conserver pieusement le trésor légué par leurs ancêtres. Lattention soutenue de lassistance prouva que les paroles tombées des lèvres épiscopales trouvaient le chemin des curs.

    Monseigneur, assisté des PP. Matsushita et Lagrève, célébra la sainte Messe, qui fut suivie de la cérémonie de la confirmation, après laquelle Sa Grandeur adressa encore un mot dadieu aux enfants.

    Le soir, après avoir visité le séminaire, le couvent des religieuses, lEcole Apostolique des Marianistes, Monseigneur nous quittait, emportant la reconnaissance de toute la paroisse dUrakami.

    Léglise de Kurume, récemment inaugurée, vient de senrichir dune cloche, à la bénédiction de laquelle a procédé le P. Honda, délégué à cet effet. Le missionnaire du poste avait pris soin davertir au préalable la police et même la population ; de sorte que quelques-uns seulement, à la première sonnerie, crurent à un incendie et se préparèrent à courir au secours, mais ce ne fut que laffaire dun moment. Tout le monde sauf peut-être les bonzes, semble content dentendre cette nouvelle voix planer au dessus de la ville.

    Osaka

    Le 29 janvier dernier, 200 émigrants japonais se sont embarqués à Kôbe, à destination du Brésil. Dorénavant il y aura régulièrement un départ tous les mois ; en février, 700 quittaient le Japon.

    Ces émigrants partent sans espoir de retour, puisquils doivent renoncer à leur nationalité japonaise pour devenir citoyens des Etats-Unis du Brésil. On les dirige principalement sur lEtat de Sao-Paolo, où la population est toute catholique. Déjà, il y a 3 ans sur le désir du S.-Siège, le P. Nakamura, du diocèse de Nagasaki, fut détaché au Brésil pour y prendre soin des nombreux émigrés catholiques. Au dernier départ de janvier, il ny avait aucun catholique parmi les émigrants, et les mois suivants, sil sen trouve, ils seront lexception. La plupart sont des païens ; en grande partie, des bouddhistes. Leur foi, ou ce quon veut appeler ainsi, nest faites que dhabitudes et de conventions sociales, qui, en pays neuf, se dissoudront infailliblement. Aussi le S.-Siège a pensé quon ne devait pas se désintéresser de ces émigrants. Il a chargé spécialement le R. P. Herman Heuvers, S. J., de Tôkyô, de soccuper au Japon de ces pauvres gens, qui, avant de quitter la terre des ancêtres, prendront ainsi un premier contact avec cette Eglise catholique quils trouveront là-bas. Les autorités japonaises, flattées de cette attention, ont tout fait pour faciliter au R. Père sa mission de charité.

    Laccroissement continu de la population pose au gouvernement japonais un problème difficile à résoudre. Il ne sait que faire du surplus qui étouffe dans ses îles, Tant de pays ont hermétiquement fermé leurs portes aux émigrants japonais ! Le Brésil veut bien les accueillir ; cest une bonne fortune dont le gouvernement sapplique à profiter. Et, comme ce lointain pays se trouve être un pays catholique, il faut prendre des précautions pour que la question religieuse nélève pas une barrière infranchissable à lassimilation des émigrants. Pour cette raison, et pour dautres encore sans doute, le gouvernement japonais a interdit aux bonzes toute propagande parmi les émigrants à leur départ du Japon et refuse tout passeport à leurs émissaires qui voudraient aller réveiller parmi les émigrés la vieille foi, fruit de siècles datavisme. Pour le gouvernement japonais, la religion du Bouddha nest pas un article dexportation. au Brésil. Cest toujours quelque chose.

    Le R. P. Heuvers a donc fait un premier voyage de Tôkyô à Kôbe pour commencer luvre à lui confiée. Les émigrants, en attendant le départ du bateau, étaient réunis dans un hôtel. Le R. P. les a visités plusieurs fois. Le mercredi 26 janvier, dans une conférence qui a duré deux heures, il sest appliqué à gagner leur confiance, les encourageant et leur montrant quils trouveront là-bas dans lEglise catholique, une mère toute prête à leur adoucir les souffrances inévitables des premiers temps de lacclimatation. Puis les émigrants ont reçu chacun une petite brochure, où sont présentées quelques notions sur le Brésil et sa religion, brochure, qui, dans lesprit du R. Père, doit leur servir dintroduction auprès des prêtres brésiliens quils rencontreront.

    Le 29, le R. P. Heuvers a accompagné ses émigrants, devenus ses amis, jusquau bateau et ne les a quittés quau dernier moment.

    La Compagnie qui soccupe de recruter et de diriger ces émigrants sur le Brésil, a son siège à Tôkyô avec une succursale à Kôbe, qui sert de port dembarquement. Dorénavant, tous les mois, à chaque départ, nous aurons le plaisir de voir arriver le R. P. Heuvers, auquel la Procure de Kôbe est heureuse doffrir lhospitalité.

    Cette initiative catholique na pas échappé à la vigilance jalouse des bonzes, qui, tout en affectant de traiter les catholiques en quantité négligeable, gardent toujours un il ouvert sur nos faits et gestes. Parmi eux, nombreux sont les intrigants en mal de places et les illuminés en mal de prosélytisme, qui rêvent daller faire du Brésil une terre de Bouddha. Sous le prétexte que la plupart de ces émigrants sont de religion bouddhiste, nos bonzes réclament le droit daller consoler ces exilés et leur servir de guides spirituels. Ils demandent des passeports, quon sobstine à leur refuser.

    Ils annoncent la publication imminente dune brochure destinée à mettre le public en garde contre lémigration au Brésil. Bref, ils sont dans une passe de mauvaise humeur et ils le disent. Personne ne les prendra au sérieux, le gouvernement japonais moins que quiconque.

    Seoul

    Les Acta Apostolic Sedis du 31 décembre 1926 nous apprennent le titre épiscopal de Mgr Larribeau : Titulari episcopali Ecclesi Dusensi. Le Bulletin serait heureux de pouvoir donner quelques renseignements, au moins géographiques, sur cet ancien évêché ; malheureusement il na pu les trouver nulle part. Le docte Battandier lui-même se récuse et, tout en admettant que Duse ou Dune devait être en Afrique, il range ce siège parmi les non localisés.

    Le seul prédécesseur connu de Mgr Larribeau à ce titre serait Mgr Conrad Wickgram, auxiliaire de Strasbourg, mort en 1535.

    Le sacre de Mgr le Coadjuteur est fixé au 1er mai.

    Le 18 janvier, un service anniversaire a été célébré dans la cathédrale de Seoul pour Mgr Devred, décédé lan dernier à pareille date.

    Taikou

    De Taikou on se plaint au Gouvernement de laffluence des Chinois dans la province, ce qui fait tort, dit-on, aux ouvriers coréens.

    Une Coréenne, Mlle Pak, de Taikou, élève dune école daviation du Japon, a passé brillamment ses examens dessai et a obtenu un diplôme daviateur de 3e classe.

    Tchengtou

    Le 30 décembre 1926 a eu lieu, au Collège de la Sagesse à Kioungtcheou, la cérémonie de distribution des prix et des diplômes. Toutes les autorités civiles et militaires avaient tenu à manifester leur sympathie envers cet établissement, soit en assistant à la cérémonie, soit en envoyant de beaux prix. 13 élèves du 1er cours secondaire et 13 du 7e cours primaire supérieur reçurent le diplôme officiel après avoir subi avec succès les examens réglementaires.

    A Tchengtou le général Lieou Ouenhoui a arboré le drapeau rouge en signe de ralliement avec Canton ; mais la population ne semble pas vouloir le suivre dans cette voie.

    Tchongking

    Le 5 janvier, à lissue de la retraite du Grand-Séminaire, Mgr Jantzen a ordonné 3 prêtres, 6 sous-diacres, 3 acolytes, 7 lecteurs et 4 tonsurés.

    Le 10, Mgr consacrait lautel de la chapelle du Carmel de Tchong-king. Sa Grandeur était entourée de 8 missionnaires, 8 prêtes indigènes et des élèves du Grand-Séminaire, et cest à peine si la moitié des fidèles désireux dassister à la cérémonie put trouver place dans la chapelle. Lautel a été dédié à Notre-Darne du Mont Carmel et les religieuses ont été heureuses dassocier à cette fête leur protectrice, sainte Thérèse de lEnfant Jésus, dont le 10 janvier était lanniversaire de la prise dhabit.

    Suifu

    Le 6 février, Mgr Renault a ordonné 4 nouveaux prêtres. Ce nest que dans 2 ou 3 ans quaura lieu, dans notre Mission, une nouvelle ordination sacerdotale.

    Les agents des bolchevistes travaillent dur dans nos régions, et ils y font de nombreux adeptes. Ils sont arrivés à faire croire à une bonne partie de la population que les rouges de Canton nimposent pas de contributions militaires. Et ce qui donne un certain poids à leurs affirmations, cest le succès suivant remporté par les étudiants de lécole bolcheviste Sen Ouen. Notre sous-préfet, avec une escorte de deux compagnies de soldats, se rendait dans les divers marchés de son ressort pour y recueillir les impôts extraordinaires décrétés par le sous-gouverneur de la province. Les élèves rouges, garçons et filles, le suivirent partout, pérorant et ameutant les campagnards. Bref, ils firent si bien que le sous-préfet dut rentrer à Suifu sans avoir pu ramasser une sapèque.

    A la nouvelle des événements de Hankeou, les pasteurs protestants américains et anglais de la province ont été invités par leurs consuls à rejoindre Tchongking, pour de là être dirigés sur Shanghai.

    Ningyuanfu

    Belle fête de Noël à Ningyuanfu ; 260 communions, 38 baptêmes dadultes ; grand va-et-vient de païens.

    5 de nos séminaires, 3 diacres et 2 minorés, sont revenus de Penang, où ils ont terminé leurs études théologiques.

    Le P. Damien Tchen a terminé sa visite des chrétientés de la région dEulsein. Les Lolos, même ceux qui nont pas encore fait leur soumission, ont été pleins dégards pour le Père, linvitant à se reposer chez eux, manifestant le désir de le voir plus souvent, et les vieux racontant les bienfaits dont ils étaient redevables à lEglise.

    Dans le sud, le général Kiang Toantchang nous a enfin délivrés par des procédés un peu sommaires, du brigand Loui Ninfei. Celui-ci, craqué par les Yunnanais, lavait appelé à son secours. Kiang se présenta, accompagné seulement de six hommes, comme pour délibérer. Sans méfiance, Loui savança au devant de son visiteur : il fut reçu à coups de revolver et tous ses lieutenants furent tués avec lui. Le pays est tranquille maintenant.

    Yunnanfu

    Le 13 janvier, les 3 Pères du Sacré-Cur destinés au Kouytcheou oriental ont quitté Yunnanfu à destination de Kouiyang, sous la conduite du P. Champeyrol.

    Le P. Michel sest rendu à Haiphong avec 4 de nos séminaristes, quil doit embarquer pour le Collège de Penang. Deux minorés nous sont revenus de Penang, leurs études terminées : ils seront ordonnés prêtres cette année.

    Notre P. Ten a enfin été libéré. Le Maréchal Tang a donné lordre denvoyer les accusateurs et laccusé, avec tout le dossier, au Gouvernement provincial. Le sous-préfet de Peyentsin, après quelques tergiversations, a dû obéir et, le 3 février, le P. Ten arrivait à Yunnanfu avec le P. Salvat.

    Un nouveau parti, le Mintchetang (caractères chinois), vient dêtre fondé à Yunnanfu. A quand la création du parti de lordre ?

    Kouiyang

    Le général Tcheou Sitchen, gouverneur de la province, a fait dernièrement une visite officielle à tous les établissement de la Mission. Outre les écoles et orphelinats, il a vu le dispensaire, lhôpital et la crèche où nous recueillons les tout petits enfant. Il a pris beaucoup dintérêt à ces uvres et na pas ménagé les éloges à la Mission catholique, qui seule, dit-il, comprend et pratique la vraie charité. En excellents termes il a manifesté sa sympathie pour la religion qui inspire de si beaux dévouements. Les élèves des séminaires et des autres écoles lui ont lu une adresse, à laquelle il a répondu en les exhortant à bien profiter de lenseignement des Pères et des maîtres, afin dêtre utiles plus tard à la société et à la patrie.

    Cette visite a laissé partout une bonne impression, et le gouverneur lui-même a manifesté sa satisfaction davoir fait connaissance avec la Mission et ses uvres. Espérons que ces bonnes dispositions persévéreront et que nous profiterons longtemps de la bienveillance quil nous a promise.

    Ces jours-ci, grande panique en ville de Kouiyang à cause de la crise du papier-monnaie : la piastre-papier, en quelques jour, est tombée à $ 0.50 et on ne sait encore où sarrêtera la chute. Tout le monde se précipite dans les magasins pour écouler le papier, mais les marchands ne veulent naturellement pas vendre leurs dépôts et recevoir une monnaie dépréciée. De là un malaise général et des pertes considérables pour les détenteurs de billets.

    Canton

    Trois de nos séminaristes de Penang sont revenus à Canton, leurs études terminées. Trois autres sont partis pour les remplacer au collège général.

    A cause des troubles incessants et des dangers que peuvent courir les étrangers, les résidents anglais et américains de lintérieur de la Chine ont été invités par leurs Consuls respectifs à se retirer en lieu sûr.

    La question des écoles est de solution difficile pour les établissements déjà existants. Tant que les particuliers jouiront de la liberté de fonder des écoles en se conformant aux nouveaux règlements, il sera encore possible de continuer notre effort scolaire. Malheureusement il semble que nous nous acheminons vers le monopole absolu de lEtat à tous les degrés de lenseignement.

    La presse de Canton na pas manqué de publier à son tour le récit fantaisiste, calomnieux, diabolique, de laffaire dite de la Sainte-Enfance de Foutcheou. On se croirait reporté à un siècle en arrière avec les stupides accusations darracher les yeux, le cur, le foie des petits enfants pour en faire des médicaments. Et pourtant cest à laide de pareilles inventions que, aujourdhui encore, on existe et on lance la populace contre des missionnaires et des religieuses qui ne pensent quà se dévouer sans mesure.

    Un journal chinois de Hongkong, qui avait publié les mêmes calomnies odieuses, a été condamné à 1000 piastres damende et à une rétractation formelle. Rien de pareil à Canton, hélas !

    Vinh

    Quelques jours après la retraite annuelle des missionnaires a eu lieu à Xadoai, prêchée par le P. Dalaine, celle des prêtres indigènes des deux provinces de Nghêan et de Hàtinh. Ceux du Quangbinh, trop éloignés pour sy rendre, ont eu la leur à Huonphuong, dont le prédicateur fut le P. Gonnet.

    Nos deux séminaristes qui étudiaient à Penang sont rentrés au mois de janvier et recevront lordination sacerdotale le 2 avril. Ils ont naturellement été très heureux de revoir, après 7 années dabsence, leur cher pays dAnnam ; mais, en conversant avec eux, il est facile de constater lexcellent souvenir quils gardent de leurs maîtres du Collège général. Deux autres iront les remplacer bientôt.

    Mgr Eloy est parti le 14 février pour une tournée pastorale dans les deux districts de Baonham et de Botda, administrés par les PP. Klingler et Gautier. Les confirmations seront nombreuses, particulièrement dans la région de Cátngàn, où beaucoup de conversions ont eu lieu ces dernières années, conversions dautant plus intéressantes que la population sétait longtemps montrée réfractaires à la foi chrétienne.

    Un nouveau tronçon a été inauguré de la voie ferrée Hanoi-Vinh, laquelle arrive maintenant jusquà Phuctrach, dans le Hatinh. Encore quelques années et nous pourrons traverser toute notre Mission en chemin de fer.

    Hunghoa

    Les retraites ont eu lieu comme dordinaire. Celle des prêtres annamites fut prêchée par M. Vi, prêtre de la Mission de Hanoi. Comme lan dernier, il sut captiver son auditoire, et, par des conseils paternels et pratiques, remonter le courage de chacun pour lascension toujours laborieuse des sentiers de la perfection.

    Celle des missionnaires eut lieu au milieu de janvier. A défaut de prédicateur extraordinaire, Hamon, Mach, le Cardinal Manning, etc. nous rappelèrent le but de notre mission et les moyens de la bien remplir.

    Notre Galerie des Antiques, qui comptait déjà 17 membres, dont quatre prêtres annamites, sest augmentée cette année de deux unités. Le 12 janvier, jour de clôture de leur retraite, MM. et Tuấn et Táo fêtèrent le 25e anniversaire de leur ordination sacerdotale, par une grandmesse solennelle et un salut dactions de grâce. Au repas, présidé par Mgr Ramond, un de leurs confrères leur exprima, en un langage fleuri, les vux de tous, et un intermède joyeux, organisé par les plus jeunes, apporta à cette petite fête de sa note de gaieté. Monseigneur termina en souhaitant à tous non seulement de fêter ici-bas leurs noces dargent ou dor, mais surtout de se trouver tous réunis au jour des noces éternelles. Puisse ce vu de notre vénéré Pasteur se réaliser pour chacun de nous !

    Phatdiem

    Pendant notre retraite nous avons eu la visite du R. P. Pintal, provincial des Rédemptoristes, qui a bien voulu prendre la parole trois fois dans la seule journée quil a passée au milieu de nous. Nous lui sommes très reconnaissants de sa claire et chaude éloquence, que nous espérons bien goûter encore quelque jour.

    Son confrère le R. P. Dionne nous est resté et sest mis immédiatement à létude de la langue annamite telle quon la parle au Tonkin.

    Les fêtes du jour de lan annamite se sont déroulées comme depuis toujours dans ce pays essentiellement traditionaliste. Pourtant, dans le cérémonial de la réunion du clergé à lévêché, une petite variante a été introduite : les prêtres indigènes et les séminaristes ne présentent plus leurs vux quaux seuls Evêques, les missionnaires restant simples témoins. Pour les plus âgés, cest lindice dun passage à des temps nouveaux.

    Quinhon

    Le P. Jean, qui fut notre Procureur durant toute la guerre, est revenu à la Procure fin décembre ; le P. Saulot a été chargé de limportant district de Manglang au Phuyên.

    Le P. Gallioz, après dexcellents soins à la clinique du Dr Angier à Saigon, a dû, hélas ! prendre le chemin de France pour y refaire sa santé : il sest sembarqué le 7 février.

    Au commencement de janvier, le P. Dorgeville a commencé à élever le second bâtiment de notre Petit-Séminaire. Les travaux sont menés avec activité et il est probable quils seront achevés pour la rentrée de septembre.

    Le jour même où le P. Jannin atteignait ses 60 ans, la petite chapelle de lEcole Cuenot, à Kontum, a vu se dérouler une cérémonie inouë dans les annales bahnars : labjuration dune dame russe.

    Hué

    Notre retraite a eu lieu du 5 au 11 janvier. Elle a été prêchée par le R.P. Pintal, provincial des Pères Rédemptoristes du Canada français, dont la parole tout apostolique, aidée de la grâce divine, nous a tous convertis. Deux jours après, le Père quittait Hué définitivement emmenant avec lui le P. Dionne, qui est allé apprendre lannamite à Phatdiêm. Le P. Lavoie, confrère de départ du P. Dionne, reste à Hué, où il soccupe exclusivement de létude de la langue.

    Les plans du premier établissement des Pères Rédemptoriste dans la Mission ont été approuvés par leur Supérieur général et ne tarderont pas à recevoir un commencement dexécution.

    Nos nouveaux prêtres, sauf un seul, qui est tombé gravement malade, ont reçu leur destination et travaillent déjà dans la vigne du Seigneur.

    Le 21 janvier, le Carmel de Hué était en fête. Une religieuse, originaire de Tamtoà, chef-lieu du district de Quảngbình, y faisait ses vux perpétuels et une autre, de Phủ-Cam, y prenait lhabit religieux et commençait son noviciat. Cette dernière a un frère prêtre depuis 1924, un autre postulant au monastère de Notre-Dame dAnnam, et un troisième, élève au petit-séminaire dAn-Ninh. Le monastère de Hué vient de recevoir du renfort envoyé par le Carmel des Missions, fondé à Cholet par la Rév. Mère Aimée de première prieure et fondatrice de notre Carmel.

    Le tronçon du Trans-indochinois Donghoi-Donghà a été inauguré le 13 janvier par M. Pasquier, Gouverneur p.i. de lIndochine française, et a été livré à lexploitation le 15. Plusieurs de nos confrères du nord ont attendu cette date pour rentrer chez eux après la retraite. Cest un moyen plus sûr que lauto ; on ny risque pas sa vie comme dans les transports en auto-camion. Dans quelques cinq à six, dit-on, notre Mission sera complètement traversée par le rail.

    Phnompenh

    Le P. Lozey, retour de France, après sêtre arrêté à Penang pour visiter le Collège général, est arrivé à Phnompenh le 10 février

    Le départ de M. Baudoin, Résident supérieur du Cambodge, qui rentre en France après un séjour de 38 ans, a été loccasion de fêtes splendides. Toute la population, française, cambodgienne, annamite et chinoise, a rivalisé dempressement pour témoigner à la fois de sa sympathie et de ses regrets. Pendant sa longue administration M. Baudoin a déployé une activité infatigable pour tirer parti des ressources du pays et pourvoir à ses besoins. Le réseau routier, en particulier, a été créé de toutes pièces. Aujourdhui une automobile fait en 6 heures le trajet (300 km.) de Phnompenh à Battambang : cela fait rêver, quand on songe quil fallait jadis une bonne semaine et même, à la saison sèche, une quinzaine de jours.

    Le clou de ces fêtes fut le banquet populaire qui, le 19 janvier à 8 h. du soir, réunissait, sous la présidence de S. M. le roi Sisowath, 750 convives de toutes les nationalités de lUnion.

    Avant son départ, M. Baudoin a voulu revoir la station daltitude du Bockor, son uvre de prédilection, et a assisté, sur linvitation du P. Bernard, à la pose de la première pierre de la chapelle. Il ny eut point, à cette cérémonie, de discours à grand effet, mais il sy dit des paroles toutes de cordialité et dunion sacrée.

    Bangkok

    Les PP. Tessier et Dénarié, directeurs au Collège général de Penang, ont eu lheureuse idée de venir passer la majeure partie de leur vacances de janvier dans la Mission du Siam. Leur arrivée, coïncidant avec la retraite annuelle des missionnaires, leur fit faire ample connaissance avec la plupart dentre nous, et divers déplacements dans les églises voisines de Bangkok leur permirent également de rencontrer quelques-uns de leurs anciens élèves.

    Le R. P. Cousineau, Rédemptoriste, a prêché la retraite annuelle des missionnaires du Siam du 20 au 26 janvier et, immédiatement après, celle des Frères de Saint-Gabriel. Sa parole simple, abondante et précise, toute nourrie de textes de lEcriture Sainte et de citations puisées principalement dans les uvres de saint Alphonse de Liguori et de sainte Thérèse, a charmé ses auditeurs, leur rappelant la nécessité de la sainteté sacerdotale ou religieuse pour réaliser pleinement leur apostolat.

    Une Revue mensuelle de Pensée et dAction religieuse, intitulée Ecclesia vient de paraître au Siam. Elle sadresse uniquement aux Protestants de la Christ Church, bien que son titre laisse supposer une certaine allure ou tenue catholique.

    Malacca

    Notre Canadien, le P. Arcand, nous est arrivé après un long voyage par le Pacifique. Il a été donné comme vicaire au P. Ruaudel à la cathédrale, où, grâce à sa connaissance de langlais, il a pu aussitôt se donner au ministère de la prédication et de la confession.

    Son arrivée rendant disponible le P. Bélet, Mgr la envoyé à Bagan-Serai remplacer le P. Riboud, qui, établi dans le poste plus central de Bukit-Mertajam, pourra plus facilement. avec sa roulotte, dans son immense district.

    Le P. da Silva, vicaire du P. Riboud, est chargé des chrétiens indiens de Malacca,

    Le P. Le Mahec ne pouvant encore faire tout le travail que lui inspirerait son zèle pour satisfaire aux besoins spirituels de sa vaste chrétienté, cest Mgr Perrichon qui veut bien remplir les fonctions de premier vicaire à Saint-Antoine de Kuala-Lumpor.

    Johore, capitale de lEtat du même nom, possède maintenant un magnifique couvent, bâti sur un terrain donné gracieusement aux Dames de Saint-Maur par le défunte Sultane. Le 20 janvier, le Sultan inaugurait en personne le nouvel établissement, à la construction duquel il a généreusement contribué.

    Birmanie Méridionale

    Nous venons de vivre des jours de grande anxiété, dont notre Vicaire Apostolique était la cause. Après les fêtes de Noël, Mgr Perroy sentait le besoin de repos et de calme : il se rendit À Thonze, son ancien poste. Là, dès le 5 janvier, il fut pris par linfluenza. Il semblait aller mieux, lorsque tout à coup se déclara une broncho-pneumonie. Des docteurs furent appelés de Rangoon : le cas était grave. Pendant plusieurs jours le malade fut entre la vie et la mort ; on le soutint avec loxygène. La crise passée, la faiblesse était extrême : il fallut activer le cur par des injections. Cependant le mieux saccentue et le vénéré malade sachemine vers la guérison. Le prochain Bulletin pourra, nous lespérons, lannoncer complète et définitive.

    Le P. Accarion, descendu de Mandalay pour prêcher deux retraites de religieuses, nous était arrivé en triste état : déjà de santé délabrée, le voyage en chemin de fer lavait grandement fatigué, au point quil dut entrer à lhôpital. Il en sortit après quelques jours et on le croyait hors de danger, mais le 2 février au matin, on le trouva mort dans son lit. Mgr Foulquier et plusieurs missionnaires de la Haute-Birmanie vinrent assister à ses funérailles.

    Les PP. Fargeton et Riouffreyt ont aussi payé leur tribut à la maladie et ne se remettent que lentement.

    Après les mauvaises nouvelles, une bonne. Les P. Meyrieux, qui, parti pour la France avec Mgr Perroy, navait pu revenir avec lui, vient de rentrer en Birmanie et a rejoint dare-dare son poste de Kyaiklat.

    Birmanie Septentrionale

    Une impressionnante cérémonie a eu lieu à la Léproserie Saint-jean le 25 janvier dernier. Ce jour-là trois jeunes Birmanes et une Katchin ont revêtu lhabit religieux, une novice a fait profession, quatre professes ont fait les vux de trois ans et une les vux perpétuels. Dieu donne à toutes courage et persévérance !

    Le P. Gilhodes était descendu de ses montagnes pour assister à la vêture dune de ses enfants, la première religieuse katchin.

    Notre confrère, le P. Accarion, est décédé à Rangoon. 26 années de laborieux ministère apostolique lui auront mérité la récompense promise aux bons et fidèles serviteurs.

    Laos

    Le 9 janvier, Mgr Gouin a quitté Nong-Seng pour une tournée apostolique dans le sud de la Mission, à Bassac, Pakse, Oubone, etc. Cest un voyage de trois mois dans la brousse laotienne.

    Un catholique siamois vient dêtre nommé gouverneur de la province de Lakhone (Nong-Seng) : cest un des rares chrétiens qui soient arrivés à une haute situation dans ladministration, et en toute circonstance il se montre fortement attaché à sa religion. Peu après son installation il eut à préparer la réception du frère du roi de Siam, envoyé en tournée dinspection à la tête dune flottille de 8 avions. Le premier point datterrissage de lexpédition était précisément Lakhone, où de grandes fêtes eurent lieu à cette occasion. Mgr Gouin y eut une place dhonneur et le Prince royal eut la délicatesse de rendre visite à la Mission et de laisser une généreuse aumône pour les orphelins.

    La traditionnelle procession du Saint-Sacrement en la fête de lEpiphanie a été, cette année, particulièrement solennelle à Nong-Seng, grâce au zèle du P. Paulin, curé de la paroisse. 2000 Laotiens y assistèrent, silencieux et recueillis..

    Pondichéry

    Bien quil soit un peu tard pour en parler, nous ne pouvons sous silence le retour de Mgr lArchevêque dans sa bonne ville de Pondichéry. Cest le 4 novembre que S. G. débarquait du Chantilly. Les chrétiens lui firent une magnifique réception. Après avoir répondu par quelques mots bien sentis aux compliments de bienvenue qui lui avaient été exprimés, Mgr donna la bénédiction du Saint-Sacrement à une assistance qui ne laissait inoccupé le moindre recoin de la vaste cathédrale.

    Le 1er décembre. Mgr bénissait à Cheyour la nouvelle église bâtie par le P. Grandjanny. Belle, gracieuse, élégante, bien proportionnée, de construction solide, telles sont les qualités de lédifice, qui nétonnera aucun de ceux qui connaissent les talents du curé de Cheyour en matière darchitecture. Il nen est pas à son coup dessai et na pas dit non plus son dernier mot.

    Les pluies de mousson ont manqué cette année, les étangs bien bas : si le ciel na pas pitié de nous, cest la famine en perspective.

    Mysore

    Noces dor sacerdotales du P. Sigean. Le 13 janvier, nous fêtions le cinquantenaire de lordination sacerdotale du P. Sigean, Vicaire général honoraire. Nombreux furent les confrères qui tinrent à se rendre libres pour la circonstance, fût-ce au prix dun voyage fatigant : on pourrait en citer un qui ne recula pas devant quelque 400 kilomètres en motocyclette. Le jubilaire eut donc autour de lui, à la messe solennelle, une belle couronne de prêtres. Les diacres et sous-diacre, PP. Briand et Gouarin, avec le P. Laurent, assistant, représentaient à eux trois 134 ans de ministère apostolique. Auprès deux, le P. Rautureau, qui célébra ses noces dor en 1924. Les autres confrères se chargèrent des cérémonies et des chants liturgiques.

    Au repas de fête, Mgr Despatures, au nom de tous, offrit au P. Sigean nos félicitations et nos vux, auxquels le cher jubilaire répondit en quelques mots jaillis vibrants de son cur de prêt et dapôtre.

    La Mission vient de perdre une auxiliaire précieuse en la personne de Mère Flavie, de la Congrégation de Saint-Joseph de Tarbes, décédée le 14 janvier dernier. Au cours de ses 45 années dans lInde, elle fonda quatre nouveaux établissements, dont lécole de Coonoor, dans le diocèse de Coimbatore.

    Notre Collège Saint-Joseph de Bangalore poursuit vaillamment sa carrière de progrès ininterrompu. Il compte actuellement 1400 élèves : 200, y compris environ 30 Européens et Anglo-indiens, sous la direction du P. Veysseyre, Principal du College Department ; 800 sous le P. Michel, Supérieur de la Section indienne, et 400 dans la Section européenne, sous le P. Prouvost, le nouveau Recteur, qui a recueilli la succession du P. Vanpeene, nommé curé de la cathédrale Saint-Patrick après la mort du P. Tabard.

    Le Collège demeure fidèle à son glorieux passé, à ses traditions, et, de tous les coins de lEmpire britannique où ils rendent de bons services, ses anciens élèves gardent à leur chère vieille école de profonds sentiments de loyauté et de gratitude.

    Hongkong

    Parmi les passagers du Porthos, qui fit escale à Hongkong le 16 février trouvaient NN. SS. Tchao, Souen et Tchen, qui regagnent leurs Missions respectives.

    Mgr Hou voyage sur la malle suivante ; NN. SS. Tsu et Tcheng prennent pour le retour la voie dAmérique.

    Séminaire de Paris

    Le 18 décembre, Mgr le Supérieur a ordonné 3 prêtres, 10 diacres, 3 sous-diacres, 21 minorés et 6 tonsurés. Ont pris part, en plus, à lordination : 9 diacres et 2 sous-diacres du Collège irlandais et un sous-diacre de la Compagnie de Jésus.

    Le soir de ce même jour, Mgr Tchao et son frère rentraient à Paris après une visite à Paray-le-Monial et à la Trappe de Sept-Fons, dont celle de Pékin est une filiale. Un novice trappiste reçut à cette occasion le sous-diaconat des mains de lévêque chinois, dans la mission duquel se trouve le monastère de Notre-Dame de Consolation.

    Le lendemain, dimanche 19, au Foyer de Bourg-la-Reine, après la messe célébrée par Mgr Louis Tchen, O. F. M., un déjeuner réunissait NN. SS. Tchao, Souen et Tcheng, Mgr le Supérieur, Mgr Boucher, etc. Il y eut toasts en chinois, en japonais, en annamite et en français.

    Dans la soirée avait lieu à Notre-Dame la réception solennelle dont le Bulletin de Février (p. 128) a rendu compte.

    Dans les derniers jours de 1926 le Séminaire a reçu la visite de Mgr Mariétan, Evêque de Bethleem, Abbé de Saint-Maurice-en-Valais. Ce monastère (Chanoines réguliers de Saint-Augustin) doit fonder un collège au Tonkin et parait sintéresser beaucoup à des fondations de ce genre,

    La 39e et dernière admission daspirant en 1926 a été celle de M. Raymond Dubois, du Jura bernois.

    Le P. Robert, rentré à Paris le 3 janvier, a repris ses fonctions de 1er Assistant et de Représentant des Etablissements communs. Mgr le Supérieur la chargé aussi de tout ce qui regarde les confrères en France : ceux-ci sont donc invités à correspondre directement avec lui et à le mettre au courant de leur situation.

    Notre fête patronale de lEpiphanie a été présidée par S. Exc. Mgr Maglione, Nonce Apostolique, qui a bien voulu célébrer pontificalement la sainte Messe et adresser la parole aux deux communautés réunies. Le salut solennel a été donné le soir par Mgr Tchao, retour de Belgique.

    Le dimanche 9, Journée de Mission au Hâvre. Mgr le Supérieur, les PP. Gérard et Chambon y représentèrent les M.-E. Outre Mgr de la Villerabel, Archevêque de Rouen, étaient présents : Mgr Tsu, S. J., de Haimen ; Mgr Grouard, O. M. I., dAthabaska ; Mgr Guyomard, O. M. I., de Jaffna, etc.

    Le 11 janvier, après la célébration de la messe mensuelle de luvre des Partants, le P. Robert a prononcé une intéressante allocution sur les Missions de Chine.


    1927/176-192
    176-192
    Anonyme
    France et Asie
    1927
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