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Chronique des Missions et des Etablissements communs 8 : Bangkok.

Chronique des Missions et des Etablissements communs. Bangkok. 8 juillet.
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    Chronique des Missions et des Etablissements communs.

    Bangkok.

    8 juillet.

    Le Cher Père Martin nous est arrivé de France le 2 juin. C'est une nouvelle recrue pour la Mission, heureuse de le posséder. Monseigneur Perros l'a confié au Père Thomas, de Khorat, pour apprendre le Chinois. L'élément chinois au Siam est encore l'un des plus convertissables et il donne de beaux espoirs. Nous ne nions pas que les Chinois aient une mauvaise presse ici comme ailleurs et qu'ils ne subissent quelques influences bolchevistes, mais, dans l'ensemble et hors de leur pays, on peut encore leur faire confiance et travailler tant à leur conversion qu'à leur sanctification.
    Le Père Calenge nous a quittés le 28 mai pour France. Il rentre très fatigué et un séjour prolongé au pays natal lui est nécessaire. Nous lui souhaitons un excellent séjour et un rétablissement complet.
    Deux séminaristes sont partis le 4 juin de Bangkok pour Rome où ils continueront leurs études ecclésiastiques au Séminaire de la Propagande. C'est le second contingent ; il nous donnera, nous l'espérons, aussi pleine satisfaction que le premier. Il faut bien avouer cependant que six ou sept années d'études sont un long espace de temps, durant lequel la Providence peut changer le cours ordinaire des événements.
    Une crise commerciale et financière s'étend par tout le Siam. De nombreuses faillites troublent le marché. Pour la plupart ce sont des firmes chinoises qui disparaissent, mais certaines maisons européennes ne seraient pas, dit-on, très solides. Celles-ci restreignent de plus en plus leur personnel et il y a pléthore de clerks sans travail. Par ailleurs, nos voisins d'Indochine et des Straits subissant la même crise, bon nombre de jeunes gens de ces pays viennent tenter la fortune au Siam. Le mois de juin a été particulièrement mauvais ; les exportations et les importations ont considérablement diminué. Le taux du tical étant élevé (11 francs environ), rend la vente du riz difficile. On préfère acheter à Saigon ou à Rangoon où la valeur de la piastre et de la roupie sont moindres. Cet état n'est pas sans influencer un certain nombre de postes chrétiens où les difficultés de vivre se multiplient.

    1930/501-502
    501-502
    Anonyme
    Thaïlande
    1930
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