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Bénédiction de l'école missionnaire Augustin Schoeffler à Ménil-Flin

Bénédiction de l'école missionnaire Augustin Schoeffler à Ménil-Flin 23 Juin 1938 Il y a quelques années, la Société des Missions Etrangères a ouvert à Beaupréau en Anjou un petit séminaire où sont reçus les élèves des classes de troisième, seconde et première. Un pas de plus vient d'être fait, et une école de préparation à l'apostolat lointain fonctionne depuis le 3 janvier 1938 : elle comprend les classes de sixième et cinquième, auxquelles s'ajoutera la quatrième en octobre prochain.
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    Bénédiction de l'école missionnaire Augustin Schoeffler à Ménil-Flin
    23 Juin 1938

    Il y a quelques années, la Société des Missions Etrangères a ouvert à Beaupréau en Anjou un petit séminaire où sont reçus les élèves des classes de troisième, seconde et première. Un pas de plus vient d'être fait, et une école de préparation à l'apostolat lointain fonctionne depuis le 3 janvier 1938 : elle comprend les classes de sixième et cinquième, auxquelles s'ajoutera la quatrième en octobre prochain.
    Elle a été inaugurée et bénite le jeudi 23 juin par Son Exc. Mgr Fleury, évêque de Nancy, en présence de M. Sy, délégué par M. le Supérieur Général qui, à son grand regret, n'avait pu s'éloigner de Paris.
    L'Ecole est admirablement située dans la vallée de la Meurthe, à la lisière de la forêt de Mondon, au bord de la route de Nancy à Saint-Dié. Si le pays est charmant, les habitants sympathiques, la maison ne dépare pas le site et s'y adapte à merveille : elle est vaste, gaie, confortable ; les salles de classe et d'étude, le réfectoire, les dortoirs sont bien conçus, décorés sobrement mais avec goût, et l'ensemble forme une école idéale.
    Autour des bâtiments, rien n'a été oublié de ce qui est requis pour une maison d'éducation moderne. Cour de récréation, préau avec gymnase, terrains de football et basket-ball permettront aux enfants de se récréer et de s'entraîner. Un peu plus loin la basse-cour et le jardin potager témoignent du sens pratique de ceux qui ont présidé à l'installation de l'école. Dans quelques années, des plates-bandes et des arbres ajouteront une note moins sévère.
    La chapelle, construite après la guerre par les habitants du hameau et dédiée à Notre Dame de Mervaville, a été agrandie et remise à neuf ; elle s'harmonise bien avec le reste des constructions nouvelles.
    La journée d'inauguration commença à 8 h. 1/2 par une messe chantée, célébrée par M. Sy, pour attirer les bénédictions de Dieu sur cette maison édifiée pour sa plus grande gloire et le salut des multitudes païennes. L'assistance nombreuse et recueillie témoignait de la part qu'elle prenait à cette cérémonie.
    A 11 heures arrivait Son Excellence Monseigneur l'évêque de Nancy, accompagné de M. le chanoine Gélinet, secrétaire général de l'évêché. Devant la grille, décorée de feuillage par les habitants de Ménil Flin, se tenaient les Pères, les élèves, les invités et les amis de la maison.
    Monseigneur se rend immédiatement à la chapelle pour commencer les cérémonies de la bénédiction. Après le chant du \ Veni creator ", la procession sort pour se rendre devant la grande porte d'entrée de l'école, sur laquelle se détache le monogramme de la Société des Missions Etrangères. La première aspersion d'eau bénite terminée, le cortège pénètre à l'intérieur jusqu'à la salle d'étude où le Prélat bénit le crucifix que l'on attache aussitôt à la place d'honneur. On revient à la chapelle pour clôturer par un salut du Saint Sacrement.
    Après quoi, Monseigneur se tourne vers l'assemblée pour souhaiter la bienvenue dans son diocèse à la Société des Missions Etrangères. S'il a la responsabilité du diocèse, dit-il, il n'oublie pas qu'évêque de l'Eglise catholique, il se doit aussi de contribuer à la propagation de l'évangile dans le monde, et que par là il remplit le précepte de Notre Seigneur et les directives de notre " splendide " Pape, le Pape des Missions.
    A midi, un déjeuner fut offert à nos invités, parmi lesquels Madame Diétrich, bienfaitrice insigne de l'Ecole, M. le chanoine Lacombe, supérieur, MM. Hinzelin et Chevallier, professeurs de l'Institution Saint Pierre Fourier à Lunéville, MM. les curés de Flin et des paroisses environnantes, plusieurs membres de la famille du Bienheureux Schoeffler, la présidente et la secrétaire de l'ouvroir de l'OEuvre des Partants à Nancy, l'architecte et les entrepreneurs.
    A la fin du repas, M. Sy exprima, au nom de M. le Supérieur Général, notre gratitude à Son Excellence Monseigneur l'évêque de Nancy, dont la bienveillance a permis la fondation de l'Ecole.....
    Il rappela que le diocèse de Nancy occupe dans la pacifique armée de l'apostolat une place dont il peut être fier. Dans la Société des Missions Etrangères, il compte un martyr, le Bienheureux Augustin Schoeffler, des confesseurs de la Foi comme Mgr Miche en Cochinchine et M. Krick aux confins de l'Inde et du Thibet, des évêques : Mgr Masson au Tonkin, Mgr Midon au Japon, et parmi les vivants NN. SS. Renault et Jantzen au Setchoan...
    Il remercia Madame Diétrich, dont l'Ecole avec sa chapelle resteront comme un mémorial de ses charitables entreprises... L'auréole de gloire qui nimbe le front du Bienheureux Schceffler rejaillit sur toute sa famille, si dignement représentée par huit de ses membres... Rendant hommage au dévouement de Mme Tondeur Schoeffler à l'OEuvre des Partants à Paris, il y associa ses remerciements à Mme Brisset qui dirige avec zèle l'ouvroir de Nancy... Aux Maîtres et élèves, il souhaita que se réalisent les voeux de la Sainte Eglise exprimés dans les formules de la bénédiction d'une nouvelle école : pour les premiers, l'esprit de science, de sagesse, de crainte de Dieu ; pour les seconds, les dons d'intelligence pour comprendre, d'attention pour retenir, de volonté pour agir... Il ne doute pas de la prospérité de la maison, sous la sage direction de M. Prouvost, qui saura mettre ici à profit l'expérience acquise pendant seize ans au Collège Saint-Joseph de Bangalore.
    Le supérieur de la maison se lève alors pour dire toute sa joie et sa gratitude envers Son Excellence Monseigneur l'évêque, Madame Diétrich, M. le Supérieur Général et M. Thibaud, artisans infatigables de cette belle uvre, l'abbé Hinzelin qui a bien voulu accepter d'en être le directeur légal, M. le chanoine Lacombe qui a accuelli avec tant de bonté ses enfants avant l'ouverture de l'école. Il décrit ensuite le tour de force accompli par l'architecte et les entrepreneurs qui sont arrivés en un an seulement à édifier une si vaste école malgré les difficultés inhérentes aux conditions actuelles du travail. Pour terminer, le supérieur remercia la municipalité qui avait tenu à être représentée à la cérémonie.
    En termes fort délicats, M. Guillaume, adjoint au maire de la commune et délégué par ce dernier auquel son état de santé n'a pas permis d'être présent, souhaita la bienvenue aux nouveaux habitants de Ménil Flin.
    Monseigneur, avec une bonne grâce charmante, voulut bien rappeler les liens qui l'unissaient jadis aux Missions Etrangères, alors qu'il était Curé de Dourdan et que les aspirants passaient leurs vacances à Sainte Mesme, et dire sa fierté de compter tant d'enfants de la Lorraine parmi les vaillants missionnaires.
    Pour compléter cette belle journée, les élèves de l'école offrirent aux invités une séance récréative et manifestèrent leur talent de jeunes acteurs dans une agréable comédie inspirée de Molière, " Les nouveaux maîtres de Monsieur Jourdain. "
    Le supérieur, les maîtres et les élèves garderont un fidèle souvenir des marques de sympathie qui leur furent données en cette occasion, et travailleront avec joie et amour dans leur nouvelle maison pour justifier les espoirs que les missionnaires et leurs amis de France fondent sur eux.
    ***

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    1938/651-655
    651-655
    Anonyme
    France
    1938
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