Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

A la frontière Sino-Tibétaine 2 (Suite)

A la frontière Sino-Tibétaine I. 1906-1911 (Suite)
Add this
    A la frontière Sino-Tibétaine
    I. 1906-1911
    (Suite)

    La page des jeunes. Cependant les jeunes missionnaires essayaient leurs ailes, sous le regard bienveillant de leurs devanciers. A la porte du nord, à Tatsienlu, le P. Ouvrard remplit de tout cur les devoirs de son ministère et, suivant les traces de son prédécesseur, manifeste une dilection spéciale aux humbles, les enfants de ses écoles et les pauvres du troupeau. Il exerce encore son zèle sur une station en formation dans la vallée de Ouase et, à loccasion, aide son voisin de Chapa dans la visite des chrétiens du Yutong. Mgr Giraudeau navait pas tardé à constater chez le P. Ouvrard de réelles dispositions pour le dessin et larchitecture, il ladresse au P. Gire qui terminait à Yachow la construction dune église gothique. Le P. Gire, avec sa bonne grâce ordinaire, lui fait visiter en détail son monument et lautorise à copier ses plans. Entre-temps, dit-on, il lui enseigne même les premiers éléments de la langue tibétaine quil aurait aussi bien, et avec le même flegme, enseignée à un japonais ! Rentré à Tatsienlu, muni de ces précieux documents, le P. Ouvrard sinstalle sur le chantier.

    Le P. Valentin, pour pousser et encourager les entrepreneurs qui naboutissaient à rien, prit, cette année-là, ses vacances scolaires dans lhumide forêt de Yakiaken. Il passa deux mois dans une méchante hutte douvriers, mal protégé contre la pluie et dévoré par toutes les vermines imaginables.

    A lépoque où il eût pu commencer son ministère, le P. Behr, compagnon de voyage du P. Ouvrard, disparaissait. Parti dans la matinée du 26 mai (1908) pour faire une promenade aux environs de Batang, il renvoyait les trois enfants, ses élèves, qui laccompagnaient pour ramener son mulet à lécurie. Il allait, disait-il, traverser la rivière pour se rendre au hameau de Sénélong et rentrer par le pont de Chiazangkha. Contre son attente, le pont était impraticable. On le vit arriver jusque-là, et rebrousser chemin. Il ne pouvait avoir quun but, cétait, en remontant la rivière, daller repasser un petit pont qui se trouve en amont, comme il lavait fait pour venir. Ne le voyant pas rentrer à lheure fixée, les gens de la maison se mettent à sa recherche, mais inutilement. Le P. Tintet prévenu se rend durgence à Batang et, onze jours après la disparition de son confrère, on signalait la présence dun cadavre sur la rive gauche du fleuve bleu, un peu au-dessous du confluent de la rivière de Batang. On neut pas de mal à lidentifier, il était revêtu dune chemise et dune douillette, le flanc droit était blanc comme neige tandis que le côté opposé, le cou et la tête étaient couverts de plaies sanguinolentes. A son retour de Tatsienlu, le provicaire pria le Dr Shelton, de la Mission Américaine, dexaminer le cadavre. Ce dernier ne put constater que quelques blessures mortelles au crâne, peut-être avaient-elles été causées par les heurts contre les rochers. Le Père a-t-il été victime dun attentat ou seulement dun accident ? on ne le saura sans doute jamais.

    De Taou, son point dattache, le P. Charrier soccupe spécialement de la station en formation de Louhoten (à 2 jours au nord de Taou,) où il sest procuré un pied-à-terre. Grâce à ses bonnes relations avec le commandant du camp, il obtient lautorisation douvrir la vaste plaine de Charatong à lagriculture et se fait colon. Une tumeur au genou, suite dun accident de cheval, vient bientôt clouer le colon sur les caisses qui lui servent de lit. Grâce au repos absolu que le patient simposa, sa jambe reprit assez de forces et il put achever la construction de sa résidence. Quand, en 1910, le P. Hiong vint le relever à la tête de la colonie, une maison aux planches mal jointes et quelques abris de fortune formaient déjà un modeste hameau sur la plaine de Charatong. Ce nétait pas une merveille, mais les Moines dOccident nont pas du jour au lendemain transformé des marais en terrains de rapport.

    A Lentsy, le P. Van Eslande dirigeait la petite station et gérait les propriétés de la mission. La charge de procureur lui convenait à merveille : sasseoir devant un bureau, se bourrer la tête de mots et de phrases nétait pas son fort, il apprend le chinois sur le vif, en surveillant son personnel et en lui donnant un vigoureux coup de main. Ses chrétiens, dabord frappés de son allure un peu vive, ne tardent pas à lapprécier et se laissent guider. Il pousse linstruction dans ses écoles et veut faire de ses chrétiens des apôtres et des collaborateurs. Sil ny réussit pas au gré de ses désirs, il eut du moins la consolation de régénérer, chaque année, un certain nombre dadultes dans les eaux du baptême. Par manière dexercice, il met en valeur le terrain voisin qui ressemblait plus à un cimetière quà un jardin. A sa voix les morts sortent de leurs tombeaux et, par les soins de leurs héritiers, reçoivent une autre sépulture dont les frais sont amplement couverts. Na-t-il pas reçu, en arrivant en mission, le nom de Ouang ié, qui lui confère, dit-il, autorité sur le royaume des ombres !

    Son voisin, le P. Goré, dans son premier rapport, se loue du calme qui règne à Chapa. Il achève la construction dune école de filles qui bientôt devient une ruche bruyante : deux vierges et six postulantes, sous la direction dun vieux maître chrétien, étudient les classiques, lécriture et la comptabilité. Loratoire-hospice tombait de vétusté, les bons vieux nen dormaient plus que dun il. Le curé construit une nouvelle résidence et installe ses seize pensionnaires dans sa maison devenue libre. Sur la montagne de Tchangkiachan, au Yutong, le nombre des fidèles croissait sensiblement, par suite surtout de larrivée de plusieurs familles en quête de terrains et de lentrée dans le bercail des villageois de Tapa. Là, sous lil vigilant du catéchiste Tchen, homme de grande foi et tout dune pièce, la ferveur ne languit point. On prépare les matériaux dune chapelle qui, achevée en 1910, fut bénite le 8 septembre, sous le vocable de la Nativité de la Sainte Vierge. A mi-chemin, entre Chapa et Yutong, sur le plateau de Gangtcheou, un robuste vieillard de lhospice instruit quelques adultes et les prépare au baptême.

    Le P. Grandjean, chaque été, franchissait les 17 étapes qui séparent Batang de Tatsienlu. Il avait, en 1907, 1908 et 1909, lagréable mission daccompagner trois jeunes missionnaires aux postes de la frontière. En 1908, re P. Doublet passait le col du Sila pour prêter main forte au P. Genestier dans la vallée de la Salouen. Le P. Lesgourgues prenait sa place près du P. Monbeig à Tsechung et se chargeait spécialement dun groupe de soldats chinois catéchumènes. Lannée suivante, le P. Nussbaum arrivait à la station bilingue de Batang et attaquait de front létude du chinois et du tibétain, tout en inaugurant son ministère de missionnaire voyageur durant ses fréquents séjours à Yerkalo.

    Synode de Chungking. A lautomne 1909, Mgr Giraudeau quittait Tatsienlu pour prendre part au Synode régional. Après le sacre de Mgr Fayolle, coadjuteur du vicaire apostolique de Suifou, cinq évêques et trois missionnaires descendaient à Chungking sur deux barques. Dans lune, avaient pris place NN. SS. de Gorostarzu et Fayolle avec les Pères Salvat et Perrodin ; sur lautre, se trouvaient NN. SS. Chatagnon, Dunand, Giraudeau et le P. Goré. Arrivé en vue du port, le pilote jette la barque qui portait ces derniers sur des récifs et la brise. Par bonheur les caisses de la cale maintiennent quelque temps, de leur poids, la barque disloquée sur le rocher. Le flanc droit sétait renversé sur la tête des voyageurs qui par les ouvertures servant de fenêtres grimpent sur ce radeau improvisé. Il était temps, les caisses sen allaient à la dérive et le radeau prenait à son tour le fil de leau. Des barques de sauvetage recueillent les rescapés et les ramènent au rivage. Pour éviter pareil accident, Mgr Giraudeau décide de prendre la voie de terre pour le retour et, via Tchengtu, rentre dans sa mission dans les premiers jours de janvier 1910. Répondant aux vux des Pères du Synode, il ouvre une école de catéchistes qui, malheureusement, ne fournira que de rares collaborateurs à la mission du Tibet.

    Les Chinois au Tibet. Pour aider le Commissaire impérial au Tibet à réaliser la deuxième partie de son plan, lorganisation de la hiérarchie chinoise dans le royaume de Lhasa, la Chine avait formé une armée sous le commandement du Général Tchong ing. Forte de 2.000 hommes, elle entrait en campagne en octobre 1909. Le Gouvernement tibétain lève ses milices pour lui fermer la route. Tchao eul fong, sans perdre de temps, marche sur Chamdo. Pris entre deux feux, les indigènes se retirent, laissant libre le passage aux troupes chinoises. Le bruit se répand que toute la population à louest de Chamdo est sous les armes, Tchao part en éclaireur avec ses troupes bien aguerries, et ouvre la route à larmée du Général Tchong.

    A Lhasa, la peur sempare de la population, le Dalai lama, rentré depuis peu dans sa capitale, déclare quil vaut mieux que ses propres soldats détruisent la ville sainte que de la laisser souiller par linvasion. Les marchands chinois se retirent près des ambans, lémeute éclate. Lun des ambans, Ouen tsong iao, se rend au Potala pour demander au Dalai lama dapaiser la révolte et lui expliquer que le Gouvernement impérial navait dautre but, en dirigeant le Général Tchong sur Lhasa, que de protéger ses nationaux ! Les émeutiers envahissent les boutiques chinoises et brûlent la résidence des Commissaires impériaux. La discorde se met dans le camp lamaïque, la lamaserie de Séra prend parti pour la Chine et assume le rôle de protectrice des Chinois tandis que les nationalistes se portent à la rencontre des troupes chinoises qui nont pas de mal à les repousser. Durant la nuit, le Dalai évacue le Potala avec une troupe de partisans.

    Quand larmée chinoise entre dans Lhasa, les rues sont désertes et le bruit court que le Dalai a pris la fuite. On lance une compagnie à la poursuite du fuyard qui gagne à marches forcées la frontière du Sikkim (février 1910). Cest ainsi que, par une disposition de la Providence, celui qui 5 années plus tôt, avait fui devant larmée anglo-indienne, venait demander asile et secours au Gouvernement Britannique, fuyant devant un maître irrité qui, jusque-là, lavait approuvé dans tous ses caprices. La Chine qui lavait traité en roi, lavait doté dune pension et décoré de titres pompeux, laccusait maintenant dêtre : le plus mauvais de tous les lamas connus, et ordonnait, sans égard pour le dogme lamaïque qui nadmet point deux incarnations simultanées de Chienreszi, de choisir un successeur au fugitif.

    La fuite du Dalai créait à la Chine une opportunité sans précédent, de mettre la main sur les rouages du Gouvernement de Lhasa et dagir à son gré dans les Marches tibétaines. Tchao eul fong se montre très jaloux de sa conquête et essaye déloigner les missionnaires sous le fallacieux prétexte quils sont un obstacle à la nouvelle organisation. Les mandarins, ses créatures, croient de bonne politique, à Tatsienlu et Batang notamment, de manifester leur hostilité à légard des missionnaires et de leurs chrétiens.

    Nouveaux progrès. Les ouvriers apostoliques nen continuaient pas moins leurs travaux. A Tsechung, ils constataient que la population du village, jugée hostile, se rapprochait deux. Un catéchiste instruisait à domicile les nouveaux chrétiens de Saga, sur la rive gauche du Mékong, et le noviciat des Filles de la Croix fournissait un premier contingent de vierges institutrices aux postes du Tibet Yunnanais. La chapelle de Patong et la résidence dAtentze étaient relevées de leurs cendres et, en la fête de lEpiphanie, léglise de Tsechung, complètement achevée, était solennellement bénite, au milieu dun immense concours de peuple.

    Dans la vallée de la Salouen, six hameaux étaient ouverts au christianisme et le P. Genestier se préparait à relever le poste de Kionatong, à la frontière du Tibet indépendant. Les bruits de guerre, tantôt au sud, doù les Lissous batailleurs menaçaient leurs voisins Loutse, tantôt au nord, au Tsarong, où les milices locales étaient toujours sous les armes, retinrent le missionnaire à Bahang jusquen décembre 1909. Il profita de ce délai pour achever ses travaux et initier son successeur, le P. Doublet, au ministère en pays loutse. Les deux missionnaires désormais séparés doivent, pour se rencontrer, passer deux fois la Salouen, car bien que leurs postes soient sur la même rive du fleuve, la marche en ligne droite est impossible. Le P. Genestier sinstalle dans une hutte sur pilotis quil double à lintérieur dune toile de tente pour se mettre à labri de la pluie. Deux ans plus tard le nombre des chrétiens dépassait la centaine. Ce résultat était dautant plus merveilleux que les Loutse nayant point décriture avaient dû apprendre prières et catéchisme tibétains. Derrière la montagne de Kionatong, Bonga et les villages jadis chrétiens de Songta et Longpou attirent le missionnaire qui leur fait une première visite pleine de promesses.

    A Yarégong, le P. Grandjean avait reconstruit un pied-à-terre et fixé quelques familles sur les terrains de la mission.

    De retour à Taou, le P. Charrier avait repris ses courses, visité Kantse, traversé le territoire du Tchraba et se disposait à passer dans la vallée du Ta Kin tchouan. Les diverses tentatives des années précédentes suivies dautant déchecs rendaient de plus en plus difficile laccès de ce pays. Le P. Charrier qui recevait à la fois les invitations des uns et les menaces des autres, ne parlant à son évêque que des invitations, obtint lautorisation de se rendre au Tchangou. Le 4 janvier 1911 il se met en route avec trois compagnons bien décidés, passe le col du Tangli, longe la vallée de Guéshitsa et arrive au terme du voyage sans encombre. Il sinstalle dans une bicoque, tout au plus bonne à servir de hangar et attend... Deux jours plus tard, deux cents gardes nationaux en armes arrivent au marché de Tchangou pour tenter une démonstration quon avait jugée suffisante pour éloigner létranger. Le mandarin lui propose de se retirer en son yamen doù il lui facilitera la fuite. Le missionnaire reste chez lui et les meneurs renvoient les miliciens qui se demandaient pourquoi on les avait dérangés. A quelque temps de là, une troupe plus nombreuse, bien décidée, cette fois, à chasser le missionnaire de gré ou de force envahit la place. Heureusement, dans lintervalle, un ordre était arrivé de la capitale provinciale, de le protéger et le mandarin qui, dans les coulisses, avait tout dirigé, navait plus quà éloigner la milice. Lopinion publique se transforme comme par enchantement et, quelques semaines plus tard, le P. Charrier loue une maison plus convenable, ouvre un dispensaire, soigne les malades et les éclopés : on serait bien fâché de le voir partir.

    Le missionnaire retenu plus longtemps quil navait prévu sur les rives du Takin, rentrait à Taou pour les fêtes de Pâques. Quelques mois plus tard, Mgr Giraudeau lui donnait pour successeur le P. Davenas et le chargeait de la nouvelle station de Tchangou quil avait conquise de haute lutte.

    A Tatsienlu, à la porte du sud, on achevait la construction du séminaire que 6 religieuses Franciscaines de Marie venaient occuper le 11 mai 1911, en attendant la fin des travaux de leur couvent et des uvres annexes. En la même année, Mgr Giraudeau avait la joie bien rare délever au sacerdoce un élève de son séminaire, Monsieur Vincent Ly, et de recevoir un nouveau missionnaire, en la personne du P. Alric.

    En résumé, à la veille de la Révolution chinoise, la petite mission du Tibet était de nouveau sur pied, augmentée de 4 districts. Désormais un groupe de religieuses joindront leurs travaux à ceux des missionnaires et, par leurs prières et leurs uvres de charité, attireront les grâces divines sur ce coin si longtemps stérile de la frontière Sino-tibétaine.

    Organisation chinoise. Avant de tourner cette page dhistoire il est intéressant de noter comment et jusquà quel point le Commissaire impérial Tchao eul fong avait réalisé son plan dorganisation. De Chamdo, carrefour de routes sur le Haut-Mékong, où il règne en maître incontesté, Tchao dirige ses troupes sur les principautés voisines de Tchraya et Kongdio et dans un rapport au trône demande de rattacher tout le territoire à lest de Kiangta aux Marches tibétaines quil rêve dériger en une nouvelle province, la province du Sikhang. Le Gouvernement impérial en réfère aux ambans qui trouvent cette mesure peu prudente et prématurée. Le peuple des Sanguen qui se croyait invincible derrière son massif montagneux est soumis par les armes chinoises et cette conquête permet de relier Chamdo à Batang par une route plus courte que la route impériale de Kiangkha.

    Rentré à Batang, dont il veut faire la capitale de la nouvelle province, Tchao eul fong jette les fondations dun immense prétoire sur lemplacement de la lamaserie détruite. Lex-roi du Dégué, toujours poursuivi par la haine de son frère, se retire à Batang et reçoit en échange de son palais de Gunkhien la résidence de lancien chef indigène. Le Commissaire impérial divise alors son royaume en cinq districts à la tête desquels il place des sous-préfets chinois. Sur le territoire même de Batang, la lamaserie de Nangzong, au sud, et le groupe des villages de Lingkhachu, au nord, restaient indépendants. Un bataillon sempare de la lamaserie et Lingkhachu vient faire sa soumission.

    Au printemps de 1911, Tchao eul fong est nommé vice-roi de la province du Setchouan et se prépare à rejoindre son poste quand il apprend que les troupes chinoises du camp de Lhasa ont subi un grave échec dans le Pomhé. Il dirige lun de ses officiers, Fong chan, qui venait de réprimer une révolte dans le camp chinois de Hiangtchen, sur cette région pour dégager les troupes du Général Tchong. Après la victoire, il propose de rendre le Pomhé au Gouvernement de Lhasa sil accepte de retirer son représentant du Tchantoui et, sans attendre la réponse, savance par le Dégué et entre sur le territoire quil convoite. Il en chasse le Gouverneur tibétain et le remplace par un officier de sa suite. A Kantze, il met daccord les deux branches de la famille régnante en les déchargeant du soin dadministrer leur principauté. Les nomades du nord, Ngoloks et Ssétas, brigands de profession, se rangent deux-mêmes sous le joug chinois et sengagent à payer tribut. Dès lors le nouveau vice-roi brûle les étapes ; sur sa route, il exige des chefs indigènes les sceaux quils tenaient de Péking, leur promettant en retour un traitement annuel. En juillet, il quittait définitivement les Marches tibétaines, emportant lespoir de triompher des Réformistes chinois avec la même facilité quil avait triomphé des laimas tibétains.

    (A suivre.)
    F. GORÉ



    1933/340-348
    340-348
    Goré
    Chine
    1933
    Aucune image