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Yun-Nan : Reconnaissance de Mgr Fenouil envers saint Benoît

Yun-Nan : Reconnaissance de Mgr Fenouil Envers saint Benoît Lan-guy-tsin, 15 juillet 1902. Bien cher Père, Avant de mourir, Mgr Fenouil, notre vieil et vénéré Vicaire apostolique, veut une fois encore témoigner toute sa reconnaissance et toute sa gratitude au bon et grand saint Benoit, en faisant publier un fait tout récent, qui, s'il n'est pas miraculeux, est au moins très merveilleux. Voici simplement la chose :
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    Yun-Nan : Reconnaissance de Mgr Fenouil
    Envers saint Benoît
    Lan-guy-tsin, 15 juillet 1902.

    Bien cher Père,

    Avant de mourir, Mgr Fenouil, notre vieil et vénéré Vicaire apostolique, veut une fois encore témoigner toute sa reconnaissance et toute sa gratitude au bon et grand saint Benoit, en faisant publier un fait tout récent, qui, s'il n'est pas miraculeux, est au moins très merveilleux.
    Voici simplement la chose :
    Quand Mgr Fenouil, il y a bien longtemps déjà, ouvrit la capitale du Yun-nan à l'évangélisation, les mandarins lui cédèrent un terrain et une maison.
    Plus tard, on voulut élever une construction plus convenable sur cet emplacement, on ne le put ; car il était trop exigu pour contenir à la fois une église et une résidence.
    Au sud, se trouvait un magnifique terrain ; à l'ouest, un autre, non moins beau ; tous deux attenant au nôtre et appartenant à de simples particuliers.
    Lorsqu'on sut en ville que la Mission les voulait, la municipalité, qui évidemment ne nous aimait guère, s'empressa de faire publier qu'elle était en train d'amasser de l'argent pour les acheter ; et les propriétaires n'osèrent nous les vendre.
    Il fallut donc bâtir une petite résidence avec une chapelle non moins petite, quitte à agrandir plus tard.
    Monseigneur ne se découragea pas, et, mettant toute sa con fiance en saint Benoît, il lança, de la vérandas, des médailles du grand saint, dans les dits terrains.
    En 1897, un des propriétaires, malgré la municipalité, se décida, on ne sait par quel coup d'audace, à nous vendre la partie du sud.
    Voilà donc enfin la moitié des espérances réalisées ; honneur à saint Benoît ! Mais ce n'était qu'une moitié !
    Pour l'autre, plus on avance et plus c'est difficile ! La municipalité est revenue à la rescousse et gare à qui vendra aux étrangers.
    Mgr Fenouil, toujours confiant, revient à la charge et relance des médailles.
    Bientôt arrive la débâcle de 1900 ; tout est pillé, brûlé ; on part.
    Mais certainement que les médailles lancées par Monseigneur n'ont été ni trouvées, ni pillées, ni bridées ! Car, l'an dernier, lors du règlement des affaires, les mandarins achetèrent eux-mêmes ce terrain et en firent cadeau à la Mission catholique, afin de témoigner leur reconnaissance pour l'esprit de conciliation dont avait fait preuve Mgr le Coadjuteur.
    Et donc, à présent, ce terrain est à nous ; il ne nous a pas coûté une sapèque et c'est la municipalité elle-même qui nous le donne ! N'est-ce pas merveilleux ? Honneur donc et gloire au bon et grand saint Benoît avec mille actions de grâces.

    Au nom et par ordre de Mgr Fenouil,
    Vicaire apostolique du Yun-nan.

    A. LIÉTARD.
    Missionnaire apostolique.

    1902/312
    312
    Chine
    1902
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