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Visite des religieuses au maréchal tartare

MANDCHOURIE MÉRIDIONALE Visite des religieuses au maréchal tartare Le 5 janvier, le Maréchal Tchang Tsolin recevait Soeur Rosine, Supérieure des Religieuses de la Providence de Portieux en Mandchourie, accompagnée des Soeurs Saint-Jean et Scholastique.
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    MANDCHOURIE MÉRIDIONALE

    Visite des religieuses au maréchal tartare

    Le 5 janvier, le Maréchal Tchang Tsolin recevait Soeur Rosine, Supérieure des Religieuses de la Providence de Portieux en Mandchourie, accompagnée des Soeurs Saint-Jean et Scholastique.

    Notre Maréchal connut vers 1894 Soeur Rosine, alors Supérieure de l'orphelinat ferme Saint-Joseph; il jouit même, environ un mois, du calme et de la protection de cette oasis en pleine guerre sino-japonaise. A cette époque il était simple mortel, plus ou moins expert en l'art de soigner la race... chevaline ! Quelques années plus tard, il revint voir les lieux qui avaient été pour lui sauveurs, et Soeur Rosine, cette fois, le reçut avec les honneurs dus à son grade de petit chef militaire. L'aumônier, le P. Letort, l'invita à sa table... Depuis lors, Tchang Tsolin, poussé par la roue de Dame Fortune, n'oubliait pas les Soeurs de la Providence et leurs oeuvres, du moins celles de Moukden ; mais, jamais Soeur Rosine n'avait songé à revoir l'hôte de la ferme Saint-Joseph. Cette pensée et cette audace lui vinrent fin décembre et, le 5 janvier, l'humble cornette était admise à visiter celui que la Presse nomme le « Roi non couronné de Mandchourie ».
    Ce « Roi » fut d'un accueil exquis et simple, si bien que la concertation s'engagea de suite avec entrain et cordialité et ne languit pas un instant une heure durant. « Mais, ma Soeur, vous n'avez point changé ! Comme vous portez vaillamment vos 73 ans !... » Et Soeur Rosine de retourner le compliment à celui sur qui pèse les soucis de l'administration de toute la Mandchourie !
    Le Maréchal s'enquit ensuite des oeuvres des Religieuses : hospices, orphelinats ; du budget, qu'il s'offrit à relever de 3.600 piastres! Il exprima le désir d'avoir des Soeurs pour l'hôpital civil de Moukden, ce qui aurait l'avantage, dit-il, sans parler de beaucoup d'autres, de diminuer notablement les dépenses.
    Le Maréchal rappela aussi sa visite à la ferme Saint Joseph, l'accueil et l'hospitalité qu'il y reçut, parla en termes élogieux des missionnaires qu'il avait connus, les P. P. Letort, Conraux, Bareth.
    Soeur Rosine ayant exprimé le désir de saluer Mme la Maréchale, cette dernière se dit heureuse de faire connaissance avec la Religieuse, dont elle a entendu parler et toujours avec éloges ! Et les langues d'aller leur train : on aurait dit une réunion de famille, tant la cordialité et la simplicité étaient parfaites !

    Après plus d'une heure d'entretien, le Maréchal reconduisit lui-même Soeur Rosine et ses compagnes jusqu'à la cour, les assurant encore une fois de son intérêt et de la protection qu'elles trouveront toujours en lui.
    Rentrées à la Mission, les trois visiteuses y reçurent sans tarder la royale obole promise !

    1923/108-109
    108-109
    Chine
    1923
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