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Variété : Au Tonkin

Variété : Au Tonkin
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    Variété : Au Tonkin
    Parmi les baptêmes d'adultes administrés durant cet exercice, en est un dont le motif manifeste clairement l'amour miséricordieux du bon Dieu pour les petits enfants. Au village de Trinh-Nu demeurait une bonne vieille de 70 ans ; belle-mère d'un mandarin décemment converti, elle n'avait pu encore se décider à le suivre dans cette voie. Ni les exhortations, ni les prières, ni les bons exemples de son gendre et de sa fille, tous deux excellents néophytes, ne paraissaient l'émouvoir ; elle voulait rester inébranlablement bouddhiste, jusqu'à la mort .Mais Dieu touché par tant de prières, voulait la convertir lui-même.
    Il y a quelques mois, une fillette du mandarin tomba gravement malade ; sa grand'mère toujours à son chevet, ne pouvait se consoler ; tantôt elle versait des larmes, tantôt elle maudissait le ciel qui voulait lui ravir sa chère petite-fille. Le mandarin la consolait doucement. « Mère, ne pleurez pas ainsi ; notre petite Marie, elle aussi, est baptisée ; elle est donc comme nous l'enfant du bon Dieu, notre Père infiniment bon ; bientôt elle sera avec lui dans son beau paradis où nous la rejoindrons un jour : que pourrions-nous désirer de mieux pour elle ? »
    La bonne grand'mère écouta ces paroles de consolation ; elle pleurait en silence, lorsque tout d'un coup, elle vit le visage de sa petite Marie s'illuminer, comme d'un rayon céleste, et devenir d'une beauté ravissante : « Oh ! Quelle est belle! Venez donc voir votre chère petite ; n'est-ce pas le bon Dieu qui vient la chercher ? » A cette heure, en effet, la fillette entrait au ciel et, au même instant le bon Dieu montrait à la vieille grand'mère la voie du paradis. Elle ne pleurait plus ; elle se mit sans plus tarder à étudier la religion ; quelques mois après, elle recevait le baptême et, sans plus attendre, elle quittait ce monde pour aller, elle aussi voir le bon Dieu.
    M. PICHAUD.

    A THÉOPHANE, MARTYR

    A l'heure où la moisson devenait abondante
    Sur la terre d'Asie, attendant pour mûrir
    Que vint encore un ouvrier à l'âme ardente
    Pour y vivre et pour y mourir ;

    Un jeune prêtre, à tout jamais, quittait la France,
    Un élu parmi tous, pressentant l'avenir,
    Un coeur de diamant avide de souffrance,
    Théophane, futur martyr.

    Accomplissant, la joie au coeur, l'ordre du Maître,
    II écoutait l'appel ineffable et pressant
    De Celui qui bientôt irait jusqu'à permettre
    Le sacrifice de son sang...

    Et Théophane allait, se donnant corps et âme,
    Comme autrefois Jésus pour le salut de tous,
    Gardant jusqu'à la mort, qu'on le traque ou l'acclame
    Son coeur humble, paisible et doux...

    Mais ce lys n'était pas une fleur de la terre ;
    Jésus qui le voyait, le trouvant à son gré,
    Ravit par le martyre à notre humain parterre
    Ce lys, désormais empourpré...

    Aujourd'hui la moisson est encore plus belle
    Au champ rendu fécond par le sang du martyr,
    Et Jésus le montrant, comme alors nous appelle :
    « 0 mon Prêtre, veux-tu partir ?

    « J'ai besoin d'ouvriers, de nouveaux Théophanes,
    Pour livrer au démon un combat sans merci
    Et répandre mon Nom que tant d'autres profanent ;
    Sauras-tu dire : « Me voici » ?

    7 Septembre 1930.

    M. A. DAGUET

    Associée de l'OEuvre des Partants.

    Sté Gle d'Imp. Et d'Édit., i, rue la Bertauche, Sens 3-3i

    1931/95-98
    95-98
    Vietnam
    1931
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