Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Union du clergé en faveur des missions parmi les infidèles

Union du clergé en faveur des missions parmi les infidèles Les Annales de la Société des Missions Etrangères ont fait connaître l'admirable lettre apostolique Maximum Illud de Sa Sainteté Benoît XV sur la Propagation de la Foi. Il nous semble que ce document pontifical donne une singulière actualité à une oeuvre, hélas ! Trop peu connue, quoique très chaleureusement encouragée par le Saint-Siège. Nous voulons parler de l'Union du clergé en faveur des Missions.
Add this
    Union du clergé en faveur des missions parmi les infidèles

    Les Annales de la Société des Missions Etrangères ont fait connaître l'admirable lettre apostolique Maximum Illud de Sa Sainteté Benoît XV sur la Propagation de la Foi.
    Il nous semble que ce document pontifical donne une singulière actualité à une oeuvre, hélas ! Trop peu connue, quoique très chaleureusement encouragée par le Saint-Siège. Nous voulons parler de l'Union du clergé en faveur des Missions.
    Nous croyons donc faire oeuvre utile et agréable à nos lecteurs en faisant connaître les pages suivantes parues en Suisse dans un opuscule destiné à propager cette union.

    Omnis terra adoret Te (Ps. LXV, 44).

    I

    LE RÔLE DE L'ÉGLISE DANS LA CONVERSION DES PEUPLES INFIDÈLES

    Faire connaître et adorer Jésus par toutes les nations et par tous les peuples, voilà le programme, le but suprême de l'Eglise.

    MAI JUIN 1920. N° 133.

    Jésus règne sur une grande partie du monde ; mais il se trouve encore bien des peuples et des nations entières, en tout près de mille millions d'hommes, qui ne Le connaissent ni ne L'adorent.
    Il reste donc encore une part immense de travail et d'efforts pour conduire le monde entier aux pieds de Jésus et rendre le règne de Dieu effectivement universel. Tant qu'il y aura dans le monde un seul homme à instruire et à gagner à Dieu, l'Eglise poursuivra son oeuvre de conquête, jusqu'à l'accomplissement du désir de Jésus : et flet unum ovile et unus Pastor. (Jean, x, 15.)
    L'apostolat pour la conversion des infidèles est donc le premier et le plus important devoir de l'Eglise catholique ; le ministère ordinaire des âmes, en pays chrétien, présuppose en effet la conversion à la foi et l'Eglise a toujours partagé son activité entre ces deux formes d'apostolat.

    II

    LE MONDE ENTIER EST OUVERT À L'ÉVANGILE

    Voyons maintenant si, pour l'accomplissement de cette tâche, toujours très vaste et difficile, le monde présente aujourd'hui des conditions plus favorables que par le passé.
    Il faut bien admettre qu'une grande partie des obstacles qui ont entravé l'apostolat des siècles passés n'existent plus en ce moment, et la conversion du monde païen na jamais présenté autant de chances de succès et de motifs d'intervention si pressants. C'est bien le cas de répéter : « Ostium apertum est magnum et evidens ». (I Cor. XVI, 9.)
    En effet : a) Durant le siècle dernier les plages les plus reculées ont été explorées par les soins des gouvernements européens et étudiées par différentes Sociétés scientifiques et commerciales. Les voyages et les relations des pionniers de l'Evangile ont aussi largement contribué à nous faire connaître les moeurs et les habitudes de ces peuples lointains.
    b) Les moyens de communication se sont multipliés et perfectionnés d'une façon merveilleuse et extraordinaire. Il y a un siècle, on devait employer plusieurs mois et même une année pour atteindre la Chine ; de nos jours, les missionnaires peuvent s'y rendre en trois semaines.
    c) Les gouvernements d'Europe ont entamé des relations et signé des traités avec les peuples barbares ; aussi les missionnaires ne sont plus si exposés à la persécution violente et à l'ostracisme arbitraire.
    d) Il faut aussi admettre que les colonies fondées par les nations civilisées exercent une heureuse influence sur ces peuples idolâtres : ce contact avec notre civilisation modifie peu à peu leurs sentiments et leurs préjugés et les prédispose insensiblement à embrasser les principes du christianisme.
    Toutes ces conditions favorables, que nous venons d'énumérer, ne sont qu'une préparation à la prédication de l'Evangile, une disposition providentielle qui va permettre à l'Eglise une action plus vaste et plus énergique.

    III

    LES FORCES ENGAGÉES

    L'apostolat catholique constitue le grand miracle de l'histoire : il a opéré d'immenses conquêtes en un temps où tout l'Orient était fermé à l'Europe et qu'il n'y avait même pas l'ombre des facilités que nous avons mentionnées. Ces facilités ont sans aucun doute accéléré sa marche, les statistiques du commencement et de la fin du XIXe siècle sont là pour le montrer.
    L'apostolat catholique occupe aujourd'hui des positions très importantes dans tous les pays infidèles et cependant les forces engagées sont bien loin d'être proportionnées à l'immense tâche à accomplir. Avant la guerre, on comptait en Asie 4.000 missionnaires européens pour évangéliser une population de 850 millions d'infidèles, c'est-à-dire un missionnaire pour 210.000 habitants. En Afrique, sur 140 millions d'infidèles, on comptait 2.000 missionnaires : un pour 70.000 habitants !
    Quant aux secours matériels, les deux grandes « OEuvres qui soutenaient, avant la guerre, l'apostolat chez les infidèles, « la Propagation de la Foi et de la Sainte Enfance », recueillaient environ 12 millions par an. On peut ensuite évaluer à sept ou huit millions les sommes recueillies par les autres oeuvres de moindre importance et par les différentes Congrégations en faveur de leurs Missions ; naturellement, ce dernier chiffre est plus ou moins approximatif, car nous n'avons pas de données positives à ce sujet.
    Voilà les maigres ressources avec lesquelles l'Eglise devait pourvoir à l'évangélisation des infidèles du monde entier, c'est par elles qu'était assuré le maintien de 8 Délégations apostoliques, 85 Diocèses, 167 Vicariats apostoliques, 69 Préfectures et 63 Missions !
    Et c'était la situation d'avant-guerre ! Mais qui pourrait préciser les pertes de toute sorte que les Missions ont éprouvées durant ces cinq dernières années ?

    IV

    LE DANGER DE LA PROPAGANDE PROTESTANTE

    Le protestantisme, d'abord indifférent à la conversion des infidèles, s'est rué sur le monde païen à la suite des nations européennes qui marchaient vers les grandes conquêtes coloniales. Les différentes sectes, riches en hommes et en argent, rivalisent d'ardeur pour faire des prosélytes. Pour avoir une idée des moyens extraordinaires dont le Protestantisme dispose pour sa propagande, souvent agressive et envahissante, il suffit de jeter un regard sur ce tableau très significatif, qui nous fait voir les progrès réalisés par les Missions protestantes au cours d'un siècle. (Twelfth annual Report of the S. P. F. of the archd. of New-York 1915.)

    1815 1915
    Contributions annuelles . . . . 42.500 166.000.000
    Hommes . . . . . . 175 25.000
    Femmes . . . . . . 0 6.000
    Clergé indigène et catéchistes . . . 0 112.000
    Bibles traduites en différentes langues . . 65 510
    Ecoles. . . . . . . 0 35.000
    Hôpitaux . . . . . . 2 700
    Orphelinat et Asiles . . . . . 0 500

    Conclusion : les moyens dont dispose l'apostolat catholique (personnel et ressources) sont : a) insuffisants pour permettre à l'Eglise de travailler efficacement à la conversion de mille millions de païens ; b) trop faibles humainement parlant, pour qu'il soit possible aux missionnaires catholiques de tenir tête aux sectes protestantes qui leur disputent le terrain pied à pied. Il s'agit donc de trouver le remède à cette double infériorité.

    V

    LE DEVOIR DES FIDÈLES A L'ÉGARD DE L'APOSTOLAT

    D'où proviennent à l'Eglise les moyens d'action qui lui permettent de travailler à la conversion des infidèles ?
    L'Europe a toujours été la grande pourvoyeuse des missions catholiques en hommes et en ressources ; et il n'est que justice d'ajouter que, parmi les nations chrétiennes, la France s'est toujours distinguée par sa générosité et le nombre des apôtres qu'elle a fournis.
    L'Amérique se prépare à donner, dans un avenir que nous croyons prochain, sa précieuse contribution en missionnaires, comme elle a déjà donné des preuves consolantes de sa générosité envers l'apostolat.
    Mais ici une demande s'impose : l'Eglise ne pourrait-elle pas faire davantage pour la grande cause de l'apostolat chez les infidèles.
    Si par l'Eglise on entend le S. Pontife, la S. C. de la Propagande, les Evêques et les missionnaires, cette demande est tout à fait superflue. Qu'il suffise de rappeler que, durant le dernier Pontificat, 37 nouveaux Vicariats et 34 Préfectures ont été érigés, progrès sans précédents dans l'histoire de l'Eglise. Mais si par Eglise on doit entendre l'ensemble de tous les fidèles, toute la chrétienté, alors nous affirmons que l'Eglise peut faire davantage, qu'elle possède des énergies suffisantes pour convertir le monde entier. Si les résultats obtenus dans les Missions sont si peu proportionnés à l'abondance de la moisson à recueillir, c'est que les chrétiens ne coopèrent pas efficacement à la cause de l'apostolat. On est généralement porté à croire que cette question de l'apostolat chez les infidèles ne regarde que la S. C. de la Propagande et les missionnaires. C'est là une erreur, car tous les fidèles doivent prendre part et coopérer à l'extension du règne de Jésus-Christ. S'il appartient au Pape d'envoyer, si les Evêques et les missionnaires ont le devoir d'aller et de prêcher, les fidèles sont tenus à fournir les hommes et les secours nécessaires. Hoc est memorandum maxime, ut in veritate christiana propaganda... elaboret singulorum quoad potest industria (1). (Enc. Sapientiae chr. Léon XIII.) C'est donc le peuple qui aujourd'hui encore doit vivifier l'apostolat : c'est là le plus grand des devoirs mais c'est aussi un honneur incomparable !

    VI

    LE DEVOIR DU CLERGÉ

    Mais le peuple chrétien n'agit efficacement que sous l'influence et la direction du Prêtre qui est, dans l'Eglise, le propagateur naturel et indispensable de la grande cause de l'apostolat.
    a) Le Prêtre, chargé d'enseigner au peuple les vérités de la Religion, doit aussi lui faire connaître son grave devoir de coopérer à l'apostolat.
    b) Le Prêtre est le grand promoteur et le guide de tout mouvement religieux au sein de l'Eglise, et lui seul peut grouper et organiser les énergies des fidèles en faveur des Missions.
    c) Enfin le Prêtre, plein de sollicitude pour le salut des âmes et pénétré de la nécessité d'étendre le règne de son Roi et Maître, doit être le protecteur naturel des pauvres infidèles, le trait d'union entre nos Eglises et les Eglises naissantes des pays infidèles. Il n'est pas nécessaire d'insister sur ce devoir ; ministres de Dieu et successeurs des Apôtres, les Prêtres ont toujours été les fidèles exécuteurs du Testament de Jésus : « Enseignez tolites les nations ».

    (1) Il faut surtout se rappeler que chacun doit s'évertuer selon ses moyens à propager la vérité chrétienne.

    VII

    LA PROPAGATION DE LA FOI EXIGE, DE NOS JOURS,
    UNE PLUS INTENSE COOPÉRATION

    Il est de toute évidence que le problème des Missions s'impose aujourd'hui plus que jamais et exige un redoublement d'efforts de la part du clergé et du peuple chrétien. Nous avons exposé les motifs qui doivent nous déterminer à embrasser la cause des Missions, mais en ce moment il s'en ajoute un autre bien plus pressant et décisif : nous voulons parler de la terrible guerre mondiale. Cette guerre a jeté dans le désarroi une foule d'entreprises, mais l'OEuvre des Missions a certainement été la plus éprouvée.
    a) La guerre a enlevé aux Missions des milliers d'ouvriers : un grand nombre de missionnaires français ont été mobilisés dans les colonies ou rappelés dans la mère patrie ; les missionnaires allemands qui se trouvaient dans les colonies anglaises ou allemandes ont été internés ou rapatriés. La guerre est finie, mais combien de ces missionnaires pourront rejoindre leur ancien champ de travail ? En outre, les jeunes aspirants aux Missions ont été terriblement décimés par la guerre. C'est pour intensifier l'effort des catholiques en faveur des missions qua été fondée l'Union du clergé en faveur des Missions.
    b) Tout comme le personnel, les OEuvres de la Propagation Je la Foi et de la Sainte Enfance, ont aussi été durement éprouvées par cette longue guerre, et toutes les Missions ont reçu des subsides notablement réduits. L'état actuel des Missions est des plus désolants : durant ces dernières années, non seulement on a dû renoncer à entreprendre des oeuvres nouvelles, mais plusieurs des plus importantes ont dû être négligées et même abandonnées.
    Les Missions protestantes au contraire ont très peu souffert de la guerre. D'après les derniers calculs, les différentes Missions protestantes ont reçu environ 200 millions par an, durant ces années de guerre.


    VIII

    « L'UNION DU CLERGÉ EN FAVEUR DES MISSIONS »

    D'après tout ce que nous venons de dire, il est absolument nécessaire de rappeler l'attention générale sur le grave problème de la propagation de la foi. On rencontre bien çà et là des hommes de bonne volonté qui s'intéressent à l'oeuvre des Missions ; cela ne saurait suffire : il faut organiser toutes ces énergies isolées et réunir des forces imposantes, proportionnées à l'immense tâche à accomplir. Mais l'OEuvre des Missions, comme toutes les oeuvres religieuses, a besoin d'être organisée et dirigée par l'action du Clergé. C'est donc vers le Clergé que se tournent toutes nos espérances, car lui seul peut obtenir des fidèles une coopération efficace en faveur des Missions chez les infidèles. Si, sous l'inspiration et la direction du Clergé, on réussit à promouvoir parmi le peuple chrétien un mouvement intense et régulier de coopération à l'apostolat chez les infidèles, non seulement on aura contribué à réparer les ruines récentes, mais on aura surtout procuré à l'OEuvre des Missions ce soutien stable et efficace qui dans les pays chrétiens lui est absolument indispensable si elle veut assurer le succès de l'apostolat dans le monde païen.
    L'Union du Clergé en faveur des Missions qui fait l'objet de ces pages, se propose d'atteindre ce noble but.

    Statut et programme de « l'Union du Clergé en faveur des Missions ».

    Ce statut peut être adapté aux différents pays et pour cette raison être changé dans les détails par S. Em le Cardinal Préfet de la Propagande. V. Act. Ap. Sedis, vol. XI, p. 179.

    I. L'Union du Clergé en faveur des Missions a pour but de susciter par le moyen du clergé, de maintenir et d'augmenter toujours au sein du peuple chrétien un plus vif intérêt pour les Missions en pays infidèles, afin d'obtenir ainsi une coopération plus générale, plus active et plus efficace à la cause de l'Apostolat Catholique. Elle est placée sous le patronage de la Sainte Vierge, Reine des Missions.

    II. Peuvent être membres de l'Union tous les prêtres, ainsi que les séminaristes étudiants en théologie. Les membres s'obligent à favoriser de toutes leurs forces la cause de la Propagation de la Foi. Ils s'engagent également à verser annuellement une petite contribution (1) qui servira à couvrir les dépenses ordinaires faites pour la propagande de l'oeuvre et pour la publication du bulletin (v. art. XIII). NN. SS. Les Evêques qui donneront une adhésion formelle seront considérés comme Membres honoraires de « l'Union ».
    III. Dans chaque région ou nation « l'Union » sera dirigée par un Président et un Conseil central et dans chaque diocèse par un Directeur diocésain, qui sera aidé, si c'est possible, par un comité diocésain permanent.
    IV. Le Président sera nommé par la Sacrée Congrégation de la Propagande ; les directeurs diocésains par le Président d'accord avec les évêques.
    V. Le Conseil central se composera de directeurs diocésains. Les directeurs diocésains, membres du Conseil ne peuvent être plus de dix et seront choisis par le Président d'accord avec les Evêques.
    VI. Les instituts de Missionnaires et les Ordres ou Congrégations religieuses ayant des Missions, qui adhèrent à l'Union et la favorisent ont droit à se faire représenter dans le Conseil central par un de leurs membres. Les supérieurs le proposeront au Président afin qu'il soit nominé par lui.
    VII. Les membres du Conseil central sont nommés pour trois ans et peuvent être confirmés dans leur charge. Le Président choisira parmi les membres du Conseil un secrétaire et un caissier.
    VIII. Le Conseil central se réunira au moins une fois par an. Dans la réunion annuelle on donnera le compte rendu moral et financier de « l'Union ; on déterminera les moyen à employer pour procurer à l'oeuvre un plus grand développement, on examinera les projets et les observations éventuelles des membres et on fixera le lieu de la prochaine assemblée. Le compte rendu général de l'oeuvre et les autres délibérations seront insérés sur le bulletin de l'Union.

    (1) Pour l'Italie p. e. cette contribution a été fixée à 3 fr. par an, pour la Hollande à un florin.

    IX. Le lieu de résidence du Président sera considéré comme le Siège central de l'Union, et c'est de là que toute l'oeuvre sera dirigée.
    X. Quand un Diocèse aura donné un nombre considérable d'adhésions particulières, le Président ou un Membre du Conseil, après l'autorisation préalable de l'Ordinaire, procédera, dans une réunion du Clergé, à la constitution de l'Union diocésaine. On profitera de cette circonstance pour déterminer les moyens les plus opportuns pour développer, dans le Diocèse, le programme d'action de l'Union.
    XI. Les Directeurs diocésains se feront un devoir de travailler avec zèle au développement de l'Union, en multipliant le nombre des adhérents et en s'efforçant d'obtenir que le programme de l'Union trouve, dans le Diocèse, une exécution aussi ample et aussi complète que possible. Les directeurs diocésains communiqueront au Siège central les noms des nouveaux adhérents et, chaque année, en janvier, ils enverront une relation des résultats obtenus dans leur centre.
    XII. L'Union aurait ses Congrès généraux et diocésains. Les Congrès généraux se tiendront au moins tous les cinq ou six ans, dans les villes les plus importantes. Les Congrès diocésains auront lieu, autant que possible, tous les deux ans.
    XIII. Dès que l'Union aura pris un développement suffisant dans un pays, elle publiera un Bulletin, organe de l'oeuvre, qui traitera, théoriquement et pratiquement, le problème des Missions, donnera des renseignements sur le mouvement général de propagande, en faveur des Missions et s'occupera surtout à donner un plus grand développement à l'Union.

    Programme de « l'Union en faveur des Missions ».

    L'Union du Clergé en faveur des Missions a un programme bien défini. Son but est de créer et développer un mouvement vaste, pratique et bien organisé en faveur de l'apostolat général de l'Eglise, en rappelant aux fidèles qu'ils sont tous tenus à s'intéresser à la propagation de la Foi et en obtenant ainsi une coopération spontanée à toutes les oeuvres fondées par l'Eglise pour soutenir les Missions.
    Le programme de l'Union peut se réduire à deux points :
    1. Faire connaître les Missions ;
    2. Obtenir une coopération pratique et générale à cet apostolat.

    ARTICLE PREMIER.

    Propagande parmi le Clergé. 1. L'Union s'appliquera avant tout à répandre parmi ses propres membres l'amour des Missions : a) par des conférences sur ce sujet donnés dans ses réunions diocésaines et générales ; b) par la lecture du bulletin de l'Union, qui est uniquement destiné au Clergé afin de lui faciliter l'étude des questions relatives à l'apostolat.
    2. Chaque membre de l'Union se fera aussi un devoir : a) d'étudier et de mieux comprendre par la méditation de l'Evangile, la nature et la nécessité de l'apostolat, qui est l'idée maîtresse de ces pages divines ; b) de favoriser la lecture et la diffusion des Revues qui s'occupent des Missions, unique moyen pour connaître et suivre le mouvement et les progrès de l'apostolat.
    3. Les membres de l'Union s'efforceront surtout de soutenir la cause de l'apostolat auprès de leurs confrères : a) en les attirant dans les rangs de l'Union ; b) en les invitant à s'abonner à une ou plusieurs Revues traitant des Missions ; c) en parlant des Missions dans les retraites ou conférences au Clergé ; d) en publiant, dans les Revues destinées au Clergé, des articles sur l'oeuvre des Missions.
    Propagande parmi les Séminaristes. Les membres de l'Union chercheront aussi, par tous les moyens possibles, de donner aux aspirants au Sacerdoce une connaissance solide de l'oeuvre des Missions. Les Séminaristes, uniquement consacrés à l'étude et à la piété, n'ont pas la possibilité de s'adonner à une action extérieure, mais ils doivent profiter des précieuses années du Séminaire pour faire une étude sérieuse, méthodique de l'oeuvre des Missions. On devra donc permettre et même favoriser dans les Séminaires :
    1. La fondation de Cercles destinés à susciter et à développer l'amour des Missions, avec ce programme très simple : étude, lectures et conférences sur les Missions.
    2. La formation de petites bibliothèques des Missions ; durant les repas, lectures de Revues s'occupant des Missions ou des Vies de grands pionniers de l'Evangile ; au cours de l'année, organiser des réunions solennelles, avec intervention de l'Evêque, dans le but de célébrer les gloires et les triomphes de l'apostolat parmi les infidèles. On doit surtout viser à donner à nos jeunes lévites une connaissance complète du grave problème des Missions : l'obole n'est que secondaire. Naturellement, on favorisera, autant que possible, l'inscription des Séminaristes aux « OEuvres de la Propagation de la Foi et de la Sainte Enfance », qui devraient avoir une organisation modèle dans tous les Séminaires.

    Propagande parmi le peuple. Pour divulguer et généraliser, parmi le peuple chrétien, l'oeuvre des Missions, les membres de l'Union auront surtout recours à la propagande par la parole et par la presse.

    a) Propagande par la parole. La prédication est le moyen le plus efficace pour faire connaître au peuple l'oeuvre des Missions. Quand tous les membres de l'Union sauront se servir avec conviction et chaleur de ce grand moyen de propagande, le triomphe de la cause de l'apostolat sera assuré. Les chaires chrétiennes doivent donc donner une plus large place à l'oeuvre des Missions ; si le peuple connaît si peu cette oeuvre fondamentale de l'Eglise catholique, c'est qu'on ne lui en parle jamais ou très rarement.
    Les Fêtes de l'Epiphanie et de la Pentecôte sont tout particulièrement désignées pour parler au peuple de l'oeuvre des Missions. Sans parler des Fêtes spéciales de la « Propagation de la Foi et de la Sainte Enfance », plusieurs Evangiles du Dimanche offrent tout naturellement l'occasion d'instruire les fidèles sur le grave devoir de l'apostolat catholique chez les infidèles.

    b) Catéchisme. Dans un certain nombre de Diocèses, les catéchises contiennent déjà des instructions succinctes pratiques sur l'oeuvre des Missions. Il faut espérer que cette innovation si importante se généralisera. En attendant, les membres de l'Union se feront un devoir de recourir souvent aux annales des Missions pour rendre plus intéressants et plus instructifs leurs cours de Catéchisme et créer ainsi, dans la jeunesse chrétienne, une sainte ardeur et une louable émulation pour les oeuvres de l'apostolat chez les infidèles. En développant devant les fidèles les articles du Credo concernant la Rédemption et la Catholicité de l'Eglise, en expliquant les demandes du « Pater », les pasteurs ne devront jamais oublier d'ajouter une instruction complète et pratique sur les Missions et leurs oeuvres.

    c) Conférences. Les membres de l'Union pourront aussi, selon les circonstances, donner des conférences, accompagnées de projections. La matière des conférences et le matériel pour projections pourraient être fournis par un bureau central de propagande et d'informations, établi par les soins du Siège central de l'Union.

    2. Propagande par la presse. La presse ! Voilà un autre moyen très puissant dont les membres de l'Union peuvent disposer pour faire connaître et aimer l'oeuvre des Missions.

    Les membres de l'Union s'attacheront surtout :

    a) à répandre, par tous les moyens possibles et même au prix de quelques sacrifices, les journaux ou revues publiées par les différentes Sociétés de Missions.
    b) à rendre plus pratique et plus générale la circulation des « Annales de la Propagation de la Foi et de la Sainte Enfance ».
    c) à composer des articles sur les Missions pour les journaux ou revues catholiques. Nos journaux introduiraient ainsi « la page des Missions », où seraient relatés les principaux événements ou faits saillants de l'apostolat catholique dans les pays infidèles. Les journaux, surtout les quotidiens, offrent un moyen très puissant pour faire pénétrer dans les masses l'idée des Missions : mais il s'agit de trouver des hommes compétents pour ce genre d'apostolat et surtout des hommes de bonne volonté.

    d) à fournir les bibliothèques catholiques d'ouvrages intéressants sur les Missions et les missionnaires.

    ARTICLE SECOND.

    Obtenir une coopération pratique et générale à l'oeuvre de l'apostolat.

    Les membres de l'Union peu vent donner à l'oeuvre des Missions une coopération morale et une coopération matérielle.
    Coopération morale. L'oeuvre des Missions est un ministère essentiellement spirituel et exige avant tout des secours d'ordre moral. Les membres de l'Union doivent donc s'engager :
    a) à favoriser, si l'occasion se présente, les vocations aux Missions : donner à l'oeuvre de l'apostolat un Missionnaire ou une Religieuse, c'est procurer le salut de milliers d'âmes.
    b) à inculquer aux fidèles, et surtout aux âmes confiées à notre direction, le devoir qui nous incombe de travailler et de prier pour la conversion des pauvres infidèles.
    c) à célébrer, au moins une fois l'an, la Messe votive « Pro Fidei Propagatione » à recommander au Saint Sacrifice les besoins des Missions et à faire, à cette intention, des prières et quelques bonnes oeuvres spéciales.
    d) Enfin, les membres de l'Union sauront saisir toutes les occasions favorables pour faire connaître l'oeuvre des Missions dans les Séminaires, collèges, pieuses associations, etc. ; et, si l'occasion s'en présente, ils prendront à coeur les intérêts d'un Séminaire de Missions ou d'une oeuvre d'apostolat spécialement recommandée à leur charité.

    Coopération matérielle. La coopération matérielle des membres de l'Union en faveur des Missions peut avoir un champ d'action très vaste.
    1. L'Union se propose de promouvoir et de favoriser toutes les OEuvres en faveur des Missions, qui ont été fondées ou approuvées par l'Eglise. Parmi celles-ci il faut donner la première place à « l'OEuvre de la Propagation de la Foi et à celle de la Sainte Enfance ». Les membres de l'Union se feront donc un devoir : a) de consolider, de développer et d'organiser aussi parfaitement que possible ces « OEuvres » là où elles existent ; b) de travailler à les introduire là où elles ne sont pas encore établies.
    Lorsque « l'Union du Clergé en faveur des Missions » aura été constituée dans un Diocèse, les membres de cette Union, avec l'autorisation de l'Ordinaire, s'appliqueront à organiser, dans toutes les paroisses, un cours de prédication sur les Missions. Ils profiteront de ces circonstances pour établir et consolider le fonctionnement de ces deux « OEuvres », selon les prescriptions de leurs statuts respectifs.
    2. Ils devront aussi aider et favoriser les autres oeuvres secondaires, également approuvées par l'Eglise, comme « l'OEuvre antiesclavagiste, l'OEuvre de Saint Pierre pour la formation du Clergé indigène, la Société de Saint Pierre Claver, les Ecoles d'Orient » et autres semblables, fondées çà et là pour subvenir aux divers besoins de l'apostolat.
    3. Les membres de l'Union doivent avant tout s'occuper des Missions en général, mais il ne leur est pas défendu de venir parfois en aide à une Mission déterminée et même à un missionnaire pour ses oeuvres personnelles. Un Séminaire de Mission, un missionnaire peuvent avoir des relations spéciales avec une ville, une paroisse, un groupe de personnes et obtenir ainsi des secours particuliers.
    4. Les membres de l'Union, tout en s'occupant principalement des « OEuvres de la Propagation de la Foi « et de la « Sainte Enfance, » sauront profiter de toutes les occasions pour déployer leur activité en faveur des Missions. Ainsi l'idée des Missions devrait pouvoir pénétrer dans toutes les Associations catholiques, cercles, patronages et autres institutions semblables. Pourquoi né pas établir dans ces groupements des sections « missionnaires » comme nous y voyons des sections sportives ou dramatiques ? Nos collèges et pensionnats devraient aussi avoir une section « missionnaires » avec un programme pratique et intéressant.
    5. Il existe un genre d'activité spécialement réservé à la femme chrétienne, nous voulons parler de la confection d'ornements sacrés pour les Missions. Les membres de l'Union attacheront une grande importance à cette forme d'apostolat et établiront, dans les principaux centres, des Associations de dames et de jeunes filles qui travailleront à la confection d'ornements et linges sacrés destinés aux Missions.
    6. Il serait également souhaitable que les membres de l'Union travaillent avec ardeur et enthousiasme à introduire, dans nos paroisses des Fêtes « missionnaires ». Ces fêtes préparées avec soin et préalablement annoncées, devront être célébrées avec le concours de toutes les confréries et associations locales : elles attireront ainsi l'attention et susciteront l'intérêt des fidèles, en leur faisant comprendre l'importance de l'oeuvre des Missions.
    En plus des Fêtes de la « Propagation de la Foi » et de la « Sainte Enfance », l'Union devrait, avec la permission de l'Ordinaire, établir partout une Fête « missionnaire » qui pourrait être fixée au Dimanche dans l'octave de saint François-Xavier, le Grand Patron des Missions. L'Union aurait ainsi son « Dimanche Missionnaire » !

    Lettres d'approbation et faveurs spirituelles accordées à « l'Union du clergé en faveur des Missions »

    I

    LETTRE DE S. E. LE CARD. SERAFINI, PRÉFET DE LA PROPAGANDE.

    Rome, 31 oct. 1916.

    Illme et Rme Seigneur,

    Je n'ai pas manqué de prendre en considération le projet présenté par V. G. pour l'établissement d'une « Union du clergé en faveur des Missions » Les besoins toujours croissants de l'Apostolat, les circonstances spéciales des temps présents et les graves difficultés dans lesquelles se trouvent les Missions à cause de la guerre qui désole l'Europe, font vivement désirer un plus large développement des moyens propres à propager la Foi dans le monde.
    Pour atteindre ce but, rien ne sera plus avantageux que le zèle ardent du Clergé à cultiver les vocations à l'apostolat, à faire comprendre aux fidèles la nécessité de secourir les Missions et à donner une meilleure organisation aux oeuvres que les S. Pontifes ont approuvées et recommandées à cette fin.
    Je ne puis donc qu'applaudir à l'initiative que vous avez prise dans cette sainte intention, en fondant une « Union du Clergé en faveur des Missions » et je me suis empressé d'en présenter le projet au Saint Père.
    Sa Sainteté dans l'Audience du 23 octobre, a daigné manifester. Sa haute satisfaction pour cette initiative si opportune, destinée à favoriser l'oeuvre de l'apostolat, qui est si chère à Son coeur, et Il souhaite que, avec l'aide de Dieu et l'appui des Evêques, elle trouve le meilleur accueil parmi le Clergé et les fidèles d'Italie.
    Je me fais un plaisir d'ajouter que Sa Sainteté bénit paternellement V. G. ainsi que tous les promoteurs et adhérents de cette pieuse initiative.

    D. CARD. SERAFINI, Préfet.

    II

    S. E. LE CARDINAL VAN ROSSUM, PRÉFET DE LA S. CONGRÉGATION
    DE LA PROPAGANDE.

    Très Révérend Père.

    Parmi toutes les activités déployées, de nos jours, aucune n'est comparable au réveil survenu en divers pays en faveur des Missions catholiques. Ce réveil s'est manifesté par l'érection de Séminaires pour les Missions, par des contributions matérielles toujours croissantes, par des réunions du clergé et des fidèles en vue d'exciter le zèle et d'étudier les moyens pour venir en aide aux Missionnaires et à leurs oeuvres. Cette activité a sans doute été favorisée par la publication de Revues et d'ouvrages destinés à propager et à conserver l'enthousiasme pour une oeuvre si sainte. Un tel réveil est sans nul doute l'oeuvre de l'Esprit de Dieu, oeuvre d'amour pour les fidèles et de miséricorde envers les malheureux qui sont encore ensevelis dans les ténèbres de la mort.
    L'âme doit correspondre fidèlement à chaque grâce de l'Esprit de Dieu, si elle désire que cette grâce ne demeure point stérile, mais produise l'effet voulu par Dieu : il en est de même de celle que j'appellerais grâce commune, grâce universelle. Nous devons aussi coopérer à cette grâce en cherchant à lui donner son plein développement par notre fidélité à suivre et seconder l'action de Dieu et par une parfaite correspondance à ses divins desseins.
    Vous venez, Rév. Père, de signaler ce travail de la grâce, vous avez compris la nécessité de cette coopération et vous ne vous êtes pas trompé en pensant que les Prêtres de Dieu, en leur qualité de médiateurs entre Lui et le peuple, doivent être les premiers à prêter généreusement leurs concours à cette coopération. Non seulement ils doivent coopérer eux-mêmes à la grâce, mais ils doivent aussi promouvoir et favoriser la coopération de tout le peuple chrétien.
    C'est donc bien la Providence qui vous a inspiré cette « Union du Clergé en faveur des Missions », dont le développement est déjà si consolant.
    Il est donc de toute nécessité que les Evêques et les Prêtres investis de quelque autorité se fassent un devoir de la propager parmi le Clergé pour faciliter ainsi votre tâche et susciter des adhérents dans tous les Diocèses d'Italie et du monde entier ! Mais pour que l'existence de cette « Union » soit réellement utile, il est nécessaire qu'elle réponde parfaitement au but proposé. A cette fin, tous ceux qui ont déjà donné leur adhésion à cette oeuvre providentielle doivent remplir consciencieusement l'engagement qu'ils se sont imposés. Ils doivent bien se persuader qu'il ne s'agit point ici d'une oeuvre facultative, mais d'un vrai devoir, devoir d'une importance capitale, d'où dépend le salut ou la perdition de milliers d'âmes.
    Par tout ce que nous venons de dire il est aisé de comprendre combien nous avons à coeur la prospérité, la diffusion, le progrès et la fécondité de cette Union. C'est pourquoi nous formons les voeux les plus ardents et nous supplions le Seigneur de la bénir et de lui accorder des secours efficaces pour atteindre promptement et complètement le but tant désiré.
    Nous vous manifestons aussi toute notre reconnaissance pour tout ce que vans avez fait et continuez à faire en faveur de cette sainte croisade et nous tenons à vous encourager à poursuivre votre tâche, malgré les difficultés et les échecs apparents.
    Sachez enfin que notre concours et notre bienveillance vous accompagneront sans cesse, selon la mesure de nos forces.

    G. M. Card. VAN ROSSUM, Préfet.
    Rome, 19 juillet 1918.

    III

    FAVEURS SPIRITUELLES ACCORDÉES A « L'UNION DU CLERGÉ EN FAVEUR DES MISSIONS ».

    Très Saint Père,
    Le Président général de la pieuse « Union du Clergé en faveur des Missions », que Votre Sainteté a déjà approuvée et dont le but, selon le désir de Votre Sainteté, est de travailler à allumer dans le coeur de tous les bons prêtres la flamme, qui ne devrait jamais manquer, de l'apostolat sacré ; prosterné aux pieds de Votre Sainteté, demande humblement, afin de faciliter cette tâche, que Votre Sainteté daigne accorder aux prêtres inscrits à cette pieuse Union les faveurs spirituelles suivantes :
    I. Indulgence plénière, à gagner moyennant les conditions requises, aux Fêtes : 1) de l'Epiphanie ; 2) de saint Michel Archange ; 3) des Saints Apôtres ; 4) de saint François Xavier ; 5) une fois par mois, en un jour laissé au libre choix de chaque membre ; 6) in articulo mortis, moyennant les conditions prescrites.
    II. Indulgence de 100 jours pour chaque bonne oeuvre en faveur des Missions.
    III. Le privilège, à condition que les inscrits soient approuvés pour les confessions : 1) de bénir, extra Urbem, avec un simple signe de croix, les chapelets, les rosaires, les croix, les crucifix, les médailles et les petites statues, en y appliquant les indulgences Apostoliques promulguées sur le Bulletin officiel des Actes du Saint Siège, en date du 5 septembre 1914) ; 2) de bénir, avec un simple signe de croix, les chapelets en y appliquant les Indulgences dites des PP. Croisiers ; 3) de bénir avec un simple signe de croix les crucifix et y appliquer les Indulgences du Chemin de la Croix. Ces indulgences peuvent se gagner, moyennant les conditions requises, par tous ceux qui sont légitimement empêchés de visiter tes Stations ; 4) de bénir et d'attacher aux crucifix l'indulgence plénière, qui pourra être gagnée, moyennant les conditions requises, par chaque fidèle, in articulo mortis, qui l'aura baisé ou simplement touché ; 5) de bénir et d'imposer, selon les prescriptions de l'Eglise, les scapulaires de l'Immaculée Conception, de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, de la Sainte Trinité, de Notre Dame des Sept Douleurs et du Mont Carmel, déjà approuvés par le Saint Siège, firmo remanente onere legitimae inscriptionis, pour les trois derniers.
    IV. La faveur de l'Autel privilégié personnel, quatre fois par semaine, à moins qu'ils ne jouissent déjà d'un tel privilège.

    Et que Dieu...
    Die 15 nov. 1918.

    « Illmus D. N. D. Benedictus Div. Prev. P. P. XV, in audientia infrascripto Cardinali Pnitentiario Maiori impertita, benigne annuere dignatus est pro gracia in omnibus iuxta preces. Praesenti in perpetuo valituro, absque ulla Brevis Apostolici expeditione. Contrariis quibuscumque non obstantibus.
    Card. GIORGI P. M. J. Borgongini Duca S. ius.

    En outre, les Membres peuvent bénir et indulgencier les Rosaires des Sept Douleurs et imposer les cinq scapulaires sous une formule (V. Acta. Ap. Sed., vol. XI, p. 179).
    1920/386-404
    386-404
    France
    1920
    Aucune image