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Une oeuvre de charité

Une oeuvre de charité Qui ne serait ému à la pensée que dans l'Inde, sur bien près de 320 millions d'habitants, à peine quelques millions sont catholiques, que sur plusieurs centaines d'enfants de païens qui meurent chaque année, à peine quelques-uns reçoivent la grâce du saint Baptême? Pour atteindre un plus grand nombre de ces chers petits êtres, le bon Dieu a suscité une nouvelle Congrégation, celle des Soeurs Catéchistes de Marie Immaculée. Le but principal de ces admirables Soeurs est de baptiser les enfants de païens in articulo mortis.
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    Une oeuvre de charité

    Qui ne serait ému à la pensée que dans l'Inde, sur bien près de 320 millions d'habitants, à peine quelques millions sont catholiques, que sur plusieurs centaines d'enfants de païens qui meurent chaque année, à peine quelques-uns reçoivent la grâce du saint Baptême? Pour atteindre un plus grand nombre de ces chers petits êtres, le bon Dieu a suscité une nouvelle Congrégation, celle des Soeurs Catéchistes de Marie Immaculée. Le but principal de ces admirables Soeurs est de baptiser les enfants de païens in articulo mortis.
    Bien que l'OEuvre n'en soit qu'à ses débuts, les Soeurs Catéchistes comptent déjà plusieurs maisons dans l'Inde. Dans la Mission de Kumbakonam, outre leur maison mère, elles possèdent trois dispensaires, un à Mayavaram, un à Tranquebar et le troisième à Ayampettaï. Dans chacune de ces villes deux Soeurs tiennent un dispensaire, dont le but est de donner des soins gratuits aux nombreux malades qui se présentent chaque jour. La charité, le dévouement d'une telle oeuvre ne saurait manquer de produire des fruits de salut, de faire estimer et aimer des païens notre sainte Religion et d'attirer les bénédictions du bon Dieu sur ce pauvre pays.
    Mais il est un résultat encore plus palpable, et qui répond au but principal du dispensaire, c'est l'administration du saint Baptême aux enfants de païens qui sont à l'article de la mort. Les Soeurs ne se contentent pas de baptiser les enfants très malades qu'on leur apporte au dispensaire ; du centre où elles se trouvent elles rayonnent aux environs, distribuent des remèdes dans les bourgs et villages qu'elles parcourent le plus souvent possible, et ont ainsi l'heureuse occasion de baptiser beaucoup d'enfants.
    Ces visites des bourgs et des villages ont encore le grand avantage de procurer à beaucoup de pauvres vieux et vieilles malades les soins si dévoués des bonnes Soeurs. Elles suivent ces chers malades fidèlement jusqu'à leur mort. Il est bien rare que leur zèle soit frustré de sa récompense. Après des soins de plusieurs semaines, quelquefois de plusieurs mois, sous la douce influence du dévouement des bonnes Soeurs, l'âme de ces pauvres délaissés s'ouvre à la lumière, et d'eux-mêmes ils demandent à entrer dans notre sainte Religion. C'est ainsi que chaque année, outre plusieurs centaines d'enfants de païens, les Soeurs baptisent également plusieurs dizaines d'adultes.
    Voici un petit aperçu du travail d'une année fourni par deux Soeurs au dispensaire d'Ayampettaï. Les chiffres qui suivent appartiennent aux deux années 1917, 1918, dont j'ai les comptes sous les yeux :


    MALADES SOIGNÉS ENFANTS BAPTISÉS ADULTES BAPTISÉS

    1917... 12.797 264 27
    1918... 13.210 382 35

    Et cependant le district d'Ayampettaï se prête assez mal à la belle oeuvre des baptêmes d'enfants, etc., etc. C'est, en effet, un pays de rizières ; les villages sont éloignés les uns des autres, et les communications entre eux difficiles. Aussi, en temps ordinaire, et particulièrement durant les épidémies (qui fourniraient tant d'occasions), les soeurs ne peuvent visiter que peu de villages chaque jour, et par conséquent administrer peu de baptêmes.
    Le district d'Attur, où depuis longtemps je rêve d'établir un dispensaire avec deux Soeurs Catéchistes, me paraît un centre idéal pour l'OEuvre. Attur est une petite ville qui se trouve à la jonction de trois vallées. Dans un rayon de quelques milles aisément parcourables par les religieuses, les païens se comptent par centaines de milliers. Il a été décidé de construire sous peu dans la principale vallée un chemin de fer qui rendra les communications encore plus faciles.
    Pour ces raisons S. G. Mgr Chapuis, évêque de Kumbakonam, fait des voeux pour l'établissement de ce Dispensaire qui est appelé à faire tant de bien dans le district d'Attur. Que d'anges s'envoleront chaque année au Ciel, que de grâces ils feront couler de Là-Haut, grâces de conversion pour leurs parents et leurs compatriotes, faveurs temporelles et spirituelles pour leurs bienfaiteurs envers lesquels ils ne sauraient être ingrats !... Les chrétiens, hélas ! Bien peu nombreux encore, de ce pauvre district en seront certainement stimulés à devenir meilleurs.
    J'ai déjà 10, 000 fr. pour cette oeuvre. Il m'en manque 15.000. Puissent quelques âmes généreuses prendre à coeur cette entreprise.
    F. LlGEON, R. C. PRIEST,
    Attur, Salem District Inde Anglaise).

    1919/161
    161
    Inde
    1919
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