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Su-Tchuen-Orientai : La genèse des districts de la Mission 1

Su-Tchuen-Orientai : La genèse des districts de la Mission 1 LES MISSIONNAIRES ET LES PRÊTRES INDIGÈNE PAR M. GOURDON Missionnaire apostolique.
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    Su-Tchuen-Orientai : La genèse des districts de la Mission 1
    LES MISSIONNAIRES ET LES PRÊTRES INDIGÈNE
    PAR M. GOURDON
    Missionnaire apostolique.
    Pour bien résumer la marche et les progrès d'une mission, aucun travail ne vaut mieux que celui qui nous fut envoyé par Mgr Chatagnon sur le Su-tchuen Méridional1. Un missionnaire du Su-tchuen Oriental, dont les notes sur l'histoire du Vicariat sont extrêmement précieuses, M. Gourdon, nous a adressé un travail analogue ; nous le remercions bien sincèrement, et nous espérons que nos lecteurs accepteront l'apparente aridité de ces pages en compensation des renseignements précis qu'elles leur offriront.

    PRÉFECTURE DE TCHONG-KIN

    VILLE DE TCHONG-KIN

    La chrétienté de la ville de Tchong-kin est très ancienne ; depuis deux siècles, toujours il y a eu des prêtres qui y ont résidé plus ou moins régulièrement, mais il n'y a pas eu de Curé à poste fixe avant 1838. A cette époque, Vincent Ma (Ouen Ta-kong), qui travaillait dans la partie orientale depuis 1820 environ, fut fixé à Tchong-kin comme Curé et Procureur de la mission, titres qu'eurent aussi ses successeurs jusqu'à l'entrée de Mgr Desflèches en ville (1852). Le Curé-procureur habita d'abord hors les murs, dans une maison que possédait la mission extra canalem, et, d'après une autre note, à Ky-kou-se, c'est-à-dire entre les portes Tong-iuen-men et Lin-kiang-men. Ce n'est qu'en 1844 que fut acheté en ville le premier lot de ce qui est actuellement l'évêché, et, en 1845, le Tien-sen kiao près des remparts où se trouve actuellement l'hôpital catholique ; mais ces maisons ne servirent d'abord qu'à des écoles. Vers la même époque, furent achetés aussi le Tcheniuen-kong-so (Gai-tee-tang) et une partie des écoles qui sont près de l'église actuelle de Saint-Joseph. Les Curés me semblent s'y être logés au moins temporairement.

    1. Publié dans les An. M.-E. janvier-février 1909, n° 67 p. 33.

    SEPTEMBRE OCTOBRE 1910, N° 77.

    CURÉS ET VICAIRES JUSQU'EN 1860.

    Vincent Ma 1838-1842. VIC.: Paul Che, 1847 1856, habita à
    Mathieu Lieou 1843-1851. l'évêché actuel, où il en-André Lieou 1851-1853. soignait les néophytes.
    François Li (Li San-iee) 1854-1859. Paul Lieou, 1848-1867, habita
    chez la famille Tong, au
    Mou-kia-kong-kouan, où
    il était quasi Curé.

    I

    ÈGLISE DU SACRÉ-CUR

    (Tien-tchou-tang.)

    C'est en 1860 que fut acheté le Tien-tchou-tang et que les Curés et Vicaires commencèrent à y habiter en communauté, allant, les dimanches et jours de fête, dire la messe en différents endroits de la ville. On s'était contenté de faire quelques réparations à la maison qui servit d'église et de presbytère. En 1873, les fidèles augmentant, on détruisit la maison pour construire une église plus grande et un presbytère. Ces constructions, détruites dans la tourmente de 1886, furent remplacées en 1888 par une église en briques dédiée au Sacré-Coeur.

    CURÉS ET VICAIRES.

    Martin Tang 1859 1863. VIC.:Paul bien et Simon Lo 1860 1863.
    Martin Tang
    Jean Siao 1864 1866 co-Curés.
    Jérôme Houang
    Jean Siao 1867-1868 co-Curés.
    Jérôme Houang
    Jean-Siao 1868-1892. VIC.:Pierre Iang 1868-1871.
    Jean Houang 1870-1888.
    Pierre Iuen 1876-1879.
    Mathias Houang 1879-1881.
    Paul Tchen 1881-1884.
    Joseph Tong 1884-1886.
    Michel Tcheou 1887-1896.
    Bonnet 1892-1897. J.-B. Tchan 1896-1899.
    Dangy 1897-1902. Joseph Houang 1899-1902.
    Pons 1902.
    II

    EGLISE DE SAINT-JOSEPH

    (Jo-see-tang.)

    Depuis nombre d'années déjà, tous les dimanches et jours de fête, un prêtre allait dire la messe dans ce quartier appelé Lien-houa-tche. En 1879, fut acheté l'emplacement de l'église actuelle ; les maisons quelque peu arrangées servirent d'église ; un prêtre y allait entendre les confessions, célébrer la messe et administrer tous les Sacrements. En 1886, après la tourmente, les Curés se réfugièrent là ; ce qui servait d église fut agrandi pour le besoin des fidèles. Enfin, en 1893, on construisit en briques l'église actuelle dédiée à saint Joseph.

    CURÉS:

    Joseph Tong 1887-1904.
    Paul Tchen 1904-1907.
    Joseph Tang 1907.

    III

    EGLISE DE NOTRE DAME DE MISÉRICORDE

    (Tse-mou-tang.)

    L'église du Tse-mou-tang est située près de l'évêché sur l'emplacement de l'ancienne maison de la famille Ten (Ten Kia-iuen-tse), laquelle fut cédée à la mission après l'émeute de 1863, dans laquelle elle avait été passablement détériorée. Tous les dimanches et jours de fête, on y célébrait la messe ; c'était comme une paroisse. Cette maison fut détruite en 1886, entraînée dans la ruine de l'évêché. C'est alors qu'on songea à y construire une église et à y établir un curé, ce qui ne put être exécuté qu'en 1894. L'église, construite en briques, est dédiée à Notre-Dame de Miséricorde.

    CURÉS :

    Pau Hia 1894-1904.
    J.-B Ten 1904-1905.
    Pierre luen 1905.

    IV

    SAINT-MICHEL HORS LES MURS

    Cette paroisse est située dans le faubourg, en dehors de la porte Lan-kimen ; autrefois on y allait dire la messe les dimanches et jours de fêtes, quand il y avait un prêtre libre. Comme ce faubourg est très éloigné des églises, on songea à y régulariser le service religieux. Vers 1894, je crois, on agrandit la petite chapelle qui fut dédiée à saint Michel.



    CURÉS:

    Marc Mong 1894-1897.
    Pierre Tcheou 1897.

    V

    HOPITAL CATHOLIQUE

    Notre hôpital, situé près des remparts, en contrebas du Consulat de France, a été ouvert en 1902. Il a fallu y établir un aumônier pour s'occuper des Religieuses Franciscaines missionnaires qui desservent l'hôpital et des Petits Frères de Marie dont l'école n'est qu'à cinq minutes de là. La chapelle est ouverte au public ; c'est la paroisse des Européens qui veulent assister à la messe. Nombre de chrétiens profitent aussi de la proximité de la chapelle. L'hôpital est dédié à l'Epiphanie, sous le vocable de la Charité (Jen-gai-tang), et la chapelle sous celui de nos BB. Martyrs.

    AUMÔNIERS :

    Rogie 1902-1903.
    Farges 1903.

    SOUS-PRÉFECTURE DE PA

    Campagne de Tchong-kin.

    Dans la banlieue ou campagne de Tchong-kin, ou, autrement, dans la sous-préfecture de Pa, nous avons trois paroisses.

    I

    TAO-PA

    Tao-pa, situé à une grande journée de marche au sud de Tchong-kin, est un pays connu dès les premières pages de l'histoire de la mission du Su-tchuen. Mgr Pottier y apprit la langue ; beaucoup de missionnaires y sont passés. Toujours il y a eu des prêtres pour administrer les chrétiens chaque année, mais je ne saurais dire à quelle époque un Curé commença à y résider à poste fixe. Le séminaire ayant été installé, en 1856, à Choui-ia-tang, au fond de Tao-pa, le directeur s'occupa quelque peu des chrétiens de cette partie, qui purent avoir la messe tous les dimanches. Le Curé habita alors à l'autre extrémité, à Che-kang-tchang.
    En 1869, le Curé Nien étant fatigué et les chrétiens se multipliant, la paroisse fut divisée en deux : l'ancien Curé continua de résider à Che-kang-tchang et le Curé de Tao pa proprement dit habita à Choui-ia-tang.

    CURÉS.

    Paul Nien 1856-1860.
    Pierre Iang 1860-1863.
    Paul Nien 1863-1869.


    CURÉS DE TAO-PA. CURÉS DE CHE-KANG-TCHANG.

    Jacques Lieou .... -1872. Paul Nien 1869-1895.
    Gabriel Lo 1872-1876.
    Joseph Lo 1876-1881.
    Francois Tai 1881-1884.
    Paul Tchen 1884-1888.
    Raphaël Iang 1888-1892.
    Chaudier 1890-1891 (par intérim).
    Joseph Tang 1892-1895.
    Landes 1895-1902. Ménier 1895-1900.
    Pirot 1902-1905. Pirot 1900-1902.
    Pitiot 1905-1907. J.-B. Ten 1902-1904.
    Pirot 1907- Paul Hia 1904.

    II

    SI TCHEN LI

    Sous ce nom, sont compris Houang-kia-pa, Tong-kia-ouan, Peeche-i, Tseou-ma-kiang, Tong-kouan-i, en un mot toute la campagne située à l'ouest de la ville. Il semble n'y avoir eu que quelques chrétiens clairsemés avant M. Moÿe ; c'est sous lui que ces pays se sont ouverts au catholicisme. Depuis ce temps, tous les ans, les chrétiens ont eu les secours du prêtre. Mgr Fontana, Mgr Pérocheau, Mgr Desflèches ont habité à Tong kia-ouan ; depuis 1844, époque de la fondation du petit collège de Chen-ken-tse, le directeur semble avoir été chargé de donner ses soins au moins à une partie de ces chrétiens. En 1870, le vieux François Li (Li-eul-iee), retiré à Chen-ken-tse, s'en occupait encore dans un certain rayon, conjointement avec Joseph Lo, directeur du Collège. Il y avait une résidence à Long-fong-tchang qui a été détruite en 1898. Le Curé habite maintenant à Touan-kia-ouan. Il y a aussi une résidence à Tong-kouan-i, et, en ces dernières années, il y a même eu parfois deux Curés. Mes renseignements sur les anciens Curés sont imparfaits.

    CURÉS :

    Jérôme Houang peut-être vers 1858.
    Thaddée Tcheou 1869-1871. Vic. : Pierre Iuen, 2 mois en 1871.
    Larcher 1871.
    Schotter 1876-1877.
    Crabouillet 1877-1884. Le même à Tong-kouan-i seulement : 1884 1886.
    Bonnet 1884-1891, par intérim, étant Curé de Kiang-pee.
    Pierre Tcheou 1892-1893, étant Curé de Kiang-pee.

    SEPTEMBRE-OCTOBRE 1910, N° 77.

    J.-B. Tchan 1894-1895.
    François Tai 1895-1905, (de1897 à 1905 il resta à Tong-kouan-i).
    Joseph Houang 1897-1902, à Touan-kia-ouan.
    Jean Tchang .... -1902, à Touan-kia-ouan, 1905 chargés de tout le district.


    III

    MOU TONG

    Mou-tong, situé sur la rive droite du grand fleuve à 90 li au dessous de Tchong-kin, a eu des chrétiens depuis le commencement du XVIIIe siècle, et un grand nombre de missionnaires y sont passés. Je ne saurais dire à quelle époque un Curé y a été établi à poste fixe. Je donne les noms des Curés que j'ai pu retrouver ; les dates pour les premiers sont douteuses.

    CURÉS :

    Marc Tien 1869.
    Pierre Tcheou 1869.
    Philippe Sou 1874.
    Jacques Fou ...-1883.
    Landes 1884-1895.
    Joseph Tang 1895-1898.
    Pierre Iuen 1898-1905.
    Joseph Tchen 1905.

    L'IMPRIMERIE DE LA SAINTE-FAMILLE

    L'imprimerie a été installée à Tsen-kia-gai, au commencement de 1906.
    Elle est située sur le bord du petit fleuve Kia lin, à une demi-heure de Tchong-kin, à l'ouest. Il y a une chapelle pour le service des employés qui sont actuellement une trentaine ; quatre ou cinq familles chrétiennes, habitant dans le voisinage, en profitent pour entendre la messe et fréquenter les Sacrements.

    DIRECTEURS.

    Gourdon.
    Lamonnerie.
    Mathieu Lieou. Rédacteurs du journal.
    François Ouang

    Kiang-pee tin.

    La station de Kiang-pee, préfecture surnuméraire, en face de Tchong-kin, a été fondée assez tard : ce n'est qu'après 1865 qu'on put acheter une maison et s'installer en ville. Il y avait cependant à la campagne quelques petites chrétientés datant de la fin du XVIIIe siècle, dont deux ou trois subsistent encore. Mgr Trenchant mourut dans une de ces chrétientés (à Long-ouang-tchang je crois), en 1806. Les chrétiens s'étant dispersés ailleurs, vers 1840, on transporta les restes de l'évêque dans le cimetière de Tchong kin. Quand on a voulu faire de la prédication en grand dans ce district, les habitants fort orgueilleux et superstitieux, nous suscitèrent des embarras fort graves (1875-1876) ; tout fut ruiné. A l'arrangement qui suivit le tumulte, les mandarins nous construisirent une nouvelle maison, laquelle est encore la résidence du Curé et l'oratoire actuel. Voici les curés dont j'ai retrouvé les noms.


    CURÉS.

    Jérôme Houang 1868-1875.
    Simon Touan 1875 1878.
    Pierre Iuen 1879-1880.
    Artif 1880-1884.
    Bonnet 1884-1891.
    Pierre Tcheou 1892-1897.
    André Ou 1897-1901.
    François Lieou 1901-.....

    Ho-tcheou.

    Ho-tcheou est une ancienne chrétienté. C'est dans cette ville que fut arrêté le B. Iuen, en 1818. La chrétienté parait avoir été alors florissante ; mais la persécution qui suivit la prise de notre Bienheureux semble l'avoir affaiblie. Ce n'est que vers 1840 qu'elle commença à renaître. Elle est maintenant très florissante. Une belle église et une belle résidence en briques y ont été construites en 1901 ; l'église est dédiée au Très saint Coeur de Marie (1902). Je connais peu les anciens qui ont travaillé dans ce district ; voici les noms que j'ai pu retrouver.
    CURÉS :

    Guérin vers 1843
    Dagobert « 1850
    Thaddée Tcheou vers 1871
    Simon Touan 1872-1875
    Jérôme Houang 1875-1894 Vic : Laurent Lo. 1892-1894.
    Claval 1894-1896
    Giraux 1896-1903 Cazaban. en 1902.
    Cazaban 1903-1904
    Fleury 1904 Valentin. en 1908. Jacques Lieou. en 1909.

    Hin-long tchang.

    Hin-long-tchang, sur la limite de Ho-tcheou et de Tin-iuen, était autrefois la résidence du Curé de Tin-iuen. Résidence et oratoire ayant été détruits, en 1898, pendant les troubles excités par Iu Man-tse, le Curé de Tin-iuen s'est installé à Iuen-keou dans le territoire de la sous-préfecture ; et, à Hin-lon-tchang, on a construit une église et une résidence en briques. Cela a fait une petite paroisse démembrée des deux districts (Ho-tcheou et Tin-iuen), laquelle est très convenable pour un missionnaire âgé ou fatigué. L'église est dédiée à saint Pierre.

    CURÉ :

    Landes 1905.

    Tin-iuen hien.

    Il n'y a jamais eu beaucoup de chrétiens dans ce district et le pays semble s'ouvrir difficilement à la foi. Autrefois, le Curé de Ho-tcheou s'occupait du peu de chrétiens qu'il y avait. Plus tard, on plaça un prêtre à Hin-long-tchang sur les limites des deux districts pour être plus à même de s'occuper des chrétiens. La résidence et l'oratoire ayant été détruits en 1898 (Voir Hin-long-tchang, supra), le Curé est allé s'installer dans le district même de Tsin-iuen, à Iuen-keou.

    CURÉS :

    Jean Sang .... (Mort en 1845).
    Simon Touan .... 1871.
    Marc Mong 1871 .... Remplacé pendant plusieurs années par...
    Marc Mong .... 1892.
    Raphaël Iang 1892-1898.
    Pierre Tchao 1898-1903.
    J.-.B. Mong 1903.

    Tong-leang hien.

    Dans la campagne de cette ville, il y avait des chrétiens fervents dès 1740 et peut-être plus tôt. Les anciennes chrétientés de ce quartier semblent s'être maintenues, mais elle ne se sont pas multipliées. Ce n'est que vers 1863 qu'il y eut un bon mouvement de conversions ; puis ces dernières années, après les troubles excités par Iu Man-tse (1898), dans lesquels le Curé Jérôme Houang fut massacré, le christianisme a fait beaucoup de progrès. Il y a maintenant une bonne chrétienté en ville où l'on ne trouvait que quelques fidèles il y a dix ans. En 1870, on y avait acheté une grande maison qui a été détruite deux fois. On vient d'y construire une résidence avec une belle église dédiée au Sacré Cur de Jésus et à saint Paul, le tout en briques. Il me manque des renseignements sur la généalogie des Curés.

    CURÉS :

    Venantius Kao 1865-1870.
    Gojon 1870-1872.
    Simon Tchang ....
    Faure 1877-1881.
    Leclerc 1886-1888.
    Ruellan 1888-
    Pierres 1891-1894.
    Jérôme Houang 1894-1898.
    Paul Houang 1899-1908.
    Claval 1908.

    Ta-tsiou hien

    Le christianisme a été introduit à Long-choui tchen vers 1780 et à Ma-pao-tchang vers 1800. Ce sont là les deux chrétientés mères du district de Ta-tsiou. Vers 1840, Mgr Desflèches, non encore évêque, construisit un oratoire et une résidence à Long-choui-tchen. Cet oratoire ne suffisant plus a été reconstruit plus grand par M. Artif, vers 1873. Ruiné dans la tourmente de 1886, il fut reconstruit, et détruit deux fois sous M. Pons. A Ma-pao-tchang, ce n'est qu'en 1863 que l'oratoire et la résidence furent construits par M. Mabileau. Ruiné dans les émeutes de 1890, l'établissement a été remplacé par une belle église et une résidence en briques (1903). L'église est dédiée à Notre Dame de la Délivrande. La religion n'a été introduite en ville qu'en 1861 ; on y loua une maison en 1863 et, en 1867, on en acheta une pour faire un oratoire. Les persécutions de la fin du XIXe siècle ont contribué à la diffusion de la religion ; actuellement, les chrétiens sont nombreux dans toutes les parties du district. Autrefois, les Curés résidaient le plus souvent à Long-choui- tchen et, de temps à autre, à Ma-pao-tchang. Il y a même eu deux Curés, l'un à Long-choui-tchen et l'autre à Ma-pao-tchang ; actuellement, il y a un Curé et un vicaire.

    CURÉS.

    Desflèches vers 1840
    Pichon vers 1846 -1856.
    Thomines Desmazures vers 1850 -1857.
    André Lo 1857(?)-1863.
    Mabileau 1863 -1864.
    Joseph Tong 1864 -1865.
    Rigaud 1865 -1867.
    Gourdon 1867 -1869.
    Lenoir 1869 -1872.
    Vigneron 1872 -1873.
    Artif 1873 -1875.
    Bonnet 1875 -1876.
    Collas 1876 -1878.
    Descartes 1876 - ..
    Faure 1877 - ..... à Long-choui-tchen.
    Pons 1879 -1891. VIC.:Savelon 1885-186.
    André Ou 1888-1889.
    Pierrès 1887 -1890. à Ma-pao-tchang.
    Décomps 1892 -......
    Lazare Tang 1871 -1899.
    Fleury 1899 -1902. VIC.: Jacques Tchang
    1901-1905.
    Roulland 1902 -1909. Luc Touan 1905.

    Iuin-tchang hien.

    C'est dans cette ville que M. Gleyo fut enfermé en prison pendant huit ans. Il y avait déjà quelques chrétiens qui augmentèrent sous M. Moye. La grande chrétienté de Ho-po-tchang, sur les limites de Ta-tsiou et Iuin-tchang, ne semble avoir été fondée que vers 1790. Plus tard, c'est dans cette chrétienté qu'habita le Curé. Il y a aussi une résidence dans les faubourgs de la ville qu'on dit avoir été construite vers 1840 par Mgr Desflèches, curé de Ta-tsiou et Iuin-tchang ; car alors le défaut de prêtres forçait davoir des paroisses fort grandes. Mgr Pérocheau, Mgr Thomine, Mgr Pichon ont été aussi dans ce pays et ont habité à Ho-pao-tchang. La résidence et l'oratoire ayant été détruits lors de la prise de M. Fleury, par In Man-tse, en 1898, on, y a construit une belle église et une résidence en briques. L'église, terminée en 1907, est dédiée à Notre Dame du Bon Conseil.

    CURÉS.

    Mabileau 1859-1863.
    Rigaud 1863-1865.
    Hue 1866-1868.
    Landes 1868-1871.
    J.-B. Tchan 1872-1880.
    Pierre Iuen 1880-1893.
    Serre 1893-1895.
    Fleury 1895-1898.
    Casimir Cacauld 1899-1902.
    Thibault 1902-1905 en ville.
    Joseph Houang 1902-1907 à Ho-pao-tchang.
    Gibergues 1907.

    Iuin-tchouan hien.

    Cette chrétienté remonte à l'époque de M. Moye vers 1780. Avant ce temps il ne semble y avoir eu que quelques chrétiens perdus au milieu des payens. La famille Pen, la première, embrassa le christianisme, et la famille Mong est aussi une des plus anciennes. Le B. Dufresse aimait à aller se reposer dans cette dernière famille, sur la montagne de Mong-kia-po. C'est dans cette ville que Mathias Lo fut pris (1818) et passa 15 ans en prison jusqu'à sa mort (novembre 1832). Cette chrétienté paraît avoir toujours prospéré ; elle augmente encore. Après les ruines amoncelées par lu Man-tse, en 1898, on a reconstruit la résidence et l'oratoire de Houang-koua-chan à 8 li de la ville, et, en ville, une grande église en briques et une belle résidence (1905). L'an dernier (1908), on a construit une nouvelle église et résidence à Hin long-tchang, à 25 li de la ville, et, cette année 1909, il y a trois Curés, l'un en ville, un autre à Houang-koua-chan et le troisième à Hin-long-tchang ; mais ces deux derniers dépendent de celui de la ville. L'église de la ville est dédiée à saint Michel.

    CURÉS ET VICAIRES.

    Thaddée Tcheou vers 1856.
    Pierre Iang 1863-1868.
    Turgis 1869-1871.
    Sabattier 1871-1872. VICAIRES :
    Podechard 1873-1878. Chouvellon 1875.
    Chambodut 1875-1878.
    Décomps 1878-1892. Deroche 1878-1879.
    Jean Tchang 1880-1884.
    Leclerc 1884-1886.
    Lazare Tang 1886-1891.
    Joseph Houang 1891-1892.
    Zeller 1892.
    Ménier 1892 1895. Ignace Hia 1892-1893.
    Thibault 1895. Marrot 1893-1896.
    Lorain 1895-1897. Mommaton 1896-1897.
    Mommaton 1897-1905. Thomas Tchen 1897-1902.
    Simon Hiong 1902-1905.
    Poitout 1905-1909. Gibergues 1905-1906.
    François Li 1906-1908.
    Casimir Cacauld 1909 (En ville) François Li 1909 à Hin-long-tchang.
    Leroy 1909 à Houang-koua-chan.

    Pi Chan hien.

    Je ne sais à quelle époque le christianisme a été implanté à Pi Chan, je ne crois pas que la chrétienté remonte au-delà du commencement du XIXe siècle. Elle est restée longtemps sans augmenter ; ce n'est qu'en ces dernières années que la religion a pénétrées en ville et par toute la campagne. Mgr Pérocheau, Mgr Desflèches ont travaillé dans ce district et y ont fait de longs séjours. La résidence a toujours été à Tchen-kia-tchang, au milieu de la famille Ouang. Ces dernières années, on a remplacé l'église et la résidence, ruinées par Iu Mantse, par une belle église en briques, laquelle a été dédiée à Notre Dame de Lourdes.

    CURÉS :

    Simon Lo vers 1868-1875.
    François Tchang 1875-1876.
    Descartes 1877-1878.
    Zeller 1878-1892.
    Serre 1892-1893.
    Leroy 1893-1901.
    Marrot 1901-1903.
    Tournier 1903-1908.
    Thomas 1909.

    Kiang-tsin hien.

    Les premiers chrétiens de ce district datent de la fin du XVIIe siècle ; ils étaient à la campagne, surtout à Long men tan, où habitait la famille Lo. Beaucoup de missionnaires ont passé dans ce pays ; la chrétienté s'était développée peu à peu, jusqu'à ce que, à la fin du XIXe siècle, elle prît un grand développement. Actuellement, à la ville et à la campagne, partout il y a des chrétiens.

    CURÉS

    Courbon 1857-1861.
    Joseph Ou 1867 .....
    François Tchang 1873-1875.
    Chouvellon 1875-1877.
    Pons 1877-1879.
    Deroche 1879-1881.
    Dangy 1881-1883.
    Bréard 1883-1884.
    Chambodut 1884-1886.
    Jacques Fou 1886-1896.
    François Tai 1890-.....
    Ignace Hia 1896-1907. Simon Hiong. 1905, à Tchong-pee-cha.
    Joseph Houang 1907.

    Ki-kiang hien

    Quoiqu'il y ait des chrétiens depuis longtemps dans ce district, ils n'ont jamais été nombreux. Ces dernières années, cependant, il y a un mouvement assez considérable de conversions. Dans ce district se trouve le tombeau d'un confesseur de la foi, nommé Tseou, exilé là de je ne sais quel endroit pour cause de religion, sous l'empereur Kia-kin. Ce chrétien eut beaucoup à souffrir ; je ne connais que quelques curés de ce district.

    CURÉS :

    André Li vers 1865.
    Jacques Lieou (?)
    Schotter 1877.
    Joseph Ou 1881 (?).
    Jean Liao 1892.
    Joseph Houang 1892-1896.
    Michel Tcheou 1896.

    Lan-tchouan hien.

    Lan-tchouan n'a été ouvert au christianisme que vers 1861 ; les fidèles sont encore peu nombreux, quoi qu'il y ait eu, ces dernières années, un certain mouvement de conversions. Il est passé beaucoup de prêtres chinois ; je suis peu renseigné sur leurs noms et l'ordre de leur succession.

    CURÉS :

    Jacques Lieou vers 1864.
    Jean Liao (à deux reprises, je crois).
    Provost 1868.
    Mathias Song 1868-1872 Vic. Pierre Iuen, 5 mois en 1871.
    Jacques Lieou 1872.
    Jean Liao (?)
    Chambodut 1878-1884.
    François Tai .... -1896.
    Joseph Houang 1896-1898.
    Joseph Tang 1898-1904.
    Joseph Tchen 1904-1905.
    Pirot 1905-1907.
    Cazaban 1907.

    Fou-tcheou.

    Dès le commencement du XVIIIe siècle, il y a eu des chrétiens dans les montagnes de Fou-tcheou ; mais c'est surtout M. Moÿe qui a répandu la bonne semence dans ces montagnes ; c'était son champ de prédilection ; c'est là qu'il a commencé à former les vierges chrétiennes. C'est lui qui a introduit la religion en ville. Ce district est très vaste, et les chrétiens y sont nombreux ; aussi, actuellement, il y a trois Curés, l'un en ville, l'autre à Siao-kouan-chan et le troisième à Li-tou-tchen. Dans ces deux derniers endroits, les oratoires et résidences sont des maisons chinoises. En ville, en dehors des remparts, la résidence et l'église sont construites en briques. L'église est dédiée au Sacré-Coeur.

    CURÉS DE LA VILLE DE FOU-TCHEOU :

    Goutelle 1850-1857.
    Jérôme Houang 1858-1863.
    Etienne Ten 1863-1867.
    Simon Iang 1867-1868.
    Etienne Ten 1868-1878.
    Désolmes 1878 1884.
    Barthélemy Tsiang 1884-1894.
    Pons 1894-1902.
    Landes 1902-1905.
    Lombard 1905-1906.
    Buffet 1906.

    CURÉS DE SIAO-KOUAN-CHAN :

    Mathias Siao vers 1867.
    Michel Tcheou » 1877.
    Joseph Houang » 1893.
    Jean Tchang 1893- 1896.
    Paul Ouang 1896- 1899.
    Mathieu Lieou 1899- 1901.
    André Ou 1901- 1908.
    Pierre Tchao 1908.

    CURÉS DE LI-TOU-TCHEN :

    Mathias Tong 1876-1884.
    André Tchen 1893-1896.
    Pierre Tchao 1896-1898.
    Laurent Lo 1898-1901.
    J.-B. Tchang 1901-1903.
    Monnier 1903-1905.
    Raphaël Tong 1905

    Tchang-cheou hien.

    Tchang-cheou est un des plus anciens centres chrétiens de la mission. C'est là que Mgr Pottier, à son arrivée au Su-tchuen, fut reçu par André Li. M. Moÿe y a beaucoup travaillé. C'est là aussi, dans la maison de la famille Kiao, que Mgr Fontana fut consacré évêque par Mgr Pérocheau. La chrétienté semble s'être toujours maintenue. C'est un poste de repos. Depuis plusieurs années, il y a 2 prêtres, l'un résidant à Pa-teou-ouan et l'autre à Pien-gai-tse. A Pa-teou-ouan, il y a une résidence convenable et une petite église en briques, dédiée à Saint-Roch.

    CURÉS :

    Michel Siao vers 1865.
    Marc Mong .........1871.
    Joseph Tong 1871-1872.
    Simon Tchang 1872-....
    Podechard 1878-1884.
    Podechard 1884-1887, à Tcha-fang.
    Sabattier 1884-1889, à Pa-teou-ouan.
    Raphael Iang 1885-1887, à Pien-gai tse.
    Ruellan 1896, à Pa-teou-ouan.
    Marrot 1896-1901.
    Buffet 1901-1907, à Pa-teou-ouan.
    Joseph Tong 1904- ......., à Pien-gai-tse.
    Lamat 1907- ......., à Pa teou-ouan.
    Mommaton 1907 ........, à Pa teou-ouan.

    PRÉFECTURE DE SIU TIN

    Ville de Siu-tin.

    Les premiers chrétiens de Siu-tin (autrefois Ta-tcheou) ne semblent remonter qu'au temps de M. Moye. Pendant longtemps, ils ne se sont guère multipliés ; maintenant encore ils ne sont pas aussi nombreux qu'ils devraient être ; il y a peu de conversions. C'est dans les prisons de cette ville que mourut le prêtre Benoît Sen (1786). Il est enterré dans le cimetière de la ville, et, à côté de son tombeau, se trouve celui du B. Thaddée Lieou, transporté là, de Kiu-hien, un an environ après son martyre. Il n'y a qu'une résidence et église chinoises en ville ; sous peu, grâce à un don généreux, on va y construire une belle église en briques.
    Depuis assez longtemps, il y a Curé et Vicaire. Le Vicaire s'occupe plus spécialement de la campagne ou sous préfecture de Ta, mais il habite avec le Curé.

    CURÉS:

    Thomas Iu vers 1852.
    Vincot 1853-1860.
    Blettery 1861-1864.
    Vinçot 1864-1867.
    Croisat 1867 1868.
    Farges 1868 1871.
    Rogie 1872 1874.
    VICAIRES :

    Blettery 1874-1877. Michel Tsin ...... -1874.
    Décomps 1874-1875.
    Joseph Tong 1874-1878.
    Paul Liao 1876-.....
    Chouvellon 1877-1890. François Lieou 1885- .....
    Thibault 1886-1887.
    Schotter 1890-1892. Chaudier 1891-1892.
    Dangy 1892-1893. Thomas 1892-1894.
    Décomps 1893-1897. Raphaël Tong 1894-1900.
    Bonnet 1897-1899.
    Décomps 1900. Joseph Ouan 1900-1902.
    Ricard 1900.
    Palafre 1902-1903.
    Déléon 1904-1907.
    André Tong 1907.

    Kiu hien.

    Cette chrétienté s'est ouverte à la fin du XVIIIe siècle ou au commencement du XIXe, elle eut alors de rudes persécutions à soutenir ; mais cela ne l'a pas empêchée de prospérer. C'est dans ce district que fut pris le B. Thaddée Lieou, et c'est dans la ville de Kiu-hien qu'il fut étranglé. Les chrétiens sont devenus fort nombreux ; depuis longtemps, il y a toujours eu plusieurs prêtres pour les administrer. Philippe Sou y est resté très longtemps ; M. Magnac y est depuis 40 ans ; mais je ne sais comment autrefois le district était divisé, ni où était la résidence de chacun. Actuellement (1909), il y a sept prêtres dont les résidences sont : Li-tou-pa, Hiang-pao-tang, Ten-tse-ho, Ouang-kia-ouan et Tchen-kia ouan. A Li tou-pa, l'église (construction moitié chinoise) est dédiée à saint Michel ; une annexe à Song-kia-tchang est dédiée à la sainte Famille. Pour les autres endroits, je ne sais rien. Le catalogne des Curés et Vicaires n'est pas complet, bien d'autres ont été chargés de ces pays.

    CURÉS :

    Bertrand 1857-1865.
    Philippe Sou .... -1874.
    Camard vers 1860.
    Magnac 1867-1874.
    Clément 1869-1872.
    Vigneron 1873.
    Roland 1873-1875.

    CURÉS DE LI TOU-PA.

    Paul Hia 1876-1883. VICAIRES :
    Dangy 1883-1892. Mury 1883-1886.
    Leroy 1886-1887.
    Ruellan 1887-1889.
    Cacauld Casimir 1889-1891.
    Schultz 1891-1892.
    Besombes 1892-1899. Claval 1892-1894.
    Perrier 1895-1896.
    Meillier 1896-1897.
    Mann 1899-1900. J.-B. Mong 1897-1902.
    Perrier 1900. Tournier 1902-1903.
    J. B. Tchang 1903-1904.
    Lamat 1904.
    Joseph Han 1904.

    CURÉS DE HIANG PAO TANG.

    Magnac 1877-1897.
    Ruellan .... 1902.
    Laurent Lo 1904.

    CURÉS DE TEN TSE HO.

    Creste 1878-1882.
    Deroche 1883-1889.
    Chambodut 1889-1897.
    Magnac 1897.

    CURÉS DE OUANG-KIA-OUAN.

    Bréard 1874-1883.
    Ménier 1887-1892.
    Schultz 1892-1896.
    Mann 1896-1899.
    Caron 1899-1903
    Marrot 1904-1905
    Louis 1905-1907
    Déléon 1907 .. . .

    CURÉS DE TCHEN-KIA-OUAN.

    Lacaze ... 1894.
    Buffet 1894-1895.
    Giraux 1895-1896.
    Perrier 1896-1900.
    Cacauld Théodore 1900 .... VIC.: Mathieu Mée 1907.

    Ta-tchou hien.

    Ce district est de date récente et ne compte pas beaucoup de chrétiens. Le pays, ouvert à la foi après 1861, n'a pas toujours eu de Curés en titre ; il dépendait d'autres districts. Je suis peu renseigné sur les Curés.

    CURÉS :

    Jean Liao vers 1870.
    J.-B. Ten 1895-1902.
    Joseph Ouan 1902.

    Sin lin hien.

    Comme le précédent district, Sin lin n'a été ouvert au Christianisme qu'après 1861. Il y a encore peu de chrétiens et je ne sais trop la succession des Curés.

    CURÉS :

    Gabriel Lo vers 1866.
    Thaddée Tcheou ... 1872.
    Pierre Tcheou 1872... .
    Paul Tao ... 1884.
    Jean Tchang 1884-1893.
    Ignace Hia 1893-1894.
    Jacques Fou 1894-1908.
    Paul Ouang 1908.

    Tchen-keou tin.

    Cette ville a été fondée entre 1830 et 1840, son territoire dépendait autrefois de Tai-pin. A deux ou trois jours de la ville, il y a une vieille chrétienté qui existait déjà du temps de Mgr Pottier, mais je ne crois pas qu'il y eut ailleurs des chrétiens. Ce n'est qu'en 1861 que fut commencée l'évangélisation de ce pays, mais à cause des famines la population chrétienne est restée peu nombreuse.

    CURÉS:

    Jean Houang 1861-1862.
    Joseph Tong 1862-1864.
    Jean Houang 1864-1865.
    Joseph Tong 1865-1868.
    Croisat 1868-1871.
    Farges 1871-1872.
    Joseph Tong 1872-1874.
    Paul Tchen 1874-1876.
    Farges 1876-1903.
    Silvain Houang 1903-.....
    1910/257-274
    257-274
    Chine
    1910
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