Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Société des Missions-Étrangères :Travaux de l'année 1911

Société des Missions-Étrangères : Travaux de l'année 1911 LE Séminaire des Missions-Étrangères vient de donner, comme il le fait chaque année, le compte-rendu des travaux de notre Société pendant l'année 1911.
Add this
    Société des Missions-Étrangères :

    Travaux de l'année 1911

    LE Séminaire des Missions-Étrangères vient de donner, comme il le fait chaque année, le compte-rendu des travaux de notre Société pendant l'année 1911.
    Le nombre des baptêmes d'adultes s'élève à 33,034 ; celui des baptêmes d'enfants païens à 139,920 ; ajoutons 417 conversions d'hérétiques et nous arrivons au total de 173,371 âmes païennes ou hérétiques qui ont reçu le sacrement de la régénération, sans compter 55,424 baptêmes d'enfants de chrétiens. Dans leur ensemble, ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux de l'année dernière.
    La mission qui compte le plus grand nombre de baptêmes d'adultes est la mission de Corée : 3967 ; viennent ensuite le Se-tchoan oriental avec 2330 et le Se-tchoan occidental avec 2006 ; le Kouy-tcheou 1742 et le Se-tchoan méridional 1684. En lisant ces chiffres et en songeant que les missions du Se-tchoan et du Kouy-tcheou font partie de cet immense empire de Chine aujourd'hui secoué par la Révolution, on se demande ce que sera leur avenir. « Deux choses, dit avec raison notre compte-rendu, nous préoccupent et nous frappent, par leur contradiction, dans la réaction présente, dont le terme sera, à n'en pas douter, une évolution rapide et profonde de la mentalité chinoise : c'est, d'un côté, la volonté bien compréhensible des Réformistes d'introduire en Chine la civilisation matérielle et les systèmes d'administration des peuples d'Europe et d'Amérique ; et c'est, d'autre part, l'appui qu'ils demandent, pour atteindre ce but, à de dangereuses Sociétés secrètes dont les membres sont unis entre eux par des plans ténébreux, des maximes vieillies, des sentiments xénophobes, qui ne peuvent inspirer aucune confiance ».
    La communion des enfants si recommandée par le Souverain-Pon-tife est en honneur dans toutes nos missions. Les enfants, instruits avec soin des principales vérités de la doctrine chrétienne mises à la portée de leurs jeunes intelligences, et préparés le plus souvent par une retraite, se sont approchés de la Table sainte, à la grande édification des fidèles, et au grand profit de leurs parents, désireux de s'associer, dans une même communion, aux prières toutes puis santés sur le Coeur de Jésus, des âmes candides et pures des tout petits. Nous pourrions citer sur ce sujet de nombreuses lettres de missionnaires ; nous nous contenterons de deux :
    M. Tournier, à Ta-tsiou, dans le Se-tchoan oriental écrit : « Trente-six petits garçons de huit, neuf et dix ans, préparés par trois jours de retraite, se sont approchés ensemble, pour la première fois, du Banquet divin. L'assistance a été vraiment touchée et édifiée de la bonne tenue de ces jeunes communiants que leur Sauveur aime d'un amour de prédilection. La même cérémonie sera bientôt répétée pour les petites filles, qui, elles aussi, veulent jouir du bonheur de communier au corps et au sang de leur Rédempteur ».
    Ecoutons M. Bareth de la mission de Mandchourie méridionale nous dire l'impression qu'il a retirée d'une semblable cérémonie : « Conformément au Décret Quam singulari, 67 enfants du premier âge : 45 à la fête de l'immaculée Conception, 22 à celle du Patronage de saint Joseph, se sont présentés à la sainte Table. C'est bien dans de telles circonstances que se remarque l'influence de ra mère chrétienne. Non contente d'envoyer son enfant aux exercices de la retraite préparatoire, elle le surveille à la maison, le fait prier et surtout dirige sa confession. J'étais ému en regardant le travail de ces mères, tout imprégnées de l'idée de leur importante mission, toutes convaincues de leur influence. Que dire de la candeur de la plupart des communiants ! Je vois encore une fillette de sept ans révolus, s'avançant au Banquet Eucharistique, le sourire aux lèvres et le visage tout radieux ; c'était bien l'innocence qui s'offrait à Celui qui a dit : Laissez venir à moi les petits enfants ».
    Le nombre des écoles a augmenté de 55, il est de 4589 au lieu de 4534 ; mais toutes ces écoles ont été beaucoup plus fréquentées, puisqu'elles ont compté 151.580 élèves au lieu de 139.428 l'année dernière, ce qui constitue une augmentation de 12.152 élèves. Une vingtaine d'églises ou de chapelles ont été construites, ce qui, étant donné la pauvreté de la plupart des missions, prouve combien est grand le zèle des ouvriers apostoliques pour la beauté de la maison de Dieu. Citons sans vouloir tout indiquer : dans le diocèse de Tôkiô la chapelle de Miyadera par M. Mayrand ; dans le diocèse de Ha-kodaté la chapelle du collège ecclésiastique de Sendai par M. Deffrennes, celles de Hirosaki par M. Montagu, de Aomori, de Wakamatsu dans le diocèse de Nagasaki celle de Yamada par M. Matrat ; au Se-tchoan oriental, celle de Yun-kia-che par M. Claval ; au Thibet, les églises de Ta-tsien-lou par M. Ouvrard et de Tsedjrong ; au Kouy-tcheou loratoire de Lo hou par M. Jos. Esquirol ; au Kouang-si celui de Pen-nan par M. Berthaud : au Tonkin occidental les églises de Du-mi et de Dong chien ; en Cochinchine septentrionale celle de Van-giang. Mais c'est au Cambodge que nous trouvons la plus grande activité et les plus nombreux résultats, puisqu'il y a de nouvelles églises à Thanh-gia élevée par M. David, à Dang-ke-dong par M. Dalle, à Chac-ca-dao par M. Unterleidner, à Kom-pong-thon par M. Thomas, à Tra-peang-chak par M. Entressangle.
    Nous demandons à nos lecteurs d'unir leurs prières aux nôtres pour que dans l'avenir plus encore que dans le passé, Dieu bénisse les travaux des ouvriers évangéliques

    1912/126-131
    126-131
    Chine
    1912
    Aucune image