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Se-Tchoan occidental : La religion catholique à Anyo

Se-Tchoan occidental La religion catholique à Anyo Par le P. AMBROISE Missionnaire apostolique.
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    Se-Tchoan occidental



    La religion catholique à Anyo



    Par le P. AMBROISE



    Missionnaire apostolique.



    L'auteur de l'article, le P. B. Ambroise, est missionnaire au Se-tchoan occidental depuis 1902, et toujours au même poste de Anyo il a rendu beaucoup de services à la population, aussi bien aux païens qu'aux chrétiens, surtout durant les troubles de la révolutif n et les brigandages qui ont suivi. Le gouvernement chinois l'a décoré de « l'Epi d'Or » et le gouvernement français lui a décerné « la Médaille d'honneur des Epidémies ».



    C'est le P. Basset1 des Missions Etrangères de Paris, qui le premier prêcha la religion chrétienne à Anyo. En 1707, il convertit deux familles Houang, de Lieou-hô-pou, et les familles Tang, Ouang et Tchen de Tien-lin-tchang; peut-être aussi la famille Sié de Che-kia-pou.

    En 1744, quand Mgr de Martiliat vint y faire une tournée apostolique, il y trouva environ 700 baptisés.

    Mais hélas ! Pendant les grandes persécutions, celle surtout de l'empereur Kia-King (c'est sous son règne que fut décapité le Bienheureux Dufresse), beaucoup retournèrent au paganisme. Un exemple typique est celui de la famille Sié. Alors qu'actuellement les descendants de ceux qui refusèrent d'apostasier sont à peine 200, les descendants des apostats sont plus de 1.000.

    A Che-yang-tchang, Mgr Desflèches convertit et baptisa les premiers chi ions (de cette station ; mais là aussi il y eut clés apostasies à déplorer ; celle surtout de la famille Pen, qui la première avait reçu le baptême.



    1. Originaire de Lyon, oit il naquit vers 1662, était fils d'un échevin de cette ville. Il partit pour les missions en janvier 1685. Il mourut à Canton au mois de décembre 1107.





    Il faut arriver à l'année 1897 pour voir enfin ce pays sortir de son long sommeil et revenir à son ancienne ferveur.

    Le persécuteur Yu-man-tse entre en campagne : églises brillées, 2 chrétiens décapités, près de 1.000 maisons incendiées et 3.000 chrétiens en fuite : tel est le bilan pour Anyo.

    La paix une fois rétablie grâce à la protection de la France, le zèle ardent dès PP. Le gardien et Piel peut se donner libre cours.

    En peu d'années, ont lieu de nombreux baptêmes d'adultes, le nombre des chrétiens monte à 4.000, puis à 5.000. Actuellement, il n'est pas loin d'atteindre 7.000, répartis en une trentaine de stations groupées en deux paroisses; l'une a son centre à Anyo et l'autre à Tien-lin-tchang.

    2 missionnaires français et 3 prêtres indigènes assurent le service religieux 6 grandes églises et 8 petites ont été bâties. Mais, à part quelques familles à l'aise, tous nos chrétiens sont pauvres et même très pauvres ; de longtemps ils ne pourront prendre à leur charge les frais du culte et des écoles.

    Chaque année environ 30 instituteurs et religieuses enseignent les prières et la doctrine chrétienne aux enfants. Dans la ville de Anyo est établie depuis deux ans, une école primaire et secondaire de jeunes filles.

    Depuis une dizaine d'années j'ai fondé un orphelinat pour chrétiens, qui abrite actuellement 31 enfants des deux sexes.

    A côté se trouve un hospice avec 15 pensionnaires qui y attendent la mort sons la protection de Saint Antoine de Padoue.

    A la porte d'entrée sur là rue se trouve un dispensaire, où en plus de médecines' chinoises, on, fait une grande consommation de remèdes européens, tels que quinine, santonine, teinture d'iode, calomel, lysol, etc.

    En 1913, j'ai commencé à vacciner gratuitement les pauvres, 4 doses ont suffi la première année. Depuis, la confiance est venue, et en 1921, j'ai employé, 15000 doses et 19.000 en 1922.

    En léglise de l'Immaculée Conception de Houang-kia-keou, berceau de là foi à Anyo, j'ai, en 1907, érigé canoniquement la confrérie du Très Saint Rosaire qui compte actuellement environ 2.000 inscrits.



    Tableati, d'honneur de Anyo.



    Famille Ouang (San ho) = un exilé à Ily (Turkestan) et trois prêtres.

    Tchen = un exilé en Mandchourie et deux prêtres.

    Ouang = trois prêtres.

    Houang (de kao-ou-ky) = un martyr en 1897 et deux prêtres.

    Houang (de Houang-kia-keou) = un martyr en 1897 et un prêtre.

    Ouang (de Che-yang) = un prêtre.

    Tang = un prêtre.

    Len = un prêtre.

    Li = deux martyrs en 1902

    Yang (de Yuen-yong-pou) = huit martyrs en 1902

    Où venue de Su-lin à Anyo = le premier chrétien de la famille

    fut emprisonné à Su-lin en 1734.



    Ces chrétiens avaient d'ailleurs pour les soutenir les exemples de leurs curés : le P. Gleyo pris en 1769 et torturé pendant huit ans dans les prisons de Yun-tchang ; les PP. Delpon et Devaut, qui sur le conseil de Mgr de Saint-Martin, et pour éviter de plus grands maux, se livrèrent aux mandarins, furent conduits enchaînés à Pékin, et y moururent en prison, en 1785.




    1923/99-101
    99-101
    Chine
    1923
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