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Séminaires de Paris et de Bièvres 1

Séminaires de Paris et de Bièvres Depuis le commencement de décembre les fêtes ont été si nombreuses que le chroniqueur ne peut que les énumérer et mentionner seulement quelques particularités dignes de remarque.
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    Séminaires de Paris et de Bièvres

    Depuis le commencement de décembre les fêtes ont été si nombreuses que le chroniqueur ne peut que les énumérer et mentionner seulement quelques particularités dignes de remarque.
    Le 2 décembre dernier, 1er dimanche de l'Avent, voyait, l'après-midi, les sombres couleurs liturgiques du temps faire place aux ornements des solennités pour les premières Vêpres de saint François Xavier, Patron des Missions d'Extrême-Orient et de l'OEuvre de la Propagation de la Foi, dont la fête fut célébrée le lendemain avec l'apparat traditionnel.
    Le 8 décembre est la fête patronale du Séminaire de Bièvres, le « Séminaire de l'Immaculée Conception ». Ce jour-là la Communauté de Paris se rend tout entière à Bièvres pour unir ses hommages à ceux que sa jeune soeur rend à sa glorieuse Patronne et mime pour rivaliser avec elle de piété et d'entrain dans la manifestation de sa dévotion envers la Reine des Apôtres et des Martyrs. Cette rivalité, ou plutôt cette pieuse émulation, s'exerce d'abord aux offices de la journée, célébrés pontificalement par Mgr le Supérieur. A la Messe, les aspirants de Bièvres, les Bel-Airiens, sont chargés du chant et des cérémonies ; mais, aux Vêpres, ce sont les aspirants de Paris, et ils prétendent bien ne se laisser vaincre par leurs jeunes confrères ni dans l'exécution des mélodies grégoriennes, ni dans celle des évolutions rituelles. Disons cependant que la rivalité, d'ailleurs toute fraternelle, des es deux communautés fait place à l'union la plus intime lors de la visite traditionnelle aux « oratoires » provinciaux ou régionaux, que l'amour de la « petite patrie » a élevés de ci de là dans le bois à l'honneur de N.-D. des Victoires, N.-D. de Fourvières, N.-D. de Lourdes, N.-D. du Puy, etc., et où respectivement Parisiens, Lyonnais, Basques et Béarnais, Ponots, etc., des deux Communautés vont, en ce jour de sa vocation à la Maternité divine, recommander à Marie leur vocation sacerdotale et apostolique, qui doit aussi donner un Sauveur aux âmes égarées dans les voies tortueuses du paganisme.
    Inutile de dire que le même entrain se retrouve au repas de fête pour lequel les bonnes Soeurs de Saint-Paul ont mis en oeuvre tous leurs talents culinaires et toutes délicatesses de leur dévouement aux Aspirants missionnaires.
    Mai là où l'émulation devient un antagonisme irréductible, c'est lors du match de football qui, entre le dîner et les vêpres, va mettre aux prises les plus vaillants sportsmen des deux maisons : une heure de lutte homérique, qui, enlevant aux Bel-Airiens, plus jeunes et mieux entraînés, la palme qu'ils détenaient depuis plusieurs années, la transférait aux Parisiens, vainqueurs par 4 à 3 et singulièrement fiers d'un tel triomphe. Comme compensation, la Communauté de Bièvres eut, le soir, une dernière réunion aux pieds de la Vierge Immaculée, avec illuminations et chants, couronnement d'une belle journée !
    Le dimanche 16 décembre, la Communauté de Paris allait, selon l'usage, célébrer à l'église Saint François-Xavier la solennité du Patron de la paroisse. Les aspirants, ce jour-là, sont chargés des cérémonies et du chant, auxquels ils apportent toute leur piété, encouragée par la nombreuse assistance qui se presse dans le décor grandiose de la belle église : ils ont comme récompense l'audition d'un sermon, heureux s'il est donné par l'éloquent curé de la paroisse, et celle des éclatantes harmonies du grand orgue vibrant sous les doigts d'un artiste éminent.
    Dès le lendemain de cette fête s'ouvrait la retraite, clôturée le samedi 22 par l'ordination de 2 prêtres, 13 diacres, 6 sous-diacres, 16 minorés et 16 tonsurés.
    Nous ne nous étendrons pas sur les fêtes de Noël, du premier de l'an, de l'Epiphanie, qui, chaque année, revêtent ce caractère de piété, de poésie et de grandeur qui en fait le charme et laisse dans les âmes de si salutaires impressions.

    1935/44-45
    44-45
    France
    1935
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