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Séminaire des missions étrangères 2

Séminaire des missions étrangères ordination Paris. Une ordination a été faite à notre. Séminaire par Mgr de Guébriant. Commencée à 8 h. 3/4, elle a pris fin à 12 h.1 /2. Ont été ordonnés 14 prêtres, 4 diacres, 3 sous-diacres, 5 minorés, 1 tonsuré. Le lendemain, de nombreux parents et amis ont été heureux d'assister à la messe des nouveaux prêtres et de recevoir leur bénédiction.
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    Séminaire des missions étrangères ordination

    Paris. Une ordination a été faite à notre. Séminaire par Mgr de Guébriant. Commencée à 8 h. 3/4, elle a pris fin à 12 h.1 /2. Ont été ordonnés 14 prêtres, 4 diacres, 3 sous-diacres, 5 minorés, 1 tonsuré.

    Le lendemain, de nombreux parents et amis ont été heureux d'assister à la messe des nouveaux prêtres et de recevoir leur bénédiction.

    Rome. De nos 5 aspirants étudiant à la Grégorienne, l'un a reçu le sous-diaconat, deux ont reçu la prêtrise et ont eu le lendemain l'insigne bonheur de célébrer leur première messe au tombeau de saint Pierre.
    LE ROSIER DU MISSIONNAIRE
    La chaumière est bien triste, hélas! Depuis dix ans
    Qu'il est parti, là-bas, sur les bleus océans,
    Ce fils tant adoré Comme son bon vieux père
    Le pressait dans ses bras! Comme pleurait sa mère!
    Et cependant, ils sont si résignés; mais Dieu
    Avait mis son amour dans cette âme de feu.
    Déjà, quand il gardait ses troupeaux dans la plaine,
    Il rêvait aux payens de la Chine inhumaine...
    Maintenant, nul n'a plus de nouvelles de lui.
    Il avait, en partant, planté près de l'appui
    De la fenêtre, là, dans un jardin modeste
    Qui longe la maison, un rosier, pour qu'il reste
    Le vivant souvenir de son coeur parfumé:
    Et le rosier est mort... « Mon enfant bien-aimé
    Que devient-il .mon Dieu? Peut-être est-ce un présage? »
    « Oh non ! dit le mari, laissant sur son visage
    Perler un pleur furtif, attendons le printemps,
    S'il pousse un rejeton au pied, avec le temps
    Nous ferons une greffe... » Espérance trompeuse !
    Les avrils ont souri dans la nature heureuse
    Et sous les chauds baisers du soleil, le rosier
    Demeure sec et froid. Tout passe. Le dernier
    Beau jour brille, et l'hiver gémit dans les ramures
    Ou, sur l'âtre enfumé, pousse de longs murmures.
    Or, une nuit que l'ouragan avait brisé
    Les chênes du pays, le vieux père épuisé
    Par un sommeil mauvais, triste, dit à sa femme :
    « Quel vent? Si notre fils est sur mer, Notre-dame
    Veillez sur lui ! J'ai peur que son pauvre arbrisseau
    Renversé, nous annonce un désespoir nouveau.
    A l'aube, j'irai voir comme il est ». Et la mère :
    « Moi je rêvais, j'ai cru que sa voix douce et chère
    Chantait encore comme autrefois l'Alléluia,
    Puis il nous embrassait ». Quand le matin brilla.
    Nos deux vieillards émus, vite d'un pas débile
    Se hâtent, en tremblant, vers l'arbuste stérile :
    Il est debout, mais ô prodige étrange à voir,
    Sur ce bois desséché que le temps a fait noir,
    Suave de parfums, à la pourpre pareille,
    A poussé cette nuit une rose vermeille !
    A genoux, ô parents, que vos pleurs soient joyeux :
    Votre fils meurt martyr, Dieu le couronne aux Cieux.




    1923/36-37
    36-37
    France
    1923
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