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Séminaire des missions étrangères 2

Séminaire des missions étrangères
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    Séminaire des missions étrangères

    42 de nos missionnaires de Chine, Mandchourie, Thibet, précédemment mobilisés à Tien-tsin, et 1 missionnaire de l'Inde, sont arrivés en France le 6 mars. La plupart d'entre eux passent quelques jours dans les ambulances de Paris ou de la banlieue avant d'aller au front comme brancardiers ou infirmiers. Ils ont la joie, mêlée de tristesse hélas ! De venir prier dans l'église, qui leur est restée si chère, des Missions Etrangères, et le soir, à la bénédiction du Saint-Sacrement, leurs voix mêlées aux nôtres implorent la bonté de Dieu, lui demandant de donner à nos armes, au plus tôt, la victoire finale.

    PILLAGES ALLEMANDS

    LETTRES DE M. TH.

    Préparation.

    Ici nous nous entraînons pour la guerre. Déjà un fort détachement est parti pour Gap, pour de là être dirigé sur le théâtre des opérations, Vous le voyez, j'ai' encore quelques chances de faire le coup de feu contre les Allemands. Jusqu'ici je n'ai troué que des hommes de bois. Nous faisons beaucoup d'escrime à la baïonnette, chacun s'exerce de son mieux, avec entrain, je vous l'assure, car nous savons tous que c'est l'arme française par excellence.

    Un mois plus tard.

    Je suis cantonné dans un village où les Prussiens, lors de leur passage, ont tout ravagé. Dans la maison où je loge, ils ont vidé la cave, brisé les meubles, sali le linge qu'ils n'ont pu emporter, éventré les édredons et les matelas. Ils se sont plu à faire le mal pour le mal.

    L'église, véritable bijou, a eu son clocher démoli, les cloches sont vides de leurs battants, les rouages de l'horloge tordus. Un obus a éventré un mur latéral, un vitrail a été brisé ; à l'intérieur l'harmonium a été traversé par des balles. Les Boches ont emporté jusqu'aux bougies de l'autel. Dans le cimetière qui entoure l'église, un rude combat a dû se livrer autour des tombes, car ce ne sont partout qu'amas de cartouches vides.

    C'est dans l'église que dimanche dernier un prêtre soldat a dit la sainte messe. La nef était trop petite pour l'affluence des soldats, dont le nombre était aussi grand à l'extérieur qu'à l'intérieur. L'harmonium était tenu par un capitaine d'artillerie. Tous chantaient : Nous voulons Dieu Ave Maria Ave maris stella. A l'Offertoire un petit discours patriotique mit un peu de flamme au coeur, tandis qu'au loin le canon tonnait, et que tous, dans le recueillement de l'âme, nous jurions de défendre jusqu'au bout, jusqu'à la mort, notre chère France.




    1915/21
    21
    France
    1915
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