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Quelques échos Missionnaires 2

Quelques Echos Missionnaires
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    Quelques Echos Missionnaires

    Les nouvelles reçues de nos missions s'espacent de plus en plus à mesure que la guerre dure davantage. Cependant nous avons reçu des messages au sujet de missionnaires dont nous ne savions rien depuis longtemps ; ainsi nous avons appris que le P. Gaston Mercier, missionnaire de Salem (Indes), remplace comme supérieur intérimaire du sanatorium de Wellington (Nilgiris) le P. Perrières, qui a rejoint sa mission de Mysore, où il succède au P. Pointet décédé récemment. A la suite de la réquisition du séminaire interdiocésain de Bangalore, tous les séminaristes qui le composaient ont été accueillis à Salem par Mgr Prunier en attendant que la situation redevienne normale ; chez ce dernier, les événements ne doivent pas entraver la bonne marche du diocèse, car une grande école de garçons est en voie de construction dans sa ville épiscopale. A Bangalore, c'est Mgr Thomas Pothakamuri, précédemment évêque d'un diocèse confié au clergé indigène, qui a été nommé par Rome pour succéder à Mgr Despatures.
    De l'Indochine, par des récents câblogrammes venus de Saigon, Hué, Vinh et Thanh-hoa, nous avons été informés que les missionnaires de ces vicariats apostoliques sont en bonne santé. A Hué, les PP. Fasseaux et Cressonnier avaient été arrêtés un certain temps par la maladie, mais ils sont bien remis maintenant. A Vinh, le P. Delalex est un peu souffrant.
    Au Laos, le P. Excoffon a démissionné de sa charge de provicaire en raison de son grand âge ; il vient d'être remplacé par le P. Thibaud, que beaucoup de nos lecteurs ont connu alors qu'il donnait de divers côtés en France des prédications et conférences missionnaires.
    Le mois dernier, un message radiodiffusé de Chine nous a aussi fait savoir que Mgr Valentin et le P. Mauger de Tatsienlu, le P. Boisguérin de Suifu, les PP. Audren, Boiteux et Flahutez de Ningyuanfu sont en excellente santé. Et nous venons de recevoir de Mgr Fourquet, évêque de Canton, un autre message annonçant que le nombre des baptêmes administrés cette année dans son vicariat apostolique est d'environ 20.000, presque tous à l'article de la mort, car il y a seulement 408 baptêmes d'enfants de chrétiens et 286 d'adultes en bonne santé ; il annonce en même temps que tous les missionnaires se portent bien.
    D'autre part, une lettre du P. Michel, provicaire de Yunnanfu, n'a mis que cinq mois pour nous parvenir et a pu enfin nous donner quelques détails sur les derniers jours de Mgr Larregain : le vénéré prélat, malgré une santé déjà débile, ne s'était pas assez ménagé dans les visites d'administration qu'il avait dû faire dans sa Mission, il s'était spécialement dépensé au milieu des indigènes de la région de Loulan ; bientôt se déclara une fièvre paratyphoïde, probablement contractée en voyage, et son organisme peu résistant ne put reprendre le dessus, malgré les soins dont il fut entouré. Il s'est éteint doucement à l'hôpital consulaire de Yunnanfu, dans la soirée du 2 mai, entouré des PP. Michel et Bonnemin ainsi que des Soeurs F. M. M. qui le veillaient, au moment où tous récitaient à ses côtés les prières des agonisants. Quant au P. Savin, il a été terrassé trois semaines plus tard par une attaque foudroyante de choléra après seulement six heures de souffrances.
    Du Japon enfin, une lettre d'août dernier nous a fait savoir qu'au grand Séminaire régional de Tokio, incendié en 1940 et reconstruit en partie depuis lors, les cours ont repris normalement. Les PP. Houtin et Breton, qui avaient été arrêtés à la suite d'une fausse accusation, ont été relâchés parce qu'on n'a rien trouvé en eux qui soit matière à inculpation. Tous les missionnaires peuvent vaquer à leurs occupations habituelles et sont en bonne santé ; s'il n'y avait les restrictions et les exercices antiaériens, ils croiraient que le Japon n'est pas en guerre.

    ***

    Au moment de mettre sous presse nous arrive de Marseille une bien mauvaise nouvelle. Le T. R. P. Robert, supérieur général, se préparait à revenir à Paris quand, le 8 décembre, il est tombé malencontreusement dans l'escalier de la procure et s'est blessé assez grièvement à la jambe droite ; l'intervention chirurgicale qui a suivi a très bien réussi, mais le cher malade, hospitalisé à l'hôpital Saint-Joseph, devra rester immobile pendant deux mois. Demandons à Dieu de le ramener bien vivant.
    1942/190-192
    190-192
    1942
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