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Province de Ghirin district de Pin-tcheou

Province de Ghirin district de Pin-tcheou Missionnaire : M. MUTILLOD.
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    Province de Ghirin district de Pin-tcheou

    Missionnaire : M. MUTILLOD.

    La visite épiscopale, a été pour mon district l'événement le plus important de l'année, comme il en a été le plus agréable et le plus heureux. La dernière visite remontait à l'année 1899. Pendant un jour seulement, la ville de Pin-tcheou avait eu la joie de posséder son premier Pasteur. Cette année il n'en a pas été ainsi. Il y a séjourné plusieurs jours, et toutes les chrétientés importantes ont reçu, avec la visite de leur évêque, et ses bénédictions et ses encouragements.
    Les chrétiens ont su répondre à l'honneur quelle leur faisait en les visitant. La ville de Pin-tcheou, et après, celle de Ma i heu, se sont surtout distinguées. Les fidèles dans leurs plus beaux habits, les uns à cheval, les autres à pied, se sont portés en grand nombre à la rencontre de leur évêque qui, accompagné des P. P. Delpal et Monestiés, arrivait de Pa-ien-sou. Les autorités de la ville ont reçu Sa Grandeur avec tous les honneurs et toute la pompe dus à sa dignité. En l'absence du préfet qui s'était rendu à Ghirin, son remplaçant, suivi de ses subordonnés, tous revêtus de leurs habits de cérémonie, attendait l'évêque à la porte de la ville. Au moment où Monseigneur met pied à terre pour recevoir les félicitations des autorités civiles et militaires, on tire trois coups de canon. Toutes les troupes de la ville se trouvaient rangées des deux cotés de la route, avec leurs drapeaux déployés. Au commandement du colonel, les soldats présentent les armes. Les tambours et les clairons battent et sonnent aux champs. Une foule immense est là pour jouir du spectacle. La présentation finie, l'évêque prend place sous le palanquin du préfet, traverse la grande rue, toute tendue dé soie rouge, et arrive à la résidence du missionnaire, escorté d'un bon nombre de cavaliers.
    Avec les bienfaits qui accompagnent toujours un voyage apostolique, cette visite n'aura pas manqué de produire d'heureux résultats dans mon district. Le plus important est la diffusion de notre sainte Religion. En voyant, en effet, les pompes déployées pour la réception d'un évêque, les païens se demandent quelle est la dignité de celui à qui on les rend, ce qu'il vient faire dans le pays. Apprenant qu'il propage la religion du Maître du Ciel, ils prennent des informations sur cette religion, et en la voyant traitée avec honneur et respect dans l'un de ses chefs, plusieurs spectateurs, indifférents d'abord, se laissent peu à peu enlacer dans les filets de Notre Seigneur. C'est ainsi que les réceptions solennelles aident à la propagation de la foi.
    Cependant, bien petit est le nombre de ceux qui embrassent le christianisme à cause de la beauté de sa doctrine et de la pureté de sa morale. Il faut en général faire du bien au corps avant d'atteindre I'âme. Autrefois, au temps de Notre Seigneur, c'était la guérison des malades, la charité, la résurrection des morts, qui attiraient à Dieu. Aujourd'hui, si plusieurs viennent à nous, c'est souvent dans l'espoir d'être aidés de quelque manière. J'ai récolté, cette année, 81 baptêmes d'adultes, 31 baptêmes d'enfants de chrétiens, 3 baptêmes d'adultes in articulo mortis et 80 d'enfants païens.
    1906/200-202
    200-202
    Chine
    1906
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