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Pressant appel de prières pour la conversion du Japon

Pressant appel de prières pour la conversion du Japon
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    Pressant appel de prières pour la conversion du Japon

    Dieu veut le salut de tous les hommes et l'Église a reçu de son divin Fondateur la mission de prêcher l'Évangile à toutes les nations. Il n'en est pas moins vrai que certains peuples, comme certains individus, semblent offrir aux influences de la grâce un terrain plus propice, où la semence divine pourra germer plus vigoureusement et produire des fruits plus abondants, à condition toutefois que l'action des causes secondes, dont Dieu veut se servir même pour opérer le salut des âmes, soit assez forte pour vaincre les puissances du mal, toujours occupées, hélas ! À contrarier l'oeuvre du divin Moissonneur.
    Si notre patriotisme ne nous aveugle pas, il nous semble que le Japon est un de ces peuples prédestinés, et c'est pourquoi nous n'hésitons pas à adresser à nos frères catholiques du monde entier un pressant appel, les invitant à agir et à prier pour la conversion de notre pays.

    Le Christianisme au Japon.

    On sait que la foi catholique fut implantée au Japon, en 1549, par un des plus grands apôtres des temps modernes, saint François-Xavier, qui là, comme dans les Indes, opéra des prodiges de conversion. Il trouva d'ailleurs nos compatriotes très bien disposés et, voyant leur empressement et leur générosité à embrasser l'Évangile, il leur voua une affection spéciale, n'hésitant pas à appeler les Japonais « ses délices ».
    Grâce à ses efforts et à ceux des missionnaires qui le suivirent, la religion chrétienne fit de si rapides progrès que, vers 1590, le nombre des fidèles s'élevait à 300.000 environ, parmi lesquels beaucoup de samouraïs (chevaliers) et près de cinquante daïmios ou seigneurs féodaux. Quelques années après, en témoignage de leur attachement au Saint Siège, centre de la catholicité, les chrétiens japonais envoyèrent à Rome deux ambassades, restées célèbres dans les annales de l'Eglise.
    Mais c'est alors que se déchaîna contre eux une persécution qui, pour l'acharnement des bourreaux comme pour la constance des martyrs, ne le cède en rien à celles que les empereurs romains dirigèrent contre l'Église naissante. Les missionnaires en furent les premières victimes ; à leur suite, des milliers de généreux athlètes versèrent leur sang pour Jésus-Christ; beaucoup furent exilés et privés de leurs biens. D'autres, malheureusement, effrayés du sort qui les attendait, renoncèrent à la foi chrétienne; si bien que, vers le milieu du XVIIe siècle, les ennemis du vrai Dieu purent croire qu'ils avaient définitivement exterminé les « ignobles ».
    Et pourtant le flambeau de la foi n'était pas éteint au Japon. Dans les villages reculés et dans les îles solitaires où ils avaient dû chercher un refuge, des milliers de fidèles continuaient à pratiquer de leur mieux la religion proscrite ; et, chose unique peut-être dans l'histoire de l'Eglise, pendant deux siècles et demi, bien que privés de tout ministère sacerdotal, l'entrée du Japon étant rigoureusement interdite aux missionnaires, ils conservèrent presque intégralement l'enseignement révélé et les rites essentiels de la religion. Et quand, vers 1866, à la faveur des concessions arrachées au gouvernement par les puissances occidentales, quelques missionnaires catholiques purent de nouveau pénétrer dans notre pays, ils eurent la joie d'y retrouver les descendants des anciens chrétiens et d'en ramener un grand nombre au bercail de la sainte Eglise.
    1920/508-511
    508-511
    Japon
    1920
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