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Parents à vendre

Parents à vendre Dans une certaine ville, une réclame merveilleuse parut un jour dans un journal :
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    Parents à vendre

    Dans une certaine ville, une réclame merveilleuse parut un jour dans un journal :
    « Parents à vendre ! Le père a 70 ans, la mère 65 ans ; tous deux sont en excellente santé. Prix : 100 « yen ». Pas un « sen » de réduction ! Prière de s'adresser à l'agence Yamada, rue ......, n°... ». A la lecture de cette curieuse réclame, tout le monde éprouva un grand étonnement. « Oh ! Quelle réclame insensée ! » Sécrièrent les gens, une fois revenus de leur surprise. Un jeune couple surtout se trouva parmi les lecteurs émus du journal et de son originale annonce. En ayant pris connaissance, l'époux dit à sa femme : « C'est inouï qu'un homme en vienne à vendre ses vieux parents. Quelle aberration ! »
    Et sa femme fut absolument du même avis. Après quelques moments de réflexion, le mari reprit : « Qu'en penses-tu ? Comme toi aussi bien que moi nous avons déjà perdu tous deux nos parents, il ne nous est plus permis d'exercer à leur égard nos devoirs de piété filiale. Alors... » De suite, la jeune femme intervint : « C'est une excellente pensée ; allons les chercher et cela de suite, de peur qu'un autre ne nous devance pour un tout autre motif ». Immédiatement, l'argent bien compté en leur poche, le couple se rend chez M. Yamada. Mais quelle n'est pas leur surprise en arrivant à l'adresse indiquée, de voir que la maison en question avait si belle apparence ! Intrigués, ils consultent à nouveau l'adresse du journal.
    « Est-ce bien ici ? ... Mais oui, pas d'erreur ! Cest bien la rue, le numéro, le nom. Alors !... » Hésitants, ils ne savent quel parti prendre et restent un instant immobiles devant la porte.
    Ils finissent cependant par sonner, et, sans retard, un beau vieillard et une brave vieille apparaissent l'air tout heureux et leur ouvrent la porte. Le jeune homme les ayant poliment salués, leur expliqua : « Comme j'ai vu ce matin certaine réclame dans un journal, je suis venu pour acheter les vieux parents en question. Car ayant, tous deux, perdu nos propres parents, nous n'avons plus la possibilité de leur témoigner notre piété filiale comme nous le voudrions cependant. Aussi avons-nous été bien contents ce matin en lisant la singulière réclame du journal et nous sommes venus pour nous rendre acquéreurs ».
    Le vieillard lui répondit, très ému : « Ah ! Jai bien compris ! Allons, entrez un peu ici ». Et il fit entrer le couple dans un beau salon. « Vraiment, quel bonheur ! Les parents à vendre, c'est bien nous deux. Il est vrai que nous possédons cette grande maison et, en outre, des champs et des forêts. Cependant, comme nous n'avons pas un seul enfant, j'ai voulu chercher un brave coeur à qui je léguerais tous mes biens. C'est le motif de la réclame surprenante de ce matin. Toutefois, comme le monde est si inhumain et qu'il dédaigne le plus souvent les vieillards, je n'aurais pas pensé que je trouverais si rapidement des acheteurs. Mais, vous êtes venus, poussés par votre bon coeur. Allons, dorénavant vous serez des nôtres. Nous vous adoptons tous les deux pour nos enfants et les héritiers de tous nos biens ».
    C'est ainsi que fut généreusement récompensée la charitable démarche de ce jeune couple resté fidèle à ses devoirs de piété filiale.

    Un élève japonais de 4e A
    1940/55
    55
    Japon
    1940
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