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Pétales de roses sur notre recrutement missionnaire

Pétales de roses sur notre recrutement missionnaire
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    Pétales de roses sur notre recrutement missionnaire
    Un de nos chers et dévoués recruteurs non écrit de Bretagne : « Les élèves de l'école des Soeurs de Pluguffan ont envoyé une gentille lettre à Mgr de Guébriant qui leur a répondu comme il sait le faire et en se mettant paternellement à leur portée. Elles se sont abonnées aux Annales qui, grâce à elles, pourra amorcer un grand courant de sympathie pour les Missions Etrangères et, partant, un grand mouvement de propagande ; car d'autres écoles imiteront Pluguffan, jusqu'à la Maison Mère des Soeurs Blanches de Saint Brieux (3.000 religieuses). C'est surtout l'intention missionnaire de la Croisade Eucharistique qu'on reporte sur notre Société ».
    Les Annales se sont naturellement mises à la disposition de ces chères enfants pour les prémices de leur apostolat, en publiant ici la petite correspondance échangée. Mais, de la réponse qui leur fut faite, elles n'ont voulu donner qu'une copie, ne voulant pas se des saisir de l'original, « un trésor » à lire et relire, à méditer au fond du coeur et, si le bon Jésus en inspire la vocation, à pleinement réaliser.

    MONSEIGNEUR,

    Aujourd'hui un missionnaire, le R. P. Dépaulis, nous a parlé de la Société des Missions Etrangères et de ses OEuvres. Cela nous a enthousiasmées. Nous venons vous demander, Monseigneur, la faveur d'être agrégées à votre grande Société. Voulez-vous que nous offrions nos petits sacrifices spécialement en faveur des petits Chinois?
    Si dans la suite quelques vocations missionnaires se dessinaient parmi nous, c'est avec joie que nous irions frapper à la porte des Missions Etrangères.
    Daignez agréer, Monseigneur, l'hommage de nos sentiments bien respectueux.
    Les élèves de l'école libre des filles de Pluguffan (Finistère).

    (Signature des 28 élèves de la 1re classe.)

    MES CHÈRES ENFANTS,

    Je suis très touché des sentiments que vous m'avez exprimés dans votre lettre du 23 mai. Vous savez combien l'Eglise, notre Mère, désire que tous les catholiques secondent l'effort des Missionnaires, les uns en priant, les autres en donnant leur aumône, et les plus privilégiés en se faisant eux-mêmes missionnaires, prêtres, frères ou religieuses.
    Votre piété et votre zèle vous portent à offrir vos prières et vos sacrifices pour la conversion des Chinois. Je vous en suis particulièrement reconnaissant, parce que la Chine, où j'ai vécu 36 ans, est pour moi comme une seconde patrie, et que ce peuple immense, dix fois plus nombreux que la nation française tout entière, est celui dont la conversion rapporterait le plus de gloire à Notre Seigneur.
    Merci donc de tout coeur. J'inscris avec une sympathie toute affectueuse sur la liste de nos Associés les 28 noms que vous m'avez envoyés. Que cet acte de générosité vous porte bonheur à toutes et à chacune, quel que soit dans l'avenir l'emploi que vous fassiez de votre vie.
    Si quelque jour vous allez à Paris, n'oubliez pas de venir prier dans la Chapelle du Séminaire des Missions Etrangères et de visiter la Salle des Martyrs. Les Missions Etrangères de Paris sont la plus vieille Société de Missionnaires, la plus chargée de besogne, puisqu'elle a plus de deux cents millions de païens à évangéliser et, en outre, la plus française. Si vous connaissez parmi vos amis des enfants désireux d'être missionnaires, dites-leur de se mettre en rapport avec moi. J'en serai d'autant plus heureux que depuis une vingtaine d'années les vocations missionnaires, dans votre cher pays qui est aussi le mien, ont trop oublié l'adresse du Séminaire de la rue du Bac.
    J'envoie à chacune de vous une petite image, très pieuse, du Bienheureux Théophane Vénard, l'un des plus sympathiques parmi les martyrs sortis du Séminaire des Missions Étrangères.
    Encore une fois, priez beaucoup pour nous. Dans le courant de mai, un de nos prêtres annamites est mort, massacré par les communistes dans son église, en haine de la Foi. C'est un martyr de plus, je crois que nous en aurons d'autres et ce sera une nouvelle source de bénédictions pour nos chères Missions.
    Je vous bénis toutes et de tout coeur, et vous prie de croire à mes sentiments de paternelle affection en Notre Seigneur.

    J. DE GUÉBRIANT.
    Archevêque de Marciano polis,
    Supérieur Général des Missions Etrangères de Paris.

    A Pluguffan, on est proche de l'épreuve angoissante du Certificat d'Etudes. On fait une Neuvaine au cher Bienheureux Théophane : les 28 élèves de la première classe sont toutes reçues au terrible examen.

    1931/234-235
    234-235
    France
    1931
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