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Pélerinage missionnaire du 28 août 1928 à Lisieux

Pélerinage missionnaire du 28 août 1928 à Lisieux « Tes fils viennent de loin ; tu les verras alors, et tu seras radieuse ; ton coeur tressaillira et se dilatera ».
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    Pélerinage missionnaire du 28 août 1928 à Lisieux

    « Tes fils viennent de loin ; tu les verras alors, et tu seras radieuse ; ton coeur tressaillira et se dilatera ».
    Il nous plaît de penser que tel était l'éloge glorieux par lequel Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus saluait au Ciel sa mère bien-aimée, en ce die natali, ou cinquante et unième anniversaire de la mort de Madame Martin! Filii tui de longe venient ! Le Seigneur rend féconds les désirs de ses justes. Les pieux parents de Thérèse souhaitaient un fils missionnaire pour l'offrir à Dieu. A deux reprises, leur rêve, un instant caressé, se transforma en holocauste, mais l'heure de la divine réponse allait sonner. Par leur dernière et Sainte Enfant, les voici apparentés à des légions de missionnaires, dont Elle est devenue la Petite Soeur et Protectrice!
    Ces pensées nous remplissaient l'âme, en cette journée du 28 août, où 22 jeunes apôtres des Missions Etrangères de Paris, récemment ordonnés et à la veille de s'embarquer pour l'Extrême-Orient, venaient implorer sur leur nouvelle vie la protection de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. Qu'il était beau ce bataillon des héros du Christ, se rangeant sous la bannière de l'humble Vierge du Carmel, offrant par elle la divine Victime dans son sanctuaire, et cherchant à [s'imprégner de son exemple et de ses leçons, pour s'élancer avec plus de générosité et de force à la conquête du monde, par la croix.

    Novembre Décembre 1928, n° 184.

    Spectacle émouvant, qui fit couler des larmes, lorsque, réunis devant le Maître Autel de la Chapelle, et dans le rayonnement du groupe si symbolique qui le domine, ces vaillants missionnaires d'une voix bien assurée, entonnèrent pour se les redire à eux-mêmes, devant leurs Soeurs du Carmel, les couplets du chant du Départ.
    Arrivés à la dernière strophe, soudain, les voix mâles et ardentes s'adoucissent. C'est au nom de leurs soeurs du cloître, que les Missionnaires poursuivent et leur ton se fait pressant comme une sainte promesse d'adieu :

    En nous quittant, vous demeurez nos frères,
    Pensez à nous, devant Dieu, chaque jour ;
    Restons unis par de saintes prières,
    Restons unis dans son divin amour.
    O Dieu Jésus, notre Roi, notre Maître,
    Protégez-nous, veillez sur notre sort,
    A vous nos coeurs, notre sang, tout notre être,
    A vous, à la vie, à la mort !

    Cette union, contractée aujourd'hui même entre le vaillant essaim missionnaire, s'inscrivant en bloc dans l'Union Sacerdotale des Frères Spirituels de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus, et le Carmel de Lisieux, sera, nous le souhaitons, une force, un appui, un gage d'espérance pour ces jeunes apôtres, au milieu des durs labeurs qu'ils vont affronter et soutenir. Mais plus encore ils attendent le secours de Celle que la Sainte Eglise leur offre si maternellement pour Protectrice, et, pour la première fois, dans son sanctuaire de Lisieux, retentit sur des lèvres missionnaires l'invocation trois fois répétée : Sancta Theresia Missionum Patrona, ora pro nobis.
    Après un suprême appel aux glorieux martyrs des Missions Etrangères, leurs prédécesseurs et modèles, les nouveaux missionnaires s'approchent en demi-cercle devant la grille du choeur des Religieuses, et tous ensemble, d'une même voix, les yeux au Ciel, ils élèvent les mains et font descendre sur leurs Soeurs Carmélites, les auxiliaires futures de leur apostolat, les paroles et le signe de la bénédiction divine. Instant inoubliable dans sa grandiose simplicité. Puisse cette bénédiction, laissée comme un testament suprême par les Frères partants, cimenter leur union surnaturelle avec les Vierges missionnaires du cloître et la rendre féconde en fruits abondants de salut pour les âmes infidèles.
    Annales de Lisieux.

    ***

    Par Bref Apostolique, en date du 9 juillet 1928, Sa Sainteté Pie XI a daigné approuver et enrichir d'Indulgences la Prière et l'Invocation suivantes :

    I. Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « O Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, qui avez mérité d'être proclamée Patronne des Missions catholiques du monde entier, souvenez-vous du très ardent désir que vous avez, manifesté ici-bas de planter la Croix de Jésus-Christ sur tous les rivages et d'annoncer l'Evangile jusqu'a la consommation des siècles, aidez, nous vous en prions, selon votre promesse, les prêtres, les missionnaires, toute l'Église». 300 jours d'indulgence, toties-quoties ; indulgence plénière sous les conditions ordinaires, pour la récitation de la même prière pendant un mois entier.
    II. Courte prière, sous forme d'invocation, à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « O sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Patronne des Missions, priez pour nous ! » 100 jours d'indulgence.


    1928/218-219
    218-219
    Vietnam
    1928
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