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Oeuvre des partants

Oeuvre des partants SOMMAIRE VENTE DE CHARITÉ. M. HINARD. COTISATION PERPÉTUELLE. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS. LA VENTE DE CHARITÉ Une de nos Associées, éloignée de Paris, a reçu d'une de ses amies le billet suivant qu'elle a eu l'amabilité de nous transmettre, et que nous nous empressons d'imprimer en sa forme gracieusement primesautière: Mais elle a été charmante votre Vente de Charité, et les comptoirs étaient admirablement garnis.
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    Oeuvre des partants
    SOMMAIRE
    VENTE DE CHARITÉ. M. HINARD. COTISATION PERPÉTUELLE. RECOMMANDATIONS. NOS MORTS.

    LA VENTE DE CHARITÉ

    Une de nos Associées, éloignée de Paris, a reçu d'une de ses amies le billet suivant qu'elle a eu l'amabilité de nous transmettre, et que nous nous empressons d'imprimer en sa forme gracieusement primesautière:

    Mais elle a été charmante votre Vente de Charité, et les comptoirs étaient admirablement garnis.
    Que m'écriviez-vous donc il y a huit jours ? A vous lire, on aurait cru que nous allions ne rencontrer que quelques petites pelotes de fil courant sur des rayons de bois brut, et que pour dépenser 10 fr. sans les regretter, nous serions obligées de les déposer dans des bourses ressemblant à la sébile de l'aveugle du pont des Arts ?
    Seriez-vous pessimiste ? L'avez-vous été ? En tous cas, ne le soyez plus.
    J'ai été ravie, mes filles aussi, mes nièces et leurs amies de même. Et pour que vous ne m'accusiez pas d'exagération, je vous trace en un tableau de dix lignes qui valent dix pages le résumé de tout ce que nous avons vu.
    D'abord, dans la grande salle de l'ouvroir, le magasin de la Présidente, la comtesse de Semallé : large, long, haut, meublé d'une foule d'objets et de nombreux ornements peints ou brodés ; il y avait surtout une chape peinte du plus gracieux effet. Je sais bien que la chape était noire.... Mais elle voisinait avec des chasubles rouges et blanches.
    Dans la même salle, le comptoir de la vicomtesse de Noailles était de dimensions plus petites et fort bien monté.
    Le magasin de la Vice-présidente de l'oeuvre, la marquise de Lau-bespin, s'étageait dans la chapelle.
    Que de choses, mon Dieu ! Et jolies et utiles : des amicts, des corporaux, des purificatoires pour les ministres du bon Dieu ;
    Des chemins de table, des services à thé des napperons, dont les broderies ne pouvaient avoir été faites que par les doigts des fées ou par ceux de leurs privilégiées ;
    Des coussins roses, mauves, blancs, dont le moelleux doit singulièrement aider le marchand de sable à fermer les paupières ;
    Plus sobres, presque graves, avec un petit air alerte, s'empilaient des paquets pour les soldats du front ;
    Et pour les amateurs de choses anciennes, des flacons, des boîtes, des étuis et des jetons d'ivoire sculptés, datant de 150 ou de 200 ans.
    Au buffet, placé au rez-de-chaussée, café, thé, chocolat avec des gâteaux tout frais, qui ne sortaient point d'une pâtisserie renommée, et en étaient d'autant meilleurs
    Tout de même, la guerre économique se faisait sentir ; le lait et le sucre étaient absents. Le sucre l'était-il réellement ? Je le croyais, lorsque j'ai été abordée par deux graves petites personnes : « Madame, désirez-vous du sucre d'orge ? » Evidemment c'était la première du comptoir ; et ses boucles de cheveux noirs et ses grands yeux au regard lumineusement simple disaient qu'elle avait bien neuf ans. Elle était suivi d'une aide qui contemplait les bâtons de sucre d'orge avec amour, et les vendait avec regret mais à trois ans, le sucre est si bon et l'argent si parfaitement inutile...
    Voilà, ma chère amie, quelque chose de votre Vente de Charité. D'autres vous en diront les résultats pratiques ; j'ai voulu, tout de suite, vous en envoyer un parfum.
    P.-S. Les vendeuses étaient charmantes, empressées à remettre les objets achetés cher ou bon marché, prêtes à recevoir les petits billets, et aussi les gros, et nous disant un merci qui était un au revoir, et un au revoir qui signifiait à l'année prochaine. Oui, à l'année prochaine !

    M. HINARD

    Un grand nombre de nos Associés connaissent déjà la perte douloureuse qu'a faite le Séminaire des Missions Etrangères par la mort de M. Hinard.
    Né le 26 mai 1850 à Belval (Manche), M. Hinard partit en 1875 pour la mission de Mandchourie. Il n'occupa que trois postes : Yangkouan où il étudia la langue, le séminaire dont il fut supérieur pendant plusieurs années, et Chaling district qu'il dirigea.
    En 1886, il fut élevé par Mgr Dubail à la dignité de provicaire, qui correspond à celle de vicaire général.
    Mgr Raguit et Mgr Guillon, bons appréciateurs de ses qualités, le conservèrent comme provicaire.
    Il fut rappelé en France en 1890 pour prendre rang parmi les directeurs du Séminaire des Missions Etrangères ; sa réception est du 11 janvier 1891.
    Le 4 juillet 1892, il fut nommé secrétaire du Conseil et chargé du cours supplémentaire de Théologie morale. Depuis lors, il fut plusieurs fois réélu secrétaire du Conseil et professeur de Théologie morale ; il fut aussi pendant plusieurs années professeur de Droit canonique.
    En 1904, il succéda à M. Fleury, en qualité de Directeur de l'OEuvre des Partants.
    Beaucoup de nos Associés ont pu apprécier sa bonté et sa douceur dans cette fonction, qu'il exerça jusqu'au mois de juillet 1907.
    Ayant été à cette époque nommé professeur à notre Séminaire de l'Immaculée Conception à Bièvre, il dut quitter la direction ; mais il garda à notre OEuvre un entier dévouement ; et il était heureux d'adresser fréquemment de paternelles allocutions â nos Associés, lors de leurs réunions mensuelles.
    Il revint à notre Séminaire à Paris en 1913 et y professa la Théologie morale, tout en rédigeant, comme il l'avait souvent fait précédemment, le compte-rendu annuel des travaux dans nos Missions.
    Il nous a été enlevé subitement le jeudi 15 mars. A midi il était au milieu de nous, gai comme à l'ordinaire. Le jeudi soir il n'assista pas au salut ; il ne parut pas non plus au réfectoire. Un domestique envoyé dans sa chambre pour voir s'il était souffrant, revint en courant nous annoncer : « Le P. Hinard est mort ». Nous précipitons, et nous le trouvons étendu auprès de son lit la face contre terre. Il ne donnait plus signe de vie, mais il n'était pas encore refroidi. M. Delmas, supérieur du Séminaire, lui administra en hâte et sous condition l'Extrême-Onction. Une congestion aiguë l'avait emporté.
    Nos Associés auront pour l'ancien et cher directeur de leur OEuvre un souvenir dans leurs meilleures prières1.

    COTISATION PERPÉTUELLE

    Mme GIRARD.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux prières de nos Associés : la France, le Souverain Pontife, la Société des Missions Etrangères, nos missionnaires, nos séminaristes soldats, de nombreux réfugiés français et belges. Associées de Dieppe et de Dunkerque. Plusieurs militaires. 15 malades. Associées de Troyes et de Limoges. Associées de Lamballe. Plusieurs intentions particulières. Une naissance. La fille et la petite-fille d'une associée. Location ou vente d'un immeuble. Plusieurs grâces spirituelles et temporelles.

    1. A. M.-E., 1901, n° 22, p. 213 ; 1905, n° 46, p. 248, n° 47, p. 317: 1907, n° 56, p. 109 ; 1908, n° 62, p. 122. Allocutions du P. Hinard lors de la mort et de l'anniversaire de la mort de Mme la Vicomtesse de Saint-Jean, présidente et fondatrice de l'OEuvre des Partants.
    Annales de la Propagation de la Foi, LXVIII, 1896, p. 238.
    Annales de la Sainte Enfance, LX, 1889, pp. 191, 243.
    Missions Catholiques, XXII, 1890, p. 460 ; XXVII, 1895, pp. 97, 99, 301. 421 ; XXVIII 1896, p. 313 ; XXXII, 1900, pp. 422. 561.
    Sem, rel. Coutances, 1900, pp. 715, 745.
    (Les chiffres gras indiquent les lettres de M. Hinard.)

    1917/167-168
    167-168
    France
    1917
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